The Art of Disney

Bonjour et bienvenue à tous sur The Art of Disney Animation, le blog entièrement dédié aux recherches artistiques des films d'animation Disney ! Créer un long métrage d'animation c'est tout un art! Dessins d'études, peintures, sculptures, story boards, re

18 juillet 2009

Red's Dream

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RED'S DREAM (1987)

 

img132_02_02C'est un moment que John Lasseter n'est pas prêts d'oublier. Nous sommes en 1987, le jeune homme organise un cours sur l'animation de personnages par ordinateur pour une conférence du SIGGRAPH à Anaheim, en Californie, et a invité pour l'occasion ses anciens mentors des studios Disney, Frank Thomas et Ollie Johnston, à participer. Plus tôt dans l'après-midi, Thomas et Johnston parlèrents aux personnes présentes dans la salle de leurs expériences au cours de l'«âge d'or» de l'animation. Les deux vétérans soulignèrent que l'animation par ordinateur arriverait à atteindre le niveau de maturité de l'animation traditionnelle en réussisant à susciter de l'émotion et de l'empathie pour ses personnages.

Dans le cadre de son exposé, Lasseter projeta le second court métrage Pixar récemment terminé, Red's Dream. Après avoir conclu sa présentation, Thomas et Johnston se levèrent et se précipitèrent sur lui, avides de serrer la main du jeune homme. "Vous l'avez! Vous avez réussi à mettre de l'empathie dans vos personnages!" ont-ils exclamé. "Ils étaient si excités", se rappela plus tard Lasseter.

Comme c'était déjà le cas dans Luxo Jr. , Lasseter a réussi à exprimer de l'émotion à travers un objet inanimé (ici un monocycle). Toutefois, la star technologique que de ce nouveau film n'est pas l'objet inanimé, mais le clown qui monte sur le monocycle. Ce fut la première tentative du studio d'animation faciale d'un personnage organique.
Lasseter insiste sur le fait que l'une des clés de la crédibilité dans tout film d'animation est l'utilisation de formes organiques. Le clown, qui a été surnommé "Lumpy" par l'équipe, a été une avancée significative dans cette direction. Créer ce clown a été un véritable défi pour la jeune équipe de Pixar. Le plus difficile fut de trouver un moyen pour modéliser le visage du personnage. Quelqu'un suggéra tout d'abord de sculpter la tête du clown dans de l'argile. «Ainsi, Eben pourrait enregistrer les données point par point», se souvient Lasseter.

L'outil qui permit cette nouvelle façon de faire s'appel un digitaliseur 3-D produit par Polhemus Navigation Science. L'équipe de Pixar avait déjà employé le digitaliseur sur le chevalier en "vitrail" pour le film Le Secret de la Pyramide (1985), qui est l'un des premiers exemples de personnages entièrement réalisé par ordinateur pour un long métrage. Maintenant Lasseter peut sculpter une tête de clown, dessiner les grilles au-dessus de lui, et lentement, faites glisser le stylet du digitaliseur comme un crayon sur la surface de l'objet pour enregistrer chaque point.

En plus d'être très inspiré, Lasseter arrive à réunir tous les talents qui l'entoure sur un seul et unique projet. Au SIGGRAPH 1986, Pixar avait présenté trois animations: Luxo Jr. et deux tests d'animation (Beach Chair, par Eben Ostby, et Flags and Waves, de Bill Reeves et Alain Fournier). Lasseter et son équipe se rendirent compte qu'ils pourraient accomplir davantage en combinant leurs talents dans un seul projet. Comme de nombreux pionniers de l'animation avant eux, ils utilisèrent ce qu'il avait à portée de main. Bill Reeves a étudié les systèmes de particules et de pluie. Pour rendre son projet plus amusant, il a construit une ville et a tenté de définir et créer une atmosphère de nuit, avec de la pluie et de lampadaires se reflètant dans les flaques d'eau. Dans le même temps, Ostby, qui était un passionné de vélo, travailla sur un modèle complexe de bicyclette. 

Lasseter combina ces éléments avec son propre désir de créer un personnage organique, ce qui donna Red's Dream. Dans la séquence du rêve, le clown est écarté par le talentueux monocycle. C'est lui qui termine la performance et reçoit l'adulation de la foule. Quand le rêve est terminé, le monocycle se trouve dans le coin de la boutique, tout seul. Lasseter a résisté aux suggestions de donner une fin heureuse au film. Au contraire, le film se termine sur cette note triste. Lasseter dit plus tard que les fins triste font un carton en Europe. Et en effet, en 1988, Red's Dream remporta le plus grand prix européen descerné à l'animation, le Prix Ars Electronica.

