The Art of Disney

Bonjour et bienvenue à tous sur The Art of Disney Animation, le blog entièrement dédié aux recherches artistiques des films d'animation Disney ! Créer un long métrage d'animation c'est tout un art! Dessins d'études, peintures, sculptures, story boards, re

27 juillet 2014

Interview de Dominique Louis

Interview Dominique Louis copie

 

Dominique Louis est un artiste français issu des Gobelins qui a travaillé en tant que directeur artistique chez Pixar entre 1998 et 2006. J'ai eu le bonheur de m'entretenir longuement avec lui il y a quelques semaines, voici la retranscription écrite de cet entretien passionnant.

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INTERVIEW :

Bonjour Dominique et merci d'avoir accepter cette interview pour The Art of Disney. Commençons par discuter de votre parcours, comment en êtes-vous arrivé à vous intéresser au monde de l'animation ?

Bonjour ! J'ai toujours été passionné par le cinéma et l'animation. Au milieu des années 80 lorsque j'ai du choisir mon orientation pour mes études supérieures j'étais un peu hésitant, il faut dire qu'à l'époque il y avait très peu d'écoles qui faisaient ce qui me plaisais (l'animation) et les débouchés n'étaient pas nombreuses. Pour autant, j'ai tenté ma chance en passant le concours des Gobelins à Paris pour la section animation et j'ai été accepté à ma plus grand joie ! C'était pour moi une nouvelle vie qui commençait,  je quittais ma Bourgogne natale pour venir m'installer à Paris. En tant que créatif c'était bien évidemment un rêve que de venir vivre dans une ville aussi riche culturellement parlant. Ces deux années passées aux Gobelins ont été très utiles dans l'apprentissage du métier d'animateur, mais j'avais encore du mal à me voir faire ce métier, en tout cas en France. Cela a joué sur ma motivation et ma confiance en moi. Bien sur je rêvais déjà à l'époque de faire carrière aux États-Unis, mais je n'ai pas eu le courage de le faire.
A la sortie des Gobelins, j'ai fais directement mon service militaire à l'ECPA (Établissement Cinématographique et Photographique des Armées). J'ai eu la chance de travailler avec un camarade des Gobelins, Stephan Franck, qui est désormais réalisateur chez Sony. Il m'a servi de mentor. Nous avions assez peu de travail ce qui me permettait d'avoir beaucoup de temps libre pour continuer à m'améliorer en peinture. 
Durant cette période j'ai réalisé une toile pour un ami. Cela m'a redonné envie de faire de la peinture que j'avais commencé lorsque j'avais 10-12 ans et pendant toute mon adolescence. Je copiais énormément les décors des films des studios Disney. La Belle au Bois dormant me fascinait particulièrement car les décors étaient très complexes, j'aimais beaucoup les reproduire.

La Belle au Bois Dormant - Recherche graphique d'Eyvind Earle

Plus jeune j'étais abonné au magazine L'Écran Fantastique dans lequel j'ai découvert le travail de Don Bluth avec des films comme Brisby et le Secret de Nimh, c'est un film absolument magnifique qui m'a énormément inspiré. Il y avait aussi le film Tygra, la Glace et le Feu de Ralph Bakshi dont les décors m'avaient également inspiré. J'avais à cette époque envie de pousser la lumière plus loin que ce que faisait Disney. J'avais envie de les rendre plus en trois dimensions, réalistes et spectaculaires grâce à la lumière comme dans la prise de vue réelle . J'ai donc beaucoup travaillé sur cet aspect grâce à la peinture. J'ai laissé ce travail de peinture de côté pendant mes études. J'ai fait un baccalauréat scientifique puis les beaux-arts de Troyes  pendant deux ans. Et c'est ensuite que j'ai rejoins les Gobelins.
Je me retrouve donc ensuite à l'armée avec Stephan Franck et je faisais cette peinture pour un ami. Et au fur et à mesure je me suis posé  des questions sur mon orientation professionnelle. C'est à ce moment charnière que j'ai décidé de laisser tomber les personnages et de m'orienter vers les décors. J'aurais pu continuer l’animation. C'était formidable de donner la vie à des personnages. Mais au fond de moi, les décors étaient plus mon truc.
Ce que je préférais c'était plus de faire les recherches que de faire les décors eux-mêmes. Je n'ai jamais estimé que j'étais un très bon décorateur, je n'avais pas une technique très sûre, je n'avais pas suivi de formation spécifique aux décors. Ce qui m’intéressait vraiment c'était de faire les recherches de couleurs et de lumière. Ça c'était clair.
C'est à ce moment là que Stephan Franck est intervenu. A l'époque il faisait un cours métrage avec un ami. J'ai realisé  quelques décors pour ce film. Il était très fort pour donner des directions aux gens. Il avait ce sens de la direction artistique, très efficace. Il m'a servi de mentor et m'a beaucoup inspiré. En l'espace de un ou deux mois tout est devenu très clair pour moi. Je me sentais prêt à aborder n'importe quelle ambiance lumineuse. Suite à cela, la plupart de mes amis et camarades des Gobelins sont partis travailler pour Amblimation à Londres. J'ai passé un test chez eux qui n'a pas marché. J'ai trouvé un travail dans le studio Hollywood Road à Battersea, dans la banlieue de Londres, comme assistant du directeur artistique. J'ai travaillé avec Paul Shardlow qui a ensuite travaillé chez Dreamworks. Ça a été une opportunité formidable car Paul me donnait les layouts et je les mettais en couleurs. Cela m'a permis de me constituer un dossier important en six mois. J'ai acquis une expérience professionnelle très intéressante en très peu de temps. À la même époque j' ai également rencontré Hans Bacher qui travaillait  sur la comédie musicale Cats, qui lui aussi m'a beaucoup inspiré. Ensuite je suis rentré en France car j'avais l'impression d'être dans une impasse à Londres, je ne m'y retrouvais pas. A mon retour à Paris, Stephan Franck m'a proposé de travailler sur un court-métrage. J'ai faisais les recherches de couleurs et les décors, ça c'est très bien passé. Ensuite il a ouvert un studio à Paris qui s'appelait Franck et Franck avec son frère Emmanuel. J'ai travaillé avec eux pendant trois ans, de 1992 à 1995. On faisait des séries télé, des longs métrages et des publicités pour le télévision. Je faisais la direction artistique sur ces projets. J'ai beaucoup aimé travaillé avec Franck. Puis j'ai été embauché chez Walt Disney Feature Animation France à Montreuil.

L'équipe de Walt Disney Feature Animation France en 1996

Comment se passait vos journées chez Disney ? Comment travailliez-vous ?
J'ai collaboré avec Kevin Lima, le réalisateur de Dingo et Max, en tant que décorateur. Ce fut une experience très sympathique mais également un défi technique pour moi qui n'avait pas de formation de décorateur. Je me suis bien adopte dans l'ensemble et surtout beaucoup appris des recherches couleurs de Fred Warter qui nous servaient de guide pour les decors.

Votre carrière en France bien entamée, vous êtes parti travailler aux États-Unis. Comment s'est passé la transition ?
Après avoir travaillé seize mois chez Walt Disney Feature Animation France je suis retourné travailler avec Stephan sur des projets qu'il a présenté aux studios américains : Fox, Warner, Disney, etc. Au début de l'année 1995, Warner Animation nous proposait un contrat de travail. La porte vers les États-Unis s'ouvrait. On venait nous chercher, c'était formidable ! Pendant deux ans, j'ai travaillé sur sept projets. Les deux principaux  étaient Le Géant de Fer et Excalibur, l'Épée MagiqueJ'ai également travaillé sur plusieurs projets qui n'ont pas abouti : The Jester, Shangrila. Également Barbe Bleue qui était réalisé par Ralph Eggleston (futur réalisateur chez Pixar de Drôles d'Oiseaux sur une Ligne à Haute Tension). Je faisais toute la partie de recherche graphique des décors, en utilisant des pastels. Ça a été une expérience très stimulante de travailler sur Le Géant de Fer. Mais je pense que les visuels que j'ai apporté ne correspondaient pas à la vision que Brad Bird en avait. Il avait une approche très graphique du film et moi plus en trois dimensions, donc on n'était pas sur la même longueur d'ondes. Suite à ce projet mon contrat s'est terminé chez Warner. C'était en décembre et les studios n'embauchaient pas vraiment à cette période de l'année.

Comment s'est passé votre arrivée chez Pixar ?
En janvier 1998 j'ai reçu un appel de Ralph Eggleston qui travaillait à Pixar Animation Studios. Il m'a contacté en tant que réalisateur sur Monstres & Cie mais il a fini par quitter le projet. C'est grâce à lui que j'ai pu rentrer chez Pixar. J'ai commencé à travailler pour eux en avril 1998. D'abord en tant que freelance car j'étais toujours à Glendale (ndlr. les studios Pixar sont basé dans le Nord de la Californie à Emeryville, soit à plus de 500km de Glendale). J'étais très excité de travailler pour eux. C'était une opportunité formidable de travailler sur des films en trois dimensions. J'aime beaucoup le relief, la profondeur, et donc le rendu de la 3D. J'étais donc très heureux et impatient de travailler sur des productions en images de synthèse, surtout à Pixar !
L'époque actuelle est une période fabuleuse de l'histoire de l'animation car aujourd'hui on peut créer des décors en trois dimensions. Je suis heureux de la vivre. Beaucoup de gens essaient de transposer des univers 2D en 3D mais je pense qu'il est vraiment intéressant de se plonger directement dans les possibilités qu'offrent la 3D sur le plan créatif. Il y a beaucoup d'univers visuels à explorer dans cette direction. La porte est ouverte ! 
J'ai donc travaillé pendant un mois, un mois et demi comme freelance pour Pixar. Ils m'ont ensuite appelé pour me proposer un contrat de direction artistique sur Monstres & Cie. Je n'avais jamais occupé ce poste officiellement sur d'autres projets mais en fait c'est ce que je faisais naturellement et ça correspondait a ma réelle motivation.

