The Art of Disney

Bonjour et bienvenue à tous sur The Art of Disney Animation, le blog entièrement dédié aux recherches artistiques des films d'animation Disney ! Créer un long métrage d'animation c'est tout un art! Dessins d'études, peintures, sculptures, story boards, re

01 février 2013

Cent Alantar

 

Cent-Alantar

 

Cent Alantar fait parti des talentueux artistes français ayant eu la chance de travailler pour Walt Disney Feature Animation France dans les années 90 et 2000. Son talent ? Dessiner à merveille les décors de films tels qu'Hercule, Tarzan, Kuzco, l'Empereur Mégalo ou bien encore du court métrage surréaliste Destino ! Et pourtant, rien ne le prédestinait au départ à travailler pour Disney...

Meeting with ROY DISNEY May 2002  with Glen Keane
Cent et Roy E. Disney durant la production de Destino - Glen Keane et Cent durant la production de Tarzan

Né le 27 juin 1960 à Istambul en Turquie, Cent Alantar baigne dès son plus jeune âge dans le monde de l'art. Son père, Erdal Alantar, était artiste peintre et sa mère pianiste. Un cocktail artistique détonnant qui fera de Cent un passionné du dessin. Arrivé à Paris à l'âge de 6 mois, il y passe toute son enfance. Dès l'âge de 9 ans, le jeune Cent sait déjà qu'il voudra faire du dessin son futur métier. Mais il avait également comme rêve de construire un jour sa propre maison. Ces deux passions le mèneront plus tard à deux métiers très différents. Après des études au prestigieux lycée Henry IV, Cent Alantar débute en 1979 des études d'architecture à l'Université Paris 7 puis Paris 8, dont il ressortira diplômé en 1985. Il fait ses premiers pas dans le monde de l'architecture auprès du cabinet Claude Franck, travaillant sur divers projets aux envergures de plus en plus impressionnantes. En 1989, suite à une annonce, il a l'immense opportunité de travailler pour le roi du Maroc Hassan II, sous la houlette de Michel Pinseau, pour lequel il réalisera des bâtiments majestueux comme la villa du Prince Héritier d'Arabie Saoudite (16 000 m2 habitables !).

En 1996, Cent Alantar postule pour venir travailler au studio France Animation (à qui l'on doit entre autres les séries animées Albert, le 5ème Mousquetaire, Gadget Boy ou plus récemment Titeuf). Impressionnée par son niveau, la directrice du studio lui conseille de voir plus grand et de frapper à la porte des studios Disney de Montreuil (Walt Disney Feature Animation France). Grâce à sa formation et son parcours exemplaire, Roy Conli (directeur des studios de Montreuil à l'époque et futur producteur de Raiponce) et  Bruno Gaumetou (chasseur de tête) décident de l'embaucher sur le champs ! Pour autant Cent n'est pas un grand connaisseur du monde de l'animation... Lors de son entrée au studio, Roy Coneli décide de lui faire faire un tour des départements afin de lui expliquer les différentes étapes de production d'un film Disney. Durant cette visite, ils croisent un animateur qui montre à Cent une animation de Tarzan en faisant dérouler des feuilles de dessin dans ses mains. Cent trouve ça intéressant mais ne semble pas très impressionné. Roy Coneli le regarde alors un peu surpris, il lui présente alors cet homme qui n'est autre que Glen Keane ! Par la suite les deux hommes deviendront très amis, partageant tous deux la passion de l'architecture.

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Cent Alantar devant les studios d'animation de Burbank - L'équipe française de Kuzco, l'Empereur Mégalo

Normalement tous les artistes rentrés au studio doivent passer par une formation de trois à neuf mois avant d'intégrer l'équipe de production. Pour Cent il fut décidé de le faire passer en production au bout d'un mois seulement ! De par son expérience en tant qu'architecte, il fut sans trop de surprise intégré au département layout. Le layout est une étape importante de la production d'un film d'animation, c'est durant cette étape que l'on décide des différents angles de vu de chaque plans, et de leur durée. C'est également à ce moment que sont dessinés les décors définitifs, avant de passer au département décors qui s'occupera de leur mise en couleurs.
Cent Alantar débute donc son travail chez Disney en tant que layoutman sur Hercule, alors en fin de production. Il y dessina essentiellement des décors pour la scène de destruction d'Athènes par le cyclope, un comble pour un architecte! Cent passe ensuite à la production de Tarzan durant deux longues années. Il y tient un rôle bien plus important que sur Hercule, ayant été choisi par Dan St Pierre (directeur artistique sur le film) pour créer les Establishing Shots (dessins de références) de nombreuses scènes. Cent s'occupa ainsi de créer les décors de la scène du combat entre Tarzan et Sabor, la séquence de la rencontre de Jane avec les gorilles, ou bien encore la scène de la cascade d'où saute le jeune Tarzan. Durant la production du film il eut également la chance de partir cinq semaines en formation aux studios de Burbank.
Par la suite, Cent Alantar travaille sur les décors de Kuzco, l'Empereur Mégalomais aussi sur la création de l'introduction du film en workbook (cahier de référence pour toutes les équipes de production). Il travaille ensuite sur le court métrage One By One et durant quelques mois sur les décors d'Il Etait une Fois, avant de s'atteler à ce qui sera son plus grand projet pour Disney : le court métrage Destino. Débuté au milieu des années 40, Destino devait être le résultat d'une alliance entre Salvador Dali et Walt Disney. Le projet ne vit finalement pas le jour. Il fallut attendre 2000, et l'impulsion de Roy E. Disney, pour que le projet refasse surface. Ce dernier ne voulait pas voir les droits des dessins de Dali passer dans le domaine public, le studio ayant la propriété de ses oeuvres durant une période limitée. Cent fut choisi pour la réalisation de l'intégralité des décors du film, un travail fastidieux mais passionnant qui s'étala sur deux années. Cela reste un de ses plus beaux souvenirs au sein des studios Disney. Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin, Walt Disney Feature Animation France ferme ses portes en 2003, laissant sur le carreau des centaines d'artistes...

