The Art of Disney

Bonjour et bienvenue à tous sur The Art of Disney Animation, le blog entièrement dédié aux recherches artistiques des films d'animation Disney ! Créer un long métrage d'animation c'est tout un art! Dessins d'études, peintures, sculptures, story boards, re

29 avril 2013

Extra-Terrien

 

Extra-Terrien

 

 

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Lifted (Extra-Terrien) est le douzième court métrage des studios Pixar. C'est la première réalisation de Gary Rydstrom, célèbre sound designer d'Hollywood maintes fois oscarisé. On lui doit notamment les ambiances sonores de films tels qu'Indiana Jones et le Temple Maudit, Terminator 2, Jurassic Park, Titanic, Il Faut Sauver le Soldat Ryan ou bien encore la seconde trilogie Star Wars. Sound designer attitré des longs et courts métrages Pixar depuis Luxo Jr., c'est tout naturellement là bas que Gary se décide à passer à la réalisation en mettant en scène les déboires de Stu, un extra-terrestre apprenti pilote de soucoupe volante.

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En 2004, Gary Rydstrom se dit qu'il était temps de donner un nouveau souffle à sa carrière. En effet, après plus de vingt annnées passées à créer l'univers sonore des plus grands films, il était nécessaire selon lui de trouver un nouveau challenge. Le son était un élément qui arrivait en toute fin du processus de production d'un film, Gary souhaitait désormais être impliqué dès le départ. Quoi de mieux pour cela que de passer réalisateur ? C'est tout naturellement qu'il se tourna vers les studios Pixar, son studio de prédilection, pour leur présenter son idée de court métrage, Extra-Terrien.
Même si Rydstrom n'avait aucune expérience en tant que réalisateur, cela ne l'intimidait pas plus que ça. Il présenta son projet à John Lasseter avec des simples esquisses très sommaires. Par la suite, au lieu de parler de son projet au travers de dessins, comme l'aurait fait n'importe quel autre réalisateur ayant une expérience en animation, il discuta surtout du panel d'émotions de son personnages principal. Il désirait en effet que Stu passe par toutes les émotions possibles et imaginables en moins de cinq minutes.
Jeff Pidgeon s'occupa de réaliser une première version du storyboard. On y voyait alors deux petites consoles de commandes dans le vaisseau spatial, une pour Stu et l'autre pour Mr. B. son examinateur. En voyant cette première première ébauche, John Lasseter conseilla à Gary de ne mettre qu'une seule énorme console, le même genre de machine que Gary utilisait tous les jours pour ses mixages sonores. L'effet était ainsi bien plus impressionnant ! Gary réalisa alors qu'il était en train de dépeindre ce qu'il vivait au quotidien : dompter une console rempli de centaines de boutons et se voir juger sur son travail.

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L'artiste Dan Lee a accompagné Gary Rydstrom dès le début du processus de création, afin de concrétiser sur le papier sa vision des personnages. Gary voulait que le premier extra-terrestre se sente comme un adolescent, tandis que l'extra-terreste instructeur ressemblerait à un moniteur d'auto école très imposant et tenant un clipboard. Après que Lee ait réalisé les premières ébauches des personnages, Gary Rydstrom organisa des sessions de dessins avec d'autres artistes des studios, tels que Teddy Newton, Ricky Nierva ou bien encore Bud Luckey, afin d'aller encore plus loin dans la recherche des personnages. Le design de Mr. B. (l'extra-terrestre instructeur) a en grande partie été réalisé par Jeff Pidgeon, qui le voyait comme une grosse masse triangulaire faite de gellatine, avec une petite calotte sur la tête. Les designs de tous les personnages ont ensuite pris leur forme définitive entre les mains du sclupteur Greg Dykstra, qui a crée les maquettes en trois dimensions des personnages, et par Jason Deamer qui a réalisé les dessins définitifs à partir desquels ont été construits les modèles numériques.
Tout comme Gary Rydstrom passant de sound designer au siège de réalisateur, l'artiste Mark Cordell Holmes fut promu production designer (responsable de l'aspect visuel du film) sur Extra-Terrien. Et c'est bien là aussi le but de courts métrages chez Pixar : donner une opportunité aux vétérans des studios de gravir les échellons de la production. Mark Cordell Holmes est arrivé che Pixar en 1995 et a travaillé à de nombreux postes créatifs, mais s'est toujours senti limité dans son travail qui était alors guidé par un superviseur. Ici Mark se sentait pour la première fois libre, il n'y avait pas de limites à son imagination, hormis celles de l'histoire. Il prit ainsi un grand plaisir à travailler sur Extra-Terrien, où il eu lapossibilité de repousser ses limites au delà de son petit confort habituel. Il avait enfin le sentiment d'avoir grandement collaboré au produit fini.

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Visuellement parlant, Extra-Terrien s'inspire des classiques de la science fiction (la saga Star Wars, Rencontre du Troisième Type). À un détail près : Gary Rydstrom ne voulait pas que le vaisseau de Stu et Mr. b ait l'air cool, mais plutôt qu'il ressemble à un engin utilitaire qui ne craindra pas les manoeuvres douteuses de l'apprenti pilote. Pour l'intérieur du vaisseau, Gary Rydstrom et Mark Cordell Holmes voulaient qu'il soit fade et sans âme. Ils s'inspirèrent pour cela de cabinets dentaires et des bureaux du Department of Motor Vehicles (organisme public aux États-Unis où sont remis les permis de conduire).
La forme du vaisseau est directement inspirée des cookies Mallomar, tandis que l'aspect des deux extra-terrestres s'inspire de la gellatine Jell-O (très célèbre outre atlantique). Le choix de cette matière ne s'est pas nons plus fait par hasard, Gary Rydstrom recherchait un aspect qui lui permettrait une grande liberté dans l'expressivité du personnage principal, tout en ayant une apparence originale.
Etrangement, c'est sur la partie sonore du court métrage que Gary Rydstrom a eu le plus de difficultés ! En effet, en tant que réalisateur et non plus sound designer, il n'avait plus personne vers qui se tourner pour demander son avis sur tel ou tel effet. Finalement, Gary se tournait vers John Lasseter quand il avait besoin de conseils. La seule chose que ce dernier lui disait toujours c'était "Plus de caisson de basse".

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Extra-Terrien est sorti le 29 juin 2007 au cinéma en avant-programme de Ratatouille. Après avoir réalisé Extra-Terrien, Gary Rydstrom se voit proposer la réalisation de son premier long métrage d'animation, Newt. Prévu pour une sortie dans les salles en 2011, le projet fut finalement abandonné début 2010... Depuis, Gary Rydstrom est retourné à sa console et continu de travailler sur les films les plus prestigieux d'Hollywood.

