The Art of Disney

Bonjour et bienvenue à tous sur The Art of Disney Animation, le blog entièrement dédié aux recherches artistiques des films d'animation Disney ! Créer un long métrage d'animation c'est tout un art! Dessins d'études, peintures, sculptures, story boards, re

07 juin 2009

Oswald the Lucky Rabbit

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Personnage méconnu de la famille Disney, Oswald the Lucky Rabbit (Oswald le Lapin Chanceux) est apparu pour la première fois sur les écrans de cinéma le 5 septembre 1927, soit seulement quelques mois avant la naissance de Mickey Mouse. Cette nouvelle série de cartoon était une commande de Charles Mintz, distributeur des cartoons Disney, pour Universal, studio nouvellement associé à Disney. Selon eux le public était en train de se lasser des Alice Comedies, première série à succès des studios Disney. En effet, le mélange live et animation avait fait son temps, et ce qui marchait en 1923 ne fonctionnait plus vraiment en 1927. Il leur fallait une nouvelle série inédite. Il fut un temps prévu d'offrir à Julius, le personnage félin des Alice, sa propre série de cartoons, mais Universal souhaitait repartir de zéro en exploitant un tout nouveau personnage. C'est ainsi que Walt Disney et Ub Iwerks créèrent Oswald le Lapin Chanceux.

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Campagnes promotionnelles (1927-28)

Oswald peut-être considéré comme le grand frère de Mickey Mouse. Son design signé Ub Iwerks (le papa de Mickey), réalisé à base de cercles, est le prototype du futur personnage star, son caractère est également très proche de celui de la petite souris.
Un premier cartoon fut terminé en avril 1927 (Poor Papa) et présenté à Charles Mintz et Universal, qui le rejetèrent en bloc. Ils trouvaient le personnage trop gros, pas très drôle et les gags trop répétitifs. Patient, Walt Disney accepta de repartir de zéro et réalisa un second cartoon, Trolley Troubles, qui fut accepté par son producteur et son distributeur.
Contrairement aux Alice Comedies, les cartoons d'Oswald auront droit à une distribution gigantesque, avec une promotion nationale et une exploitation du personnage en produits dérivés, une première pour Disney! Le succès du lapin ne se fit pas attendre et dès le premier cartoon diffusé (Trolley Troubles), le public se déplaçait en masse pour découvrir les aventures de ce personnage atypique. Contrairement à la concurrence, Disney ne jouait pas seulement sur les comiques de situation, mais essayait de donner une vraie personnalité à son personnage, et c'est ce qui faisait toute la différence. Cette réussite permis à Walt Disney d'agrandir son équipe, il embaucha ainsi de nouveaux animateur afin de réalisa une saison complète d'Oswald le Lapin Chanceux. Une nouvelle recrue ressorti très vite du lot, il s'appelait Les Clark...
Mais les réjouissances furent de courte durée. En février 1928, alors qu'il est en pleine production des 26 épisodes d'Oswald commandé par Universal, Walt Disney est invité à une entrevue avec Charles Mintz à New-York. Alors qu'il pensait seulement avoir l'occasion de demander une augmentation de moyen pour chaque cartoon, Disney se voit annoncer par Mintz que ce dernier a débauché toute son équipe (hormis Ub Iwerks et Les Clark) et qu'il souhaite l'inviter à New-York pour continuer les Oswald aux studio Universal. Se sentant trahis et trompé, Walt Disney décline l'offre de Mintz et repart en Californie dépité. Mais n'étant pas du genre à baisser les bras, il réfléchi vite à un nouveau personnage pour remplacer Oswald, ce sera Mickey Mouse.

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Produits dérivés d'Oswald après le rachat du personnage en 2006

La série des Oswald continue donc sans Walt Disney, chez Universal. Mais la qualité n'est plus la même, et la série perd vite en popularité, malgré une promotion toujours aussi intensive. Le personnage change de main en 1929, confié à Walter Lantz, il n'arrivera jamais à atteindre le niveau de qualité des cartoons réalisés sous Walt Disney. Le personnage quittera finalement les écrans en 1938 après une carrière des plus chaotiques.
Mais en 2006, coup de théâtre! La chaîne de télé NBC, appartenant à Universal, souhaite racheter à Disney le présentateur sportif Al Michaels, travaillant alors sur ABC et ESPN, deux chaînes du groupe. Disney accepte, mais à condition qu'Universal revende ses droits sur le personnage d'Oswlad. Ainsi donc, après 80 ans d'absence, ce cher Oswald est enfin de retour dans les studios qui l'ont vu naître ! L'occasion pour la firme de faire découvrir au public ces cartoons qui ont fait l'histoire des studios Disney. Le coffret Walt Disney Treasures - Oswald the Lucky Rabbit sort ainsi en décembre 2007 aux États-Unis, et en mai 2009 en France.  Le lapin continue ensuite sa carrière en apparaissant dans le jeu vidéo Epic Mickey sorti en 2010, puis dans sa suite, Epic Mickey : Le Retour des Héros, sorti en 2012. Disney rend ainsi un bien bel hommage au lapin sans qui Mickey Mouse n'aurait jamais existé !

 

Oh Teacher! (1927)

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The Mechanical Cow (1927)

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Ocean Hop (1927)

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The Banker's Daughter (1927)

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Titre inconnu (1927)

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Harem Scarem (1928)

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Africa Before Dark (1928)

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Bright Lights (1928)

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Sky Scrappers (1928)

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The Fox Chase (1928)

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Tall Timber (1928)

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Sleigh Bells (1928)

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29 mai 2009

Ub Iwerks

 

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Ub Iwerks est né le 24 mars 1901 à Kansas City, Missouri. Fils unique d'immigrés allemands et néerlandais, Ubbe Ert Iwwerks fut élevé dans la pauvreté. Sa mère, Laura May Wagner, avait 26 ans à sa naissance. Son père Eert Ubbe Iwwerks, inventeur amateur, avait 57 ans. Les inventions de systèmes phonographiques et d'enregistrement de son père marquèrent sans doute le jeune Ub. Eert introduisit son fils au monde fascinant du cinéma. Durant son adolescence, Ub était alors fasciné par l'idée d'animer une image  fixe. L'animation n'en était qu'à ses balbutiements mais Ub trouvait déjà ce nouveau média passionnant. Mais un évènement marquant survint au jeune Ub alors âgé de 14 ans. En rentrant un jour chez lui il réalisa que son père était parti. Il devint soudain le seul gagne-pain pour sa mère. Jamais plus il ne parla de son père ou le revit. Ub dut alors quitter l'école pour faire de petits boulots. Il se forgea sa propre éducation en lisant des livres après le travail. Pour échapper à l'ennui, le dessin et l'illustration s'avérèrent de parfaits exutoires. A 18 ans, Ub entra en première année à l'institut des beaux-arts de Kansas City. Il réalisa alors que gagner sa croûte ne lui suffisait pas, il voulait faire un travail qui lui plaisait. L'Art serait le moyen d'y arriver.

