The Art of Disney

Bonjour et bienvenue à tous sur The Art of Disney Animation, le blog entièrement dédié aux recherches artistiques des films d'animation Disney ! Créer un long métrage d'animation c'est tout un art! Dessins d'études, peintures, sculptures, story boards, re

21 novembre 2012

Lutins d'Élite : Mission Noël

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Prep and Landing (Lutins d'Élite : Mission Noël) est un court métrage des Walt Disney Animation Studios, réalisé tout spécialement pour la télévision. En 2006, lorsque John Lasseter arrive à la tête des Walt Disney Animation Studios, il prend alors la décision de rouvrir le département court métrage et met en route plusieurs projets. Cette réouverture n'est bien sur pas anodine. Elle permet aux artistes du studio de s'occuper entre deux grosses productions mais aussi de "tester" de nouveaux réalisateurs, en vu de leur confier plus tard la réalisation d'un long métrage. Par la suite ils seront aussi un bon moyen de faire revivre les héros de longs métrages à moindre coût (Le Mariage de Raiponce). En fait, John Lasseter reprend simplement un concept ayant déjà fait ses preuves aux studios Pixar. Ainsi plusieurs projets sont mis en chantier : un nouveau cartoon remettant Dingo sur le devant de la scène (How to Hook Up Your Home Theater), Glaguo's Guest (un court métrage diffusé de manière confidentielle dans quelques salles et festivals) et enfin Lutins d'Élite : Mission Noël. Les deux derniers sont deux idées originales de Chris Williams, jeune story artist de talent. John Lasseter, très emballé par les idées du jeune homme, lui confie alors la réalisation de Glaguo's GuestPour Lutin d'Élite : Mission Noël, Chris Williams se devra de laisser sa place à Kevin Deters et Stevie Wermers-Skelton, étant déjà à la tâche au même poste sur Volt, Star Malgré Lui.

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Dave Foley (voix originale de Wayne) et Sarah Chalke (voix originale de Maggy)

Prévu pour n'être qu'un "simple" court métrage de moins de dix minutes, Lutins d'Élite : Mission Noël aura finalement droit à un tout autre destin. Lorsqu'il était enfant, John Lasseter était un grand amateur des programmes spéciaux de Noël à la télévision. Il décide alors de faire de Lutins d'Élite : Mission Noël un programme spécial pour la chaîne ABC (appartenant à Disney) pour les fêtes de fin d'année. En 2007 déjà, la chaîne avait programmé un court métrage spécial Noël, mais réalisé par la concurrence directe (Dreamworks) qui avait très bien marché. John Lasseter n'eu donc pas beaucoup de mal à convaincre les dirigeant de la chaîne de diffuser un nouveau programme spécial Noël.
Lutins d'Élite : Mission Noël a été diffusé pour la première fois à la TV sur la chaîne ABC le 8 décembre 2009, et fit de très bonnes audiences. D'excellente qualité, le court métrage fut par la suite récompensé de quatre Emmy Awards (les Oscars de la TV américaine), dont celui du meilleur programme animé. De ce fait, les Walt Disney Animation Studios se virent logiquement invités à réaliser une suite! Mais ceci est une autre histoire...

 

Recherches de Jeff Turley :

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Recherches de Bill Schwab :

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Recherches de Brigitte Barrager :

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10 novembre 2012

Paperman

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Paperman est un court métrage des Walt Disney Animation Studios au style graphique unique et révolutionnaire. En effet, le cartoon mélange de manière surprenante 2D et 3D pour un résultat époustouflant, à la fois ultra fluide et très expressif. L'histoire se passe à New York dans les années 50, on y suit un jeune employé de bureau tentant désespérément d'attirer l'attention d'une jeune fille travaillant dans l'immeuble d'en face avec des avions en papier. Réalisé par John Kahrs, Paperman est aussi le dernier projet sur lequel ait travaillé le grand maître Glen Keane avant de partir à la retraite...