En plus de sa fin étonnante, Red's Dream se distingue par sa séquence du rêve, qui est la seule œuvre créée par le groupe d'animateur qui soit entièrement réalisé avec le produit phare de l'entreprise, le Pixar Image Computer. Ed Catmull voulait que Red's Dream soit une vitrine des puissantes capacités techniques de ce type de matériel. A cette époque la société ne savait pas si elle serait finalement connu pour son matériel informatique ou pour la fantaisie de ses créations animées. L'Art et l'imagination prirent finalement le dessus sur la technologie...

 

Storyboards de John Lasseter :

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08 juillet 2009

Monstres & Cie.

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Blu_ray__dition_fran_aise_02Bob, Sully et Boo sont de retour en vidéo à partir d'aujourd'ui! Pas de ressortie en DVD cette fois-ci pour Monstres & Cie, mais une première édition Blu-ray de toute beauté! Pour en savoir plus sur cette édition je vous conseil de lire le test réalisé par le site Planète HD. A l'occasion de cette sortie exceptionnelle retrouvez aujourd'hui une nouvelle galerie de recherches graphiques du film!

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25 juin 2009

Là-Haut : color script de Lou Romano

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Il y a quelques jours, Lou Romano, directeur artistique chez Pixar, a publié sur son blog une galerie de scripts chromatiques (sorte de storyboard pour les couleurs) qu'il a réalisé pour Là-Haut entre 2005 et 2008. Retrouvez ci-dessous l'intégralité de cette superbe galerie. Attention, ces images comportent de nombreux spoilers. Pour rappel, vous pouvez retrouver une grande partie des recherches graphiques du film dans le livre The Art of Up aux éditions Chronicle Books!

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14 juin 2009

Luxo Jr.

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LUXO JR. (1986)

 

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Luxo Jr. est officiellement le premier court métrage d'animation des studios Pixar, son prédécesseur, Les Aventures d'André et Wally B. , ayant été réalisé avant le rachat de l'équipe de Lucasfilm par Steve Jobs. Considéré comme le Steamboat Willie de Pixar, Luxo Jr. a marqué son époque par bien des aspects, jusqu'à devenir l'emblème officiel des studios.

La production de Luxo Jr. débuta alors que Pixar faisait encore parti de la Lucasfilm Computer Divison, il fut présenté pour la première fois au SIGGRAPH de 1986, le rendez-vous des professionnels et des fanas d'informatique. L'histoire du court métrage est d'une simplicité enfantine, un papa lampe joue à la balle avec son fils lampe, mais celui-ci s'avère plus espiègle que prévu. Le rendu visuel est également très simple. Alors qu'à l'époque les informaticiens adoraient montrer les capacités de l'ordinateur en faisant des démos avec des effets en tout genre (rotation de caméras, logo chromé, réflexion et réfraction de surfaces, etc.), nous avons ici une simple caméra fixe, deux personnages, une balle et une texture de bois pour le sol, rien de plus! Mais ce design austère était aussi une nécessité plus qu'un choix artistique. A cette époque (en 1986), l'équipe créative de Pixar comptait seulement quatre personnes : John Lasseter, Bill Reeves, Eben Ostby et Sam Leffler, et deux fois moins d'ordinateurs. L'équipe devait même travailler la nuit pour pouvoir emprunter les ordinateurs des autres employés! Dans ces circonstances, l'équipe n'avait pas assez de puissance de calcul pour effectuer des rotations de caméras ou autres effets lourd en mémoire. Mais ces limitations jouèrent en faveur du récit et des personnages, qui étaient alors mis en valeur.

Le projet, malgré sa simplicité mit tout de même du temps à sortir de terre. Tout commença quand John Lasseter demanda à ce qu'on lui apprenne à modéliser un personnage sur ordinateur. La tâche fut très laborieuse car, à cette époque, il était nécessaire pour cela de taper des lignes de codes dans un logiciel de traitement de texte. John choisit le modéliser une lampe Luxo, tout simplement parce que cette dernière se trouvait sur son bureau. Plus tard il créa des tests d'animation utilisant la lampe et les présenta lors d'une conférence à un festival d'animation en Belgique. C'est là-bas qu'il rencontra l'animateur belge Raoul Servais, qui avait réalisé Harpya, un des courts métrages d'animation favoris de John. Raoul lui demanda quel était l'histoire autour de cette lampe de bureau, John rétorqua qu'il n'y en avait pas, qu'il s'agissait d'un simple test d'animation. Mais Servais lui répondit que toute animation se doit d'avoir une histoire, un début, un milieu et une fin. Cette entrevue convaincu John que sa lampe pourrait devenir l'héroïne d'un nouveau court métrage.