 

Recherches de Jeff Pidgeon :

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Recherche de Dan Lee :

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Recherche de Bud Luckey :

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Recherches de Jason Deamer :

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Recherches de Mark Cordell Holmes :

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22 avril 2013

Lilo & Stitch

 

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Lilo & Stitch affiche américaine

42ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, Lilo & Stitch est la première réalisation du duo Chris Sanders / Dean DeBlois. Le film, atypique sur bien des points, signe le retour des studios Disney aux films d'animation dit "mineurs", au budget bien en deça des autres productions maison. De par son scénario, ses personnages et les techniques utilisées lors de sa production, Lilo & Stitch est sans conteste le film des Walt Disney Animation Studios le plus original (et pour beaucoup le plus réussi) des années 2000. Retour sur les origines de l'extra-terrestre le plus célèbre de la galaxie Disney !

Lilo & Stitch - Dean Deblois et Chris Sanders  Lilo & Stitch - Chris Sanders  Lilo & Stitch - Clark Spencer (producteur)

C'est le talentueux Chris Sanders qui est à l'origine du projet. Né le 12 mars 1962 dans une famille artistique du Colorado, Chris a grandi en dessinant et en écrivant ses propres petites histoires. Bien que n'ayant cessé de dessiner durant ses études secondaires au lycée Arvada (il était dessinateur pour le journal de l'école), Chis n'imaginait pas à cette époque pouvoir vivre de son coup de crayon. Arrivé à sa dernière année de lycée, il ne savait toujours pas ce qu'il voudrait faire après... Jusqu'au jour où sa grand-mère tombe sur un article parlant de la California Institute of Arts (CalArts) et lui conseille de s'y inscrire. Chris fut accepté et intégré au programme d'animation, dont il ressort diplômé en 1984. Il débute sa carrière professionnelle en 1985 chez Marvel Productions en tant que model designer sur les séries TV Les Luxioles et Les Bébés Muppets. En 1987 il est embauché aux Walt Disney Animation Studios au département scénario, mais aussi en tant que développeur visuel. ll participa ainsi à de nombreuses productions : Bernard et Bianca au Pays des Kangourous, La Belle et la Bête, Aladdin, Le Roi Lion, Mickey Perd la Tête et Mulan (où il fait la connaissance de son compère Dean DeBlois). C'est également à lui que l'on doit le concept original de la séquence de Fantasia 2000Les Pins de Rome. Lors de son embauche, Chris Sanders avait réussi à intégrer à son contrat l'opportunité de développer une idée pour un long métrage. Cette opportunité se concrétisa avec Lilo & Stitch, sorti en 2002. Par la suite, Chris développa un nouveau projet de long métrage, American Dog. Malheureusement, suite à quelques déconvenues avec John Lasster, devenu le nouveau responsable créatif des studios, Chris fut contraint de quitter les Walt Disney Animation Studios en 2007... Son projet de film fut alors repris et totalement remanié par Byron Howard et Chris Williams pour devenir Volt, Star Malgré Lui, sorti en 2008.
Chris Sanders continu alors sa carrière chez le concurrent Dreamworks Animation, qui eu la bonne idée de l'intégrer à son staff en tant que réalisateur. Suivi par Dean Deblois, les deux artistes réalisent ensemble leur second film, Dragons, sorti en 2010. Le film fut un des plus beaux succès du studio. Il reprend ensuite le développement d'un projet de longue date qui deviendra Les Croods sorti en 2013.
Indépendamment de son travail de réalisateur, Chris Sanders a également sorti plusieurs livres d'illustrations et dessine depuis 2008 une bande dessinée destinée au web nommée Kiskaloo. Le personnage principal est un chaton avec un cache oeil de pirate au caractère bien trempé, ressemblant étrangement à un personnage qu'il avait développé pour American Dog !

Lilo & Stitch - Deand DeBlois  Lilo & Stitch - Dean DeBlois et Chris Sanders lors de l'avant-première de Los Angeles  Dean DeBlois en 2010

Dean DeBlois a coréalisé Lilo & Stitch aux côtés de Chris Sanders. Bien plus calme et organisé que Chris, il était le binome parfait pour mettre à plat toutes les idées que Chris balançait à tour de bras, tout en y ajoutant les siennes. Dean DeBlois est né le 7 juin 1970 au Canada. Passionné depuis toujours par le dessin, Dean tente d'abord sa chance en tant que dessinateur de comics, avant de vite abandonner en raison de son trop grand éloignement avec les grosses maisons d'édition américaine.  Il commence sa carrière dans l'animation en 1988 au Hinton Animation Studios/Lacewood Productions à Ottawa, en tant qu'assistant animateur et artiste layout, tout en prenant des cours d'animation au Sheridan College d'Oakville. Il participera ainsi à la production de séries TV comme The Racoons, Teddy Bear's Picnic ou bien encore au film d'animation The Nutcracker Prince. Sorti diplômé du Sheridan College en 1990, Dean se fait embauché aux Sullivan Bluth Studios situés à Dublin en tant qu'artiste layout, character designer et assistant storyboard. Il travaille ainsi sur les films de Don Bluth Un Troll à Central Park et Poucelina. En 1994, Dean DeBlois fait son entrée aux Walt Disney Animation Studios comme responsable du layout sur Mulan. La production ayant pris du retard, il fut envoyé à Los Angeles (au lieu du studio de Floride initialement prévu) pour travailler au département scénario. Il était censé aider les scénaristes en leur dessinant des décors. Un peu pris au dépourvu, ses colllègues ne savaient pas trop quoi faire de lui. Dean commença alors à travailler avec les autres scénaristes sur l'histoire de Mulan. Il fut si bon qu'il ne retourna jamais au département layout ! On lui doit notamment la séquence mémorable du départ de Mulan du foyer familial. C'est à cette période que Dean fait la connaissance de Chris.
Après avoir coréalisé Lilo & Stitch, Dean DeBlois quitte les Walt Disney Animation Studios pour se concentrer sur des projets plus personnels. Il vend ainsi plusieurs projets de longs métrages à Disney et Universal (projets toujours dans les cartons des deux studios). Il réalise en 2006 Heima, un documentaire sur la tournée islandaise du groupe Sigur Rós. Dean revient finalement à l'animation en 2008, lorsqu'il rejoint son compère Chris Sanders chez Dreamworks Animation pour coréaliser Dragons. Entre temps il réalise deux autres documentaires sur Jónsi (un des membres du groupe Sigur Rós) intitulé Go Quiet et Jónsi: Live at The Wiltern. Dean travaille actuellement sur Dragons 2, qu'il réalise seul cette fois, prévu pour le 26 juin 2014.