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Cent et Paul Brizzi à la galerie parisienne Daniel Maghen - Illustration pour le livre La Dernière Terre

Cent reprend alors son activité d'architecte, non sans une pointe de nostalgie de ces années passées au royaume de Mickey. Pour autant l'artiste garde son imaginaire à l'affut et participe à de nombreux projets artistiques, le plus récent étant sa participation à la saga de livres de Fantasy La Dernière Terre, préfacés par le grand illsutrateur John Howe (pour le tome 1) et le directeur artistique Disney Dan Cooper (pour le tome 2), pour laquelle il réalise plusieurs illustrations. Cent Alantar garde un souvenir ému de ses années chez Disney, expérience qui lui a permis d'assouvir sa passion pour le dessin architectural tout en y ajoutant cette petite pointe de magie qui font des films d'animation Disney des oeuvres uniques et inoubliables. Je vous invite à découvrir une partie de ses travaux dans la galerie de dessins ci-dessous.

 

Hercule :

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Tarzan :

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Kuzco, l'Empereur Mégalo :

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Destino :

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Il Était une Fois :

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31 janvier 2013

Destino

Destino

 

Fiche à venir...

 

Layouts de Cent Alantar :

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03 janvier 2013

Newt

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31 décembre 2012

Souvenirs de Gravity Falls

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Souvenirs de Gravity Falls est une série animée créée spécialement pour le réseau de chaînes Disney Channel. La série raconte les aventures de Dipper et Mabel Pines, un frère et une sœur jumeaux, envoyés chez leur grand-oncle Stan pour l’été dans la petite ville de Gravity Falls. Gravity Falls, dans l’Oregon, est une petite ville tranquille… en apparence. Dipper et Mabel vont vite se rendre compte que des choses peu ordinaires se passent autour d’eux… Les jumeaux intrigués vont tenter de percer les secrets de ce lieu étrange qui regorge de créatures en tout genre.

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Souvenirs de Gravity Falls a été crée par Alex Hirsch. Né le 18 juin 1985 à Piedmont en Californie, Alex Hirsch a fait ses études d'animation à CalArts dont il est sorti diplômé en 2007. Il débute sa carrière comme storyboard artist sur la série animée The Marvelous Misadventures of Flapjack, pour la chaîne Cartoon Network. C'est durant cette période qu'il reçoit un mail d'un responsable de l'animation chez Disney, Mike Moon, qui avait vu son film d'études à CalArts (Off the Wall) et qui souhaitait l'inviter au studio afin qu'il puisse lui proposer trois idées de séries animée. Une concernait une série animée sur le voyage dans le temps, une autre était plus tournée vers l'action et la troisième était Souvenirs de Gravity Falls.
La série raconte les aventures d'un frère et d'une soeur jumelle. Alex Hirsch s'est directement inspiré de sa relation avec sa propre soeur jumelle, comme il nous l'explique : "Lorsque nous étions plus jeunes, Ariel était clairement la plus marrante de nous deux, alors que j'avais tendance à me prendre un peu plus au sérieux. A cette époque, elle m'énervait, et je devais avoir le même effet sur elle ! Je me suis simplement dit que cela pouvait parler aux téléspectateurs. D'ailleurs je conseillerais à tous les scénaristes de regarder dans leur histoire personnelle pour y dénicher des idées ou de l'inspiration. Nous avons tous des membres de notre famille ou des amis qui peuvent servir de points de départ à des personnages. Parfois les meilleures histoires proviennent simplement de la "vraie" vie. Dans mon cas, à chaque fois que je me retrouvais dans une impasse dans l'écriture de Gravity Falls, je me demandais toujours "Que ferait ma soeur dans cette situation ?"

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Diiffusée pour la première fois aux US le 15 juin 2012 sur Disney Channel, en avant-programme du téléfilm Let-it Shine, Souvenirs de Gravity Falls retint très vite l'attention du public et de la presse. Avec son humour décalé (et surprenant pour une série Disney), ses personnages hilarants et sa réalisation soignée, Souvenir de Gravity Falls ravira tout fan d'animation!

 

Recherches de Ian Worrel :

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Recherches de Brigitte Barrager :

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22 décembre 2012

Volt, Star Malgré Lui

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Matte painting de Jim Finn :

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01 décembre 2012

Rebelle

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13ème long métrage des Pixar Animation Studios, Brave (Rebelle) est réalisé par Brenda Chapman et Mark Andrews. Le film eut la lourde tâche de redorer le blason des studios, après le très controversé Cars 2, sorti un an plus tôt. Rebelle a plusieurs particularités, comme celle d'être le premier Pixar à avoir un personnage féminin comme héroïne. C'est également la première fois où l'action se déroule dans un environnement réaliste, avec un contexte historique en toile de fond. Enfin, il s'agit du tout premier long métrage Pixar à avoir été entièrement produit après le rachat de Pixar par Disney en 2006.

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Brenda Chapman et Mark Andrews, les deux réalisateurs de Rebelle.