L'inspiration pour le court vint du jeune fils de Tom Porter, directeur technique chez Pixar. Lasseter fut amusé par les proportions comiques de l'enfant par rapport à un adulte (une grosse tête et des petits membres), ce qui lui donna l'idée de modéliser un bébé lampe. Contrairement à la norme pour un film d'animation, Lasseter n'avait pas clairement d'histoire en débutant l'animation du court. Tout ce qu'il savait que son histoire comporterait un papa lampe, un bébé lampe et une balle. C'est certainement aussi ce mode de fonctionnement qui donna à Luxo Jr. toute cette fraîcheur et cette vitalité.

Techniquement le film est faussement simpliste. En effet, deux techniques extrêmement complexes ont été crée pour Luxo Jr. La première concerne la lumière. Dans le film, les deux lampes sont leur propre sources de lumière. Etant en perpétuelle mouvement, cela donne un nombre conséquent de sources de lumières, d'ombres et de contre jour. Pour parvenir à créer une lumière réaliste, Bill Reeves, David Salesin et Rob Cook créèrent un algorithme d'auto-ombrage, qui calcul et met au net toute les ombres. Ce nouvel outil permit d'avoir un rendu des ombres ultra réalistes, chaque objet projetant une ombre sur l'objet d'à côté, et ainsi de suite. Le résultat à l'écran semble très naturel et donne encore plus de crédibilité aux personnages. Pour Lasseter il s'agissait d'une "parfaite union entre la technologie et l'objet".
La deuxième technique novatrice fut crée par Eben Ostby, elle simplifia énormément le travail d'animation. Il s'agissait du premier logiciel permettant d'animer directement a l'écran, sans passer par un traitement de texte. Grâce à lui,
John Lasseter put animer ses personnages beaucoup plus rapidement. Pixar continura d'affiner son logiciel d'animation avec ses futurs courts métrages.

Luxo Jr. marqe la première collaboration du studio avec le sound designer Gary Rydstrom, qui allait vite devenir un des piliers créatifs du studio. Rydstrom travaillait auparavant au sein de Sprocket Systems, l'équipe Lucasfilm responsable des effets sonores. Pour Pixar, il décida que les effets sonores ne devraient pas être trop "cartoon". Il voulait que les sons soient drôles et exagérés, mais ancrés dans un semblant de réalité. «Je pensais que mon travail consistait à donner (aux lampes) la même chose que ce que faisait John avec l'animation, de leur donner vie et consistance", se rappel Rydstrom. Pour créer le célèbre son des lampes, Rydstrom combina les sons d'une vraie lampe de bureau et d'un son de plaque de métal se frottant contre une autre plaque de métal.

Luxo Jr. fut présenté pour la première fois au SIGGRAPH de 1986 avec deux autres tests d'animation de Pixar. Le film créa la surprise et l'admiration des six milles informations et techniciens présents sur le salon. Il reçut un tonnerre d'applaudissements pendant de longues minutes. Il gagna des dizaines de prix dans des festivals de cinéma ainsi qu'une nomination aux Oscars dans la catégorie du meilleur court métrage d'animation. C'était la première fois que l'académie des Oscars reconnaissait l'intérêt de cette nouvelle technologie pour le monde du cinéma.

Luxo Jr. dépassa ainsi toutes les attentes de Pixar. Le film devint même un parfait outil de recrutement pour le studio. De nombreux artistes ont rejoint les rangs de Pixar après avoir découvert le court : Pete Docter, Jan Pikava ou bien encore Bob Pauley, tous ont avoué que Luxo Jr. leur avait ouvert les yeux sur les possibilités de l'animation par ordinateur. La petite lampe de bureau devint finalement le nouveau logo du studio, parfaite représentation de son état d'esprit humaniste, novateur et créatif.

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25 avril 2009

Les Aventures d'André et Wally B.