Recherche préliminaire de Stitch par Chris Sanders (1985)  Lilo & Stitch - repérages sur l'île de Kauai (avril 1999)  Lilo & Stitch - repérages sur l'île de Kauai (avril 1999)

Lilo & Stitch prend ses racines en 1984, lorsque Chris Sanders imagine l'histoire d'un extra-terrestre prénommé Stitch, ignorant ses origines et qui vivait au milieu de la forêt, tentant comme il le pouvait de cohabiter avec les autres animaux. A l'origine, Chris souhaitait en faire un livre illustré, mais ne trouva jamais d'éditeur pour le publier... Durant l'Automne 1997, Micheal Eisner, alors président de la Walt Disney Company, invita un groupe d'artistes et d'exécutifs des studios à une retraite de quelques jours dans le Vermont, afin de parler d'animation. Durant cette retraite germa une idée : à quoi ressemblerait le Dumbo de leur génération ? Un film moins ambitieux qui serait l'expression d'un artiste, plus simple du point de vue de la production, mais aussi complexe et sincère que n'importe quel grand film. Le tout permettant plus de prises de risques que sur une production classique. De cette retraite est ainsi ressorti l'idée qu'il était peut-être temps pour les studios de chercher leurs histoires ailleurs, de s'intéresser à des récits plus modestes. Thomas Schumacher, alors vice-président exécutif des Walt Disney Animation Studios, pensa à Chris Sanders pour ce nouveau projet. C'est ainsi que Chris ressorti de ses archives l'histoire de Stitch, pour en faire un long métrage, Lilo & Stitch ! Il en parla très vite à Dean DeBlois, avec qui il était proche et commencèrent à développer le projet ensemble le soir autour d'une bière après leur travail aux studios. Chris présenta son projet à Thomas Schumacher... Dans un restaurant à Karaoké ! En effet, Thomas savait pertinament que Chris avait du mal à se lancer, il décida alors de le réunir lui et quelques exécutifs des studios au restaurant de l'hotel Swan and Dolphin de Disney World. Le karaoké ne commençait pas avant 21h, Thomas dit alors à Chris qu'il devait absolument présenter son projet durant le diner s'il ne voulait pas chanter ! Sans cela, Chris ne se serait peut-être jamais lancé...
A ce moment là on était encore très loin du film que l'on connait aujourd'hui. L'histoire se passait dans une forêt où Stitch était reclus, rejeté par les autres animaux. Il avait appris à imiter le bruit de la pluie, du vent, du ruisseau. C'est ainsi qu'il communiquait. Il n'y avait ni Lilo, ni Hawaï, c'était juste l'histoire de Stitch. Lors de la présentation du projet, Thomas Schumacher fit une remarque sur le fait que les animaux menaient déjà une vie dont nous étions exclus, qu'il serait peut-être mieux de placer l'histoire parmi les humains. C'est ainsi que Chris et Dean introduirent l'idée de la rencontre de Stitch avec une petite fille. Pour le lieu de l'action, ils voulaient la situer dans un lieu fini, une petite ville. Un endroit où un extra-terrestre pouvait vivre sans que l'armée ou tout une foule ne débarque. Ils pensèrent alors à une petite ville américaine dans le Kentucky ou le Kansas, avant de se poser sur une île d'Hawaï, Kauai, un lieu parfaitement fini avec ce charme très provincial qu'ils recherchaient, tout en ayant une authenticité et une saveur visuelle indéniable.

Lilo & Stitch - Test décor aquarelle 01  Lilo & Stitch - Test décor aquarelle 02  Lilo & Stitch - Test décor aquarelle 03

Tous les décors de Lilo & Stitch on été réalisé à l'aquarelle. Surpassée depuis longtemps par la gouache, la technique avait été abandonnée par les studios depuis Dumbo sorti en 1941. Étant donné son budget restreint (le plus petit depuis Le Roi Lion), la production de Lilo & Stitch pemit aux artistes de prendre plus de risques qu'habituellement, cependant l'aquarelle n'en faisait pas parti au départ. En effet, remettre au goût du jour une technique laissée de côté depuis des décennies, cela pouvait coûter très cher ! Mais ce choix ne s'est pas fait non plus par hasard. L'aquarelle avait cette luminosité et cette transparence qui manquaient à la gouache. La technique était parfaite pour retranscrire l'atmosphère chaleureuse d'Hawaï. Le rendu était également proche des livres de contes, qui avaient eux-mêmes inspirés Walt Disney lors de la production de ses premiers longs métrages. C'est d'ailleurs avec cette technique que Chris avait colorié ses illustrations pour sa présentation du projet. Et c'est en voyant ces illustrations que Ric Sluiter, le directeur artistique du projet, proposa de réaliser les décors du film à l'aquarelle. Son équipe de coloristes a ainsi du reprendre des cours pendant plusieurs semaines afin de connaître les moindres secrets de l'aquarelle, technique qui en effrayait plus d'un. En raison de la transparence des couleurs, les artistes devaient simplifier leur palette de couleurs et réduire leur nombre de nuances du foncé au clair. Le directeur artistique demanda également des conseils à l'artiste Maurice Noble, qui avait travaillé à l'époque sur les décors à l'aquerelle des premiers longs métrages d'animation des studios, avant de partir travailler sur les décors des cartoons de la Warner Bros. Ses conseils furent très précieux durant la production. Malheureusement l'artiste ne vit jamais le résultat final, il mourut quelques mois avant la sortie du film...
Bien qu'ayant de grandes qualités, l'aquarelle a également de nombreux défauts. Contrairement à une peinture réalisée à la gouache que l'on peut corriger sans problème, on ne peut modifier une peinture faite à l'aquarelle. Le processus est également chamboulé en raison de la transparence des couleurs. Ainsi, l'artiste est obligé de commencer par peindre les zones d'ombres de son décor avant de s'attaquer aux zones plus claires. Pas facile de s'adapter à toutes ces contraintes ! Néanmoins le résultat est là, les décors de Lilo & Stitch sont parmi les plus réussis de ces dernières décennies, et ce grâce au travail acharné d'artistes talentueux.

Lilo & Stitch - Andreas Deja  Lilo & Stitch - Alex Kupershmidt  Lilo & Stitch - Byron Howard

La supervision de l'animation de Stitch fut confiée à Alex Kupershmidt. Arrivé aux Walt Disney Animation Studios à la fin des années 80, Alex participa à l'animation du cartoon Roller Coaster RabbitBernard et Bianca au Pays des Kangourous, anima Gaston sur La Belle et la Bête, travailla sur le cartoon Off His Rockers, anima Aladdin sur le film éponyme, les hyènes sur Le Roi Lion, ansi que Khan et le Général Li sur Mulan. L'artiste passa superviseur de l'animation sur Lilo & Stitch. Par la suite il supervisa l'animation de Koda sur Frère des Ours, avant de repasser animateur sur Chicken Little, Bienvenue chez les Robinson, le cartoon de Dingo Comment Brancher son Home Cinéma, Volt, Star Malgré Lui avant de repasser superviseur sur La Princesse et la Grenouille, s'occupant des masques, des poupées vaudou et du jazz band. Pour le personnage de Stitch, Alex fut tout d'abord anxieu à l'idée d'animer un personnage qui n'avait pas de pupilles, car c'est d'habitude par ce biais que l'on communique les émotions du personnage au spectateur. Cela devint finalement un avantage car en ne pouvant deviner les émotions de Stitch cela le rendait encore plus imprévisible.
La supervision de l'animation de Lilo fut confiée à Andreas Deja. Véritable pilier du département animation, Andreas avait fait depuis longtemps ses preuves en animant avec une grande dextérité des personnages comme le Roi Triton dans La Petite Sirène, Jafar dans Aladdin, Scar dans Le Roi Lion, ou bien encore Hercule dans le film du même nom. C'est en voyant un dessin de Lilo par Chris Sanders (celui où elle tient un gros poisson dans ses bras au bord de l'eau) dans le hall des studios qu'il se dit qu'il fallait qu'il travaille sur ce film ! Le personnage de Lilo s'avéra un véritable défi pour l'animateur pourtant chevronné. En effet, le design du personnage, crée par Chris Sanders était extrêmement difficile à rendre en animation. Par exemple, Chris dessinait les yeux du personnage d'un simple trait de crayon épais et très écartés. De ce fait, on ne pouvait apercevoir qu'un seul oeil sur la plupart des dessins... Il a fallut qu'Andreas recrée un nouveau modèle de personnage, plus épuré, pour que son animation soit possible. Qui plus est Lilo ne se comporte pas comme une enfant ordinaire, elle n'est pas aussi enjouée et dynamique. Son animation était toute en retenue, beaucoup plus subtile et difficile à réaliser.
La supervision de l'animation de Cobra Bubbles fut confiée à Byron Howard. Arrivé aux Walt Disney Animation Studios au début des années 90, Byron débuta comme intervalliste sur Pocahontas. Débarqué en Floride, Byron fut animateur de Yao et des Ancêtres sur Mulan, superviseur de l'animation de John Henry sur le cartoon du même nom, avant de s'attaquer à la création et la supervision de l'animation de Cobra Bubbles sur Lilo & Stitch. On le retrouve par la suite à la supervision de l'animation de Kenai sur Frère des Ours. Byron fait un tour par le département scénario pour Chicken Little, avant de se voir confier avec Chris Williams la reprise du projet American Dog, qui deviendra Volt, Star Malgré Lui. Il coréalise ensuite Raiponce aux côtés de Nathan Greno, ainsi que le cartoon Le Mariage de Raiponce. Byron Howard travaillerait en ce moment sur un long métrage d'animation inspiré du conte Jack et le Haricot Magique...