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La maison de son enfance à Kansas City          Ub au studio Pesman-Ruben           Walt Disney au studio Pesman-Ruben

Son premier travail en tant qu'artiste fut un poste d'illustrateur au studio d'art publicitaire Pesman-Ruben. Louis Pesman, le patron, réalisa rapidement que Ub possédait un talent unique en dessin, un talent inégalé. Un mois après l'arrivée de Ub, un autre jeune homme fut engagé. Son nom était Walter Elias Disney. Rapidement Ub et Walt devinrent amis. Ils avaient en commun leur passé de lutte pour la vie familiale et un manque de soutien autour d'eux lorsqu'il s'agissait de poursuivre une carrière dans l'Art. Leur passion sans retenue pour le dessin les rapprocha. Les deux jeunes gens de 18 ans décidèrent de monter leur propre firme. Ils créèrent ensemble les bureaux Iwwerks-Disney Commercial Artists. Ce fut un premier pas dans la réalité. Cette aventure ne dura qu'un mois mais permis aux deux jeunes hommes de se  forger une première expérience intéressante.
De nouveaux au chômage, il repérèrent rapidement une annonce dans le journal de Kansas City pour des artistes recherchés pour une compagnie de publicité locale. Ils sautèrent sur l'opportunité. A la Kansas City Slide Company, Ub et Walt furent amenés à jeter un œil
en coulisses sur la production de films d'animation. Cette technique fut une révélation pour Walt, et une redécouverte pour Ub. Intrigués par ce média en pleine évolution, Walt convainquit son chef de lui prêter une caméra pour que lui et Ub puissent créer un court métrage publicitaire comique pour le cinéma local, le Newman Theatre. Bientôt il fut engagé pour une série intitulée Newman Laugh-O-Grams, des dessins animés basés sur des contes et réinterprétés à l'âge du jazz. Au sein de leur nouvelle entreprise, Laugh-O-Grahms, Incorporated, Walt embaucha de nombreux amis artiste ainsi que Ub qui était le principal animateur.

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   la Kansas Slide Company                      Ub Iwerks et Walt Disney (1923)                 Les bureaux des Laugh-O-Grahms

Ses talents furent vite remarqué par Disney et il devint très vite l'employé le plus important de la compagnie. Le succès fut au rendez-vous mais de courte durée. En effet, Walt se rendit très vite compte que son client faisait faillite et qu'il n'avait aucunement l'intention de lui régler ses films. Après avoir sauvé l'entreprise grâce à leurs fonts personnels, une nouvelle série fut crée, ALice in Wonderland. La technique que Ub et Walt créèrent pour les Alice Comedies était fortement basé sur l'expérimentation et l'improvisation. Mais la capacité croissante de Ub à voir les choses en termes techniques fit que ce dessins animé fut leur meilleure réalisation jusqu'alors. Mais malgré la qualité de ces cartoons, l'argent vint encore à manquer au bout de quelques mois. Ub, cherchant un emploi fixe repartit travailler quelques temps pour son ancien employeur où il devint très vite responsable du département artistique. Pendant ce temps Walt était parti rejoindre son frère Roy en Californie où ils créèrent les Disney Brothers Studio en octobre 1923. Mais la qualité des cartoons avaient diminué depuis le départ de Ub et Walt lui demanda de revenir. Voici un extrait de la lettre qu'il lui envoya : "Cher ami Ub. Ta Place est ici. Ici, tu pourras travailler et t'amuser comme un fou. Je ne plaisante pas. Ne réfléchis pas plus longtemps. Souviens-toi du vieil Horace Greeley : "A l'Ouest, jeune homme, à l'Ouest!" Pour rien au monde je ne reviendrais à Kansas City, je t'assure! Vive Hollywood." Ub mit alors ses doutes de côté et rejoignit  Walt en Californie au mois de juillet 1924.
Dès son arrivée au DisneyBrothers Studio, Ub devint l'animateur principal et le membre de l'équipe le mieux payé. Il put y développer son style qui ne se basait ni sur des feuilles de modèles, ni sur des repères. La structure allait faire place à un élan fluide et personnel, guidé par l'émotion. Personne ne lui arrivait à la cheville au studio, que ce soit au niveau artistique ou technique. Il avait également une productivité impressionnante et pouvait  réaliser deux à trois fois plus de dessins par jour qu'un autre animateur.

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Image d'intro des Laugh-O-Grams                            Deux personnages des Alice Comedies animés par Ub Iwerks 

A la fin de l'année 1926, Charles Mintz pris en charge la distribution des cartoons Disney chez Universal et demanda à Walt et Ub de créer un nouveau personnage de cartoons. Oswald the Lucky Rabbit vit ainsi le jour. Un an plus tard, Walt perdit les droits de son personnage ainsi que toute son équipe d'artistes, débauchés par Universal, hormis Ub Iwerks. C'est avec ce dernier qu'il créa en une nuit le personnage de cartoon le plus populaire du monde : Mickey Mouse. Voici un extrait d'une interview de Ub Iwerks datant de 1956 parlant de cette naissance : "Walt revint découragé de Hollywood - après son entretien avec Charles Mintz à New-York -. Nous passâmes en revue les possibilités d'un nouveau personnage. Nous esquissâmes des chats, des chiens, mais il y avait déjà trop de chats. Je feuilletai des tonnes de magazines, comme Life ou Judge. En tombant sur des bandes dessinées, nous eûmes l'idée d'une souris. Elles étaient encore rares  à l'époque".

Cette fameuse souris devint très vite un immense succès et Ub ne regretta pas d'être resté auprès de son fidèle ami. Mais derrière la façade naissait de nouvelles tensions. Avec la demande du public et une équipe en constante expansion, Walt se mit à se mêler de la direction artistique de la compagnie d'une manière inattendue pour Ub. Ce dernier avait toujours l'habitude de montrer son travail terminé à Walt. Mais depuis peu, Walt mettait son nez dans ses affaires et réécrivait toute les feuilles d'exposition de Ub, changeant ainsi le timing des animations de Ub à sa convenance. Le timing est quelque chose de sacré pour un animateur et Ub n'apprécia guère ces modifications trop régulières. De plus la popularité de Walt allait grandissante avec celle de Mickey Mouse, tandis que lui restait dans l'ombre.