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LES AVENTURES D'ANDRÉ ET WALLY B. (1984)

 

Quelques jours après leur retour du SIGGRAPH 1983 qui se déroulait à Detroit, Alvy Ray Smith et Ed Catmull décidèrent que l'équipe infographie de Lucasfilm créerait une animation 3-D d'un personnage pour la prochaine édition du salon. Smith, qui était en charge de la division tracé et modélisation désirait réaliser une histoire simple avec ce personnage : un androïde se réveille au milieu de la forêt, baille, s'étire puis se lève avant d'admirer la beauté du paysage. Selon Smith, l'histoire symboliserait l'animation par ordinateur, qui se réveille en ce début des années 80 et s'ouvre au monde qui l'entoure. A l'époque l'histoire du court était seulement un prétexte pour montrer de quoi était capable l'équipe techniquement parlant.

Le but principal de ce court était ainsi de montrer une animation d'un personnage articulé, par opposition à la rigidité mécanique des images de synthèse qui dominait à l'époque. Ils voulaient également démontrer à Lucasfilm qu'ils étaient capable de constuire une histoire de bout en bout, qu'ils comprenaient les techniques cinématographiques et pourraient ainsi être chargé à l'avenir de travailler sur un long métrage. Leur dernière volonté était de mettre en application les technologies qu'ils avaient mis au point comme le flou de mouvement.

Pour réaliser Les Aventures d'André et Wally B., l'équipe infographie de Lucasfilm avait besoin d'un véritable animateur. A cette époque l'équipe n'était composé que de scientifiques passionnés par l'imagerie 3-D, il leur manquait encore un artiste. Plus tôt dans la même année, Ed Catmull et Alvy Ray Smith avaient rencontré John Lasseter, un jeune animateur de 26 ans travaillant chez Disney. Le jeune arriviste avait fait une grande impression aux deux scientifiques. Selon Smith, Lasseter "a été le premier animateur que l'on a rencontré qui n'avait pas peur de nous".

Lasseter, qui venait de se faire licencier de chez Disney, ne tarda pas à rejoindre l'équipe de Lucasfilm au Nord de San Fransisco. Smith, qui était alors le directeur du court, encouragea le nouveau venu à prendre des initiatives. Il avait également conseillé Lasseter sur la conception du personnage en lui disant d'utiliser uniquement des formes géométriques (ellipsoïdes, cylindres, sphères), seules formes réalisables en 3-D à cette époque. Lasseter fit de l'androïde original voulu par Smith un personnage bien plus cartoon. Pour se faire il s'inspira des premiers dessins de Mickey Mouse, qui était uniquement conçu avec des cercles. Il créa ainsi André (nom découlant du mot "androïde" et étant également un clin d'oeil au film de Louis Malle de 1981, My Dinner with André) mais aussi Wally B., une petite abeille qui viendra narguer André lors de son réveil. Pour l'animation d'André, Ed Catmull inventa la "larme", une forme flexible issu de l'union entre un cône et une sphère. Cette forme permis à Lasseter une plus grande fluidité dans les mouvements du personnage.

Lasseter décida également que, plutôt que d'essayer de s'approcher du niveau de compétence technique de ses collègues (ce qui serait pratiquement impossible étant tous doté d'un doctorat), ils travailleraient ensemble vers un objectif commun, lui s'occupant du côté artistique, et eux de la technique. Cet esprit de collaboration entre la technologie et l'Art deviendra l'une des pierres fondatrice de Pixar.   

Les ambitions de l'équipe infographie de Lucasfilm allait au-delà de la volonté de créer un personnage de cartoon expressif. Chaque aspect du projet a poussé les limites technologiques des ordinateurs de l'époque, comme par exemple l'utilisation du système de particules qui a été développé par Bill Reeves. En infographie, les systèmes particules sont généralement utilisés pour créer des objets de toute petite tailles ou qui n'ont pas de forme propre, comme le feu, la fumée ou l'eau. Reeves avait par le passé utilisé ce système pour créer les flammes du "Genesis Effect" dans Star Trek II: The Wrath of Khan. Pour Les Aventures d'André et Wally B., il utilisa ce système pour créer les millers d'arbres et de brins d'herbe formant la forêt dans laquelle André se réveille.