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Avant-première mondiale au El Capitan Theatre de Los Angeles le 16 juin 2002

Du côté du casting vocal, c'est Chris Sanders en personne qui double le personnage de Stitch. Au départ Chris taquinait souvent ses collègues avec une petite voix espiègle. Dean DeBlois lui fit remarquer que cette voix serait parfaite pour Stitch. À ce moment là de la production, Stitch n'était pas encore doté de la parole, les réalisateurs préférant le voir évoluer en personnage de pantonyme. Ce n'est que bien plus tard qu'ils se rendirent compte que Stitch devait parler car il avait des choses importantes à dire dans le troisième acte du film. Le recrutement de Chris Sanders comme voix officielle de Stitch permit aux deux réalisateurs d'éviter de se retrouver dans la situation gênante de devoir demander à un doubleur ou un acteur professionnel de venir faire des grognement et des bruits suspects derrière un micro ! C'est la jeune Daveigh Chase qui prête sa voix au personnage de Lilo dans la version originale du film. Après avoir écouter des centaines de petites filles, Chris et Dean ont finalement craqué sur Daveigh. Ils cherchaient une petite fille qui avait naturellement un côté un peu bizarre, très douce mais aussi avec un côté sombre. Daveigh Chase réunissait toutes ses caractéristiques.  Le reste du casting original se compose de Tia Carrere (Wayne's World, True Lies) dans le rôle de Nani, David Odgen Stiers, un habitué des doublages Disney (Big Ben dans La Belle et la Bête, le Gouverneur Ratcliffe dans Pocahontas, Frollo dans Le Bossu de Notre-Dame) dans le rôle de Jumba, Kevin McDonald dans le rôle de Pleakley et enfin Ving Rhames (Pulp Fiction, Les Ailes de l'Enfer, Mission Impossible 1, 2 et 3) dans le rôle de Cobra Bubbles.
La bande originale de Lilo & Stitch est, comme le reste de la production, on ne peut plus atypique. Au départ elle ne devait pas jouer un grand rôle. Le film n'était pas une comédie musicale, et le budget restreint ne permettait pas trop d'excentricités à ce niveau là. Finalement l'équipe s'est rendu compte en cours de production qu'elle tenait un plus grand rôle que prévu, le budget du film a ainsi du être réparti différemment pour donner plus de moyens à la musique. Pour le choix du compositeur, Chris et Dean ont toujours pensé à Alan Silvestri. Le premier montage du film avait d'ailleurs été réalisé avec des extraits de ses bandes originales précédentes. Ils y retrouvaient un mélange de malice et de sincérité qu'ils trouvaient parfait pour leur film. Pour les séquences hawaïenne, Alan Silvestri est allé voir un maître de Hula ainsi que Mark Omalu, un musicien hawaïen, afin de donner plus d'authencitié et de réalisme aux musiques hawaïennes présentes dans le film.
Autre atout majeur de la bande originale du film : la présence d'Elvis Presley. Chris aimait beaucoup le chanteur il  a donc intégré à l'histoire le fait que Lilo était fan du King. Dean a par la suite écrit quelques séquences avec la musique d'Elvis, toutes extrêment réussies, à tel point que ses chansons était devenues le thème musical du film. Les morceaux devaient également être intégrés au CD de la bande originale du film, ce que n'avait jamais autorisé RCA, propriétaire des droits du King. L'utilisation des droits étaient également très strictes : on en pouvait citer le nom d'Elvis, l'imiter ou bien changer des paroles... Lilo & Stitch comportait tout ces interdits ! Par chance, RCA et le Elvis Estate adorèrent le film qu'ils purent visionner avant sa sortie et autorisèrent ainsi ces quelques dérives, jusqu'à le réarrangement de certains morceaux pour qu'ils s'intègrent mieux au film.

Lilo & Stitch 2 - Hawaï Nous Avons un Problème (2005)  Leroy & Stitch (2006)  Série TV japonaise Stitch !

Lilo & Stitch est sorti le 21 juin 2002 dans les salles américaines. Avec 146 millions de dollars de recettes, il restera le film des Walt Disney Animation Studios le plus rentable des années 2000 (jusqu'à la sortie Raiponce en 2010). Avec un budget estimé à 80 millions de dollars, Lilo & Stitch s'avéra plus que rentable, malgré son image de film "mineur". Les produits dérivés autour du film s'arrachèrent un peu partout dans le monde, notamment les peluches à l'effigie de Stitch. Conscient du fort capital sympathie du personnage, les studios Disney mettent très vite en chantier une série TV dérivée du film (67 épisodes répartis sur quatre saisons de 2003 à 2006), ainsi que trois suites. La première, Stitch ! - Le Film sortie directement en vidéo le 26 août 2003, introduit la série TV alors que Leroy & Stitch, sorti le 27 juin 2006, la conclut. Les deux films sont produit par Disney Television Animation. Entre temps sort le 30 août 2005 Lilo & Stitch 2 : Hawaï, Nous Avons un Problème !, produit par les DisneyToon Studios. Pour finir, une seconde série TV nommée Stitch ! voit le jour au Japon, pays où Stitch est vénéré. Composée de 86 épisodes répartis sur trois saisons, la série sera diffusée sur Disney Channel Japan de 2008 à 2011. La série se conclura par un épisode spécial, Stitch and the Planet of Sand, diffusé le 16 juin 2012.