Le Géant de Fer - Recherche graphique de Dominique Louis

Dans la phase de production, je faisais des peintures qu'on appelle des « lighting keys ». Pete Docter (le réalisateur) choisissait 3 à 10 images du film qui étaient des scènes emblématiques. Je les peignais au pastel. J'avais entre deux et trois semaines pour les réaliser. C'est une phase que j'adore  car c'est une étude colorée de l'éclairage de la scène. Il faut illustrer l'ambiance, l'atmosphère et par la même l'émotion de la scène. Quand j'étais adolescent je me demandais comment on pouvait réussir à produire et à être inspiré tous les jours au sein d'un studio. Mais en fait avec l'experience, ça se passe bien, J'écoute souvent de la musique en travaillant, cela m'inspire, me transporte dans un autre monde. J'accède rapidement à une vision du film. C’est vraiment ma passion. 
Je concentre beaucoup mon énergie dans ma peinture car j'ai hâte de voir ma peinture finalisée, de voir l'univers sous mes yeux, je suis impatient !!
Lorsque je peignais au pastel, je travaillais sur du papier Canson noir car le pastel couvre complètement le noir et il y a un effet saisissant de contraste. Les couleurs ressortent tout de suite et c'est très satisfaisant de voir apparaître son  travail rapidement. Le noir est rassurant, ainsi pas de risque d'avoir le syndrome de la page blanche. La couleur recouvre le noir.
Pour la phase de développement j'utilisais des formats raisin (50 cm). Les pastels sont des gros crayons et sur des petits formats c'est parfois  difficile de peindre certains details. Les grand formats aident aussi à vendre son travail.  Pour les lighting keys, c'était des formats beaucoup plus réduits. Cela fait 10 ans que je n'utilise plus les pastels. Je peins digitalement et du coup revenir au pastel est très difficile pour moi maintenant.

Quelles libertés avez-vous sur les films en tant que directeur artistique ?
Comme freelance, ils m'ont dit de faire comme je le sentais. Je faisais beaucoup de pastels avec un traitement  réaliste des ambiances. En même temps, Pete Docter me demandait de faire des choses plus graphiques ce qui m'a toujours posé des problèmes car je suis moins à l'aise dans ce style.
Cela n'a pas posé de problème pour le poste de directeur artistique. J'ai travaillé avec le production designer Harley Jessup avec qui je m'entendais très bien. Il m'a donné beaucoup de liberté aussi bien sur les couleurs que sur les ambiances.
Au départ j'étais très attiré par les couleurs naturalistes. Avec l'arrivée des films comme Le Roi Lion et Aladdin dans les annees 90 avec des couleurs très vives et éclatantes, je ne savais pas quoi penser de ces nouvelles couleurs, en même temps j'étais très inspiré et me rendait compte du relief  qu'apportait l'utilisation de palettes plus saturées. Chez Pixar, Pete Docter voyait les monstres très colorés. Alors que pour moi, le monde des monstres était un univers sombre et sinistre. Cette vision était beaucoup plus légère, gaie et pimpante. J’étais dérouté mais je me suis dit pourquoi pas, allons-y ! Pete Docter continuait à me pousser dans des choses plus graphiques. Finalement on a pris une direction plus traditionnelle dans les éclairages et on m'a laissé une grande liberté dans le choix des palettes de couleurs et des ambiances.

Quelle est la différence entre le production designer et le directeur artistique ?
Le production designer est au dessus du directeur artistique dans la hiérarchie. Il a plus de responsabilités. Il gère tous les artistes du département artistique. Il fait l'interaction avec les autres départements. C’est lui qui définit le style du film sur la base des directions de la réalisation tant au niveau du décor que des personnages et des éclairages. Il chapeaute l'ensemble.
À l'époque où je travaillais chez Pixar, sur certains projets, il y avait des directeurs artistiques dédiés chacun à une spécialité : les décors, les personnages, etc. Par exemple, pour Le Monde de Nemo, Ralph Eggleston travaillait plus sur la couleur et l'éclairage en tant que production designer et il avait un directeur artistique en charge des décors. L'organisation variait selon les projets.
La répartition des tâches était plus flexible chez Pixar que chez Dreamworks. Sur Monstres & Cie, nous étions deux directeurs artistiques : Tia Kratter qui gérait les textures sur les personnages et sur les décors et moi sur les ambiances. C'était un travail très créatif car les personnages étaient multiples et complètement imaginaires. 
J'ai du passé neuf mois environ à faire des lighting keys pour Monstres & Cie. J'en ai fait environ 300. Pour moi, ce projet a était une totale réussite, je dois dire que Pete Docter est quelqu'un de très sympathique, très abordable et d'une très grande inspiration ! Il portait les projets avec une grande sérénité et un grand plaisir. Il est passionné par son travail et un pilier créatif de Pixar.

Monstres & Cie - Recherche graphique de Dominique Louis

Vous avez ensuite travaillé sur Ratatouille, toujours en tant que directeur artistique ?
Tout à fait, j'ai commencé à travailler sur Ratatouille en 2001. On savait que la production allait durer très longtemps parce qu'il y avait d'autres films en production au même moment : Le Monde de NemoLes IndestructiblesCars - Quatre Roues. Le film devait sortir en 2007 donc on se demandait ce qu'on allait faire pendant ces 6 ans car en général les productions durent plutôt 4 ans. 
J'ai par la suite travaillé sur Là-Haut pendant quelques semaines. C'était au début du développement du film pour explorer le thème. J'ai également travaillé sur les courts métrages Saute-Mouton et Extra-Terrien, ainsi que sur le film Newt qui a été annulé. Puis j'ai été licencié en octobre 2006. Ils m'ont simplement annoncé qu'il n'avaient plus rien pour moi. Je suis partie faire un voyage au Vietnam pour faire de la photo. À mon retour, l'assistante de John Lasseter m'appella pour me dire qu'il me recommandait auprès du réalisateur Francis Ford Coppola afin de réaliser des étiquettes pour ses bouteilles de vin. J'ai donc rencontré Francis Ford Coppola pour qui j'ai fait ce travail. C'est quelqu'un de charmant. Ensuite Pixar m'a fait travailler comme production designer en freelance sur l’attraction Monsters Inc Laugh Floor à Walt Disney World.

Que pensez-vous des derniers films Pixar (Rebelle, Cars 2 et Monstres Academy) ?
J'ai vu Rebelle mais pas Monstres Academy ni Cars 2. J'ai trouvé des choses intéressantes sur le plan visuel mais l'histoire ressemblait plus selon moi à un court métrage « gonflé ». Je pense que les studios Pixar ont changé leur manière de faire des films ces dernières années. Le succès leur a permis d'aggrandir les équipes de production et de mutliplier les projets. Sur Monstres & Cie, il y avait une super ambiance durant la conception du film, très familiale. Sur Ratatouille on ressentait déjà plus de pression de la part de la production en particulier. Je ne comprenais d'ailleurs pas pourquoi. J'ai appris très récemment par un collègue que Ratatouille était le premier film Pixar a être sorti après qu'ils aient été racheté par Disney. Je m'estime heureux d'avoir travaillé chez Pixar durant leurs premières années de succès, les choses étaient plus petites, l'ambiance plus chaleureuse. Le nouveau studio d'Emeryville (NDLR inauguré en 2001) est d'une magnifique architecture, mais la proximité entre les artistes n'est plus la même.

Ratatouille - Recherche graphique de Dominique Louis

Vous travaillez désormais en tant que directeur artistique pour Dreamworks Animation. Parlez-nous de cette nouvelle expérience.
Je suis arrivé chez Dreamworks en 2007. J'ai commencé par travailler sur Les Croods. Je me suis éclaté sur ce film, comme jamais. L'équipe était super, très décontracté, on a beaucoup ri, c'était formidable. Il y avait beaucoup d'ondes positives, ce qui s'est ressenti dans le film. Quand Chris Sanders (NDLR le papa et co-réalisateur de Lilo & Stitch) est revenu de la production de Dragons, il avait une vision plus sombre et réaliste . Je suis parti à ce moment là car cela ne correspondait pas à ma vision. Finalement le  studio  a décidé de revenir à la version d'origine. Il y a eu beaucoup de remu-ménage sur ce film. Pour moi, Les Croods était une bombe . Bien que je pense que c'est un super film, il aurait pu être encore mieux, plus drôle, plus léger.
Aujourd'hui , je pense qu'il existe un complexe à raconter des histoires de facon classiques. On met des gags partout pour être sûr que les gens rient. Il y a une perte de confiance, on force les choses. 

Depuis Ratatouille et encore aujourd'hui chez Dreamworks Animation vous travaillez sur support numérique. Cela n'a pas été trop dur de vous séparer de vos pastels ?
Pas du tout ! Quand j’étais chez Warner Animation, le digital commençait petit à petit à faire son entrée dans le studio. J'ai demandé à la productrice si elle pouvait me mettre à disposition un ordinateur. Je me suis jeté sur Photoshop, j'adorais ça. J'y suis donc passé avec plaisir et non par contrainte. A la fin de la production de Monstres & Cie j'avais fais environ 300 pastels pendant 9 mois. Suite à des problèmes respiratoires, (qui finalement  n'etaient pas liés) j'ai remis en cause l’utilisation des pastels et j'avais envie de me mettre au digital. Donc la transition s'est passée comme ça. Je me suis également mis à faire de la photo donc cela se complétait très bien avec le numérique. Je suis très épanoui aujourd'hui dans mon travail grâce au digital.

Merci Dominique pour le temps que vous nous avez accordé ! Merci également à Camille pour la retranscription écrite de cette interview. Pour finir je vous invite à découvrir une galerie de recherches graphiques revenant sur le travail de Dominique Louis chez Pixar.

 

Monstres & Cie :

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Ratatouille :

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Là-Haut :

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Newt :

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23 juin 2014

Découverte du mini-land Ratatouille

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En 2007, les Pixar Animation Studios enchantèrent nos mirettes et nos papilles avec Ratatouille, leur huitième long métrage d'animation. Avec plus de sept millions d'entrées dans les salles françaises (record de l'année 2007) et 623 millions de dollars de recettes dans le monde, la seconde réalisation du génialissime Brad Bird n'a pas déméritée son Oscar du Meilleur film d'animation remporté l'année suivante. Une question se pose alors : pourquoi s'arrêter là ? Conscient du captial sympathie de son petit rat, les studios Disney et Pixar décidèrent de confier à Disney Imagineering le soin de concevoir une attraction autour des aventures du petit chef et de sa bande. Et quel meilleur endroit que Disneyland Paris pour rendre hommage à Rémy et à la ville lumière !