Les Aventures d'André et Wally B. fut terminé à temps pour le SIGGRAPH de 1984. Le public du salon fut impressionné par le court qui repoussait alors les limites de l'imagerie 3-D et l'intégrait pour la première fois dans un véritable récit. L'équipe de Lucasfilm était les pionniers du genre, ils ont réussi à traîner de force le domaine de l'infographie dans le monde du cinéma. En outre, au début des années 1980, on ne pouvait pas aller dans un magasin et acheter un logiciel pour réaliser un tel film, le groupe a ainsi dû inventer chaque outil utilisé, ce qui fut long et difficile. Ce film permit également à John Lasseter de faire ses premiers pas dans le monde de l'imagerie 3-D, technologie dont il tombera éperdument amoureux et qu'il ne cessera d'améliorer au fil des décennies.

 

Recherches graphiques de John Lasseter :

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24 avril 2009

Les courts métrages Pixar

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Introduction

L'histoire et la renommée des studios Pixar n'a pas débuté avec Toy Story en 1995, mais s'est construite au fils des années 80 grâce à la production de courts métrages d'animation de grande qualité. Que ce soit avec une lampe de bureau, un monocycle ou un jouet, l'équipe de Pixar fut la première à rendre véritablement vivant un amas de formes abstraites et froides appelées polygones.

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Ed Catmull et Alvy Ray Smith     La forme de goutte utilisé pour André & Wally B.                  Pixar en 1989         

L'aventure du studio à la lampe de bureau commence en 1979, quand George Lucas, qui se remet à peine de l'énorme succès du premier volet de la saga Star Wars décide d'ouvrir, au sein d'ILM (sa boîte d'effets spéciaux), un département entièrement dédié à l'animation par ordinateur, Lucasfilm Computer Division. Le but ultime était alors de réaliser des effets spéciaux numériques pour le cinéma. A cette époque, la 3-D n'en était encore qu'à ses balbutiements et toute l'équipe de ce département était vu comme des sortes de pionniers un peu loufoques. L'un d'entre eux, Ed Catmull, était sans aucun doute le plus passionné. Ce fut l'un des premiers, à la fin des années 60, à reconnaître le potentiel graphique de l'ordinateur. Voulant en premier lieu devenir animateur, il se reconvertit dans la physique et la science informatique, ne pensant pas être assez bon pour le premier métier. Il tomba littéralement amoureux de ce nouveau langage et fut ravi d'enfin trouver un métier qui pouvait allier art, informatique et physique. Un de ses premiers travaux fut de réaliser une animation 3-D de sa main gauche, une première étape dans le développement et la création de surfaces courbes, l'application de textures sur ces surfaces et l'élimination des arrêtes. Il décrocha par la suite un doctorat dans cette nouvelle technologie en avance sur son temps. Après avoir travaillé au département images de synthèse du New York Tech, Ed voulait aller encore plus loin et être le premier à réaliser un long métrage entièrement animé par ordinateur. Il fut repéré par Georges Lucas et fut un des premiers à intégrer le département de recherches numériques d'ILM. Le premier projet officiel du département fut de réaliser un plan pour le film Star Trek 2 - The Wrath of Khan en 1982. La caméra devait partir de l'espace et venir jusqu'à la surface de la planète pour la voir se transformer. Le plan aurait été impossible à réaliser sans ordinateur.

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    Luxo Jr. (1986)               John Lasseter travaillant sur Reds Dream (1987)           Knick Knack (1989)

En 1984, John Lasseter débarque au département après s'être fait licencier des studios Disney. Fasciné par le film Tron sorti deux ans plus tôt, il avait assisté à une conférence sur les images de synthèse l'année précédente. Ed Catmull était un des intervenants de la conférence et le rencontra pour prendre des nouvelles de son travail sur l'animation 3D chez Disney. Ed lui proposa alors de rejoindre ILM. C'était une merveilleuse occasion pour lui de recruter un véritable animateur, ce qui leur serait très utile pour leur futur projets. Mais John fut au final bien plus qu'un simple animateur, il devint le pôle créatif du département. Par la suite c'est à lui que l'on devra le scénario, l'animation et le design des personnages des premiers courts métrages Pixar. Le premier travail de John consista à créer le court métrage Les Aventures d'André et Wally B. en 1984, le premier et dernier réalisé sous l'égide de Georges Lucas. En 1986, Steve Jobs rachète le département d'ILM pour créer officiellement Pixar (fusion des mots "pixel" et "art"). Conscient du potentiel de l'équipe, il investit dix millions de dollars dans l'entreprise. La même année sorti Luxo Jr., un court métrage avec une petite lampe de bureau démontrant tout le talent du studio. C'est grâce à Luxo Jr. que Pixar commença à se faire connaître dans le monde de l'animation, la petite lampe devint ainsi très vite l'emblème de l'entreprise. La réalisation de court métrage continua à côté de la commercialisation d'ordinateurs Pixar, qui était le véritable but de l'entreprise à ses débuts, les courts métrages ne servant que de démonstration technique. Par la suite Pixar sorti un court métrage par an : Red's Dream (1987), Tin Toy (1988) et Knick Knack (1989). Le partenariat avec Disney signé en 1991 pour la réalisation d'un long métrage changea la donne et les courts métrages (comme la commercialisation d'ordinateurs) furent abandonné pendant un temps. Il faudra attendre 1997 pour découvrir un nouveau court, Le Joueur d'Échecs, qui était surtout une excuse pour tester de manière plus approfondie l'animation d'un humain, de vêtements et des expressions faciales.