 

Recherches de Chris Sanders : 

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Recherches d'Andreas Deja :

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Recherches de Paul Felix :

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Recherche de Marcelo Vignali :

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Décors et dessins de Geraldine Kovats :

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Storyboards de Dean Deblois :

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17 avril 2013

Monstres Academy

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Monstres Academy - Dice Tstustumi 01

Monstres Acadmey - Shelly Wan 01

Monstres Academy - Robert Kondo 01

Monstres Academy - Robert Kondo 02

Monstres Academy - John Nevaez 01

Monstres Academy - Nelson Bohol 01

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Monstres Academy - Chris Sasaki 01

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15 avril 2013

Interview animateur Stéphane Mangin

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Contrairement aux studios d'animation concurrents, les artistes français se font assez rares aux Walt Disney Animation Studios, on peut les compter sur les doigts d'une main... Parmi la nouvelle génération d'animateurs 3D fraîchement débarqués ces dernières années, il y a Stéphane Mangin, jeune animateur français repéré grâce à sa déjà belle expérience dans différents studios d'animation français et londonien. Nous avons eu le plaisir de l'interviewer il y a quelques jours pour en savoir plus sur sa carrière et son travail aux Walt Disney Animation Studios ! 

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INTERVIEW :

Bonjour Stéphane, merci d'avoir accepté cette interview pour Art of Disney.
Stéphane Mangin : Bonjour Antoine, de rien, c'est avec plaisir !

Pas trop dure la vie à Los Angeles (c'est ironique) ?
SM : Et bien si justement ! La vie ici, pour un citadin chevronné, c'est pas l'Amérique. Niveau météo, c'est vrai qu'on a pas a se plaindre, il fait beau tout le temps, mais vraiment tout le temps. La derniere fois qu'il a plu doit dater d'il y a deux mois, et ça a duré vingt minutes !
Par contre ayant vécu à Paris et à Londres pendant une bonne partie de ma vie, je me suis habitué à une faune citadine dense et intéressante, ainsi qu'à utiliser les transports en commun. Ici, il faut s'imaginer habiter dans une banlieue de banlieue (de banlieue). Il n'y a pas à proprement parlé de centre-ville et tout se fait en voiture car les distances sont multipliées par dix par rapport aux villes européennes. Donc il y a peu de gens sur les trottoirs, et il est rare de faire plus de 500m de marche dans une rue intéressante... 

Peux-tu nous parler de ton enfance, ce qui t'a amené à l'animation ?
SM : J'ai la chance d'avoir vécu pour la plus grande partie de ma vie à Annecy. Mes parents y vivent encore d'ailleurs. Et c'est bien entendu du festival d'animation qu'est parti mon envie d'être animateur. Tout a commencé grâce à une projection publique du film d'Hayao Miyazaki, Le Château dans le Ciel, quand j'avais 10-12 ans. C'était la première fois que le film était projeté en dehors du Japon, donc en version originale, et sous titré en anglais. Je n'y comprenais clairement rien du tout, mais j'étais quand même transporté dans un autre univers par le film ! Ce serait un de mes plus grand rêve que de bosser pour Ghibli... Si au moins il faisait des films 3D !!!

Le Château dans le Ciel  Mickey Il Était Deux Fois Noël

Peux-tu nous parler de ton parcours professionnel ?
SM : Tout d'abord, je suis allé à l'école Georges Méliès à Orly, après une tentative ratée pour devenir designer à l'école Bellecour de Lyon. A Méliès, j'ai rencontré mon tout premier directeur d'animation, Michel Rimbault. Il a été interessé pour me prendre en tant qu'animateur junior chez feu le studio Sparx, sur le long métrage sorti directement en vidéo Mickey, Il Etait Deux Fois Noël pour Disney. J'ai eu une chance folle de commencer ma carriere de la sorte ! Ensuite, j'ai bossé pour quelques projets de-ci de-là, et j'ai rejoint assez vite le studio Mac Guff, où j'ai eu la chance de bosser pendant pas mal d'années pour les productions de Pierre Coffin comme Pat et Stanley, les pubs Loto suisse ou Caisse d'Epargne, ainsi que d'animer sous la direction de Patrick Delage, ou de Lionel Gallat sur Moi, Moche et Méchant en tant que lead animateur. Après ce film, j'ai eu la chance de pouvoir traverser la manche pour travailler sur le film John Carter chez Double Negative. Ça a été clairement un énorme changement de style pour moi, de passer du cartoon à de l'animation ultra réaliste, mais c'est le meilleur moyen d'évoluer ! D'ailleurs, j'ai du bien réussir mon coup car je suis passé lead apres avoir travaillé sur la pré-production du film ! Et après ça, j'ai finalement réalisé un vieux rêve de gosse et je suis arrivé aux Walt Disney Animation Studios il y a 18 mois maintenant !

Comment s'est passé ton recrutement pour les Walt Disney Animation Studios ?
SM : Comment dire... En sueur ? Je leur ai envoyé ma bande démo et mon CV à la fin de la production de John Carter, et ils m'ont très vite rappelé pour me proposer un entretien sur Skype. Quel stress ça a été de devoir parler à une douzaine de leads et directeurs d'animtion en même temps, avec une connection internet qui marche à moitié, et essayer de différencier la personne qui me parlait des autres dans la bouillie de pixels que formait mon écran... J'en suis sorti trempé de sueur, et déprimé car j'étais certain d'avoir raté mon coup. Et ben non !

Quel est ton animateur préféré (Disney ou autre) ? Et pourquoi ?
SM : Je pourrai dire Glen Keane, Eric Goldberg ou Chuck Jones comme tout le monde mais pour être franc, en ce moment je suis émerveillé par chaque plan d'un des leads ici a Disney. Il s'appelle Tony Smeed. Et il est ce genre d'animateur qui te fais savoir que tu es a Disney, et que ça ne rigole plus ici. Vous vous rappelez le plan dans Raiponce avec Flint attaché à un fateuil et subissant un interrogatoire de Raiponce, tournant autour de lui, arme d'une poele? Et ben voila, c'est lui, entre autres... Un monstre, et d'une gentillesse choquante en plus. 

Pat & Stan  Caisse d'Épargne

Qu'as-tu animé sur Les Mondes de Ralph ? Quels personnages, quelles scènes ?
SM : Sur Ralph, j'ai a peu près animé tout les personnages... Ce qui était plutôt génial, mais en même temps assez stressant car je devais sauter d'un style d'animation à un autre à chaque plans.
La petite anecdote veut que j'ai été le premier animateur à me faire la main sur King Candy. Je me suis mis à faire une animation super cartoon et les leads du film ont adoré ! Ils ont voulu le montrer directement à John Lasseter (il supervise tout les projets ici) et voila ! Le personnage a pris pas mal de mon style grâce a lui ! Le plan se passe pendant la séquence de l'interrogatoire quand Ralph est prisonnier dans un cupcake, le moment où King Candy s'excite tout seul.