01  Recherche graphique  Le land en travaux (octobre 2013) - Photo de DLRP Welcome

J'ai donc eu le bonheur de découvrir en avant-première l'attraction Ratatouille : L'Aventure Totalement Toquée de Rémy mais également toute la zone du parc Walt Disney Studios lui étant dédié. Après une présentation à l'hôtel New-York durant laquelle les deux imagineers Beth Clapperton et Bjorn Heerwagen sont revenus sur les origines du projet qui s'est étalé sur plus de six années (quatre ans de préparation et deux ans de travaux), c'est non sans une certaine excitation que j'arrive aux portes de ce nouveau mini-land consacrée à l'univers du film Ratatouille.
D'emblée nous plongeons tête la première dans un Paris fantasmé, on ne peut plus fidèle à la vision du film qui est bien évidemment très éloigné de la réalité. Inspirée par la place Dauphine et le Boulevard Haussmann, la Place de Rémy est le centre névralgique de ce nouveau mini-land. Au milieu de celle-ci se dresse une superbe fontaine inspirée de celle de la place des Vosges. Les lions ont ici laissé place aux rats dont certains tiennent une bouteille de champagne entre leurs petites pattes dont jaillissent de grandes gerbes d'eau. Et des rats il y en a vraiment partout ! Que ce soit sur les plaques d'égouts, dans certains lampadaires ou sur les bancs, on est littéralement envahi. Le souci du détail a toujours été la force des parcs Disney, Ratatouille ne déroge pas à la règle.
D'autres détails fourmillent un peu partout sur cette magnifique place et dans les deux rues alentours (la rue des Marchands et la rue Auguste Gusteau), dont de nombreux clins d'œil au film. On retrouve notamment la bicyclette de Linguini, la moto de la charmante Colette ainsi que le scooter du redoutable chef Skinner. Le reste de la déco reprend le mobilier urbain typique de Paris (barrières, bancs, lampadaires), copieusement entouré d'arbres et de pots de fleurs à presque toutes les fenêtre. Le tout rend cette nouvelle zone vraiment crédible et "réaliste", bien loin de la thématisation low-cost et datée de certaines parties du parc (backlot).

Nous arrivons par la rue Auguste Gusteau habillée de bancs et de lampadaires parisiens  La Place de Rémy est le centre névralgique de ce nouveau mini land  Le Bistrot Chez Rémy est attenant à l'attraction.

Passons au vif du sujet : l'attraction ! 60ème attraction de Disneyland Paris, Ratatouille : L'Aventure Totalement Toquée de Rémy est un dark ride (parcours scénique) 100% inédit réalisé avec des technologies de pointe. Je ne vais pas trop en dire pour ne pas vous spoiler, voici tout de même quelques éléments à retenir. Dès l'entrée dans la file d'attente intérieure, nous nous retrouvons de nuit sur les toits parisiens, accueilli par l'enseigne du restaurant de Gusteau qui s'anime de façon régulière, avant d'être rétréci à la taille d'un rat. Après avoir chopé des lunettes 3-D, nous montons à bord de véhicules pour le moins originaux. Prenant la forme de rats, ces derniers ne sont pas montés sur rails comme dans les autres attractions du même type dans le parc, mais se déplacent librement sur un sol lisse et ce de façon aléatoire (le ballet des véhicules est d'ailleurs déjà un spectacle à lui tout seul). Les "ratmobiles" se déplacent dans l'attraction par groupe de trois, chacune prenant un chemin légèrement différent. Ainsi, vous pourrez refaire l'attraction plusieurs fois sans avoir l'impression de revivre exactement la même expérience.
Le parcours du ride est quant à lui un savant mélange d'immenses décors en tous genres et de projections 3-D du plus bel effet. Allié à des mouvements du véhicule sur vérins et diverses odeurs diffusées tout au long du parcours, l'immersion dans la peau d'un des potes rat de Rémy est totale ! Oui car vous ne jouez ici pas le rôle du "petit chef" mais d'un de ses congénères venus se régaler dans les cuisines du restaurant de Gusteau. Fourmillant de détails et offrant un expérience inédite à Disneyland Paris, Ratatouille : L'Aventure Totalement Toquée de Rémy est une belle réussite qui plaira à toute la famille. Certains regretteront peut-être le manque de sensations fortes (les déplacements sur vérins sont plutôt légers), mais étant donné le large public visé, c'est l'immersion qui a pris le dessus.

  La couleur des bâtiments n'est pas sans rappeler celle de la Tower of Terror.  Les rats sont absolument partout.

En plus de l'attraction Ratatouille : L'Aventure Totalement Toquée de Rémy, cette nouvelle zone du parc Walt Disney Studios est également l'occasion d'offrir au second parc du resort un nouveau restaurant, le Bistrot Chez Rémy. Avec 370 couverts, il devient le restaurant service à table le plus grand du resort (hors restaurants d'hôtels). Dans la plus pure tradition du bistrot français, on retrouve au menu de ce nouvel établissement des classiques du genre : entrecôte grillée ou cabillaud rôti accompagnés de frites ou de pommes de terre écrasées, pour les végétariens une cocote de légumes au tofu et haricots lingots et bien évidemment l'incontournable ratatouille maison. Le tout accompagné de vins rouges et blancs (dont une cuvée spéciale Bistrot Chez Rémy de Cheval Quancard et de Saint Émilion Fleur de Roc, les connaisseurs apprécieront) avec des tarifs allant de 23,99€ à 38,99€ la bouteille. Le menu entrée, plat, dessert est quant lui à 39,99€ (16,99€ pour le menu enfant), ce qui un peu au dessus des tarifs en vigueur dans la capitale pour le même genre de repas mais n'oublions pas que nous sommes à Disneyland Paris, le décor se paie également.
Tout comme dans l'attraction, nous sommes ici réduit à la taille d'un rat. Le restaurant est inspiré de la scènes finale du film où la ribambelle de rats viennent se régaler dans le restaurant que Rémy vient d'ouvrir. Tous le mobilier reproduit ainsi à la perfection des éléments de décors géants. Les chaises sont confectionnées avec des dessus de bouteilles de champagne, les tabourets sont des bouchons de liège et certaines tables son munis d'un parasol qui reprend la forme des ombrelles que l'on met dans les cocktails. On retrouve également d'immenses assiettes qui font office de séparation entres certaines tables ainsi qu'une version géante du livre de recette Tout le monde peut cuisiner d'Auguste Gusteau que l'on voit dans le film. Tout comme dans l'attraction il y a donc ici beaucoup de choses à voir !
Je ne m'avancerai pas trop sur la qualité des plats étant donné que nous n'avons pas eu droit au menu classique mais à un plat et un dessert qui ne seront pas sur la carte (hormis la ratatouille qui est un délice). En tout cas le service lui est de grande qualité. Et puis comment ne pas tomber sous le charme de ce restaurant au décor si atypique et à l'ambiance si charmante !

L'enseigne du Bistrot Chez Rémy est en tout point identique à celle du film.  Autour des tables trônent des bouteilles de vin géantes.  Le plafond du restaurant est recouvert de milliers de feuilles géantes.

En résumé, cette nouvelle zone du parc Walt Disney Studios consacrée à Ratatouille est une belle réussite. Que ce soit pour sa thématisation extrêmement poussée, l'expérience inédite et ultra immersive de son attraction ou bien encore la qualité de son restaurant, ce tout nouveau mini-land  apporte un vrai gain de qualité et de standing à ce parc qui en avait bien besoin ! En plus d'une nouvelle attraction E-ticket totalement inédite au concept original, le bistrot Chez Rémy apporte enfin un restaurant service à table qui manquait cruellement au studio. Pour info il y aura également une boutique de souvenirs (Chez Marianne) qui ouvrira ses portes en fin d'année dans laquelle on retrouvera de nombreux produits dérivés autour du film et de la ville de Paris ainsi que divers friandises. De quoi venir compléter une expérience déjà parfaite ! L'attraction Ratatouille : L'Aventure Totalement Toquée de Rémy ainsi que le reste de la zone ouvrira officiellement ses portes le 10 juillet prochain !

 

Voici quelques photos supplémentaires pour terminer l'article :

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01 juin 2014

Feast

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09 mai 2014

Maléfique

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30 décembre 2013

La Reine des Neiges

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Recherches de Bill Schwab :

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Recherche de Victoria Ying :

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Recherches de Brittney Lee :

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Recherches de Julia Kalantarova :

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Recherche de Bill Perkins :

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Peintures du palais et recherches de Cory Loftis :

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22 décembre 2013

Les Aventures de Winnie l'Ouson

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22ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, The Many Adventures of Winnie the Pooh (Les Aventures de Winnie l'Ourson) regroupe trois moyens métrages des aventures de Winnie et sa bande sortis précédemment au cinéma en avant-programme de films live. Nous retrouvons ainsi Winnie l'Ourson et l'Arbre à Miel proposé avant Quatre Bassets pour un Danois sorti le 4 février 1966, Winnie l'Ourson dans le Vent proposé avant la ressortie de Le Cheval aux Sabots d'Or le 20 décembre 1968 et enfin Winnie l'Ourson et le Tigre Fou diffusé devant la ressortie de L'Île sur le Toit du Monde le 20 décembre 1974.

Alan Alexander Milne, l'auteur des livres de Winnie l'Ourson   Les Aventures de Winnie l'Ourson - Christopher Robin Milne accompagné de sa peluche favorite

Winnie l'Ourson a été créé par l'écrivain Alan Alexander Milne. Né le 18 janvier 1882 à Londres, A. A. Milne était le troisième et dernier fils de John Milne, directeur d'une petite école privée qu'il dirigeait avec sa femme Sarah. Après ses études, A. A. Milne participe au magazine satirique Punch en écrivant quelques essais humoristiques. Il sera finalement embauché en 1906 comme assistant d'édition. En 1913 il se marie avec Dorothy de Selincourt qui n'est autre que la marraine d'Owen Seaman, l'éditeur de Punch. Durant la Première Guerre mondiale, A. A. Milne servira à partir de 1915 comme officier dans la Royal Warwickshire Regiment. Il sera démobilisé en 1919 pour raison de santé. Milne décide alors de ne pas retourner chez Punch mais de se mettre à écrire des pièces de théâtre. Il aura son premier succès dès 1920 avec la pièce Mr. Pim Passes By. Le 21 août de la même année naîtra Christopher Robin Milne, l'unique enfant qu'il aura avec Dorothy. Milne continue alors d'écrire des pièces, mais également des poèmes et des nouvelles. C'est en 1924 que l'auteur parle pour la première fois du petit ourson dans le poème Teddy Bear, publié dans le recueil de poèmes When we Were Very Young. Il faudra attendre 1926 pour qu'A. A. Milne lui consacre finalement tout un ouvrage sobrement intitulé Winnie-the-Pooh. L'auteur y raconte les aventures d'un jeune garçon et des ses peluches au milieu d'une forêt imaginaire. Ses récits sont dès lors accompagnés de superbes illustrations signées Ernest H. Shepard (qui a comme lui fait ses armes chez Punch) qui feront en partie le succès des aventures du petit ourson. Ce dernier réapparaît dès 1927 dans le recueil de poèmes Now We Are Six, puis dans The House at Pooh Corner en 1928, second et dernier livre qui lui sera entièrement consacré. Par la suite, A. A. Milne abandonne les livres pour enfants et consacre le plus clair de son temps à s'occuper de sa famille, le succès de Winnie l'ayant mis lui et ses proches à l'abri financièrement. Il écrira encore tout de même quelques récits plus adultes avant de disparaître le 31 janvier 1956 à l'âge de 74 ans.
Pour la création de Winnie et sa bande, A. A. Milne tira son inspiration directement de son fils Christopher Robin Milne et de ses peluches favorites qui deviendront les héros de ses récits imaginaires. La peluche préférée du jeune garçon était un ourson du nom de Winnie, acheté chez Harrods pour son premier anniversaire. L'ourson fut prénommé Winnie en référence à l'ourse Winnipeg du zoo de Londres, où avaient l'habitude de se rendre le jeune garçon et son père.