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Animation de Mickey Mouse pour Steamboat Willie dessinée par Ub Iwerks(1928)

En 1930, Pat Powers, le nouveau distributeur pour le son des studios Disney se rapprocha de Ub pour lui proposer de créer son propre studio d'animation. Selon lui, Ub était la clé du succès des studios Disney. L'offre était tentante mais l'idée de quitter Walt était difficile. Les tentions entre Walt et Ub devinrent insupportable et Ub finit par accepter l'offre de Pat Powers. Walt fut dévasté lorsque Ub quitta la compagnie car il était un animateur accompli. Il était vraiment le père de touts les animateurs des studios Disney. Mais en dépis de touts ces différents, Walt et Ub gardèrent un respect mutuel.
Ub ouvrit alors des bureaux à Hollywood où il créa une nouvelle série de cartoons pour MGM, Flip the Frog. Avec de nombreux artistes venus de New York, Ub commença à enseigner ses techniques d'animation. De nombreux grands animateurs en devenir passèrent par son studio, dont Chuck Jones, l'un des créateurs des Looney Toons. A 31 ans, avec sa femme Mildred, son premier fils Don et une nouvelle maison, Ub avait un grand succès. Mais la prospérité de son studio ne dura qu'un temps. En 1934, un nouveau code éthique réduisit la liberté des cinéastes afin de ne diffuser dans leur film que les valeurs supportées par le gouvernement. Le public suivit et ne voulait plus voir de cartoons loufoques ou quelques peu osés. C'est ainsi que tout les gags s'adressant aux adultes furent boudés, les cartoons étaient désormais fait pour les enfants. Les cartoons du studios de Ub Iwerks étaient également le reflet d'une société en crise (la grande dépression battait son plein) et les gens ne voulaient plus payer pour voir la réalité mais bien pour s'évader. Ses cartoons ne gagnèrent ainsi jamais l'affection du public, contrairement aux dessins animés Disney. Le contrat de la MGM prit fin en 1934 et la société de Ub se retrouvait alors seul pour distribuer ses films. Les profits chutèrent ainsi que le nombre d'entrées. Bientôt Ub fut forcé de voir la réalité en face, il ferma son studio en 1938. Par la même occasion cette fermeture mit fin à sa carrière d'animateur.

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        Flip the Frog                          Les studios de Ub Iwerks à Hollywood                      Ub Iwerks vers 1935

Ses intérêts se portèrent alors sur autre chose, Ub désirait se consacrer aux aspects techniques du cinéma. Durant les dernières années, il développa quelques outils fort utile pour ses cartoons, comme un prototype de caméra multiplane qu'il employa dans certain Comicolors, sa dernière série en date. Il fut aussi le créateur de la  première caméra 3D. En 1940, lorsqu'un ami apprit qu'Ub était disponible, il suggéra à Walt de demander à Ub de  revenir au studio. Ce qu'il fit sur le champs! Mais beaucoup de choses avaient changé en 10 ans, Ub n'était plus associé dans la société comme par le passé. Mais il sentit qu'une nouvelle opportunité idéale de collaboration avec Walt se présentait. A cette époque le studio étaient entièrement dévoué à l'effort de guerre, la première production auquel participa Ub fut Victory Through Air Power. Le coût de productions des films se voyait fortement réduit au début des années 40, la survie du studio dépandant de la création de nouvelles technologies permettant de minimiser les coût d'animation. Une fois de plus, Walt compta sur Ub, qui se vouait désormais à sa passion.
Pendant plus de 20 ans, Ub Iwerks travailla sur de nombreux projets des studios Disney et permit à la compagnie de faire des bons technologies incroyables. On lui doit notamment le développement de l'intégration de personnages animés dans un environnement réel (Les Trois Caballeros), l'arrivée du procédé Xerox en 1960 qui permettait de passer directement du dessins animé au crayon à la couleur (Les 101 Dalmatiens) ou bien encore du développement du processus de cache mobile, ancêtre de nos caches numériques  actuels (Mary Poppins) qui lui valut un Oscar en 1965. Il  participa  aussi à l'élaboration de presque toute les attractions de Disneyland. C'est aussi à lui que l'on doit la technique de split screen continu, technique utilisée pour faire apparaître un acteur deux fois dans le même plan.

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   De gauche à droite : Ub et Walt aux studios Disney (1942) - Ub et Walt (1965) - Ub Iwerks vers 1970        

Par la suite, Alfred Hitchcock le contacta pour travailler sur son film Les Oiseaux, où il travailla sur l'intégration des volatiles à l'écran, ce qui lui valut une nomination aux Oscars. Ub Iwerks fut fortement marqué par la mort de Walt Disney en 1966, mais continua tout de même à pousser la branche toujours plus loin. Durant toute sa vie, il sembla toujours vouloir rattraper l'idée du lendemain. Une crise cardiaque stoppa sa course en juillet 1971. Je laisse les mots de la fin à John Lasseter :

"Ub contribua à ce que cette forme d'Art que nous aimons tant, l'animation, grandisse du stade de curiosité qu'on trouve aux fêtes foraines à la forme d'Art que nous connaissons. Il posa vraiment les bases de la plupart du travail que nous faisons aujourd'hui. Et pour cela je lui dis un grand merci."

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Filmographie :