Quel est ton meilleur souvenir sur cette production ?
SM : Mon meilleur souvenir sur la production de Les Mondes de Ralph a été assez rapide à se montrer ! Dès le premier jour, on vous emmène faire le tour des locaux, et c'est grand, très grand. Mais pendant ma visite, un autre animateur m'a convié à ma toute première "dailies" (session durant laquelle on montre ses animations au réalisateur, accompagné des superviseurs de l'animation). Je le suis jusqu'à la salle de cinéma, m'installe à peu près au milieu de la salle, et quelques minutes après j'entends une grosse voix dans mon dos qui se marrait avec quelques autres... Je me retourne et là je me retrouve assis un siège devant John Lasseter, avec à sa gauche le réalisateur de Les Mondes de Ralph Rich Moore et à sa droite la légende de l'animation Eric Goldberg. Je venais juste de me transformer en flaque d'eau dans mon siege... Mon dieu c'est dans ces moments que je me rends compte de la chance infinie que j'ai d'avoir été pris chez Disney !
Un autre super souvenir a été après la production. Je suis allé voir le film au El Capitan Theatre, la fameuse salle de cinéma Disney sur Hollywood Boulevard. J'ai été émerveillé de voir tous les gamins et une bonne partie des adultes aussi (il y a un culte de Disney à LA, avec un club de fan énorme) commencer à chanter sur une des chansons du film, avec Ralph et Vanellope dansant sur la scène, éclairage et fumée partout, alors que le film venait tout juste de sortir ! Le show à l'américaine quoi...

Les temps de production sont très courts aux WDAS, le rythme a t'il été difficile à tenir ? Quelles sont les différences par rapport aux studios français ?
SM : Le rythme est vraiment difficile à tenir ici, mais ils prennent vraiment soin des gens. Massage, bureaux ou box de travail personnalisables, et une vie de studio plutôt importante avec café gratuit, concerts privés, projections de films, et des personnalités de l'animation venant faire des interventions comme Katsuhiro Otomo ou autres... 
Et la mentalité de travail est vraiment différente de la France: ici, tout est "awesome", tout le monde va de l'avant et ne se plaint pas du labeur. Ce sont de gros travailleurs aux US. C'est assez perturbant en tant que bon Francais de voir autant de positivisme ! Mais on s'y fait plus vite qu'on le croit... Et surtout, grosse différence ici par rapport a la France, les heures supplémentaires sont payées !

John Carter  King Candy

As-tu un ou des mentors aux studios ?
SM : Non, mais chacun est l'inspiration de l'autre ici. On a pour habitude de regarder chaque plan et apprécier le travail... Et il y a tellement de génies ici que chaque jour tu reçois une bonne baffe et tu te promets que tu feras mieux sur ton prochain plan ! 

Travailles-tu sur des projets personnels en dehors des studios ? Peux-tu nous en dire deux mots ?
SM : Pas le temps, les productions s'enchainent de plus en plus vite ici, et je ne compte plus mes heures passées au boulot ! Et il fait si beau dehors, à quoi ça sert de s'enfermer chez soi après le travail. 

Sur quoi travailles-tu en ce moment aux studios ?
SM : Je travaille sur le prochain film de Chris Buck, La Reine des Neiges. Je ne pense pas avoir le droit d'en dire plus par contre désolé !

Pourrais-tu nous décrire en détail une journée de travail type d'un animateur aux studios ?
SM : La journée type commence par le bar à céréales gratuites à 9h du matin. On ingurgite son petit déjeuner en lisant ses mails et ensuite au boulot. Normalement, vous avez deux fois dans la journée des sessions avec les superviseurs où vous pouvez montrer votre boulot, et par la suite dans l'après midi, une session avec le ou les réalisateurs pour leur montrer notre blocking (moment de l'animation où les poses sont mises en place, sans les animations intermediaires) ou pour approuver nos plans. Rien de bien spécial, à part si vous voulez prendre un massage, des cours de fitness ou jouer au billard ou même participer à des cours de sculpture etc. Disney traite vraiment bien ses employés généralement.

Quels conseils donnerais-tu aux étudiants et aux jeunes diplômés en animation pour bien débuter leur carrière ?
SM : Je dirais qu'il ne faut jamais se démotiver. Il y a beaucoup de gens sur le marché, donc il faut réussir à se détacher des autres et toujours essayer d'apporter quelques chose de neuf, quelque soit l'animation que vous faites ! Et si vous avez le temps entre deux productions ou deux exercices, exercez vous sur une bonne scène d'acting. C'est ce que les studios regardent le plus généralement...
Pour exemple, mes amis à Pixar m'ont parlé d'une animatrice qui travaillait en VFX chez MPC à Londres. Elle a envoyé sa bande démo à Pixar avec en très grande partie des animations de quadrupèdes ou des créatures de toutes sortes. Mais au milieu de tout ça, elle s'était exercée sur un petit acting personnel. Une scène entre une jeune fille et une vieille personne... Très simple, peu d'animation, mais l'intention était juste et précise. Et voila, maintenant elle vit à San Francisco !
Dernière chose, et j'en ai fait les frais au début de ma carrière... Et un peu au milieu... Ouais bon et depuis pas trop longtemps aussi ! C'est d'essayer de toujours rester humble, de travailler en équipe, et d'être toujours flexible quant à votre animation. C'est difficile de refaire un plan quand le réalisateur ou le client vous le demande, c'est vrai, mais c'est aussi une grosse part de notre métier que de mettre en scène la vision des autres. Et si vous pouvez le faire au mieux, sans rechigner à la tâche, c'est la meilleure formule pour réussir votre carriere !

Merci Stéphane pour le temps que tu nous a consacré et bon courage pour la suite de ta carrière !
SM : Merci pour cette interview ! Bonne continuation !

Posté par Cobain59 à 09:48 - Permalien [#]
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05 avril 2013

Les Mondes de Ralph

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52ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, Wreck-it Ralph (Les Mondes de Ralph) est réalisé par Rich Moore. Avec Raiponce sorti en 2010, les studios Disney tenaient enfin leur premier vrai succès 3-D, après plusieurs années d'errance entre échecs (Chicken Little, Bienvenue chez les Robinson) et succès d'estime (Volt, Star Malgré Lui). Pour autant, les Walt Disney Animation Studios doivent encore confirmer leur retour sur le podium des meilleurs studios d'animation au monde. C'est dans ce contexte que débarque Les Mondes de Ralph, premier film Disney se déroulant dans le monde du jeu vidéo.