Les Aventures de Winnie l'Ourson - Illustration d'Ernest H Shepard   Les Aventures de Winnie l'Ourson - Illustration d'Ernest H

Walt Disney s'intéresse très tôt à l'oeuvre maîtresse de A. A. Milne. Après le triomphe de Blanche Neige et les Sept Nains en 1937, Walt et ses équipes sont à la recherche de nouvelles histoires à adapter en longs  métrages d'animation. Ainsi dès 1938, Walt Disney débute une correspondance écrite avec Curtis Brown, l'agent d'A. A. Milne, dans l'optique d'obtenir les droits de Winnie l'Ourson. Ce choix n'est bien évidemment pas anodin, Winnie a déjà à cette époque une énorme popularité. Il sera d'ailleurs une des premières licences à succès du marché naissant des produits dérivés dont les droits firent la fortune de Stephen Slesinger (le petit ourson rapporta 50 millions de dollars lors de sa première année d'exploitation sur le sol américain en 1930). Bien qu'intéressé, Walt Disney mit plus de trente ans avant d'acquérir les droits de Winnie l'Ourson, constamment occupé par d'autres projets. Les droits du petit ourson pour le cinéma et la télévision sont tout d'abord acquis en 1958 par la National Broadcasting Corporation (NBC) qui souhaitait réaliser une série TV dérivée des livres de Milne. Après un pilote peu convaincant, les droits revinrent finalement aux héritiers de A. A. Milne en 1960. Walt Disney, qui avait bien évidemment gardé un oeil sur la situation, entra alors en négociation afin de récupérer les droits. Ce sera chose faite dès juin 1961. Bien conscient du potentiel commercial du petit ourson, il  récupère par la même occasion les droits acquis par Slesinger sur les produits dérivés.
Il faudra attendre 1964 pour que Walt Disney commence à parler à ses équipes de son projet d'adapter les livres de Winnie l'Ourson en long métrage d'animation. Il décidera finalement d'étaler sa production dans le temps et de réaliser trois moyens métrages au lieu d'un seul long métrage. En effet, le public américain des années 60 n'étant pas très familier avec l'univers du petit ourson (en tout cas pas forcément le public visé par le cinéma), Walt Disney pensa qu'il vallait mieux l'habituer en douceur au personnage et commencer par un moyen métrage de 25 minutes qui accompagnera la sortie d'un de ses films live. Le but final restait tout de même de réunir les trois moyens métrages pour en faire un long métrage. Il s'agissait aussi pour Walt Disney de tester les personnages et voir si le public allait les adopter ou non. De plus, en réalisant un moyen métrage, la prise de risque financière était forcément moins importante.

Les Aventures de Winnie l'Ourson - Winnie et Walt Disney (1965)   Les Aventures de Winnie l'Ourson - Robert B Sherman (compositeur) et Wolfgang Reitherman (réalisateur)

Le premier moyen métrage a être mis en production sera Winnie the Pooh and the Honey Tree (Winnie l'Ourson et l'Arbre à Miel) basé sur les deux premiers chapitres du livre Winnie-the-Pooh : We Are Introduced et Pooh Goes Visiting, ainsi que sur quelques séquences piochées dans le reste du livre. Walt Disney confia la réalisation de ce premier opus à Wolfgang Reitherman qui signe ici sa seconde réalisation après Merlin l'Enchanteur. Animateur de talent, Woolie fut quelque peu surpris de se voir confier la réalisation de Winnie l'Ourson et l'Arbre à Miel. En tant que grand spécialiste des scènes d'action, il vit l'arrivée de ce nouveau projet comme une punition ! En effet, pourquoi Walt Disney lui confiait l'adaptation d'une étrange histoire anglaise où il ne se passait absolument rien ? Probablement car Woolie était le mieux placé pour "américaniser" le récit, et qu'en tant que néophite de l'oeuvre de Milne il se moquerait bien des fans de l'écrivain qui pourraient crier au sacrilège.
L'équipe en charge du scénario était composée de vétérans tels que Ken Anderson, Larry Clemmons et Xavier Antencio, mais aussi de Walt Disney en personne qui suivi de près l'évolution du récit. L'équipe en charge des layouts et des décors étaient également composée d'artistes expérimentés comme Basil Davidovich et Al Dempster. La partie musicale fut quant à elle confiée à Richard et Robert Sherman qui signent ici leur première composition pour un film d'animation Disney (ils ont auparavant fait leurs preuves sur plusieurs films live des studios). Du côté des animateurs, la plupart des Nine Old Men étaient alors occupés sur d'autres projets : Marc Davis travaillait pour les parcs à thèmes, alors que Frank Thomas, Ollie Johnston et Milt Kahl travaillaient sur Le Livre de la Jungle qui venait d'entrer en production. Ainsi, seul Eric Larson et John Lounsbery ont été assigné au projet. Pour autant, d'autres animateurs vétéran moins connus mais tout aussi talentueux ont également participé au film, comme Hal King, John Sibley ou bien encore Eric Cleworth.
Wolfgang Reitherman et ses équipes furent confronté durant la réalisation de ce premier opus à trois problèmes majeurs : jusqu'où devait-il modifier le design des personnages créés par Ernest H. Shepard pour les adapter aux contraintes de l'animation tout en restant fidèle au style de l'artiste ? Comment traduire l'humour verbale de A. A. Milne en humour visuel ? Et enfin comment un producteur américain se débrouille pour adapter un récit on ne peut plus britannique ?

img068   Les Aventures de Winnie l'Ourson - Sterling Holloway (voix originale de Winnie) et Winnie à Disneyland (1968)

Concernant la sauvegarde du style de Shepard, celui-ci passa principalement par les décors, très fidèles aux illsutrations du livre original (la couleur en plus). Du côté de l'animation, les animateurs ont comme prévu du modifier l'apparence des personnages pour les adapter au format, le style de Shepard étant incompatible en l'état. Pour autant, ils restent assez proches de leurs modèles originaux, toute personne ayant lu les livres n'aura ainsi aucun mal à reconnaître ses personnages favoris. Winnie fut sans aucun doute le personnage le plus difficile à animer. Étant un ours en peluche, les animateurs n'avaient aucune références réelles sur lesquelles se baser (contrairement à Coco Lapin ou Maître Hibou qui sont inspirés d'animaux existants). De plus le personnage est totalement dénué d'articluations ou mêmes de doigts, rendant son animation encore plus délicate à réaliser. Pour donner plus de personnalité au personnage (et pour le rendre psychologiquement plus facile à animer), il fut décidé de lui ajouter un petit T-shirt rouge. Comme pour le short rouge de Mickey Mouse dans ses premiers cartoons, le T-shirt de Winnie permettait également au personnage de ressortir plus lorsqu'il se trouvait sur des décors unis.
Winnie l'Ourson et l'arbre à Miel est sorti le 4 février 1966 en avant-programme du film Quatre Bassets pour un Danois. Le public américain tomba très vite amoureux du petit ourson, mais cela fut bien différent en Angleterre où l'accueil fut plus mitigé. Certain aimaient beaucoup la version Disney de Winnie tandis que d'autres la rejetaient en bloc. Ce fut le cas par exemple de Felix Barker, critique de cinéma, qui  accusa Walt Disney d'avoir tout simplement tué Winnie l'Ourson. Pire encore, Ernest H. Shepard, l'illustrateur des éditions originales compara le film à une parodie. Ces mauvaises critiques un peu attendues n'empêchèrent pas les Walt Disney Animation Studios de mettre très vite en chantier un second moyen métrage. Malheureusement celui-ci se fera sans Walt Disney qui disparu au mois de décembre 1966... À ce moment, le studio était en train de terminer Le Livre de la Jungle et se préparait à débuter la production de Les Aristochats. Avant de débuter l'animation de ce dernier, il fut décidé d'intercaler la réalisation de la suite de Winnie l'Ourson et l'Arbre à Miel.

De gauche à droite - John Lounsbery, Ollie Johnston, Milt Kahl, Larry Clemmons, Wolfgang Reitherman, Hal King et Frank Thomas   33598216 02

Winnie the Pooh and the Blustery Day (Winnie l'Ourson dans le Vent) s'inspire principalement du chapitre IX du livre Winnie-the-Pooh (In Wich Piglet Is Entirely Surrounded by Water) et des chapitres II et VIII de The House at Pooh Corner (Tigger Has Breakfast et Piglet Does a Very Grand Thing). Contrairement au premier opus, celui-ci eut droit à une production triple A, tous les animateurs du studio étant disponibles pour travailler sur le projet. Nous retrouvons ainsi Frank Thomas, Ollie Johnston, Milt Kahl et John Lounsbery à l'animation. En dehors de Milt Kahl qui anima la quasi totalité des plans de Tigrou (qui fait ici sa première apparition), chaque animateur travailla sur plusieurs personnages. Wolfgang reprit sa casquette de réalisateur après avoir finalisé Le Livre de la Jungle, son deuxième long métrage. Soulagé par le chaleureux accueil du public (américain), Woolie continua sur sa lancé en tentant de retranscrire au mieux l'univers de A. A. Milne sans se sentir obliger d'américaniser le récit de façon excessive. Sorti le 20 décembre 1968, Winnie l'Ourson dans le Vent eut encore plus de succès que son prédécesseur et fut même très bien accueilli en Angleterre ! Considéré comme encore meilleur que le premier opus, Winnie l'Ourson dans le Vent eut les honneurs de l'academie des Oscars en recevant l'Oscar 1969 du meilleur court métrage d'animation. C'est donc en toute logique qu'un troisième moyen métrage fut mis en production.
La production de Winnie the Pooh and Tigger Too (Winnie l'Ourson et le Tigre Fou) fut intercalée entre Robin des Bois et Les Aventures de Bernard et Bianca. À cette époque les animateurs vétérans étaient tous proches de la retraite et étaient rejoint par une nouvelle génération d'animateurs fraîchement sortis de CalArts (l'école d'Art créé par Walt Disney). Nous retrouvons ainsi de nouvelles têtes tels que Don Bluth ou Andy Gaskill (futur directeur artistique sur Le Roi Lion). La combinaison des vétérans et des nouveaux talents ont permis à Winnie l'Ourson et le Tigre Fou d'avoir droit à une production de grande qualité. John Lounsbery remplace ici Wolfgang Reitherman à la réalisation. Le moyen métrage est inspiré des chapitres IV et VII du livre The House at Pooh Corner (Tiggers Don't Climb Trees et Tigger is Unbounced) et d'une séquence clé du chapitre III de Winnie-the-Pooh (Pooh and Piglet Go Hunting). Winnie l'Ourson et le Tigre Fou est sorti le 20 décembre 1974 et fut comme ses prédécesseurs couronné de succès. Et c'est en 1977 que le long métrage que Walt Disney avait imaginé treize ans plus tôt sorti enfin sur les écrans sous le titre Les Avenutres de Winnie l'Ourson, avec en bonus une conclusion inédite.