Le projet naît dans l'esprit de Brenda Chapman en 2004. Alors maman d'une petite fille de 4 ans au caractère bien trempé, la réalisatrice a commencé à imaginer ce que donnerait un conte de fées avec une mère active, qui a un poste important, et une fille vraiment obstinée dont on ne veut pas étouffer la force de caractère - même si l’on y est parfois contraint quand même. Passionnée par l'Écosse, c'est donc tout naturellement que Brenda Chapman transposa cette histoire dans les highlands, terre de mystère et de magie.
Née et élevée dans l’Illinois, Brenda Chapman fit ses études au California Institute of the Arts (CalArts). Elle entama sa carrière dans le storyboard et la réalisation aux Walt Disney Animaion Studios, où elle travailla comme storyboarder sur plusieurs films d’animation parmi lesquels La Petite Sirène, Bernard et Bianca au Pays des Kangourous, La Belle et la Bête, Le Bossu de Notre-Dame et Fantasia 2000. C'est sur Le Roi Lion, projet où elle fut surperviseuse du storyboard, que son influence se fit le plus sentir. Après près de huit années chez Disney, elle contribua à lancer DreamWorks Animation, aux côtés de Jeffrey Katzenberg, ancien numéro deux de Disney. Elle y réalisa Le Prince d'Egypte sorti en 1998. C’était la première fois qu’une femme réalisait un long métrage d’animation pour un gros studio hollywoodien. Elle fut par la suite consultante à la réalisation, à l’histoire et au storyboard de plusieurs projets en développement chez DreamWorks Animation, Universal Studios et Sony Pictures Animation. Brenda Chapman rejoignit les équipes des Pixar Animation Studios en septembre 2003 comme storyboarder senior sur Cars - Quatre Roues avant de passer réalisatrice sur The Bear and the Bow (premier titre de Rebelle). Le projet lui fut finalement retiré, en raison de gros soucis de scénario, et fut alors confié à Mark Andrews.

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L'équipe artistique du film fit deux séjours en Écosse afin d'étudier en détails ses somptueux paysages.

Mark Andrews est entré chez Pixar Animation Studios en décembre 2000 et a travaillé sur quatre des longs métrages du studio. Il a été superviseur du storyboard sur Les Indestructibles et Ratatouille et storyboarder sur Cars - Quatre Roues. Il a également contribué à l’histoire de Toy Story 3. En plus de son travail sur les longs métrages Pixar, Mark Andrews a coécrit et coréalisé le court métrage L’homme-orchestre. Mark Andrews a par ailleurs travaillé sur le films Disney en prises de vues réelles John Carter, comme réalisateur de la deuxième équipe et coscénariste aux côtés d’Andrew Stanton, réalisateur du film et son collègue chez Pixar.
Avant d’entrer chez Pixar, Mark Andrews a vécu à Los Angeles et a été storyboarder sur plusieurs films d’animation. Pour son travail sur Le Géant de Fer de Brad Bird, il a reçu un Annie Award de l’ASIFA-Hollywood du meilleur storyboard pour un long métrage d’animation. Il a aussi été artiste storyboard sur plusieurs séries animées pour la télévision, dont The Real Adventures of Jonny Quest et Star Wars : Clone Wars. Il a obtenu un Emmy pour son travail sur cette dernière. Il a aussi travaillé sur la série primée Samurai Jack. Mark Andrews a également été storyboarder sur le blockbuster en prises de vues réelles de Sony, Spider-Man, réalisé par Sam Raimi. Mark Andrews a décroché sa licence de cinéma du California Institute of the Arts (CalArts) en 1993. Il vit dans la baie de San Francisco avec sa femme et leurs enfants.
Mark Andrews partage la passion de Brenda Chapman pour l’Écosse. Le réalisateur, qui se dit lui-même historien amateur fasciné par tout ce qui touche à l’Écosse, y a passé sa lune de miel. Il y est retourné avec Brenda Chapman en 2006, comme simple consultant non officiel, lors du voyage d'étude précédent la production de Rebelle.

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Le chef décorateur Steve Pilcher et une partie de l'équipe créative en pleine réunion de travail.

Pour créer l’histoire de Rebelle, les cinéastes ont utilisé des éléments écossais historiques et traditionnels afin de bâtir leurs propres légendes. L’ours diabolique baptisé Mor’du, le rassemblement et l’unité des clans, le rôle mystique des feux follets et la mystérieuse sorcière capable de provoquer le changement, tous ces éléments prennent racine dans la réalité et dans la mythologie.
Brian Larsen raconte : « Lorsque nous avons visité l’Écosse pour nos recherches, nous avons rencontré des conteurs et des historiens extraordinaires qui ont eu une grande influence sur nous. La culture orale est très importante en Écosse : où que nous allions, les gens du coin nous racontaient leur vie quotidienne et celle des gens qu’ils connaissaient. L’histoire de Mor’du a été inspirée des contes que nous avons entendus là-bas. » Les cinéastes ont insufflé à l’histoire le folklore et la magie dont ils se sont imprégnés sur place. Le chef décorateur Steve Pilcher déclare : « Un soupçon de magie renforce le ton mystique du film. Le film donne une impression de magie sans faire appel à la magie proprement dite : nous avons ajouté du lichen sur les pierres levées ou des gouttes de rosée sur l’herbe - cela capte la lumière et scintille. Nous avons créé un univers fantastique à partir d’éléments naturels, cela correspond parfaitement à cette histoire et à son cadre. » 
Andrews ajoute : « Les feux follets sont présents dans de nombreux contes du folklore écossais. On raconte qu’ils vous conduisent vers un trésor ou vers la mort - pour changer votre destin - mais c’est en fait un phénomène gazeux naturel : en s’échappant des marécages et des marais, le gaz s’enflamme spontanément à l’air libre sous forme de petites flammes bleues. Les gens suivaient ces lueurs en pensant qu’il s’agissait de fées, et en gros se noyaient ou s’embourbaient dans les marécages. Nous avons donc fait des feux follets de véritables petits esprits. » 