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John Kahrs est depuis sa plus tendre enfance un passioné d'animation. Diplômé de l'école d'Art Halifax en Nouvelle-Écosse, il débute sa carrière en 1990 à New York, au sein des studios Blue Sky (qui deviendront célèbres quelques années plus tard avec leur premier long métrage d'animation, L'Âge de Glace), en tant qu'animateur sur des publicités, des effets spéciaux de films et des courts métrages. En 1997, il déménage à San Francisco pour intégrer les studios Pixar. Il y tiendra le poste d'animateur sur 1001 Pattes (a bug's life), Toy Story 2, Monstres & Cie, La Nouvelle Voiture de Bob, Les Indestructibles et Ratatouille. En 2007, il rejoint John Lasseter aux Walt Disney Animation Studios pour participer à l'animation de Volt, Star Malgré Lui avant de passer superviseur de l'animation sur Raiponce.
Paperman est son premier projet en tant que réalisateur. Son histoire lui vint de ses années à New York, où il se rendit compte de l'anonymat et l'igorance totale des gens entre eux. Malgré sa taille, New York est une ville où la solitude n'est pas rare, où l'on se trouve noyé dans la masse. Malgré tout, il arrive parfois de faire des rencontres merveilleuses, en plein coeur de cette fourmilière. Ce sera l'idée de départ de Paperman.

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La surprenante technique employée pour réaliser Paperman se nomme "Meander", elle a été toute spécialement développé pour le film, au sein des Walt Disney Animation Studios. Tâchons de comprendre ensemble comment cela fonctionne. Pour commencer, mettons les choses au clair, il ne s'agit pas de cel-shading, technique existant depuis une dizaine d'années consistant à donner une impression de 2D à des formes 3D en les habillant avec des aplats de couleurs et des lignes marquéés. La technologie Meander est bien différente et comporte plusieurs avantages. Tout d'abord elle permet de fusionner parfaitement l'animation 3D des personnages avec des lignes 2D. Elle permet ainsi aux animateurs de gérer à la fois l'animation de leur personnages, mais aussi de modifier à leur guise les traits les entourant. En gros, les personnages sont animés en 3D, avec en superposition la même animation réalisée à la main en 2D. Les ombres sont gérées en 3D, donnant ainsi une impression de volume aux animations à l'aspect 2D.

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Paperman est sorti au cinéma le 2 novembre 2012, en avant-programme de Les Mondes de Ralph. Il remporte en 2013 l'Oscar du Meilleur Court Métrage d'Animation, ce qui n'était pas arrivé depuis 1969 pour les Walt Disney Animation Studios ! De par sa technique d'animation révolutionnaire, Paperman franchit un nouveau pas dans l'évolution de l'animation moderne, en ayant trouvé le meilleur compromis entre animation 2D et 3D. Et qui sait, peut-être que l'on retrouvera dans quelques années cette technique dans un long métrage des Walt Animation Studios... En tout cas le potentiel est là!

 

Recherches de Scott Watanabe :

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Recherches de Shiyoon Kim : 

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Recherches d'Helen Chen : 

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08 novembre 2012

Critique Les Mondes de Ralph

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52ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, Les Mondes de Ralph est la première réalisation de Rich Moore pour Disney. Ancien des Simpson et de Futurama, Rich Moore est arrivé en 2008 aux studios Disney pour reprendre le projet d'un film sur l'univers du jeu vidéo (alors encore nommé Joe Jump) vieux de plusieurs années. Il y amena sa créativité et son humour pour en faire Les Mondes de Ralph, qui sortira quatre ans plus tard. Après l'immense succès de Raiponce en 2010 et le passage inaperçu de Winnie l'Ourson en 2011, où en sont les Walt Disney Animation Studios en 2012 ? Découvrons le tout de suite !

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Après des années d'errance, les Walt Disney Animation Studios se reconstruisent petit à petit depuis 2006, sous l'impulsion de John Lasseter, devenu directeur créatif des studios et, par la même occasion, producteur exécutif de toutes les nouvelles productions. Raiponce, de par sa qualité et son succès, avait permis à Disney de retrouver son assurance d'entan. Et cela se confirme avec Les Mondes de Ralph ! Désormais totalement décomplexés, les artistes des studios Disney nous livrent un nouveau long métrage d'une fraîcheur et d'une originalité rarement vue chez le studio aux grandes oreilles ! Fraîcheur grâce à une histoire maîtrisée de bout en bout et une galerie de personnages délirants, mignons et attachants. Originalité de par son univers (les bornes d'arcade), mais aussi son style graphique extrêmement varié, grâce aux multiples mondes vidéoludique présents dans le film.
Je dois bien avouer que j'étais un peu sceptique en découvrant le premier visuel du film, dévoilé lors de la présentation officielle du projet. On y voyait une sorte d'ersatz de Mario (Félix Fixe) et une gamine qui avait l'air d'être un mix entre une héroïne de manga pour enfant et Charlotte aux Fraises (Vanellope Von Schweetz). Mais ces craintes furent vite effacées lors de la découverte de la première bande-annonce! Par ailleurs je suis du genre à en attendre énormément d'un nouveau film Disney, et je suis souvent "déçu" lors du premier visionnage (toute proportion gardée). Et bien ce ne fut pas le cas pour Les Mondes de Ralph ! Dès les premières minutes de film le constat est là : Les Mondes de Ralph tient toutes ses promesses! Une partie de la communication du film tournait autour des nombreux clins d'oeil aux jeux vidéo de notre enfance (Mario, Sonic, Street Fighter, Pac-Man, etc.), mais autant dire qu'il s'agit plus d'un "hameçon à geek" qu'autre chose. Oui car la véritable force du film se trouve plutôt du côté des  nombreux personnages et univers crées spécialement pour le film.