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         Extra-Terrien (2007)                                     Presto (2008)                                 Passages Nuageux (2009)

Dans les années 2000 le court métrage refait son apparition plus régulièrement, toujours pour permettre de tester de nouvelles techniques. Dans Drôles d'Oiseaux sur une Ligne à Haute Tension (2000), l'animation des plumes des oiseaux servira par exemple de base à l'animation des poils de Sullie dans Monstres & Cie. Par la même occasion, chaque long métrage se dote désormais d'un court en bonus sur le DVD, mettant en scènes les héros du film. Nous auront ainsi droit à La Nouvelle Voiture de Bob (2002), Baby-Sitting Jack-Jack (2005), Martin et la Lumière Fantôme (2006), Notre Ami le Rat (2007) et BURN•E (2008). Depuis Les Indestructibles (2004) chaque film est également accompagné d'un court métrage au cinéma. Nous découvriront ainsi Saute-Mouton (2003), L'Homme Orchestre (2006), Extra-Terrien (2007), Presto (2008), Passages Nuageux (2009), Jour Nuit (2010), La Luna (2012) et The Blue Umbrella (2013). En 2006 Disney rachète Pixar et emporte avec eux John Lasseter et Ed Catmull qui deviennent les chefs du département animation de Disney en plus de leur poste à Pixar. Ils amènent dans leurs bagages le concept des courts métrages qui refera alors son apparition chez Disney après des années d'absence.
Parallèlement aux courts métrages "traditionnels", les studios Pixar créent deux séries de courts métrages dérivés de leurs deux productions les plus populaires : Cars - Quatre Roues et Toy Story. La série Cars Toon débarque en 2008 sur Disney Channel, avec un bref passage au cinéma en avant programme de Volt, Star Malgré Lui pour le court métrage Tokyo Martin en 2008. La série Toy Story Toons commence quant à elle sa carrière sur les chapeaux de roue avec Vacances à Hawaï, diffusé en avant-programme de Cars 2 au cinéma, en 2011. S'en suivront Mini Buzz et Rex, le Roi de la Fête, resspectivement diffusés en avant-programme de Les Muppets, Le Retour en 2011 et de la ressortie 3D de Le Monde de Nemo, en 2012. Ces deux séries sont réalisées non pas aux studios Pixar d'Emeryville mais à Vancouver, où Pixar a ouvert un nouveau studio en 2011.

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          Air Martin (2011)                              Vacances à Hawaï (2011)                    Rex, le Roi de la Fête (2012)

Aujourd'hui les studios Pixar restent très attachés à la réalisation de courts métrages qui permettent, en plus de tester de nouvelles technologies et de faire revivre des personnages connus, à de jeunes réalisateurs du studio de faire leurs preuves, et pourquoi pas réaliser un long métrage par la suite !

 

 

Les-cartoons

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Drôles-d'Oiseaux-sur-une-Ligne-à-Haute-Tension

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Extra-Terrien

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06 avril 2009

Toy Story

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37850381_pL'aventure de Toy Story débute officiellement en mai 1991, lorsque Disney signe un contrat avec les studios Pixar pour la réalisation d'un long métrage d'animation en images de synthèse. A l'origine, Pixar avait proposé à Disney un programme télévisuel de trente minutes pour Noël inspiré du court métrage Tin Toy sorti en 1988. Mais Disney, impressionné par le parcours du petit studio californien depuis sa création en 1979 au sein d'ILM, leur donna en échange le feu vert pour un long métrage! John Lasseter, le leader créatif des studios Pixar n'en revenait pas, dix ans après son licenciement de chez Disney, voilà qu'ils avaient à nouveau grand besoin de lui. Et vice et versa, autant Pixar avait de l'imagination et de l'enthousiasme à revendre, autant Disney leur permettrai un financement et une campagne marketing de premier choix.