Dès que Steve Pilcher a eu ces instructions, le dessin des feux follets a pris forme. Il explique : « Nous aimions l’effet du bleu saphir dans cet environnement naturel, car il n’y a rien de tel dans le reste du film. Cette couleur est la partie la plus chaude d’une flamme, et pourtant elle a l’air d’être froide. Cette contradiction est intrigante et a donc quelque chose de magique. On a envie de la toucher, de la suivre, mais en même temps on a un peu peur. » Mark Andrews continue : « Les feux follets sont, d’une certaine manière, comme le fantôme de Marley dans « Un chant de Noël », le conte de Dickens, car Marley n’est pas un esprit maléfique - même s’il fait peur, il tente de faire changer Ebenezer de comportement. C’est ce que font les feux follets. Il y a une dualité en eux, car ils sont soit bons soit mauvais - ils causent de plus en plus de difficultés à Merida, mais en fin de compte, ils la conduisent exactement où elle a besoin d’aller. »

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La directrice artistique shaders Tia Kratter et l'équipe simulation en plein test de rendu tissu.

En 26 ans et douze longs métrages consécutifs, les Pixar Animation Studios ont mis la barre très haut dans le domaine de l’animation par ordinateur, s’imposant comme les maîtres dans l’art de raconter des histoires et de les porter à l’écran.
Mark Andrews déclare : « Dans Rebelle, nous avons repoussé nos limites en termes de cinématographie, d’éclairage et de photographie. Nous avons trouvé de nouveaux moyens de créer de la texture et avons atteint un niveau inégalé avec les personnages humains. Le film est d’une subtilité sans précédent dans son interprétation. » Sous l’égide des superviseurs d’animation Alan Barillaro et Steven Hunter, avec le solide soutien des directeurs d’animation Kureha Yokoo et David DeVan, et grâce à une équipe de plus de 80 animateurs, les interprétations font un bond en avant en termes de nuance, de crédibilité et d’enthousiasme.
Afin de se préparer pour cette mission, l’équipe d’animation s’est exercée au combat à l’épée, a pris des leçons de tir à l’arc, a porté des kilts, est montée à cheval, a visité un zoo, a assisté à des conférences données par un expert des accents écossais, a étudié des films classiques et contemporains se déroulant en Écosse, et a visionné des documentaires animaliers sur les ours et les chevaux. Le réalisateur Mark Andrews lui-même a donné des leçons de maniement de l’épée deux fois par semaine. L’examen quotidien du travail réalisé sur l’animation s’achevait souvent par une invitation à empoigner une épée et à effectuer tout le déroulé d’un plan mouvement par mouvement.
Alan Barillaro rapporte : « C’est la production la plus difficile que j’aie connue en tant qu’animateur. Chaque personnage est très complexe, et nous voulions atteindre une certaine crédibilité nécessaire à l’histoire. Même si les graphismes sont caricaturés, on a envie d’y croire, de ressentir le danger. Ce film atteint un niveau d’interaction entre les personnages et la nature qui n’a jamais été tenté auparavant. Avec un environnement aussi luxuriant, nous savions qu’il fallait que les personnages interagissent avec tout ce qui les entourait. C’est un univers tactile, et nous nous sommes totalement lâchés. » À chaque étape du processus, l’équipe d’animation a travaillé en étroite collaboration avec les créateurs et dessinateurs des personnages, les modeleurs et les riggers chargés du squelette d’animation, ainsi qu’avec les artistes simulation. Chacun a apporté sa contribution pour s’assurer de mettre au point l’éventail de mouvements et d’émotions nécessaires aux personnages afin de donner vie à l’histoire dynamique du film.

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Tia Kratter a réalisé de nombreux costumes du film en vrai afin de mieux les simuler par la suite.

L’un des plus grands défis de Rebelle a été de créer une garde-robe qui reflète les tenues de l’Écosse d’autrefois et leurs textures. Mais la galerie de personnages du film avait des besoins qui n’avaient jamais été traités par l’animation par ordinateur. Katherine Sarafian commente : « Dans Monstres & Cie, Boo porte un tee-shirt et des leggings. Et la mère d’Andy est vêtue d’un pantalon moulant dans Toy Story 2. C’est tout ce dont on était capable à l’époque. Dans Rebelle, le roi Fergus superpose huit couches de vêtements : cotte de mailles, armure, un kilt qui compte plusieurs couches de tissu enroulées, une ceinture, un fourreau pour son épée et même une cape en fourrure d’ours. Merida doit pouvoir monter à cheval avec sa robe tout en tirant à l’arc. Tout cela doit être programmé dans l’ordinateur afin que chaque épaisseur bouge comme il se doit et interagisse avec les autres vêtements. Notre équipe s’en est pourtant sortie grâce à une nouvelle technologie, un nouveau logiciel et des artistes incroyables. » La création de costumes dans l’animation est étonnamment similaire à la création de costumes pour les prises de vues réelles, sauf que le patron, la coupe, la confection et la couture sont tous réalisés par ordinateur. Pour chaque style, on commence par faire une série de croquis dictés par l’histoire - la personnalité du personnage, son statut social, son rôle dans la scène, ainsi que d’autres détails, sont pris en compte dans l’élaboration d’une tenue. Fergus est un guerrier qui a des comptes à régler avec l’ours qui lui a coûté sa jambe : la cotte de mailles, l’armure et la cape de fourrure conviennent donc non seulement à son personnage, mais permettent également de souligner sa personnalité. Katherine Sarafian explique : « Dans Rebelle, les vêtements sont très importants pour vraiment définir les personnages et transmettre l’atmosphère de l’Écosse. Nous voulions qu’ils reflètent la texture accidentée de la terre et les multiples épaisseurs qu’on superposait couramment à l’époque. » 
Autre défi de taille, retranscrire de mannière très réaliste la chevelure bouclée de Merida. Le superviseur technique Bill Wise l’admet : « Les cheveux, c’est difficile. Mais les cheveux bouclés, c’est encore plus compliqué. Cela pose un problème de simulation complexe. Quand j’ai travaillé sur Les Indestructibles, les longs cheveux raides de Violet étaient le plus gros problème capillaire du film. À l’époque, personne n’avait jamais rien fait de tel dans le domaine de l’animation par ordinateur, mais nous y sommes arrivés. Lorsque j’ai commencé à travailler sur Rebelle, on pensait qu’un programme de simulation ne pouvait pas traiter des cheveux bouclés et conserver leur volume. Les réalisateurs voulaient que les boucles bougent et interagissent entre elles d’une manière semi-réaliste, tout en conservant le volume global. Les cheveux ne doivent pas avoir l’air de ressorts. Il faut qu’ils s’étirent et gardent du corps. Nous avons dû écrire un simulateur cheveux entièrement nouveau. »