- Cinderella (1923) (animateur)
- Alice's Wonderland (1922) (animateur)
- Alice's Day at Sea (1924) (animateur)
- Alice the Peacemaker (1924) (animateur)
- Alice Gets in Dutch (1924) (animateur)
- Alice Hunting in Africa (1924) (animateur)
- Alice and the Three Bears (1924) (animateur)
- Alice the Piper (1924) (animateur)
- Alice cans the Cannibals (1925) (animateur)
- Alice the Toreador (1925) (animateur)
- Alice Gest Stung (1925) (animateur)
- Alice solves the Puzzle (1925) (animateur)
- Alice's Egg Plant (1925) (animateur)
- Alice loses Out (1925) (animateur)
- Alice is Stage Struck (1925) (animateur)
- Alice wins the Derby (1925) (animateur)
- Alice picks the Champ (1925) (animateur)
- Alice's Tin Pony (1925) (animateur)
- Alice chops the Suey (1925) (animateur)
- Alice the Jail Bird (1925) (animateur)
- Alice plays Cupid (1925) (animateur)
- Alice Rattled by Rats (1925) (animateur)
- Alice in the Jungle (1925) (animateur)
- Alice on the Farm (1926) (animateur)
- Alice's Balloon Race (1926) (animateur)
- Alice's Little Parade (1926) (animateur)
- Alice Mysterious Mystery (1926 (animateur)
- Alice's Orphan (1926) (animateur)
- Alice charms the Fish (1926) (animateur)
- Alice's Monkey Business (1926) (animateur)
- Alice in the Wooly West (1926) (animateur)
- Alice the Fire Fighter (1926) (animateur)
- Alice cuts in the Ice (1926) (animateur)
- Alice helps the Romance (1926) (animateur)
- Alice's Spanish Guitar (1926) (animateur)
- Alice's Brown Derby (1926) (animateur)
- Alice the Lumberjack (1926) (animateur)
- Alice the Golf Bug (1927) (animateur)
- Alice foils the Pirates (1927) (animateur)
- Alice at the Carnival (1927) (animateur)
- Alice at the Rodeo (1927) (animateur)
- Alice the Collegiate (1927) (animateur)
- Alice in the Alps (1927) (animateur)
- Alice's Auto Race (1927) (animateur)
- Alice's Circus Daze (1927) (animateur)
- Alice's Three Bad Eggs (1927) (animateur)
- Alice's Knaughty Knight (1927) (animateur)
- Alice's Picnic (1927) (animateur)
- Alice's Channel Swim (1927) (animateur)
- Alice in the Klondike (1927) (animateur)
- Alice's Medicine Show (1927) (animateur)
- Alice the Whaler (1927) (animateur)
- Alice the Beach Nut (1927) (animateur)
- Alice in the Big League (1927) (animateur)
- All Wet (1927) (animateur)
- Africa Before Dark (1928) (animateur)
- Plane Crazy (1928) (animateur et réalisateur)
- Steamboat Willie (1928) (animateur)
- The Gallopin' Gaucho (1928) (animateur)
- The Barn Dance (1929) (animateur)
- Wild Waves (1929) (animateur)
- The Skeleton Dance (1929) (animateur)
- Le Dragon Récalcitrant (1941) (réalisateur de la séquence animée)
- Les Trois Caballeros (1944) (effets spéciaux séquences live)
- La Boîte à Musique (1946) (effets spéciaux)
- Mélodie du Sud (1946) (effets spéciaux)
- Coquin de Printemps (1947) (effets spéciaux)
- Mélodie Cocktail (1948) (effets spéciaux)
- Danny le Petit Mouton Noir (1949) (effets spéciaux)
- Le Crapaud et le Maître d'Ecole (1949) (effets spéciaux)
- Cendrillon (effets spéciaux)
- Beaver Valley (1950) (effets spéciaux)
- One Hour in Wonderland (TV) (1950) (effets spéciaux)
- Alice au Pays des Merveilles (1951) (effets spéciaux)
- Nature's Half Acre (1951) (effets spéciaux)
- The Olympic Elk (1952) (effets spéciaux)
- Water Birds (1952) (effets spéciaux)
- Bear Country (1953) (effets spéciaux)
- Peter Pan (1953) (processus)

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22 mai 2009

Fantasia 2000 : Pomp and Circumstance

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Septième séquence de Fantasia 2000, Pomp and Circumstance, composé par Sir Edward Edgar entre 1901 et 1907, remet Donald Duck sous les projecteurs après plusieurs années d'absence. En effet le petit canard n'était pas réapparu à l'écran depuis le moyen métrage Le Prince et le Pauvre, diffusé avant Les Aventures de Bernard et Bianca au Pays des Kangourous sorti en 1990.

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Plusieurs idées furent développées pour mettre Donald en scène, dont une avec un Donald-Icare sur La Chevauchée des Valkyries (un des morceaux prévu pour la suite avortée de Fantasia dans les années 40). Mais cela ne fonctionnait pas et tout fut repris à zéro. La Chevauchée des Valkyries fut remplacée par Pomp and Circumstance et Donald fut transposé au XVIème siècle où il était entouré de princes et de princesses. L'équipe alla ainsi très loin dans les recherches avant de trouver la bonne histoire. Depuis longtemps déjà il avait été évoqué de faire une histoire sur l'arche de Noé. Cette idée vint de Francis Glebas, le réalisateur de la séquence. Il s'est dit qu'il serait amusant si les animaux refusait de monter dans l'arche. Au départ ce devait être une colombe qui jouait le rôle de l'assistant de Noé. Cette dernière ressemblait beaucoup à notre cher canard, hormis qu'elle ne souhaitait pas retrouver sa bien aimée mais seulement se reposer dans son hamac. Ce n'est que plus tard qu'il fut décidé de la remplacer par Donald.

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C'est Peter Schickele qui s'occupa de l'arrangement du morceau. On lui doit notamment la musique de la série TV Sesame Street ou bien encore la B.O. d'une demi douzaine de films : The Crazy-Quilt (1966), Funnyman (1967), Silent Running (1972), Oh! Calcutta! (1972) et Abduction of Figaro (1984). Pour la séquence, il fut décidé de n'utiliser que les marches 1,2,3 et 4, le tout dans l'ordre chronologique pour donner un sentiment de progression, de mouvement, avec des moments forts et de la diversité.
Au niveau graphique, il fut décidé de rendre les animaux de l'arche semi réalistes. Il fallait en effet qu'il s'allient parfaitement avec le monde qui les entoure mais aussi avec le design de Donald Duck, bien plus loufoque. On retrouve d'ailleurs de nombreuses références au canard dans la séquence : les flaques sont en forme de canard, ainsi que l'arrière de l'arche, la maison de Donald est la caricature d'un œuf
posé sur un nid.  

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Pomp and Circumstance est au final un bien bel hommage au canard le plus célèbre du monde, sorte de réponse à L'Apprenti Sorcier dans lequel son confrère Mickey Mouse avait la vedette.

 

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Recherches de Francis Glebas :

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09 mai 2009

Mulan

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hbacher_d26611i7_02Hans Bacher fait parti de mes artistes Disney favoris de ces dernières années. Son travail sur La Belle et la Bête, Aladdin, Le Roi Lion et surtout son sauvetage artistique de Mulan est tout bonnement fabuleux! Retrouvez ci-dessous quelques une de ses recherches graphiques pour Mulan, accompagnées d'autre superbes esquisses pour le film de son collègue et ami Alex Nino. Merci à Hans Bacher de m'avoir autorisé à publier ces magnifiques dessins!

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Recherches d'Alex Nino :

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04 mai 2009

Bernard et Bianca au Pays des Kangourous

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1990_kangourous_1_0229ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, The Rescuers Down Under (Bernard et Bianca au Pays des Kangourous) est une première dans l'histoire des studios. En effet, il s'agit de la toute première suite réalisée par les Walt Disney Animation Studios. Seul deux films d'animation Disney ont eu droit à cet honneur : Les Trois Caballeros (suite indirecte de Saludos Amigos) et Fantasia 2000, suite du Fantasia de 1940. Autre fait intéressant, c'est également le premier film à utiliser l'ordinateur comme jamais auparavant, faisant entrer pour de bon le monde de l'animation dans l'ère du numérique.