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Rich Moore (réalisateur), Clark Spencer (producteur) - Mike Gabriel (directeur artistique) - Lorelay Bove (concept artist)

Diplômé du programme d’animation de personnages du California Institute of the Arts (CalArts), Rich Moore a débuté comme dessinateur et scénariste pour la série animée Mighty Mouse – The New Adventures. Il a ensuite été l’un des trois réalisateurs des débuts des Simpson, réalisant de nombreux épisodes de la série durant les cinq premières saisons, dont celui intitulé Tu ne Déroberas Point, couronné par un Emmy Award. Il a par la suite travaillé sur la deuxième série animée de Gracie Films, Profession : Critique, comme réalisateur superviseur. Rich Moore a ensuite retrouvé deux autres anciens étudiants de CalArts, Gregg Vanzo et Claudia Katz, chez Rough Draft Studios, Inc., où il a supervisé le développement créatif et la production de la série de Matt Groening Futurama. En tant que superviseur et réalisateur de Futurama, Rich Moore a reçu le Reuben Award 1999 de la meilleure animation télévisée décerné par la National Cartoonists Society, la Hugo Gold Plaque 2001 dans la catégorie animation remise par la World Science Fiction Society, et l’Emmy Award 2002 du meilleur programme d’animation pour l’épisode Tout se Termine Bien à Roswell. Rich Moore a été par ailleurs réalisateur ou réalisateur superviseur du court métrage d’animation Warner Bros sorti en salles Duck Dodgers – Attack of the Drones, du pilote diffusé en prime time sur CBS Vinyl Café, et de Drawn Together pour Comedy Central, Spy vs. Spy pour Mad TV et Sit Down, Shut Up pour Fox.
La production de Les Mondes de Ralph fut mise entre les mains de Clark Spencer. Diplômé d'Havard, Clark Spencer arrive chez Disney en 1990, au poste de 
chargé du développement senior au département finances et planificationIl a par la suite été promu manager de la planification du studio en août 1991, puis directeur de la planification et des finances en septembre 1992. En 1993, il rejoint les Walt Disney Animation Studios en tant que directeur de la planification et a été rapidement promu vice-président de la planification et des finances. En 1998, il déménage en Floride pour diriger le studio d'Orlando. À peine six mois plus tard, Clark Spencer passe producteur sur Lilo & Stitch. De retour en Californie en 2002, il devient producteur exécutif sur Bienvenue chez les Robinson, puis producteur sur Volt, Star Malgré Lui et Winnie l'Ourson.
La génèse de Les Mondes de Ralph remonte au début des années 2000, lorsque l'animateur Sam Levine commence à travailler sur un projet nommé Joe Jump. L'histoire était la suivante : un héros de jeu vidéo 8 bits se voit contraint de sauter de jeux en jeux d'une salle d'arcade après avoir vu son jeu débranché. Devenu directeur créatif des Walt Disney Animation Studios en 2006, John Lasseter décida de suspendre le projet, préférant se concentrer sur d'autres films. En 2008, Rich Moore débarque au studio avec un projet de film sous le bras : un beau matin un homme se réveille en n'ayant plus du tout envie de faire le même boulot qu'il fait depuis trente ans, pensant qu'il vaut bien mieux. Ni une ni deux, John Lasseter ressort Joe Jump des placards, persuadé que l'idée de Rich Moore serait parfaite fusionnée au monde du jeu vidéo. Les Mondes de Ralph était né !

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Pour aider à la création du monde de Sugar Rush, l'artiste Brittney Lee a créé certain décors avec de vraies friandises.

À l'ère du tout numérique, les animateurs ne sont plus autant mise en avant qu'à l'époque des films d'animation 2-D. En effet, autrefois un animateur s'occupait généralement d'un ou deux personnages, il finalisait son design et son caractère. Aujourd'hui, l'animateur 3-D est en charge d'animer un plan tout entier, s'occupant de l'animation de tous les personnages présents à l'écran. Même s'il est encore la plupart du temps animateur d'un personnage en particulier, sur lequel il est formé, il n'a plus la mêm influence sur son aspect et son caractère qu'auparavant. De ce fait, les nouvelles "stars" du studio sont désormais les concept artist et autres directeurs artistiques, qui sont en charge du design des décors et des personnages. Pour Les Mondes de Ralph, des artistes comme Lorelay Bove et Brittney Lee ont eu une grande influence sur l'aspect visuel du film, en collaboration avec les directeurs artistiques Ian Gooding et Mike Gabriel. On peut également citer le travail de Bill Schwab, Dan Cooper, Ricardo F. Delgado ou bien encore Victoria Ying. Brittney Lee et Lorelay Bove se sont penché en particulier sur le monde du jeu Sugar Rush. Brittney Lee a ainsi réalisé de magnifiques maquettes de Sugar Rush entièrement confectionnées à partir de friandises ! Lorelay Bove s'est quant à elle concentrée sur le design des personnages et de l'architecture. Elle fut pour cela grandement infulencée par le style de l'architecte espagnole Antoni Gaudi, mondialement connu pour avoir crée des édifices organiques et colorés, dont la fameuse Sagrada Familia de Barcelone.
Pour la création du jeu Hero's Duty, il avait tout d'abord été convenu de placer l'action sur une planète rocheuse désertique. Jugé trop cliché, le monde du jeu devint finalement une planète artificielle, construite avec des angles, des tranchants ; un lieu agressif et chaotique.  La forme de référence pour l’esthétique de ce monde est le triangle. On le retrouve dans le design de l’environnement comme chez les personnages. L’intégration complète de la forme triangulaire contribue à la perception de ce monde comme un lieu dangereux, acéré. Pour donner un côté réaliste et crédible aux scènes se passant dans le jeu, une équipe des studios est parti à la base de l’Air Force d’Edwards, au Nord de Los Angeles. Ils ont ainsi pu intégrer divers aspects d’une véritable opération militaire dans l’esthétique et l’ambiance de Hero’s Duty. Le film de Steven Spielberg Il Faut Sauver le Soldat Ryan a également été d'une aide précieuse pour la gestion des caméras.
Pour la création du jeu Fix-It Felix Jr, les artistes ont envisagé le design global comme ils l’auraient fait pour n’importe quel film : en commençant par des recherches approfondies. L’équipe s’est ainsi rendue au siège social de plusieurs sociétés de jeux vidéo, interrogeant en long, en large et en travers des concepteurs de jeux des années 80 sur leur manière de faire. Et ils ont joué, joué encore, à des tas de jeux, notamment des classiques dans l’esprit de Fix-It Felix Jr. Le maître mot pour le style visuel du jeu était simplicité. Étant un jeu datant de 1982, le pixel en fut l'inspiration principale. Ainsi, les bâtiments y sont très carrés, les personnages se déplacent de manière très saccadée, tout les effets sont aussi pixellisés, comme dans un jeu 8 bits.

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Les animateurs du film - L'animation des personnages est réalisée sur une version de travail dénuée de tout artifice