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Mark Andrews et Patrick Doyle accompagné par quelques joueurs de cornemuse - Birdy avec le groupe Mumford & Sons.

La musique de Rebelle a été composé par Patrick Doyle. Natif d’Écosse, il a insufflé sa passion et son enthousiasme pour son pays natal au projet, et cela se reflète dans la musique audacieuse et évocatrice du film. Le compositeur a utilisé divers instruments écossais typiques comme la cornemuse, le violon, la harpe celtique, la flûte et le bodhrán. Afin d’apporter une touche contemporaine et novatrice, il a intégré des sons électroniques originaux et retravaillé les sonorités d’instruments comme le dulcimer ou le cymbalum.
Deux chansons originales, interprétées par la très réputée chanteuse écossaise de langue gaélique Julie Fowlis, viennent s’ajouter aux moments musicaux forts du film : Touch the Sky, dont la musique est signée par Alex Mandel de chez Pixar, et les paroles par le réalisateur Mark Andrews et Alex Mandel, qui accompagne la chevauchée libératrice et enivrante de Merida à travers la forêt lorsqu’elle réussit à échapper aux contraintes de la vie au château; et Into the Open Air, dont Alex Mandel a écrit la musique et les paroles, qu’on entend plus tard dans le film à l’occasion d’un moment privilégié entre Elinor et Merida. Les deux chansons ont été écrites en interne chez Pixar mais n’étaient supposées être que temporaires à l’origine. La productrice Katherine Sarafian rapporte : « Nous aimons collaborer avec des artistes de la maison. Ils travaillent aux côtés de l’équipe chargée du storyboard, ils connaissent le but de l’histoire et peuvent collaborer avec le réalisateur tout au long du processus afin de donner un sens à une chanson de façon unique. Nous avons été ravis que les chansons d’Alex Mandel correspondent finalement exactement à ce dont nous avions besoin pour le film. »
Learn Me Right est une chanson originale interprétée par Birdy et le groupe de folk rock britannique Mumford & Sons, qui a également écrit, arrangé et produit le morceau. Mark Andrews déclare : « J’ai beaucoup apprécié l’énergie que Mumford & Sons a apporté au film. Ils voulaient conserver l’esprit de notre héroïne, ils ont donc fait appel à la jeune chanteuse Birdy. Cela a donné une chanson dynamique et poétique qui résume bien la morale de l’histoire : « Nous serons ce que nous serons et tout ira bien ». C’est dit d’une manière énergique et vraiment très belle. »

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Avant-première mondiale au Dolby Theatre de Los Angeles, le 18 juin 2012.

Rebelle sortit dans les salles de cinéma américaines le 22 juin 2012. Malgré un succès commerciale indéniable (le film rapporta 236M$ rien qu'aux US), la presse lui reprocha un trop grand classicisme dans son scénario et un manque de prise de risque. Après un Cars 2 vite oublié, Rebelle permet aux studios Pixar de remonter doucement la pente, mais ne leur font pas retrouver leur génie d'entan... Malgré cela, Rebelle remporta l'Oscar et le Golden Globe 2013 du Meilleur Film d'Animation.

 

Recherches de Steve Pilcher : 

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Recherches de Noah Klocek :

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Recherches de Matt Nolte :

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21 novembre 2012

Lutins d'Élite : Mission Noël

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Prep and Landing (Lutins d'Élite : Mission Noël) est un court métrage des Walt Disney Animation Studios, réalisé tout spécialement pour la télévision. En 2006, lorsque John Lasseter arrive à la tête des Walt Disney Animation Studios, il prend alors la décision de rouvrir le département court métrage et met en route plusieurs projets. Cette réouverture n'est bien sur pas anodine. Elle permet aux artistes du studio de s'occuper entre deux grosses productions mais aussi de "tester" de nouveaux réalisateurs, en vu de leur confier plus tard la réalisation d'un long métrage. Par la suite ils seront aussi un bon moyen de faire revivre les héros de longs métrages à moindre coût (Le Mariage de Raiponce). En fait, John Lasseter reprend simplement un concept ayant déjà fait ses preuves aux studios Pixar. Ainsi plusieurs projets sont mis en chantier : un nouveau cartoon remettant Dingo sur le devant de la scène (How to Hook Up Your Home Theater), Glaguo's Guest (un court métrage diffusé de manière confidentielle dans quelques salles et festivals) et enfin Lutins d'Élite : Mission Noël. Les deux derniers sont deux idées originales de Chris Williams, jeune story artist de talent. John Lasseter, très emballé par les idées du jeune homme, lui confie alors la réalisation de Glaguo's GuestPour Lutin d'Élite : Mission Noël, Chris Williams se devra de laisser sa place à Kevin Deters et Stevie Wermers-Skelton, étant déjà à la tâche au même poste sur Volt, Star Malgré Lui.