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Grâce au  nouveau procédé CAPS (Computer Animation Production System), chaque dessin d'animation du film fut encré et coloré sur ordinateur, mettant ainsi définitivement de côté le procédé long et coûteux de l'encrage et du gouachage des cellos à la main. Le CAPS avait déjà été utilisé pour trois plans de La Petite Sirène (le plan d'introduction du navire, la descente de l'escalier dans le château et l'arc-en-ciel à la fin du film). Le reste avait été peint à la main. Bernard et Bianca au Pays des Kangourous est donc le premier film à avoir été colorisé avec le procédé CAPS dans son intégralité. L'autre intérêt de cette technique était d'avoir une palette de couleurs encore plus large (plusieurs millions de teintes différentes), de créer des ombrages transparents ou bien encore d'effectuer des mélanges de couleurs sophistiqués.
Mais l'utilisation de l'ordinateur ne s'arrête pas là ! Ce nouveau film met également la caméra multiplan à la retraite, la remplaçant par un effet de profondeur de champs identique mais désormais effectué sur ordinateur. Pour se faire chaque partie d'un arrière plan est scanné puis superposé numériquement. Au final l'effet est encore plus saisissant et a nécessité bien moins de temps et d'argent. La 3-D fut également utilisée pour de nombreux plans du film, encore plus que dans Oliver & Compagnie. On la retrouve en introduction avec un magnifique plan nous transportant dans un champs de fleurs, dans le véhicule de McLeach ou bien encore dans la scène du survol de Sidney. Étrangement, toute ces innovations technologiques révolutionnaires passèrent complètement inaperçus à l'époque de la sortie du film, Disney ayant préféré baser sa campagne marketing sur d'autres éléments moins abstraits pour le public. Il faudra attendre la sortie de La Belle et la Bête l'année suivante pour que ces nouveautés soient enfin remarqués.

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Bernard et Bianca au Pays des Kangourous sorti le 16 novembre 1990 sur les écrans américains. Malgré des critique positives, une qualité technique indéniable et une histoire riche en rebondissements, le film ne rencontra pas le succès escompté... Avec seulement 25 millions de dollars de recettes, il arrive en bas de tableau du box office des Disney des années 90. Malgré cela un troisième opus des aventures des deux petites souris fut mis en chantier au milieu des années 90, projet vite avorté après la mort d'Eva Gabor (la voix originale de Bianca) en 1995. Mais qui sait, avec le retour de la 2-D chez Disney, peut-être verront nous un jour prochain une nouvelle aventure de nos deux souris préférées !

 

Storyboards de Glen Keane : 

Rescuers Down Under story sketch by Glen Keane

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Recherches graphiques de Glen Keane :

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25 avril 2009

Les Aventures d'André et Wally B.

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LES AVENTURES D'ANDRÉ ET WALLY B. (1984)

 

Quelques jours après leur retour du SIGGRAPH 1983 qui se déroulait à Detroit, Alvy Ray Smith et Ed Catmull décidèrent que l'équipe infographie de Lucasfilm créerait une animation 3-D d'un personnage pour la prochaine édition du salon. Smith, qui était en charge de la division tracé et modélisation désirait réaliser une histoire simple avec ce personnage : un androïde se réveille au milieu de la forêt, baille, s'étire puis se lève avant d'admirer la beauté du paysage. Selon Smith, l'histoire symboliserait l'animation par ordinateur, qui se réveille en ce début des années 80 et s'ouvre au monde qui l'entoure. A l'époque l'histoire du court était seulement un prétexte pour montrer de quoi était capable l'équipe techniquement parlant.

Le but principal de ce court était ainsi de montrer une animation d'un personnage articulé, par opposition à la rigidité mécanique des images de synthèse qui dominait à l'époque. Ils voulaient également démontrer à Lucasfilm qu'ils étaient capable de constuire une histoire de bout en bout, qu'ils comprenaient les techniques cinématographiques et pourraient ainsi être chargé à l'avenir de travailler sur un long métrage. Leur dernière volonté était de mettre en application les technologies qu'ils avaient mis au point comme le flou de mouvement.

Pour réaliser Les Aventures d'André et Wally B., l'équipe infographie de Lucasfilm avait besoin d'un véritable animateur. A cette époque l'équipe n'était composé que de scientifiques passionnés par l'imagerie 3-D, il leur manquait encore un artiste. Plus tôt dans la même année, Ed Catmull et Alvy Ray Smith avaient rencontré John Lasseter, un jeune animateur de 26 ans travaillant chez Disney. Le jeune arriviste avait fait une grande impression aux deux scientifiques. Selon Smith, Lasseter "a été le premier animateur que l'on a rencontré qui n'avait pas peur de nous".

Lasseter, qui venait de se faire licencier de chez Disney, ne tarda pas à rejoindre l'équipe de Lucasfilm au Nord de San Fransisco. Smith, qui était alors le directeur du court, encouragea le nouveau venu à prendre des initiatives. Il avait également conseillé Lasseter sur la conception du personnage en lui disant d'utiliser uniquement des formes géométriques (ellipsoïdes, cylindres, sphères), seules formes réalisables en 3-D à cette époque. Lasseter fit de l'androïde original voulu par Smith un personnage bien plus cartoon. Pour se faire il s'inspira des premiers dessins de Mickey Mouse, qui était uniquement conçu avec des cercles. Il créa ainsi André (nom découlant du mot "androïde" et étant également un clin d'oeil au film de Louis Malle de 1981, My Dinner with André) mais aussi Wally B., une petite abeille qui viendra narguer André lors de son réveil. Pour l'animation d'André, Ed Catmull inventa la "larme", une forme flexible issu de l'union entre un cône et une sphère. Cette forme permis à Lasseter une plus grande fluidité dans les mouvements du personnage.

Lasseter décida également que, plutôt que d'essayer de s'approcher du niveau de compétence technique de ses collègues (ce qui serait pratiquement impossible étant tous doté d'un doctorat), ils travailleraient ensemble vers un objectif commun, lui s'occupant du côté artistique, et eux de la technique. Cet esprit de collaboration entre la technologie et l'Art deviendra l'une des pierres fondatrice de Pixar.   

Les ambitions de l'équipe infographie de Lucasfilm allait au-delà de la volonté de créer un personnage de cartoon expressif. Chaque aspect du projet a poussé les limites technologiques des ordinateurs de l'époque, comme par exemple l'utilisation du système de particules qui a été développé par Bill Reeves. En infographie, les systèmes particules sont généralement utilisés pour créer des objets de toute petite tailles ou qui n'ont pas de forme propre, comme le feu, la fumée ou l'eau. Reeves avait par le passé utilisé ce système pour créer les flammes du "Genesis Effect" dans Star Trek II: The Wrath of Khan. Pour Les Aventures d'André et Wally B., il utilisa ce système pour créer les millers d'arbres et de brins d'herbe formant la forêt dans laquelle André se réveille.