Welcome to Pooh Corner (1983)   L'attraction The Many Adventures of Winnie the Pooh à Walt Disney World

Mais l'aventure ne faisait que commencer ! En 1983 sort un quatrième moyen métrage, Winnie the Pooh and a Day for Eeyore (Winnie l'Ourson et une Sacrée Journée pour Bourriquet), toujours réalisé par les Walt Disney Animation Studios. La bande à Winnie est alors plus populaire que jamais, devenant une des licences les plus rentables des studios (on ne compte plus les produits dérivés à l'effigie des personnages de la Forêt des Rêves Bleus). La même année Winnie l'Ourson débute sa carrière à la télévision avec la série Welcome to Pooh Corner (le programme sera renommé Les Aventures de Winnie l'Ourson en France et diffusé sur France 3 avec Jean Rochefort à la présentation). Composé de séquences live mettant en scène les characters présents dans les parcs, la série enchanta toute une génération d'enfants. En 1988 c'est cette fois-ci sous le format animé que Winnie l'Ourson continu d'émerveiller nos chères têtes blonde avec la série Les Nouvelles Aventures de Winnie l'Ourson, réalisée par Disney Television Animation. En 1997 sort directement en vidéo la suite du film original, Winnie l'Ourson 2 : Le Grand Voyage réalisée par les DisneyToon Studios. S'en suivront plusieurs films dont certain eurent les honneurs d'une sortie au cinéma : Winnie l'Ourson : Joyeux Noël (1999), Les Aventures de Tigrou (2000), Winnie l'Ourson : Bonne Année ! (2002), Les Aventures de Porcinet (2003), Les Aventures de Petit Gourou (2004), Winnie l'Ourson et L'Efélant (2005) et Lumpy Fête Halloween (2005). En 2009, Winnie et sa bande font leur grand retour aux Walt Disney Animation Studios avec la mise en chantier d'un nouveau long métrage d'animation 2D sobrement intitulé Winnie l'Ourson, qui sotira au cinéma en 2011. En parallèle, Winnie continu sa carrière télévisuelle avec une nouvelle série qui débarque en 2001, Le Livre de Winnie l'Ourson, mélangeant marionnettes et décors en images de synthèse. Enfin en 2007, Winnie et sa bande apparaissent pour la première fois en animation 3D dans la série Mes Amis Tigrou et Winnie dans laquelle Jean-Christophe laisse sa place à une petite fille prénommée Darby.
Les parcs d'attraction ne sont pas en reste et font évidemment honneur aux célèbres personnages. Outre leur présence dans de nombreuses parades, la bande à Winnie a également droit à sa propre attraction ! The Many Adventures of Winnie the Pooh, un dark ride à destination des touts petits ouvre ainsi ses portes en 1999 au coeur du Fantasyland du parc Magic Kingdom à Walt Disney World. L'attraction arrive ensuite en 2000 à Tokyo Disneyland dans une version révisée, puis au Disneyland Park de Californie en 2003 et enfin à Hong Kong Disneyland en 2005.

Le Livre de Winnie l'Ourson (2001)   Mes Amis Tigrou et Winnie (2007)

Dès sa première apparition à l'écran en 1966, Winnie l'Ourson a sut conquérir le coeur des enfants (et des parents) du monde entier, jusqu'à devenir le deuxième personnage le plus populaire de la galaxie Disney derrière Mickey Mouse. Près de cinquante ans plus tard, le petit ourson n'a pas pris une ride et continuera sans aucun doute à faire rêver encore de nombreuses générations d'enfants !

 

Recherches graphiques :

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Décors :

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Storyboards :

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08 décembre 2013

Expo Les Princesses de Disney

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La galerie Arludik (ancêtre d'Art Ludique - Le Musée) située sur l'Île Saint-Louis dans le 4ème arrondissement de Paris, met à l'honneur du 3 décembre 2013 au 11 janvier 2014 nos chères princesses Disney dans une nouvelle exposition hommage aux talents d'hier et d'aujourd'hui des Walt Disney Animation Studios. Nous retrouvons ainsi de superbes dessins d'animation de Pochontas, une Légende Indienne réalisés par le grand Glen Keane , mais aussi de somptueux dessins d'animation de Maléfique certainement dessinés par Marc Davis. Je dis bien "certainement" car malheureusement aucun des auteurs n'est mentionné. 

Toutes les oeuvres présentées sont en vente (comptez entre 420€ pour des dessins crayonnés et jusque 6000€ pour les plus beaux celluloïds). L'expo se nommant Les Princesses de Disney, on y retrouve évidemment des oeuvres de Blanche Neige et les Sept Nains, Cendrillon, La Belle au Bois Dormant, La Petite Sirène ainsi que Pochontas, une Légende Indienne. Mais pas de Raiponce... Cependant, on peut également y admirer des dessins et des celluloïds de Mickey Mouse (Mickey au Moyen-Âge - 1933), Bambi et La Belle et le Clochard. Dans l'ensemble ne vous attendez pas à être soufflé par la beauté des oeuvres exposées, il s'agit avant tout d'une vente pour les collectionneurs. Les celluloïds de Blanche Neige et les Sept Nains sont par exemple assez médiocres, ont mal vieillis mais coûtent tout de même plusieurs milliers d'euros ! Le pire restant tout de même les celluloïds de La Belle au Bois Dormant présentés sur des décors semblant être des captures DVD du film... J'ai largement préféré les dessins d'animation, bien plus jolis et dynamiques. Pour ceux qui n'auraient pas la chance de visiter cette petite exposition (qui vaut tout de même le coup d'oeil), vous trouverez ci-dessous quelques photos pour vous faire votre propre avis.

 

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04 décembre 2013

La Reine des Neiges

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La Reine des Neiges - Affiche américaine

53ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, Frozen (La Reine des Neiges) est réalisé par Chris Buck et Jennifer Lee. Projet de longue date (vous pouvez en apprendre plus sur les anciennes versions ici), La Reine des Neiges doit finalement sa concrétisation au succès de Raiponce sorti en 2010. Le film ayant démontré l'attrait du public pour les contes de fée réalisés en 3-D, il fut décidé de remettre la production de La Reine des Neiges sur les rails. Et c'est Chris Buck, co-réalisateur de Tarzan qui fut choisi pour réaliser le film. Il sera rejoint en cours de production par Jennifer Lee, scénariste de Les Mondes de Ralph.

Hans Christian Andersen  La Reine des Neiges - Illustration de Vilhelm Pedersen (1845)  La Reine des Neiges - Illustration d'Edmund Dulac (1911)

La Reine des Neiges est inspiré du conte du même nom d'Hans Christian Andersen et publié pour la première fois en 1844 dans le reccueil Nouveaux Contes. Hans Christian Andersen est né en 1805 à Odens au Danemark. Fils d'un artisan et d'une domestique, Hans vécut une enfance heureuse jusqu'à la mort de son père en 1816. Marqué par cette disparition soudaine, le jeune Hans finit par se faire renvoyer de l'école publique et passe le plus clair de son temps à confectionner des robes pour ses poupées et lire des oeuvres dramatiques et des pièces de théâtre, dont celles de Shakespeare qui le marquèrent profondément. Après quelques tentatives pour trouver un travail convenable, Hans est finalement inscrit à des cours d'éducation religieuse. Ses études terminées, il refuse de rentrer en apprentissage chez un tailleur, préférant se consacrer à sa passion première : le théâtre. Il part alors à Copenhague, où il tentera en vain de devenir acteur. Cependant il y fait la rencontre du directeur du Théâtre de Copenhague, qui le prend sous son aile et lui finance ses études. Baccalauréat en poche, Hans Christian Andersen se met à l'écriture et publie ses premiers poèmes dans le journal Kjoebenhavns flyvende Post en 1827 et 1828. C'est au cours de ses nombreux voyages dans toute l'Europe qu'Andersen puisa son inspiration pour l'écriture de ses contes qui le rendirent célèbre dans le monde entier. Éclectique, il écrivit également de nombreux poèmes, romans et pièces de théâtre. À sa mort en 1875 il était devenu le danois le plus célèbre et le plus respecté dans le monde.
La Reine des Neiges ne fut pas le seul conte d'Andersen qui inspira les studios Disney. Walt Disney en personne était d'ailleurs amateur de ses écrits. Dès 1931, il adapte le conte Le Vilain Petit Canard dans un Silly Symhonie en noir et blanc, puis en réalise son remake en couleurs en 1939. En 1943, les artistes du studio planchent sur un long métrage "package" en collaboration avec le studio Goldwyn, exploitant plusieurs contes d'Hans Christian Andersen et retraçant sa vie sous forme de séquences live. Parmi ces contes se trouvait La Petite Sirène, La Petite Fille aux Allumettes, Le Vilain Petit Canard et bien sur La Reine des Neiges. C'est surtout sur ce dernier conte que les équipes des studios Disney butèrent. En effet, ils eurent de grosse difficultés à adapter le conte. Le projet sera finalement abandonné.  En 2000, une première version de La Reine des Neiges, est mis en chantier mais cette fois-ci dans le but d'en faire un nouveau long métrage d'animation. Prévu en animation traditionnelle, le projet fut finalement mis de côté après la fermeture du département 2-D en 2004. Enfin, en 2006 sort le court métrage La Petite Fille aux Allumettes. Initialement prévu pour être inclus à la troisième version de Fantasia (Fantasia 2006), il sortira finalement directement en vidéo en 2006 sur l'édition DVD de La Petite Sirène après l'abandon du projet.