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Outre l'univers du jeu Fix-it Felix Jr. d'où provient notre héros Ralph-La-Casse et Félix Fixe, le film regorge d'autres mondes, un pour chaque jeux de la salle d'arcade. Mais pour ne pas trop spoiler je ne vais vous parler que des trois plus importants, déjà présents dans les différentes bandes-annonce. Tout d'abord le monde de Fix-it Felix Jr., jeu vieux de plus de 30 ans composé d'un simple immeuble dont les habitants sont sauvés des destructions de Ralph-La-Casse par Félix Fixe. Bourré de bonne idées faites de pixels et d'animations saccadées, les moments passés dans ce monde permettent de faire connaissance avec Ralph-La-Casse, le méchant qui ne veut plus être méchant. Rejeté par les habitants de son jeu, Ralph-La-Casse déboule un peu plus tard dans le jeu Hero's Duty, sorte de mix entre Halo et Gears of War (pour les connaisseurs). On y fait la connaissance du sergent Calhoun, grande blonde mais aussi grosse dure à cuir. Encore de très bonnes idées dans ce monde, comme la vue FPS (vue à la première personne) du joueur, assez surprenante et inventive. Mais c'est principalement dans le monde de Sugar Rush que l'action du film se passe. Et quel monde! Sorte de Mario Kart à la sauce sucrée, on y retrouve Vanellope Von Schweetz qui deviendra l'accolyte de Ralph-La-Casse durant une bonne partie du film. Mignonne à souhait, la petite Vanellope est sans aucun doute mon coup de coeur du film! Il y a encore beaucoup d'autres personnages tout aussi réussis dans le film, mais je vous laisse le plaisir de les découvrir par vous-même.
Du fait de ses mondes et personnages variés, on ne s'ennuie jamais dans Les Mondes de Ralph! Chaque scène est prétexte à références, humour et rebondissement surprenants! Encore une des forces du film, nous surprendre et nous émerveiller non stop durant 1h30.

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Techniquement, autant dire que ça envoie! On parlait encore il y a quelques années du retard technique des Walt Disney Animation Studios en comparaison à leurs collègues des Pixar Animation Studios. Et bien c'est désormais de l'histoire ancienne! Les Mondes de Ralph ne souffre d'aucune tare graphique et nous en met plein la vue. Le plus réussi et impressionnant étant le rendu du monde de Sugar Rush, fait de milliers de bonbons, gâteaux et sucreries en tout genre. La moindre texture a été minutieusement recrée, les couleurs sont chatoyantes et les divers effets parfaitement réalisés. 
L'animation des différents personnages est également extrêmement réussie. Ralph-La-Casse, malgré ses proportions gargantuesques, bouge d'une manière extrêmement naturelle et utilise ses gros bras à bon escient. Le contraste entre le gigantisme de Ralph et la petite taille de Vanellope est d'ailleurs une belle réussite, reflétant par la même occasion leurs différences de caractère. Au final, les deux personnages se complètent parfaitement et forme un duo qui s'avèrera à la fois drôle et émouvant. Le roi du royaume de Sugar Rush est également excellent et n'est pas sans rappeler le personnage du chapelier toqué d'Alice au Pays des Merveilles, avec sa grosse tête, son col remonté et son comportement loufoque.

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Drôle, émouvant, beau, moderne et bourré de bonne idées, Les Mondes de Ralph est une réussite sur toute la ligne ! Les artistes des Walt Disney Animation Studios démontrent avec ce nouveau film qu'ils sont bel et bien revenu dans la course, et qu'ils comptent bien reprendre leur place de meilleur studio d'animation du monde! Et quand on voit le petit coup de mou des studios Pixar ces derniers temps, on se dit qu'il l'ont peut-être déjà reprise. Le film est dores et déjà un énorme succès aux US (le meilleur démarrage d'un film des Walt Disney Animation Studios de tout les temps), nul doute qu'il en sera de même chez nous. C'est en tout cas tout ce qu'on lui souhaite !