Les Aventures d'André et Wally B. fut terminé à temps pour le SIGGRAPH de 1984. Le public du salon fut impressionné par le court qui repoussait alors les limites de l'imagerie 3-D et l'intégrait pour la première fois dans un véritable récit. L'équipe de Lucasfilm était les pionniers du genre, ils ont réussi à traîner de force le domaine de l'infographie dans le monde du cinéma. En outre, au début des années 1980, on ne pouvait pas aller dans un magasin et acheter un logiciel pour réaliser un tel film, le groupe a ainsi dû inventer chaque outil utilisé, ce qui fut long et difficile. Ce film permit également à John Lasseter de faire ses premiers pas dans le monde de l'imagerie 3-D, technologie dont il tombera éperdument amoureux et qu'il ne cessera d'améliorer au fil des décennies.

 

Recherches graphiques de John Lasseter :

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24 avril 2009

Les courts métrages Pixar

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Introduction

L'histoire et la renommée des studios Pixar n'a pas débuté avec Toy Story en 1995, mais s'est construite au fils des années 80 grâce à la production de courts métrages d'animation de grande qualité. Que ce soit avec une lampe de bureau, un monocycle ou un jouet, l'équipe de Pixar fut la première à rendre véritablement vivant un amas de formes abstraites et froides appelées polygones.

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Ed Catmull et Alvy Ray Smith     La forme de goutte utilisé pour André & Wally B.                  Pixar en 1989         

L'aventure du studio à la lampe de bureau commence en 1979, quand George Lucas, qui se remet à peine de l'énorme succès du premier volet de la saga Star Wars décide d'ouvrir, au sein d'ILM (sa boîte d'effets spéciaux), un département entièrement dédié à l'animation par ordinateur, Lucasfilm Computer Division. Le but ultime était alors de réaliser des effets spéciaux numériques pour le cinéma. A cette époque, la 3-D n'en était encore qu'à ses balbutiements et toute l'équipe de ce département était vu comme des sortes de pionniers un peu loufoques. L'un d'entre eux, Ed Catmull, était sans aucun doute le plus passionné. Ce fut l'un des premiers, à la fin des années 60, à reconnaître le potentiel graphique de l'ordinateur. Voulant en premier lieu devenir animateur, il se reconvertit dans la physique et la science informatique, ne pensant pas être assez bon pour le premier métier. Il tomba littéralement amoureux de ce nouveau langage et fut ravi d'enfin trouver un métier qui pouvait allier art, informatique et physique. Un de ses premiers travaux fut de réaliser une animation 3-D de sa main gauche, une première étape dans le développement et la création de surfaces courbes, l'application de textures sur ces surfaces et l'élimination des arrêtes. Il décrocha par la suite un doctorat dans cette nouvelle technologie en avance sur son temps. Après avoir travaillé au département images de synthèse du New York Tech, Ed voulait aller encore plus loin et être le premier à réaliser un long métrage entièrement animé par ordinateur. Il fut repéré par Georges Lucas et fut un des premiers à intégrer le département de recherches numériques d'ILM. Le premier projet officiel du département fut de réaliser un plan pour le film Star Trek 2 - The Wrath of Khan en 1982. La caméra devait partir de l'espace et venir jusqu'à la surface de la planète pour la voir se transformer. Le plan aurait été impossible à réaliser sans ordinateur.

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    Luxo Jr. (1986)               John Lasseter travaillant sur Reds Dream (1987)           Knick Knack (1989)

En 1984, John Lasseter débarque au département après s'être fait licencier des studios Disney. Fasciné par le film Tron sorti deux ans plus tôt, il avait assisté à une conférence sur les images de synthèse l'année précédente. Ed Catmull était un des intervenants de la conférence et le rencontra pour prendre des nouvelles de son travail sur l'animation 3D chez Disney. Ed lui proposa alors de rejoindre ILM. C'était une merveilleuse occasion pour lui de recruter un véritable animateur, ce qui leur serait très utile pour leur futur projets. Mais John fut au final bien plus qu'un simple animateur, il devint le pôle créatif du département. Par la suite c'est à lui que l'on devra le scénario, l'animation et le design des personnages des premiers courts métrages Pixar. Le premier travail de John consista à créer le court métrage Les Aventures d'André et Wally B. en 1984, le premier et dernier réalisé sous l'égide de Georges Lucas. En 1986, Steve Jobs rachète le département d'ILM pour créer officiellement Pixar (fusion des mots "pixel" et "art"). Conscient du potentiel de l'équipe, il investit dix millions de dollars dans l'entreprise. La même année sorti Luxo Jr., un court métrage avec une petite lampe de bureau démontrant tout le talent du studio. C'est grâce à Luxo Jr. que Pixar commença à se faire connaître dans le monde de l'animation, la petite lampe devint ainsi très vite l'emblème de l'entreprise. La réalisation de court métrage continua à côté de la commercialisation d'ordinateurs Pixar, qui était le véritable but de l'entreprise à ses débuts, les courts métrages ne servant que de démonstration technique. Par la suite Pixar sorti un court métrage par an : Red's Dream (1987), Tin Toy (1988) et Knick Knack (1989). Le partenariat avec Disney signé en 1991 pour la réalisation d'un long métrage changea la donne et les courts métrages (comme la commercialisation d'ordinateurs) furent abandonné pendant un temps. Il faudra attendre 1997 pour découvrir un nouveau court, Le Joueur d'Échecs, qui était surtout une excuse pour tester de manière plus approfondie l'animation d'un humain, de vêtements et des expressions faciales.

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         Extra-Terrien (2007)                                     Presto (2008)                                 Passages Nuageux (2009)

Dans les années 2000 le court métrage refait son apparition plus régulièrement, toujours pour permettre de tester de nouvelles techniques. Dans Drôles d'Oiseaux sur une Ligne à Haute Tension (2000), l'animation des plumes des oiseaux servira par exemple de base à l'animation des poils de Sullie dans Monstres & Cie. Par la même occasion, chaque long métrage se dote désormais d'un court en bonus sur le DVD, mettant en scènes les héros du film. Nous auront ainsi droit à La Nouvelle Voiture de Bob (2002), Baby-Sitting Jack-Jack (2005), Martin et la Lumière Fantôme (2006), Notre Ami le Rat (2007) et BURN•E (2008). Depuis Les Indestructibles (2004) chaque film est également accompagné d'un court métrage au cinéma. Nous découvriront ainsi Saute-Mouton (2003), L'Homme Orchestre (2006), Extra-Terrien (2007), Presto (2008), Passages Nuageux (2009), Jour Nuit (2010), La Luna (2012) et The Blue Umbrella (2013). En 2006 Disney rachète Pixar et emporte avec eux John Lasseter et Ed Catmull qui deviennent les chefs du département animation de Disney en plus de leur poste à Pixar. Ils amènent dans leurs bagages le concept des courts métrages qui refera alors son apparition chez Disney après des années d'absence.
Parallèlement aux courts métrages "traditionnels", les studios Pixar créent deux séries de courts métrages dérivés de leurs deux productions les plus populaires : Cars - Quatre Roues et Toy Story. La série Cars Toon débarque en 2008 sur Disney Channel, avec un bref passage au cinéma en avant programme de Volt, Star Malgré Lui pour le court métrage Tokyo Martin en 2008. La série Toy Story Toons commence quant à elle sa carrière sur les chapeaux de roue avec Vacances à Hawaï, diffusé en avant-programme de Cars 2 au cinéma, en 2011. S'en suivront Mini Buzz et Rex, le Roi de la Fête, resspectivement diffusés en avant-programme de Les Muppets, Le Retour en 2011 et de la ressortie 3D de Le Monde de Nemo, en 2012. Ces deux séries sont réalisées non pas aux studios Pixar d'Emeryville mais à Vancouver, où Pixar a ouvert un nouveau studio en 2011.