La Reine des Neiges - Chris Buck (co-réalisateur)  La Reine des Neiges - Jennifer Lee (co-réalisatrice)  La Reine des Neiges - Brittney Lee (visual development artist)

Chris Buck a donc été choisi pour réaliser La Reine des Neiges. Né le 25 octobre 1960 à Witchata au Kansas, Chris Buck étudie l'animation durant deux ans à CalArts (où il enseignera également entre 1988 et 1993) aux côtés d'autres artistes talentueux tels que Brad Bird, Tim Burton ou bien encore John Lasseter. Il débute sa carrière d'animateur aux Walt Disney Animation Studios sur le moyen métrage Le Petit Âne de Bethléem puis sur Rox et Rouky et le court métrage Fun With Mr. Future. Il participe ensuite à la création de plusieurs productions du studio Hyperion Pictures, notamment sur la série animée Family Dog et le film The Brave Little Toaster. Il est également crédité au générique du court-métrage en stop-motion Frankenweenie réalisé par son collègue et ami Tim Burton. Chris Buck revient chez Disney à la fin des années 80 pour travailler sur l'animation d'Oliver & CompagnieLa Petite Sirène et Bernard et Bianca au Pays des Kangourous. Il se verra par la suite confié la direction de l'animation de trois personnages de Pocahontas, une Légende Indienne avant d'être nommé co-réalisateur de Tarzan aux côtés de Kevin Lima. On le retrouve ensuite au poste de responsable de l'animation du personnage de Maggie sur La Ferme se Rebelle qui sera son dernier projet chez Disney. En effet suite à la fermeture du département 2-D Chris Buck quitte les Walt Disney Animation Studios pour Sony Pictures Animation avec qui il co-réalisera Les Rois de la Glisse sorti en 2007. Il reviendra finalement chez Disney a qui il propose le projet de La Reine des Neiges.
Jennifer Lee a rejoint le projet en tant que co-réalisatrice. Il s'agit de la première femme de toute l'histoire des studios à atteindre ce poste. Elle doit cette nomination à son travail de grande qualité sur le scénario de Les Mondes de Ralph. C'est d'ailleurs aussi en tant que scénariste qu'elle avait rejoint les équipes de La Reine des Neiges avant de finalement être nommée co-réalisatrice. D'un naturel agréable et chaleureuse, tout en étant bouillonnante d'imagination, Jennife Lee était l'artiste idéale pour mener à bien ce projet aux côtés de Chris Buck.

La Reine des Neiges - Une partie de l'équipe de production est parti étudier le rendu de la glace dans un ice hotel au Canada  La Reine des Neiges - Certains membres de l'équipe de production sont partis en voyage d'étude à travers les fjörds de Norvège  La Reine des Neiges - L'architecture du film est inspirée de l'architecture norvégienne

Le projet d'adaptation de La Reine des Neiges revient sur la table des Walt Disney Animation Studios en 2008, lorsque Chris Buck propose aux dirigeants du studio une nouvelle version de l'histoire. Il devait s'agir du prochain film d'animation 2-D des studios après La Princesse et la Grenouille. Alors nommé Anna and the Snow Queen (Anna et la Reine des Neiges), le projet piétinne en raison de grosses difficultés dans l'écriture du scénario. De plus, suite au succès en demi teinte de La Princesse et la Grenouille, il est décidé d'abandonner l'animation traditionnelle pour en faire un film d'animation 3-D. Le film est alors renommé Frozen (dans la droite lignée de Rapunzel renommée en Tangled). En 2011, le scénario avance bien mais John Lasseter trouve que le personnage de la reine ne fonctionne pas. Il est alors décidé de faire d'Anna (inspiré de Gerda du conte originale) et Elsa des soeurs et non des ennemies. Cette décision marqua un tournant dans la production qui reparti de plus belle, enfin libérée des impasses du conte original !
Alors que le défi technique de Raiponce était de créer des humains plus crédibles et d'offrir à l'héroïne une chevelure réaliste, le défi principal de La Reine des Neiges a été de donner encore plus de subtilité aux expressions faciales mais aussi de développer l'animation dans des paysages enneigés. 
Pour la production du film une partie de l'équipe est parti en voyage d'étude en Norvège afin d'y étudier les paysages mais aussi l'architecture dont ils se sont fortement inspirés pour le film. Ils ont également visité un hôtel de glace au Canada afin d'étudier de plus près les effets de transparences de la matière que l'on retrouve énormément dans La Reine des Neiges. Pour Sven, la production a fait venir aux studios des rennes pour que les animateurs étudient au plus près leur anatomie et leur façon de se mouvoir. Enfin, l'équipe de production a testé la marche dans la neige en pleine montagne avec de grandes robes (les hommes également) afin d'étudier la façon dont les mouvements des personnages et de leurs vêtements fonctionnent dans ces conditions. Une majeure partie du film se passant dans les montagnes, il était important pour l'équipe de se rendre compte des difficultés auquel pourraient être confronté les personnages.
La gestion de la neige et de la glace a également été un des principaux défis techniques sur La Reine des Neiges. Présentes dans un grand nombre de plans du film et sous toutes ses formes, elle ont demandé un soin tout particulier, obligeant les artistes à collaborer étroitement avec les équipes techniques. Pour créer une neige réaliste, les techniciens ont créé un nouveau logiciel baptisé Matterhorn (du nom du plus haut sommet alpin de Suisse mais aussi inspiré de la célèbre attraction Matterhorn Bobsleds du Parc Disneyland de Californie). Concernant les pouvoirs magiques d'Elsa qui se manifestent sous forme de glace, ils n'ont pas été réalisé grâce à Matterhorn, mais à partir de tests en animation 2-D réalisés par l'animateur Dan Lund.

La Reine des Neiges - Des rennes ont été invité aux studios afin d'aider les artistes en charge du personnage de Sven  La Reine des Neiges - Un animateur en plein travail sur les personnages de Kristoff et Sven  La Reine des Neiges - L'équipe en charge de l'éclairage devant l'entrée des Walt Disney Animation Studios

La direction artistique de La Reine des Neiges a été confiée à Micheal Giaimo, qui s'était déjà occupé de la direction artistique de Pocahontas, une Légende Indienne et La Ferme se Rebelle. On retrouve également au générique les talentueuses Brittney Lee, Claire Keane et Lorelay Bove, qui avaient déjà fait des merveilles sur les précédentes productions des studios. Bien que le film ne se passe pas dans un pays bien défini, il fut décidé que sa principale inspiration visuelle serait la Norvège. Les paysages à couper le souffle, les fjörds majestueux, l'architecture et les costumes traditionnels raffinés en ont fait le modèle parfait pour raconter l'hisoire d'Elsa et Anna. Qui dit conte de fée dit également château ! Celui-ci est ainsi inspiré de l'architecture norvégienne et a été placé  non pas en hauteur comme c'est souvent le cas, mais en contrebas d'immenses montagnes, au bord d'un fjörd. Le but est ainsi de mettre en valeur les décors impressionnants du film, qui sont d'ailleurs bien plus présents à l'écran que n'est le château. Il fait également contraste avec le palais de glace d'Elsa qui se trouve lui en haut d'un montagne.
Les neuf chansons du film ont été écrites et composées par Robert Lopez et Kristen Anderson-Lopez. Il s'agit de leur seconde collaboration avec les Walt Disney Animation Studios, le couple ayant déjà écrit et composé six chansons pour Winnie l'Ourson sorti en 2011. Les deux artistes se sont notamment fait remarqués en composant des comédies musicales à succès The Book of Mormon et Avenue Q pour lesquelles ils furent récompensés de plusieurs Tony et Grammy Awards. En plus de leur travail sur les chansons de La Reine des Neiges, Robert et Kristen ont également joué un grand rôle dans la création de l’histoire, comme le fit le grand Howard Ashman à l'époque de La Petite Sirène et de La Belle et la Bête. Les deux compositeurs ont ainsi passé quotidiennement deux heures en vidéo conférence depuis New-York afin de donner leur avis et leurs conseils sur l'intrigue du film. Pas forcément pour discuter des chansons, mais plutôt pour évoquer les personnages, ce qu’ils sont, ce qu’ils veulent, ce qu’ils pensent. Chaque chanson renforce l’histoire, permettant au spectateur d’être entraîné dans ce monde, leur point de vu était donc très important.

La musique du film a quant à elle été confiée à Christophe Beck qui s'était déjà occupé de la musique du court métrage Paperman. On lui doit également la bande originale de Les Muppets, Le Retour et de sa suite, Muppets Most Wanted, ainsi que de la trllogie Very Bad Trip ou bien encore Burlesque. Pour la musique d'introduction de La Reine des Neiges, le compositeur s'est inspiré de chants norvégiens. On retrouve cette influence nordique sur bon nombre des vingt-deux titres composés par le compositeur pour le film.

La Reine des Neiges - Le El Capitan Theatre s'est mis au couleurs du film pour l'avant-première mondiale  La Reine des Neiges - John Lasseter (producteur exécutif), Peter del Vecho (producteur), Chris Buck (co-réalisateur) et Jennifer Lee (co-réalisatrice) entourés d'Elsa et Anna à l'avant-première mondiale du film  La Reine des Neiges - Kriten Bell (voix originale d'Anna) et Josh Gad (voix originale d'Olaf) entourés d'Elsa et Anna à l'avant-première mondiale du film

La Reine des Neiges est sorti le 27 novembre 2013 aux États-Unis. Avec 93 millions de dollars de recettes engrengés au premier week-end d'exploitation, le film bat tous les records d'un film d'animation des Walt Disney Animation Studios ! Pour comparaison, en 2010, Raiponce avait rapporté 68,5 millions de dollars de recettes sur la même période (et l'on connaît le succès qu'eut le film par la suite). La presse fut également enchantée par cette nouvelle production, certains trouvant même qu'il s'agit du meilleur film Disney depuis Le Roi Lion ! Grâce à un travail de longue haleine (en grande partie du au retour de John Lasseter aux studios), les Walt Disney Animation Studios sont passé de chenille à papillon en seulement quelques années, faisant par la même occasion oublier leur traversé du désert des années 2000. Un nouvel âge d'or de l'animation Disney s'offre désormais à nous, pour le plus grand bonheur des fans et du public !