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La réalisation d'un long métrage d'animation en images de synthèse était le but premier des studios Pixar depuis leur création. Au départ Pixar n'était qu'une petite entité d'ILM concentré sur l'animation et les effets spéciaux assistés par ordinateur. Après un premier court métrage, The Adventures of André & Wally B., en 1984, l'équipe se pencha sur les effets spéciaux d'une scène du film Le Secret de la Pyramide, qui sera alors le premier film avec effets spéciaux numériques. Après le rachat du studio par Steve Jobs en 1986 (Lucas Film ayant fait la grosse erreur de se séparer d'eux) et la sortie du court métrage Luxo Jr., Pixar commençait à être de plus en plus reconnu dans le monde de l'animation. En plus d'avancées technologiques impressionnantes, les artistes de Pixar (en particulier John Lasseter), avaient insufflé de la vie à leurs personnages, ce qui rendait cette 3D encore balbutiante beaucoup moins froide qu'auparavant. Après divers courts métrages (Red's Dream, Tin Toy, Knick Knack) et la réalisation de plusieurs publicités, les studios allaient enfin pouvoir réaliser leur rêve de long métrage grâce à Disney, qui financera leur projet. La tâche va s'avérer ardu, pratiquement personne chez Pixar n'avait déjà travaillé sur un long métrage, ils auraient énormément de choses à apprendre. De plus leur film allait être le tout premier film d'animation entièrement réalisé en images de synthèse, c'était un grand pas vers l'inconnu et un sacré défi. Mais ce n'est pas ça qui les auraient découragé, bien au contraire.

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La ligne de conduite pour ce long métrage était la suivante : pas de conte de fée, pas de personnages qui chante, en gros Pixar ne voulait pas faire un film Disney traditionnel, mais trouver leur propre style. De ce côté Disney leur avait laissé carte blanche, et cette liberté angoissait quelque peu les artistes des studios Pixar. John Lasseter voulait un film dans la continuité de Tin Toy, une histoire de jouets. Au départ Toy Story (nom provisoire du film qui sera finalement le titre définitif) devait être l'histoire de Tinny (le personnage principal de Tin Toy) qui part en vacances avec son propriétaire. Celui-ci l'oubli sur une aire d'autoroute, il est alors trouvé par un chineur qui le jette dans son camion. Il y fait la rencontre d'une marionnette ventriloque et ils décident de s'entraider. A la fin les deux compères finissaient dans une sorte de paradis des jouets (une école maternelle) où ils ne seraient plus jamais perdus, ni délaissés. Puis le scénario fut modifié et on déplaça l'histoire dans une chambre d'enfant. Un jeune garçon reçoit un nouveau jouet à son anniversaire qui rejoint ses vieux jouets. Mais ça paraissait étrange qu'un vieux jouet démodé comme Tinny devienne le jouet préféré d'un petit garçon. Il fut alors décidé de créer des jouets de toutes pièces. Tinny fut remplacé par Lunar Larry (qui sera par la suite renommé Buzz Lightyear) et la marionnette ventriloque échangea son chapeau haut de forme contre un costume de cow-boy.

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Un première version du film sous forme de storyboards fut présenté aux dirigeants des studios Disney en décembre 1993. Même si les scénaristes de Pixar avaient de grandes libertés sur leur film, l'accord des dirigeants était indispensable pour lancer la production. Et ce fut un désastre. Rien ne fonctionnait, ce n'était ni drôle, ni émouvant et le récit manquait cruellement de rythme. Les personnages ne fonctionnaient pas. Woody était le personnage le plus énervant jamais vu à l'écran. En fait, à force de se plier à toutes les rectifications que voulait apporter Disney au film, Toy Story ne ressemblait plus à ce que John Lasseter avait imaginé. Disney voulut alors stopper la production et demanda à Pixar de faire des coupes dans le budget en licenciant une partie de leurs employés, ce qu'ils refusèrent de faire. A la place ils se remirent immédiatement au travail et réécrivirent le scénario. Tout le monde était extrêmement motivé, ils savaient que c'était leur dernière chance de prouver de quoi ils étaient capables et il ne fallait pas la laisser passer. En seulement trois semaines l'équipe du film avait réalisé un nouveau storyboard! Il fut présenté à Disney qui l'approuva, ce n'était pas parfait mais cela prouvait que le film avait un potentiel. La production de Toy Story pouvait enfin commencer.