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          Air Martin (2011)                              Vacances à Hawaï (2011)                    Rex, le Roi de la Fête (2012)

Aujourd'hui les studios Pixar restent très attachés à la réalisation de courts métrages qui permettent, en plus de tester de nouvelles technologies et de faire revivre des personnages connus, à de jeunes réalisateurs du studio de faire leurs preuves, et pourquoi pas réaliser un long métrage par la suite !

 

 

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16 avril 2009

Fantasia 2000 : Le Carnaval des Animaux

 

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LE CARNAVAL DES ANIMAUX

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Cinquième séquence de Fantasia 2000, Le Carnaval des Animaux était à l'origine une idée de Joe Grant. Artiste chez Disney entre 1932 et 1949, il revint travailler aux studios dans les années 90 en tant que consultant, alors qu'il avait déjà plus de 80 ans! Bouillonnant d'idées malgré son âge avancé, il proposa une séquence pour Fantasia 2000 avec comme personnage principal une autruche de la séquence La Danse des Heures, du Fantasia original, s'amusant avec un yoyo. L'idée fut retenue mais l'autruche fut finalement remplacé par un flamant rose.

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Eric Goldberg, le réalisateur de la séquence nous parle de cette expérience : "Pour concevoir Le Carnaval des Animaux, j'ai commencé par faire des recherches auprès de mon collaborateur, Mark Gabriel, qui, en travaillant sur Pocahontas, jouait sans arrêt au yoyo. Je l'ai alors filmé en train de jouer au yoyo, ce qui nous servit de référence pour la suite de notre travail. Après cela il a fallut se demander pourquoi un flamant rose jouerait-il avec un yoyo? Et on s'est dit : "il a un yoyo parce que c'est l'excentrique." Lui il veut jouer, alors que les autres veulent se mettre en ligne. La séquence ressemble beaucoup à un passage de La Danse des Heures, quand les autruches se disputent une grappe de raisin, on peut voir ça comme une sorte de clin d'œil En étudiant des flamants dans des zoos californiens, on a appris qu'ils ont tendance à avoir des comportements de groupe. Si l'un lève la tête, ils le font tous. Si l'un va à gauche, ils le font tous. C'est comme un troupeau de moutons! Et on a pensé que ce serait sympa que le héros soit l'original. Celui qui ne veut pas faire comme les autres."

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Techniquement, la séquence se démarque du reste du film par l'utilisation de l'aquarelle pour les personnages. Alors qu'il était devenu habituel de scanner et peindre les cellos sur ordinateur, il fut décidé ici de tout coloriser à la main avec la technique de l'aquarelle, donnant ainsi encore plus de vie aux personnages animés. L'impression de peinture vivante était également accru. Côté animation, les Six Snobs (les flamant roses poursuivant le héros) ont été animé par le réalisateur Eric Goldberg. Il se chargea en fait d'en animer un seul, puis son animation fut démultiplié pour donner l'illusion d'un groupe d'oiseaux parfaitement synchrone.

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Recherches graphiques :

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Dessins de Joe Grant :

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06 avril 2009

Toy Story

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37850381_pL'aventure de Toy Story débute officiellement en mai 1991, lorsque Disney signe un contrat avec les studios Pixar pour la réalisation d'un long métrage d'animation en images de synthèse. A l'origine, Pixar avait proposé à Disney un programme télévisuel de trente minutes pour Noël inspiré du court métrage Tin Toy sorti en 1988. Mais Disney, impressionné par le parcours du petit studio californien depuis sa création en 1979 au sein d'ILM, leur donna en échange le feu vert pour un long métrage! John Lasseter, le leader créatif des studios Pixar n'en revenait pas, dix ans après son licenciement de chez Disney, voilà qu'ils avaient à nouveau grand besoin de lui. Et vice et versa, autant Pixar avait de l'imagination et de l'enthousiasme à revendre, autant Disney leur permettrai un financement et une campagne marketing de premier choix.

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La réalisation d'un long métrage d'animation en images de synthèse était le but premier des studios Pixar depuis leur création. Au départ Pixar n'était qu'une petite entité d'ILM concentré sur l'animation et les effets spéciaux assistés par ordinateur. Après un premier court métrage, The Adventures of André & Wally B., en 1984, l'équipe se pencha sur les effets spéciaux d'une scène du film Le Secret de la Pyramide, qui sera alors le premier film avec effets spéciaux numériques. Après le rachat du studio par Steve Jobs en 1986 (Lucas Film ayant fait la grosse erreur de se séparer d'eux) et la sortie du court métrage Luxo Jr., Pixar commençait à être de plus en plus reconnu dans le monde de l'animation. En plus d'avancées technologiques impressionnantes, les artistes de Pixar (en particulier John Lasseter), avaient insufflé de la vie à leurs personnages, ce qui rendait cette 3D encore balbutiante beaucoup moins froide qu'auparavant. Après divers courts métrages (Red's Dream, Tin Toy, Knick Knack) et la réalisation de plusieurs publicités, les studios allaient enfin pouvoir réaliser leur rêve de long métrage grâce à Disney, qui financera leur projet. La tâche va s'avérer ardu, pratiquement personne chez Pixar n'avait déjà travaillé sur un long métrage, ils auraient énormément de choses à apprendre. De plus leur film allait être le tout premier film d'animation entièrement réalisé en images de synthèse, c'était un grand pas vers l'inconnu et un sacré défi. Mais ce n'est pas ça qui les auraient découragé, bien au contraire.