 

 

Recherche de Jim Finn :

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Recherches de David Womersley :

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Recherches de Brittney Lee :

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Recherches de Jean-Christophe Poulain : 

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Recherches de Lisa Keene :

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Artistes inconnus :

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Recherches de Bill Schwab :

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Recherche de Victoria Ying :

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Recherches de Julia Kalantarova :

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Recherche de Bill Perkins :

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Peintures du palais et recherches de Cory Loftis :

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Recherches de Minkyu Lee :

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Recherches de Jin Kim : 

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Recherches de Hyun Min Lee :

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20 novembre 2013

Monstres Academy

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Monstres Acedemy - Affiche américaine

14ème long métrage des Pixar Animation Studios, Monsters University (Monstres Academy) est la première réalisation de Dan Scanlon. Après le misérable Cars 2 et le médiocre Rebelle, Monstres Academy était attendu au tournant par tous les fans d'animation. Le défi était double : ne pas décevoir les fans de Monstres & Cie, anxieux à l'idée de voir leurs personnages préférés sous exploités mais aussi ne pas gâcher la superbe fin du premier film. Il fut donc décidé de réaliser non pas une suite, mais un préquel au film original, une première pour les studios Pixar. Bob et Sulli seraient donc de retour, mais à l'université des monstres !

Monstres Academy - Storyboard de Monsters, Inc 2 - Lost in Scaradise 01  Monstres Academy - Storyboard de Monsters, Inc 2 - Lost in Scaradise 02

C'est en 2005 que l'idée de réaliser une suite à Monstres & Cie commence à émerger. A cette époque, les relations entre les Pixar Animation Studios et Disney est au plus bas. Steve Jobs, alors propriétaire de Pixar et Micheal Eisner, PDG de la Walt Disney Company sont en effet en désaccord depuis 2001 sur le contrat qui les lie depuis la sortie de Toy Story. Ce contrat stipulait que Pixar s'engageait à réaliser cinq films en collaboration avec les studios Disney qui s'occuperaient eux de leur financement partiel et de leur distribution, tout en acquérant les droits sur les personnages (notamment pour le merchandising et l'exploitation des licences dans les parcs). Mais les deux géants n'étaient pas d'accord sur les films en question, Pixar voulant y intégrer les suites (Toy Story 2) et Disney s'y refusant. En 2004, les deux studios tentent de s'entendre sur un nouveau contrat. Depuis 1995, les Pixar Animation Studios ont grandement évolué jusqu'à devenir un des studios d'animation les plus populaires au monde, dépassant par la même occasion les Walt Disney Animation Studios, alors en pleine crise existentielle. Pixar décide alors de redistribuer les cartes et propose à Disney un nouveau contrat leur permettant de financer leurs films à 100% tout en restant propriétaire des droits, laissant simplement à Disney le rôle de distributeur. Ces derniers refusent en bloc la proposition de Pixar qui décide alors à se mettre à la recherche d'un nouveau distributeur. De son côté, Disney décide de ne pas se laisser abattre et crée un tout nouveau studio d'animation baptisé Disney Circle 7 Animation qui sera en charge de réaliser des suites aux productions Pixar dont ils sont propriétaires. Son ainsi mis en chantier Toy Story 3, Le Monde de Nemo 2 et Monstres & Cie 2. Monsters, Inc. 2 : Lost in Scaradise voyait Bob et Sulli partir rendre visite à Bouh dans le monde des humains. Cette dernière ayant malheureusement déménagé, les deux monstres se mettaient alors à sa recherche, ne voulant pas repartir tant qu'ils ne l'auraient pas retrouvé.
Ce film au pitch de base plus que discutable ne verra fort heureusement jamais le jour, et ce grâce au départ de Michael Eisner. En 2005, Bob Iger, ex bras droit d'Eisner, est nommé nouveau PDG de la Walt Disney Company. Conscient du trésor financier que représentait les Pixar Animation Studios, une de ses premières décisions fut de se réconcilier avec Pixar et de négocier le rachat pur et simple du studio ! Le deal est passé en 2006 pour la coquette somme de 7,4 milliards de dollars. Par la même occasion, Bob Iger place John Lasseter à la direction artistique des Walt Disney Animation Studios et Ed Catmull au poste de directeur. Le studio Disney Circle 7 Animation est bien entendu fermé, et ses projets annulés. Pixar reprend alors directement les rennes sur Toy Story 3 et met au placard le projet de suite à Monstres & Cie, tout du moins temporairement...

Monstres Academy - Le réalisateur Dan Scanlon  Monstres Academy - La productrice Kori Rae

En 2008, les premières rumeurs autour d'une suite à Monstres & Cie commencent à apparaître sur la toile. Beaucoup pensent alors qu'il s'agira du prochain projet de Pete Docter après la sortie de Là-Haut, prévu pour 2009. Le film est finalement officialisé en 2010 mais avec Dan Scanlon aux commandes, Pete Docter étant parti réaliser Inside Out. Né le 21 juin 1976, Dan Scanlon a grandi dans la petite ville de Clawson dans l'état du Michigan. Il se passionne très tôt pour l'art de l'animation, notamment pour les cartoons Warner Bros, les films d'animation Disney et... Les premiers courts métrages Pixar ! Il étudie l'illustration au Colombus College of Art and Design dont il ressort diplômé en 1998. Dan débute alors sa carrière comme animateur et storyboarder chez Character Builders, un studio d’animation 2D situé à Columbus produisant des longs métrages et des films publicitaires. Il travaillera notamment sur le court métrage The Indescridable Nth avant de partir en Californie chez Dreamworks Animation SKG pour travailler sur le film Joseph, le Roi des Rêves sorti directement en vidéo en 2000. On le retrouve ensuite en tant que storyboarder aux DisneyToon Studios où il travaillera sur l'histoire de La Petite Sirène 2 : Retour à l'Océan et 101 Dalmatiens 2 : Sur la Trace des Héros. En septembre 2001, Dan Scanlon quitte les DisneyToon Studios pour venir grossir les rangs des Pixar Animation Studios. On le retrouve en tant que storyboarder sur Cars - Quatre Roues et Toy Story 3. Entre temps il sera également co-réalisateur du court métrage Martin et la Lumière Fantôme, aux côtés de John Lasseter. Ce dernier lui confiera par la suite les rennes de Monstres Academy. Parallèlement à son travail chez Pixar, Dan Scanlon a écrit et réalisé le film en prises de vues réelles Tracy, sorti en 2009.
Monstres Academy est produit par Kori Rae. Arrivée en 1993 au sein des Pixar Animation Studios, Koie Rae est une vétéran qui a aidé à façonner le studio pour en faire ce qu'il est aujourd'hui. Grâce à sa formation en éducation et en management, c'est en tant que productrice qu'elle rejoint le studio à la lampe de bureau. Sa première tâche consistera à produire plusieurs publicités animées, première source de revenu des studios Pixar avant la sortie de Toy Story. On la retrouve ensuite en tant qu'animation manager sur 1001 Pattes (a bug's life) et Toy Story 2 avant de passer productrice associée sur Monstres & Cie et Les Indestructibles. Après avoir été productrice de la pré-production de Là-Haut, Korie Rae fait ses armes en tant que productrice sur la séries de courts métrages Cars Toon avant de passer aux choses sérieuses en produisant Monstres Academy, son tout premier long métrage à ce poste. Petite anecdote intéressante, Kori Rae est mariée depuis 2008 à Karla D. Anderson, la productrice de Cars - Quatre RouesToy Story 3 mais aussi Monstres & Cie. La production du second volet de la saga reste ainsi une affaire de famille !

Monstres Academy - Photo de production 01  Monstres Academy - Photo de production 02

Monstres Academy nous raconte donc la rencontre entre Sulli et Bob durant leurs études à l'université des monstres. On ne sait pas vraiment qui a eu l'idée de créer un préquel à Monstres & Cie et non une suite. Peut-être Pete Docter en personne qui a travaillé sur les prémices du projet, mais rien n'est moins sur. Toujours est-il que cette rencontre entre les deux monstres pose un problème de cohérence avec le premier film. En effet dans Monstres & Cie, Bob explique qu'il connaît Sulli depuis la maternelle et non l'université. Ce détail a posé de gros problèmes lors de l'élaboration du scénario. Il fut ainsi tout d'abord décidé de faire rencontrer Bob et Sulli à la maternelle avant de les faire se retrouver plusieurs années plus tard à l'université. Mais cela ne fonctionnait pas et les scénaristes se retrouvèrent dans une impasse. Pete Docter et John Lasseter conseillèrent alors à Dan Scanlon de passer outre car ils ne voulaient pas que ce petit détail nuise à la qualité du film. Il fut ainsi décidé que la phrase prononcée par Bob dans le premier film était une petite blague pour dire qu'il connaissait Sulli depuis longtemps. Et voilà comment se débarrasser d'un détail gênant tout en gardant une cohérence entre les deux films !
D'un point de vu visuel, Monstres Academy reprend le concept de personnalisation extrême qui avait déjà fait ses preuves dans d'autres productions du studio, notamment dans Cars - Quatre Roues et Cars 2. Dans ces deux films le monde des humains avait été recréé mais à l'image des voitures, on parlait alors de "carisation". Dans Monstres Academy, les monstres ont logiquement été le point central pour la création de l'université. Ainsi, on peut par exemple retrouver de gros globes oculaires et des serpents s'enroulant autour des colonnes du département de la peur. Le dôme du même bâtiment est également parsemé de pointes et de dents tandis que la forme des vitraux renvoient à ceux de certains monstres. Pour le reste, l'université des monstres s'inspire des plus grandes universités et écoles américaines que les artistes du film ont pris soin de visiter durant la production.
Nous retrouvons dans Monstres Academy nos deux monstres favoris et certains autres personnages du premier film, mais surtout des centaines de nouveaux monstres plus originaux les uns que les autres. Parmi ces nouveaux personnages c'est certainement la doyenne Dean Hardscrabble qui fut la plus difficile à concevoir. Dans Scanlon souhaitait que le personnage "terrifie avec élégance". Il pensa pour cela au mille-pattes qui se trouvait être un insecte à la fois répugnant et gracieux avec ses dizaines de pattes crochues bougeant en rythme. Un mille-pattes géant fut ainsi apporté aux studios pour que les artistes puissent observer de près les mouvements de l'insecte. Cela fut très utile aux animateurs afin de réaliser une animation réaliste des innombrables pattes de la doyenne.