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Dave Foley (voix originale de Wayne) et Sarah Chalke (voix originale de Maggy)

Prévu pour n'être qu'un "simple" court métrage de moins de dix minutes, Lutins d'Élite : Mission Noël aura finalement droit à un tout autre destin. Lorsqu'il était enfant, John Lasseter était un grand amateur des programmes spéciaux de Noël à la télévision. Il décide alors de faire de Lutins d'Élite : Mission Noël un programme spécial pour la chaîne ABC (appartenant à Disney) pour les fêtes de fin d'année. En 2007 déjà, la chaîne avait programmé un court métrage spécial Noël, mais réalisé par la concurrence directe (Dreamworks) qui avait très bien marché. John Lasseter n'eu donc pas beaucoup de mal à convaincre les dirigeant de la chaîne de diffuser un nouveau programme spécial Noël.
Lutins d'Élite : Mission Noël a été diffusé pour la première fois à la TV sur la chaîne ABC le 8 décembre 2009, et fit de très bonnes audiences. D'excellente qualité, le court métrage fut par la suite récompensé de quatre Emmy Awards (les Oscars de la TV américaine), dont celui du meilleur programme animé. De ce fait, les Walt Disney Animation Studios se virent logiquement invités à réaliser une suite! Mais ceci est une autre histoire...

 

Recherches de Jeff Turley :

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Recherches de Bill Schwab :

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Recherches de Brigitte Barrager :

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10 novembre 2012

Paperman

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Paperman est un court métrage des Walt Disney Animation Studios au style graphique unique et révolutionnaire. En effet, le cartoon mélange de manière surprenante 2D et 3D pour un résultat époustouflant, à la fois ultra fluide et très expressif. L'histoire se passe à New York dans les années 50, on y suit un jeune employé de bureau tentant désespérément d'attirer l'attention d'une jeune fille travaillant dans l'immeuble d'en face avec des avions en papier. Réalisé par John Kahrs, Paperman est aussi le dernier projet sur lequel ait travaillé le grand maître Glen Keane avant de partir à la retraite...

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John Kahrs est depuis sa plus tendre enfance un passioné d'animation. Diplômé de l'école d'Art Halifax en Nouvelle-Écosse, il débute sa carrière en 1990 à New York, au sein des studios Blue Sky (qui deviendront célèbres quelques années plus tard avec leur premier long métrage d'animation, L'Âge de Glace), en tant qu'animateur sur des publicités, des effets spéciaux de films et des courts métrages. En 1997, il déménage à San Francisco pour intégrer les studios Pixar. Il y tiendra le poste d'animateur sur 1001 Pattes (a bug's life), Toy Story 2, Monstres & Cie, La Nouvelle Voiture de Bob, Les Indestructibles et Ratatouille. En 2007, il rejoint John Lasseter aux Walt Disney Animation Studios pour participer à l'animation de Volt, Star Malgré Lui avant de passer superviseur de l'animation sur Raiponce.
Paperman est son premier projet en tant que réalisateur. Son histoire lui vint de ses années à New York, où il se rendit compte de l'anonymat et l'igorance totale des gens entre eux. Malgré sa taille, New York est une ville où la solitude n'est pas rare, où l'on se trouve noyé dans la masse. Malgré tout, il arrive parfois de faire des rencontres merveilleuses, en plein coeur de cette fourmilière. Ce sera l'idée de départ de Paperman.

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La surprenante technique employée pour réaliser Paperman se nomme "Meander", elle a été toute spécialement développé pour le film, au sein des Walt Disney Animation Studios. Tâchons de comprendre ensemble comment cela fonctionne. Pour commencer, mettons les choses au clair, il ne s'agit pas de cel-shading, technique existant depuis une dizaine d'années consistant à donner une impression de 2D à des formes 3D en les habillant avec des aplats de couleurs et des lignes marquéés. La technologie Meander est bien différente et comporte plusieurs avantages. Tout d'abord elle permet de fusionner parfaitement l'animation 3D des personnages avec des lignes 2D. Elle permet ainsi aux animateurs de gérer à la fois l'animation de leur personnages, mais aussi de modifier à leur guise les traits les entourant. En gros, les personnages sont animés en 3D, avec en superposition la même animation réalisée à la main en 2D. Les ombres sont gérées en 3D, donnant ainsi une impression de volume aux animations à l'aspect 2D.

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Paperman est sorti au cinéma le 2 novembre 2012, en avant-programme de Les Mondes de Ralph. Il remporte en 2013 l'Oscar du Meilleur Court Métrage d'Animation, ce qui n'était pas arrivé depuis 1969 pour les Walt Disney Animation Studios ! De par sa technique d'animation révolutionnaire, Paperman franchit un nouveau pas dans l'évolution de l'animation moderne, en ayant trouvé le meilleur compromis entre animation 2D et 3D. Et qui sait, peut-être que l'on retrouvera dans quelques années cette technique dans un long métrage des Walt Animation Studios... En tout cas le potentiel est là!