Comme souvent, la création des personnages de Les Mondes de Ralph a pris du temps et est passée par de nombreuses évolutions. Les toutes premières esquisses de Ralph-la-Casse le représentaient en troll. Il devint par la suite un ogre, puis un homme des cavernes. Jugé trop antipathique (et surement trop proche du célèbre Donkey Kong dont il est inpsiré), il fut décidé de le transformer en humain. Le costume de Ralph a également beaucoup évolué. Alors que Félix et les habitants de Niceland représentent la société, la civilisation, Ralph tranche avec eux. Au début, il ne portait qu’une chemise rouge et un short, avant d'être habillé d'une chemise à carreaux. Le but était d'en faire une sorte d’homme des montagnes. L’équipe a ensuite décidé de donner une touche de couleur en plus, c’est ainsi que Ralph a été vêtu d’un tricot de corps bleu-vert que l’on aperçoit par l’encolure. Ralph est doté de bras et de mains immenses afin de représenter sa force, ce qui se révéla être un gros défi pour l'équipe d'animateurs en charge du personnage. En effet, chaque fois que Ralph bougeait, ses mains heurtaient quelque chose ou quelqu’un !
Contrairement à Ralph, le design de Felix Fixe fut assez vite trouvé. Rich Moore avait une idée claire du caractère du personnage : il devait être drôle et adoré de tous, un mix entre Steve Carell dans 40 Ans, Toujours Puceau et Mario. Les dessins de l'artiste Leo Matsuda ont été d'une grande aide pour définir le design du personnage. Il le voyait comme quelqu'un d'assez simple, naïf et pure, comme un garçon de ferme. Cette simplicité se reflète dans ses accessoires basiques : une casquette, une ceinture à outils et des chaussures de chantier. Au départ Felix devait suivre Ralph durant toute l'aventure, mais c'était sans compter sur sa romance avec le Sergent Calhoun. Le personnage fut alors quelque peu vieillit pour donner plus de crédibilité à son histoire avec le sergent.
Le style visuel de Vanellope von Schweetz a quant à lui été assez difficile à mettre au point. Mike Gabriel et son équipe ont réalisé des milliers de dessins avant de trouver ce qu'ils cherchaient. Finalement ce sont deux petites filles qui les ont aidés à trouver le design final. Une fillette de l'église de Mike Gabriel avait de mignonnes petites oreilles. Il a également vu des photos de la fille d’un collègue, qui portait ses cheveux coiffés en arrière avec des mèches retombant devant. C’était parfait. Pour sa tenue, ils choisirent une petite jupe marron faite de papiers de bonbons. Quand Rich Moore l’a vue, il leur a dit de lui mettre un sweat-shirt à capuche, pour qu’elle ait un petit côté « street kid ». Ça a été la touche finale.
Avant d'être la guerrière sexy que l'on connaît, le Sergent Calhoun était en réalité un homme ! C'est le scénariste Phil Johnston qui proposa à Rich Moore d'en faire une femme et de lui créer une romance avec Felix Fixe. Pour son design, les artistes ont gardé en tête qu'il s'agissait d'une femme déambulant au milieu d'un jeu très violent, elle devait donc paraître forte, intimidante, mais également attirante. L'artiste Kevin Nelson a eu une grande influence sur l'aspect général du personnage. Il créa également le hover-board sur lequel elle se déplace durant le film. Lorsque l'actrice Jane Lynch fut choisi pour doubler le personnage, Glen Keane réalisa de nouvelles esquisses s'inspirant de l'actrice, donnant au Sergent Calhoun sa chevelure blonde et son air dominateur.

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Les voix : John C. Reilly (Ralph) - Jane Lynch (Sergent Calhoun) - Jack McBrayer (Felix) et Sarah Silverman (Vanellope)

D'un point de vu technologique, Les Mondes de Ralph innove sur de nombeux points. La plus belle avancée est certainement l'amélioration de la gestion de la lumière sur les surfaces. L’ingénieur principal de chez Disney, Brent Burley, est revenu aux bases scientifiques de l’interaction de la lumière avec les matériaux réels pour mettre au point un algorithme entièrement nouveau, qui décrit avec précision une grande variété d’objets que l’on peut observer tous les jours dans le monde réel. Intitulée BRDF, cette nouvelle technologie très ambitieuse a ouvert toutes sortes de possibilités. Avec l'ancien système de shaders, il fallait tricher pour obtenir un aspect visuel crédible. Avec cette nouvelle approche, on obtient un aspect visuel bien plus réaliste dans la manière dont la lumière balaye une surface et dont elle se réfléchit. Cette technologie a notamment permis de rendre plus réaliste les centaines de textures de friandises présentes dans le monde de Sugar Rush (bonbons, chocolat, beignets, etc.)
Pour contribuer à différencier les mondes, la bande originale de Les Mondes de Ralph est très variée. Elle mêle entre autres des artistes aussi inattendus que la sensation pop Rihanna ou l’emblématique Kool & the Gang. Le compositeur classique Henry Jackman (à qui l'on doit déjà la bande originale de Winnie l'Ourson) a signé la musique originale, et l’on peut aussi entendre la musique originale de l’artiste couronné aux Grammy Awards Skrillex, ainsi que le phénomène de la pop japonaise AKB48, Owl City (Fireflies, Good Time) et Buckner & Garcia (Pac Man Fever, classé au top 10 en 1982).
Le casting vocal de la version originale est très bien fourni. L'acteur John C. Reilly prête sa voix à Ralph-la-Casse. 
L’actrice couronnée aux Emmy Awards Sarah Silverman (The Sarah Silverman Program, Take this Waltz) prête sa voix à Vanellope von Schweetz ; Jack McBrayer (nommé à l’Emmy pour  30 Rock, Moi, Députéthe To-do List) à Félix Fixe et Jane Lynch (un Emmy et un Golden Globe pour Glee) au Sergent Calhoun. En règle générale chaque acteur enregistre son texte seul, avant que les voix ne soient réuni dans le film. Pour obtenir plus de spontanéité dans l’interprétation des comédiens, Rich Moore a souhaité que l'enregistrement des voix se fasse en duo. Ils peuvent ainsi se regarder droit dans les yeux, agir et réagir pendant l'enregistrement. De ces moment sont nés de véritables pépites.

Rich Moore Annie Awards 2013  Clark Spencer Annie Awards 2013  Alan Tudyk Annie Awards 2013
Les Mondes de Ralph est reparti grand vainqueur de la 40ème cérémonie des Annie Wards avec cinq récompenses.

Les Mondes de Ralph est sorti le 2 novembre 2012 aux États-Unis et le 5 décembre 2012 en France. Le film fut un beau succès outre Atlantique avec 188M$ de recettes, bien au dessus de la concurrence directe (Les Cinq Légendes de Dreamworks). En France ce fut étrangement l'inverse, Les Mondes de Ralph attira 1,6 millions de spectateurs, alors que Les Cinq Légendes attira 2,8 millions de spectateurs. L'univers des jeux vidéo n'a apparement pas séduit le public français... Qu'importe, Les Mondes de Ralph rafla tout de même quelques belles récompenses. Nominé pour l'Oscar du meilleur film d'animation (remporté par Rebelle), le film gagna notamment cinq Annie Awards, cérémonie récompensant les meilleures productions animées de l'année : meilleur film d'animation, meilleur réalisateur pour Rich Moore, meilleur musique, meilleure doublage pour Alan Tudyk (sa Surcrerie) et enfin meilleur scénario pour Phil Johnston et Jennifer Lee.

 

Recherches de Lorelay Bove :

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Recherches d'Helen Chen :

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Recherches de Dan Cooper :

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Recherches graphiques de Bill Schwab :

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Recherches de Daniel Arriaga :

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Recherches de Jin Kim :

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Recherches de Glen Keane :

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Recherches d'Andy Harkness :

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Recherche de Mike Gabriel :

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Recherches de Ryan Lang :

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01 avril 2013

Là-Haut

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Recherches graphiques de Daniel Arriaga :

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Recherches graphiques de Don Shank :

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Recherches graphiques de Sandeep Menon :

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Sculptures de Greg Dykstra :

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