Monstres Academy - Le character designer Jason Deamer  Monstres Academy - Photo de production 06

Techniquement, Monstres Academy est le premier long métrage des Pixar Animation Studios exploitant une nouvelle version de leur célèbre logiciel Renderman qui utilise désormais la technique d'illumination globale. Contrairement à l'illumination locale utilisée dans les productions antérieures, l'illumination globale permet de réduire de manière conséquente les sources de lumières d'une scène et ainsi d'avoir un aperçu plus rapide du rendu final. Cette technique, en déterminant la lumière tombant sur une surface, tient compte non seulement de la lumière qui a pris un chemin partant directement d'une source lumineuse (illumination directe), mais également la lumière ayant subi la réflexion d'autres surfaces dans la scène à 3 dimensions (illumination indirecte). L'éclairage devient ainsi beaucoup plus réaliste. Si vous désirez avoir plus d'informations sur cette nouvelle technique, je vous invite à lire cet article publié sur le site officiel des studios.
La bande originale de Monstres Academy a été confiée à Randy Newman, qui s'était déjà occupé des musiques de Monstres & Cie. Il fut le compositeur phare des studios Pixar durant de longues années, jusque la sortie de Le Monde de Nemo en 2003 dont la musique fut confiée à Thomas Newman, le cousin de Randy, puis Les Indestructibles dont la bande originale fut composée par Micheal Giacchino. Randy Newman revient chez Pixar pour composer les musiques de Cars - Quatre Roues puis Toy Story 3. La bande originale de Monstres Academy est sa sixième collabration avec les studios à la lampe de bureau.

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Monstres Academy est sorti le 21 juin 2013 au États-Unis et rapporta 268 millions de dollars au box office américain, faisant du film le cinquième plus gros succès des Pixar Animation Studios derrière Toy Story 3 (415M$), Le Monde de Nemo (339M$), Là-Haut (293M$) et Les Indestructibles (261M$). Au niveau mondial, Monstres Academy se hisse sur la troisième marche du podium avec 743 millions de dollars de recettes tout pays confondus. Pour autant les critiques restent assez partagées, soulignant pour la plupart un manque de prises de risques et de fantaise de la part des studios Pixar qui, en dehors d'avoir réalisé leur premier "film de campus" n'ont pas réussi à innover et à atteindre l'excellence du premier opus. Sur la pente descendante depuis la sortie de Cars 2, Pixar aurai-il perdu sa folie imaginative qui fit sa renommée par le passé ? Seule l'avenir nous le dira...

 

 

Recherches de Jason Deamer :

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Recherches de Daniela Strijileva :

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Recherches de Chris Sasaki :

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Recherches de Paul Abadilla :

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Recherches de John Nevarez :

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Recherche de Peter Chan :

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Recherches de Robert Kondo :

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Recherche de Nelson Bohol :

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Recherches personnages de Ricky Nierva :

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Recherches de Shelly Wan :

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Color script de Dice Tsutsumi :

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Autres recherches :

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14 novembre 2013

Exposition Pixar, 25 ans d'Animation

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Débuté en 2005 au MoMA de New York, l'exposition Pixar, 25 ans d'Animation a depuis parcouru le monde (Angleterre, Japon, Écosse, Australie, Finlande, Corée, Mexique, Taiwan, Singapore, Chine, Italie, Allemagne et Pays Bas). Huit ans plus tard, nous pouvons enfin la découvrir en France du 16 novembre 2013 au 2 mars 2014 ! Évolutive, l'exposition s'est étoffée au fils des années, s'enrichissant de nouvelles recherches, storyboards et autre color scipts tirés des productions plus récentes. Plus de 500 œuvres sont ainsi présentées dans une dizaine de salles du tout nouveau musée Art Ludique, le premier musée au monde entièrement consacré à l'Art du divertissement !

Expo Pixar, 25 Ans d'Animation - Extérieur du musée (crédit photo - Pascal Poggi)  Expo Pixar, 25 Ans d'Animation - La façade du musée s'est mise aux couleurs des studios Pixar  Expo Pixar, 25 Ans d'Animation - Rémy et Émile nous invitent vers l'entrée de l'exposition

Et quel plaisir (quelque peu chauvin) de voir ce genre de musée nouvelle génération s'ouvrir chez nous à Paris ! Qui plus est à deux pas de chez moi, mais ça vous vous en foutez... C'est donc au 34 quai d'Austerlitz dans le 13ème arrondissement de Paris que Jean-Jacques et Diane Launier ont décidé d'implanter leur tout nouvel espace entièrement dédié aux artistes du divertissement. Le couple n'en n'est pas à sa première initiative dans le domaine, c'est en effet à eux que l'on doit la création de la galerie Arludik sur l'Île Saint-Louis, une sorte de mise en bouche avant la création du musée. Je m'y étais d'ailleurs rendu à plusieurs reprises, notamment pour l'exposition consacrée à Glen Keane et celle sur Alice au Pays des Merveilles.
Installé aux Docks, qui abritent également la Cité de la Mode et du Design, le Musée Art Ludique est situé en bord de Seine dans un bâtiment à l'originalité et à la modernité surprenante qui divisa le public lors de la présentation du projet. Surnommé le « Beaubourg vert » par ses admirateurs (Nicolas Sarkozy, guère fan de ce genre d'architecture l'avait nommé le « truc vert » ) le bâtiment est composée d’acier et de verre sérigraphié, son enveloppe, appelée « plug-over » (de l’anglais « to plug », brancher) vient se greffer sur la structure en béton de l'ancien bâtiment qui abritait autrefois les magasins généraux de transit qui servaient à transférer les marchandises des péniches aux trains. A la nuit tombée, son éclairage fluorescent en fait un bâtiment très futuriste. Je ne sais pas pour vous mais pour ma part je le trouve tout simplement somptueux !

Expo Pixar, 25 Ans d'Animation - Les visiteurs sont accueillis par un mur de storyboards  Expo Pixar, 25 Ans d'Animation - La salle consacrée à Monstres & Cie  Expo Pixar, 25 Ans d'Animation - Color script du Monde de Nemo

Venons en à l'exposition en elle-même : il y a de quoi voir ! Riche de ses 500 et quelques œuvres exposées, vous aurez le bonheur de découvrir les coulisses des productions Pixar de Les Aventures d'André et Wally B., le premier court métrage des studios à Le Parapluie Bleu, en passant par tous les longs métrages maison (hormis Monstres Academy). Son ainsi exposés au mur les plus beaux dessins de production, mais aussi de nombreuses sculptures de personnages et pas mal de vidéos. Ces vidéos (la plupart en version originale sous-titrés) s'attardent notamment sur la vie des artistes aux studios. Certaines sont déjà visibles en bonus sur les éditions Blu-ray des films, mais il y a également de l'inédit.  Bien évidemment toutes les oeuvres exposées sont signées de leurs auteurs, histoire de ne pas faire oublier au pubic que de nombreux artistes ont participé à l'élaboration de tout ces films. Nous retrouvons ainsi des noms bien connus comme Lou Roumano, Teddy Newton, Carter Goodrich, Joe Ranft ou bien encore John Lasseter himself pour les premiers courts métrages. Si vous êtes de fidèles lecteurs du site vous reconnaîtrez certainement la plupart des dessins exposés, ces derniers étant déjà présents en nombre sur le site. J'ai tout de même eu la bonne surprise de découvrir quelques œuvres inédites jamais publiés. Mais le but premier de cette exposition est bien découvrir la richesse artistique des studios Pixar de vos propres yeux, d'admirer de près les fondations d'un studio devenu culte au fils des décennies. Par contre, avancées technologiques oblige, pratiquement tous les dessins réalisés à partir de Ratatouille sont entièrement numérique et nous avons donc juste droit à des reproductions imprimés grand format. Pas très glamour mais bon, il faut savoir vivre avec son temps...

Expo Pixar, 25 Ans d'Animation - Color script des Indestructibles version XXL  Expo Pixar, 25 Ans d'Animation - Color script de Cars - Quatre Roues  Expo Pixar, 25 Ans d'Animation - Color script de Wall-E

Bien qu'extrêmement riche, l'exposition Pixar, 25 Ans d'animation n'a tout de même pas la même ambition que l'exposition Il Était une Fois Walt Disney, aux Sources de l'Art des Studios Disney qui eu lieu en 2006 au Grand Palais. Ici pas de comparaison avec les artistes et œuvres ayant influencé le studio. L'aménagement de l'exposition se veut également assez sobre et ma foi plutôt classique. Mais le cheminement est agréable, bien qu'il ne se fasse non pas de manière chronologique mais par thème : les personnages, l'histoire et l'univers.
En dehors de tous les dessins, sculptures et vidéos présentés, nous avons également droit à deux "attractions" qui méritent le coup d'oeil. Tout d'abord le fameux zootrope Toy Story fait de centaines de figurines fixés sur un socle tournant. Grâce à une lumière stroboscopique, les personnages prennent littéralement vie devant nos yeux pour un rendu assez impressionnant. Vous pouvez voir le zootrope dans des vidéos sur le net mais inutile de vous dire que le rendu en vrai est bien plus réussi. Autre animation de l'expo, la diffusion dans une salle à part d'une vidéo nommée Artscape. Longue d'une dizaine de minutes elle nous permet de parcourir les différentes productions du studio au travers des recherches graphiques animées par ordinateur accompagnées d'une ambiance sonore propre à chaque film. Extrêmement bien réalisé, cette ballade numérique à travers les films et le temps est un condensé de la richesse artistiques des studios Pixar, à ne surtout pas rater !

Expo Pixar, 25 Ans d'Animation - Nous avons droit à quelques recherches du Parapluie Bleu, le dernier court métrage Pixar  Expo Pixar, 25 Ans d'Animation - Le fameux zootrope est également de la partie  Expo Pixar, 25 Ans d'Animation - Votre serviteur en bonne compagnie

Comme vous vous en doutez je suis ressorti conquis de cette exposition d'une richesse incroyable, malgré le peu d'œuvres inédites présentées. Mais il faut dire qu'à par moi et une poignée de passionnés, le grand public ne connaît absolument pas le travail titanesque des artistes des studios Pixar, et c'est bien lui que cette exposition vise. Dommage cependant de ne pas avoir pris la peine de mettre plus de textes explicatifs, les moins éclairés d'entres eux risquent d'être légèrement perdu, ne sachant pas vraiment ce qu'ils regardent. Ils auraient pu par exemple expliquer plus en détails les différentes étapes de production.
Malgré cela l'exposition Pixar, 25 Ans d'Animation est un vrai régal pour tous les passionnés du studio à la lampe de bureau, tout comme pour les néophytes qui découvriront que réaliser un film d'animation est tout un art !


 

Voici quelques oeuvres que vous pourrez découvrir en chair et en os (enfin en papier) à l'exposition :

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Posté par Cobain59 à 19:58 - Permalien [#]
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