 

Recherches de Scott Watanabe :

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Recherches de Shiyoon Kim : 

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Recherches d'Helen Chen : 

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Artistes inconnus :

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08 novembre 2012

Critique Les Mondes de Ralph

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52ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, Les Mondes de Ralph est la première réalisation de Rich Moore pour Disney. Ancien des Simpson et de Futurama, Rich Moore est arrivé en 2008 aux studios Disney pour reprendre le projet d'un film sur l'univers du jeu vidéo (alors encore nommé Joe Jump) vieux de plusieurs années. Il y amena sa créativité et son humour pour en faire Les Mondes de Ralph, qui sortira quatre ans plus tard. Après l'immense succès de Raiponce en 2010 et le passage inaperçu de Winnie l'Ourson en 2011, où en sont les Walt Disney Animation Studios en 2012 ? Découvrons le tout de suite !

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Après des années d'errance, les Walt Disney Animation Studios se reconstruisent petit à petit depuis 2006, sous l'impulsion de John Lasseter, devenu directeur créatif des studios et, par la même occasion, producteur exécutif de toutes les nouvelles productions. Raiponce, de par sa qualité et son succès, avait permis à Disney de retrouver son assurance d'entan. Et cela se confirme avec Les Mondes de Ralph ! Désormais totalement décomplexés, les artistes des studios Disney nous livrent un nouveau long métrage d'une fraîcheur et d'une originalité rarement vue chez le studio aux grandes oreilles ! Fraîcheur grâce à une histoire maîtrisée de bout en bout et une galerie de personnages délirants, mignons et attachants. Originalité de par son univers (les bornes d'arcade), mais aussi son style graphique extrêmement varié, grâce aux multiples mondes vidéoludique présents dans le film.
Je dois bien avouer que j'étais un peu sceptique en découvrant le premier visuel du film, dévoilé lors de la présentation officielle du projet. On y voyait une sorte d'ersatz de Mario (Félix Fixe) et une gamine qui avait l'air d'être un mix entre une héroïne de manga pour enfant et Charlotte aux Fraises (Vanellope Von Schweetz). Mais ces craintes furent vite effacées lors de la découverte de la première bande-annonce! Par ailleurs je suis du genre à en attendre énormément d'un nouveau film Disney, et je suis souvent "déçu" lors du premier visionnage (toute proportion gardée). Et bien ce ne fut pas le cas pour Les Mondes de Ralph ! Dès les premières minutes de film le constat est là : Les Mondes de Ralph tient toutes ses promesses! Une partie de la communication du film tournait autour des nombreux clins d'oeil aux jeux vidéo de notre enfance (Mario, Sonic, Street Fighter, Pac-Man, etc.), mais autant dire qu'il s'agit plus d'un "hameçon à geek" qu'autre chose. Oui car la véritable force du film se trouve plutôt du côté des  nombreux personnages et univers crées spécialement pour le film.

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Outre l'univers du jeu Fix-it Felix Jr. d'où provient notre héros Ralph-La-Casse et Félix Fixe, le film regorge d'autres mondes, un pour chaque jeux de la salle d'arcade. Mais pour ne pas trop spoiler je ne vais vous parler que des trois plus importants, déjà présents dans les différentes bandes-annonce. Tout d'abord le monde de Fix-it Felix Jr., jeu vieux de plus de 30 ans composé d'un simple immeuble dont les habitants sont sauvés des destructions de Ralph-La-Casse par Félix Fixe. Bourré de bonne idées faites de pixels et d'animations saccadées, les moments passés dans ce monde permettent de faire connaissance avec Ralph-La-Casse, le méchant qui ne veut plus être méchant. Rejeté par les habitants de son jeu, Ralph-La-Casse déboule un peu plus tard dans le jeu Hero's Duty, sorte de mix entre Halo et Gears of War (pour les connaisseurs). On y fait la connaissance du sergent Calhoun, grande blonde mais aussi grosse dure à cuir. Encore de très bonnes idées dans ce monde, comme la vue FPS (vue à la première personne) du joueur, assez surprenante et inventive. Mais c'est principalement dans le monde de Sugar Rush que l'action du film se passe. Et quel monde! Sorte de Mario Kart à la sauce sucrée, on y retrouve Vanellope Von Schweetz qui deviendra l'accolyte de Ralph-La-Casse durant une bonne partie du film. Mignonne à souhait, la petite Vanellope est sans aucun doute mon coup de coeur du film! Il y a encore beaucoup d'autres personnages tout aussi réussis dans le film, mais je vous laisse le plaisir de les découvrir par vous-même.
Du fait de ses mondes et personnages variés, on ne s'ennuie jamais dans Les Mondes de Ralph! Chaque scène est prétexte à références, humour et rebondissement surprenants! Encore une des forces du film, nous surprendre et nous émerveiller non stop durant 1h30.

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Techniquement, autant dire que ça envoie! On parlait encore il y a quelques années du retard technique des Walt Disney Animation Studios en comparaison à leurs collègues des Pixar Animation Studios. Et bien c'est désormais de l'histoire ancienne! Les Mondes de Ralph ne souffre d'aucune tare graphique et nous en met plein la vue. Le plus réussi et impressionnant étant le rendu du monde de Sugar Rush, fait de milliers de bonbons, gâteaux et sucreries en tout genre. La moindre texture a été minutieusement recrée, les couleurs sont chatoyantes et les divers effets parfaitement réalisés. 
L'animation des différents personnages est également extrêmement réussie. Ralph-La-Casse, malgré ses proportions gargantuesques, bouge d'une manière extrêmement naturelle et utilise ses gros bras à bon escient. Le contraste entre le gigantisme de Ralph et la petite taille de Vanellope est d'ailleurs une belle réussite, reflétant par la même occasion leurs différences de caractère. Au final, les deux personnages se complètent parfaitement et forme un duo qui s'avèrera à la fois drôle et émouvant. Le roi du royaume de Sugar Rush est également excellent et n'est pas sans rappeler le personnage du chapelier toqué d'Alice au Pays des Merveilles, avec sa grosse tête, son col remonté et son comportement loufoque.