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La ligne de conduite pour ce long métrage était la suivante : pas de conte de fée, pas de personnages qui chante, en gros Pixar ne voulait pas faire un film Disney traditionnel, mais trouver leur propre style. De ce côté Disney leur avait laissé carte blanche, et cette liberté angoissait quelque peu les artistes des studios Pixar. John Lasseter voulait un film dans la continuité de Tin Toy, une histoire de jouets. Au départ Toy Story (nom provisoire du film qui sera finalement le titre définitif) devait être l'histoire de Tinny (le personnage principal de Tin Toy) qui part en vacances avec son propriétaire. Celui-ci l'oubli sur une aire d'autoroute, il est alors trouvé par un chineur qui le jette dans son camion. Il y fait la rencontre d'une marionnette ventriloque et ils décident de s'entraider. A la fin les deux compères finissaient dans une sorte de paradis des jouets (une école maternelle) où ils ne seraient plus jamais perdus, ni délaissés. Puis le scénario fut modifié et on déplaça l'histoire dans une chambre d'enfant. Un jeune garçon reçoit un nouveau jouet à son anniversaire qui rejoint ses vieux jouets. Mais ça paraissait étrange qu'un vieux jouet démodé comme Tinny devienne le jouet préféré d'un petit garçon. Il fut alors décidé de créer des jouets de toutes pièces. Tinny fut remplacé par Lunar Larry (qui sera par la suite renommé Buzz Lightyear) et la marionnette ventriloque échangea son chapeau haut de forme contre un costume de cow-boy.

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Un première version du film sous forme de storyboards fut présenté aux dirigeants des studios Disney en décembre 1993. Même si les scénaristes de Pixar avaient de grandes libertés sur leur film, l'accord des dirigeants était indispensable pour lancer la production. Et ce fut un désastre. Rien ne fonctionnait, ce n'était ni drôle, ni émouvant et le récit manquait cruellement de rythme. Les personnages ne fonctionnaient pas. Woody était le personnage le plus énervant jamais vu à l'écran. En fait, à force de se plier à toutes les rectifications que voulait apporter Disney au film, Toy Story ne ressemblait plus à ce que John Lasseter avait imaginé. Disney voulut alors stopper la production et demanda à Pixar de faire des coupes dans le budget en licenciant une partie de leurs employés, ce qu'ils refusèrent de faire. A la place ils se remirent immédiatement au travail et réécrivirent le scénario. Tout le monde était extrêmement motivé, ils savaient que c'était leur dernière chance de prouver de quoi ils étaient capables et il ne fallait pas la laisser passer. En seulement trois semaines l'équipe du film avait réalisé un nouveau storyboard! Il fut présenté à Disney qui l'approuva, ce n'était pas parfait mais cela prouvait que le film avait un potentiel. La production de Toy Story pouvait enfin commencer.

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Thom Hanks et Tim Allen furent choisit pour interpréter Woody et Buzz. Contrairement à beaucoup de films d'animation, les acteurs eurent ici une grande influence sur la conception des personnages. Tim Allen par exemple insuffla beaucoup de douceur à Buzz, qui était à la base un simple héros venu de l'espace, fier et arrogant. Il en fit une sorte de policier intergalactique égocentrique, rempli d'humour et de naïveté. Tom Hanks accepta quant à lui très vite le rôle de Woody, et ce grâce à un test d'animation du personnage avec sa voix tiré d'un de ses précédents films. Il trouva cela génial et accepta sur le champs de participer au projet. Sa voix chalereuse permit de rendre Woody un peu plus enthousiaste et sympathique.
Les musiques de Toy Story furent confié à Randy Newman. Tout d'abord musicien, Randy devint compositeur en 1965 avec la réalisation de la bande originale du film Peyton Place. Il se fit surtout connaitre dans ce domaine à partir de 1981 avec la musique de Ragtime puis Maverick en 1994. Toy Story était son premier projet de musique de film d'animation, ce qui était parfait pour l'équipe qui désirait une musique tout aussi différente que le scénario. En plus de la musique, Randy Newman écrivit plusieurs chansons pour le film dont You've Got A Friend In Me, qui devint très vite populaire lors de la sortie du film. Son style et ses sonorités mélangeant jazz et country étaient parfaites pour le film, le résultat final était tout a fait celui recherché.

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Toy Story sorti le 22 novembre 1995 aux Etats-Unis et fut un véritable triomphe dès les premiers jours d'exploitations. Malgré un budget très serré, le film engrangea plus de 350 millions de dollars de recettes dans le monde et ouvrit la voie à une toute nouvelle génération de films d'animation. Sorte de Blanche Neige et les Sept Nains des temps modernes, Toy Story reste, des années après sa sortie toujours aussi bon, malgré une 3D dépassée depuis longtemps. Le secret du film est bien entendu un scénario en béton et des personnages charismatiques et attachants, la technologie 3D n'étant au final qu'un "banal" outil. Voilà pourquoi Toy Story restera un film inoubliable, qui fait désormais parti de l'histoire.

 

Recherches décors :

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Recherches personnages :

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24 mars 2009

Fantasia 2000 : Concerto pour Piano n°2, Allegro, Opus 102

Fantasia_2000
CONCERTO POUR PIANO N°2, ALLEGRO, OPUS 102
(LE PETIT SOLDAT DE PLOMB)

 

Quatrième segment de Fantasia 2000, Le Petit Soldat de Plomb était un projet de longue date aux studios Disney. Inspiré du conte d'Hans Christian Andersen (l'auteur de La Petite Sirène et de La Petite Fille aux Allumettes), il devait déjà faire parti du premier Fantasia sorti en 1940. Ce fut alors Bianca Majolie qui en réalisa le storyboard. Malheureusement la fin du segment ne satisfaisait pas Walt Disney et l'histoire fut mise de côté. Il faudra attendre 1991 pour que le projet soit remis sur les rails sous l'impulsion de Roy E. Disney, le neveu de Walt, qui désirait réaliser une suite à Fantasia.

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Steve Goldberg (superviseur artistique)                       test d'animation                             Eamonn Butler (animateur)            

La nouvelle version de Le Petit Soldat de Plomb est très proche du storyboard original, seul la fin a été modifié. Dans la première version (très fidèle au conte d'Andersen) le soldat et la ballerine finissent dans le feu et fondent. Leurs deux corps fondus forment alors un cœur. Pour la nouvelle version, les scénaristes voulaient que la fin de l'histoire soit plus en accord avec le concerto de Dimitri Shostakovich, qui se termine sur une note positive. Il fut alors décidé que c'était le diable qui devait finir dans le feu et non les deux amants.
Lorsque la production de cette séquence débuta en 1991, l'ordinateur était déjà bien installé au sein des studios Disney. Il avait déjà servi à de nombreuses reprises sur divers productions animées (Basil, Détective Privé, Oliver & Compagnie, La Petite Sirène et La Belle et la Bête). Mais ce fut la première fois que l'outil informatique était utilisé pour animer des personnages principaux. L'idée était de dissimuler le plus possible le fait que ces personnages soient animés par ordinateur, de peur que leur rendu soit dépassé lors de la sortie du film (qui devait se faire en 1996 mais se fera finalement en 2000). Le reste de la séquence est animée et réalisée de façon plus traditionnelle, tout à la main.

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Le résultat final est un excellent mélange d'animation 2D et 3D, l'alliance parfaite du passé et du futur de l'animation.

 

 

Storyboards de Bianca Majolie (1938) :

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Recherches graphiques :

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Line test (1995) :

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