 

Les Mondes de Ralph sortira au cinéma le 5 décembre en 3D dans les salles équipées. 

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02 novembre 2012

Critique Frankenweenie

Frankenweenie

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Troisième long métrage en stop motion de Tim BurtonFrankenweenie est un remake du court métrage éponyme de 1984. À l'époque, le tout jeune réalisateur, qui dirigeait alors de vrais acteurs pour la seconde fois seulement de sa vie, s'était vu offert un budget d'un million de dollars pour réaliser un court métrage de 30 minutes. Il dira plus tard que si on lui avait donné plus de temps (et d'argent) il en aurait fait un long métrage. 28 ans plus tard, les studios Disney donnent enfin à Tim Burton l'opportunité de démontrer une nouvelle fois tout son talent sur une version long métrage de Frankenweenie, mais cette foi-ci en image par image!

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Et quelle excellente idée d'être passer au stop motion! Nul doute qu'il s'agissait de la meilleure technique à employer pour raconter cette histoire à la fois poétique, drôle et macabre. On retrouve sur Frankenweenie une grande partie de l'équipe artistique qui avait travaillé sur Les Noces Funèbres. Autant dire qu'ils maîtrisent parfaitement la technique de l'image par image, sublimée ici par un choix très judicieux de filmer en noir et blanc. Le rendu graphique est tout bonnement parfait, à aucun moment on se dit que le film aurait été mieux avec de la couleur. Les éclairages souvent très contrastés mettent encore plus en valeur les différents personnages, leur volume et leurs textures. On se sens transporté dans cette petite ville de banlieue américaine. Et bien évidemment l'hommage aux vieux films d'horreur des années 30 est ainsi encore plus flagrant.

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Car c'est bien l'un des atouts majeur du film, rendre hommage aux classiques des films d'horreur tels que Frankenstein, Dracula, La Momie ou bien encore Godzilla. Ainsi, chaque camarades de classe de Victor, le héros principal, sont des clins d'oeil aux personnages célèbres du genre. Et que dire de Sparky, le chien revenu des morts, fabuleux hommage à la créature du Dr Frankenstein. En plus de ces nombreuses références, l'histoire est également très bien ficelée, sans aucun temps mort ni longueurs. On aurait put croire que faire le remake d'un court métrage de 30 minutes en le rallongeant d'une heure aurait put être un problème mais il n'en est rien. Les nouveaux personnages apportent réellement un plus à l'intrigue et sont, qui plus est, très drôles! Mention spéciale à la "weird girl" et son chat Mr Moustache, sans aucun doute les personnages les plus étranges et comiques du film!

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On retrouve dans Frankenweenie les "codes" chers à Tim Burton. Ainsi, comme dans Edward aux Mains d'Argent, l'histoire se déroule dans un quartier résidentiel de banlieue, perturbé par d'étranges évènements. Le thème de la mort, présent dans bon nombre de ses oeuvres (Beetlejuice, Sleepy Hollow, Les Noces Funèbres) est ici au centre de l'histoire. Le film n'en est pas sombre pour autant, il faut dire que Sparky, le chien de Victor, est extrêmement mignon et attachant. Les animateurs ont d'ailleurs fait un travail admirable, le personnage a tout du comportement d'un vrai chien. Victor son maître, est bien moins charismatique, mais on ne lui en demandait pas tant. C'est sans aucun doute la fabuleuse galerie de personnages secondaires qui apportent au film tout son charme.
Seul petit bémol, la musique de Danny Elfman n'est pour une fois pas vraiment mémorable... Dommage quand on connaît le parcours de l'artiste et ses compositions magistrales. Il est d'ailleurs amusant de reconnaître quelques notes de ses anciennes compositions dans Frankenweenie.

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Frankenweenie est un film d'animation qui tient toutes ses promesses. Drôle, intelligent et parfaitement mis en scène, il ravira à la fois les fans de Tim Burton, qui y retrouveront tout ce qu'il fait de mieux, et les fans de films d'horreur, tant les hommages sont légions. Les enfants ne seront pas en reste, même si je ne le conseil pas non plus au très jeune public (on parle quand-même de la mort et de cadavres...). Il ne s'agit donc pas d'une simple actualisation du court métrage de 1984, mais d'une oeuvre à part entière. Alors certes, ce n'est pas d'une grande originalité, mais tout est si bien maîtrisé de bout en bout que l'on ne peut qu'être admiratif et ravi de voir que Tim Burton est encore capable de nous pondre des oeuvres poétiques et inoubliables.

 

Frankenweenie est sorti au cinéma le 31 octobre 2012 en 3D dans les salles équipées. 

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