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Drôle, émouvant, beau, moderne et bourré de bonne idées, Les Mondes de Ralph est une réussite sur toute la ligne ! Les artistes des Walt Disney Animation Studios démontrent avec ce nouveau film qu'ils sont bel et bien revenu dans la course, et qu'ils comptent bien reprendre leur place de meilleur studio d'animation du monde! Et quand on voit le petit coup de mou des studios Pixar ces derniers temps, on se dit qu'il l'ont peut-être déjà reprise. Le film est dores et déjà un énorme succès aux US (le meilleur démarrage d'un film des Walt Disney Animation Studios de tout les temps), nul doute qu'il en sera de même chez nous. C'est en tout cas tout ce qu'on lui souhaite !

 

Les Mondes de Ralph sortira au cinéma le 5 décembre en 3D dans les salles équipées. 

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02 novembre 2012

Critique Frankenweenie

Frankenweenie

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Troisième long métrage en stop motion de Tim BurtonFrankenweenie est un remake du court métrage éponyme de 1984. À l'époque, le tout jeune réalisateur, qui dirigeait alors de vrais acteurs pour la seconde fois seulement de sa vie, s'était vu offert un budget d'un million de dollars pour réaliser un court métrage de 30 minutes. Il dira plus tard que si on lui avait donné plus de temps (et d'argent) il en aurait fait un long métrage. 28 ans plus tard, les studios Disney donnent enfin à Tim Burton l'opportunité de démontrer une nouvelle fois tout son talent sur une version long métrage de Frankenweenie, mais cette foi-ci en image par image!

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Et quelle excellente idée d'être passer au stop motion! Nul doute qu'il s'agissait de la meilleure technique à employer pour raconter cette histoire à la fois poétique, drôle et macabre. On retrouve sur Frankenweenie une grande partie de l'équipe artistique qui avait travaillé sur Les Noces Funèbres. Autant dire qu'ils maîtrisent parfaitement la technique de l'image par image, sublimée ici par un choix très judicieux de filmer en noir et blanc. Le rendu graphique est tout bonnement parfait, à aucun moment on se dit que le film aurait été mieux avec de la couleur. Les éclairages souvent très contrastés mettent encore plus en valeur les différents personnages, leur volume et leurs textures. On se sens transporté dans cette petite ville de banlieue américaine. Et bien évidemment l'hommage aux vieux films d'horreur des années 30 est ainsi encore plus flagrant.

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Car c'est bien l'un des atouts majeur du film, rendre hommage aux classiques des films d'horreur tels que Frankenstein, Dracula, La Momie ou bien encore Godzilla. Ainsi, chaque camarades de classe de Victor, le héros principal, sont des clins d'oeil aux personnages célèbres du genre. Et que dire de Sparky, le chien revenu des morts, fabuleux hommage à la créature du Dr Frankenstein. En plus de ces nombreuses références, l'histoire est également très bien ficelée, sans aucun temps mort ni longueurs. On aurait put croire que faire le remake d'un court métrage de 30 minutes en le rallongeant d'une heure aurait put être un problème mais il n'en est rien. Les nouveaux personnages apportent réellement un plus à l'intrigue et sont, qui plus est, très drôles! Mention spéciale à la "weird girl" et son chat Mr Moustache, sans aucun doute les personnages les plus étranges et comiques du film!

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On retrouve dans Frankenweenie les "codes" chers à Tim Burton. Ainsi, comme dans Edward aux Mains d'Argent, l'histoire se déroule dans un quartier résidentiel de banlieue, perturbé par d'étranges évènements. Le thème de la mort, présent dans bon nombre de ses oeuvres (Beetlejuice, Sleepy Hollow, Les Noces Funèbres) est ici au centre de l'histoire. Le film n'en est pas sombre pour autant, il faut dire que Sparky, le chien de Victor, est extrêmement mignon et attachant. Les animateurs ont d'ailleurs fait un travail admirable, le personnage a tout du comportement d'un vrai chien. Victor son maître, est bien moins charismatique, mais on ne lui en demandait pas tant. C'est sans aucun doute la fabuleuse galerie de personnages secondaires qui apportent au film tout son charme.
Seul petit bémol, la musique de Danny Elfman n'est pour une fois pas vraiment mémorable... Dommage quand on connaît le parcours de l'artiste et ses compositions magistrales. Il est d'ailleurs amusant de reconnaître quelques notes de ses anciennes compositions dans Frankenweenie.

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Frankenweenie est un film d'animation qui tient toutes ses promesses. Drôle, intelligent et parfaitement mis en scène, il ravira à la fois les fans de Tim Burton, qui y retrouveront tout ce qu'il fait de mieux, et les fans de films d'horreur, tant les hommages sont légions. Les enfants ne seront pas en reste, même si je ne le conseil pas non plus au très jeune public (on parle quand-même de la mort et de cadavres...). Il ne s'agit donc pas d'une simple actualisation du court métrage de 1984, mais d'une oeuvre à part entière. Alors certes, ce n'est pas d'une grande originalité, mais tout est si bien maîtrisé de bout en bout que l'on ne peut qu'être admiratif et ravi de voir que Tim Burton est encore capable de nous pondre des oeuvres poétiques et inoubliables.

 

Frankenweenie est sorti au cinéma le 31 octobre 2012 en 3D dans les salles équipées. 

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