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Thom Hanks et Tim Allen furent choisit pour interpréter Woody et Buzz. Contrairement à beaucoup de films d'animation, les acteurs eurent ici une grande influence sur la conception des personnages. Tim Allen par exemple insuffla beaucoup de douceur à Buzz, qui était à la base un simple héros venu de l'espace, fier et arrogant. Il en fit une sorte de policier intergalactique égocentrique, rempli d'humour et de naïveté. Tom Hanks accepta quant à lui très vite le rôle de Woody, et ce grâce à un test d'animation du personnage avec sa voix tiré d'un de ses précédents films. Il trouva cela génial et accepta sur le champs de participer au projet. Sa voix chalereuse permit de rendre Woody un peu plus enthousiaste et sympathique.
Les musiques de Toy Story furent confié à Randy Newman. Tout d'abord musicien, Randy devint compositeur en 1965 avec la réalisation de la bande originale du film Peyton Place. Il se fit surtout connaitre dans ce domaine à partir de 1981 avec la musique de Ragtime puis Maverick en 1994. Toy Story était son premier projet de musique de film d'animation, ce qui était parfait pour l'équipe qui désirait une musique tout aussi différente que le scénario. En plus de la musique, Randy Newman écrivit plusieurs chansons pour le film dont You've Got A Friend In Me, qui devint très vite populaire lors de la sortie du film. Son style et ses sonorités mélangeant jazz et country étaient parfaites pour le film, le résultat final était tout a fait celui recherché.

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Toy Story sorti le 22 novembre 1995 aux Etats-Unis et fut un véritable triomphe dès les premiers jours d'exploitations. Malgré un budget très serré, le film engrangea plus de 350 millions de dollars de recettes dans le monde et ouvrit la voie à une toute nouvelle génération de films d'animation. Sorte de Blanche Neige et les Sept Nains des temps modernes, Toy Story reste, des années après sa sortie toujours aussi bon, malgré une 3D dépassée depuis longtemps. Le secret du film est bien entendu un scénario en béton et des personnages charismatiques et attachants, la technologie 3D n'étant au final qu'un "banal" outil. Voilà pourquoi Toy Story restera un film inoubliable, qui fait désormais parti de l'histoire.

 

Recherches décors :

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Recherches personnages :

Woody

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Buzz Lightyear

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11 septembre 2008

Cars - Quatre Roues

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En attendant la suite des galeries de Fantasia (mon ordinateur est malheureusement encore loin d'être réparé), je vous invite à découvrir une nouvelle galerie de dessins de Cars - Quatre Roues centrée sur les différents personnages du film. Tout ces croquis sont tirés du livre The Art of Cars aux éditions Chronicle Books.

 

 

 

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05 août 2008

John Lasseter

 

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John Lasseter peut sans conteste être considéré comme la figure la plus emblématique de la Walt Disney Company de ce début de XXIème siècle. Artiste au parcours jalonné d'échecs et de succès extraordinaires, John Lasseter a toujours sut rebondir, tel la célèbre petite balle jaune qu'il créa pour le court métrage Luxo Jr.. Débutant sa carrière comme simple stagiaire au sein des Walt Disney Animation Studios, on le retrouve 30 ans plus tard à la tête des principaux départements créatifs de l'empire Disney. Retour sur l'itinaire d'un artiste aux multiples facettes.

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John à CalArts - John et Glen Keane aux Walt Disney Animation Studios en 1982 - John durant la production de Luxo Jr.

Né à Hollywood le 12 janvier 1957, John Lasseter passe sa jeunesse à Whittier, en Californie, où sa mère est professeur de dessin. Passionné d'animation, il s'initie durant ses études secondaires à la peinture et au dessin et est encore au lycée lorsqu'il se décide à postuler pour devenir stagiaire au sein des studios Disney. Deuxième étudiant inscrit aux cours d'initiation créé par Disney à la CalArts, il y poursuit sa formation pendant quatre ans et signe au cours de cette période deux films animés : Lady and the Lamp et Nitemare, qui remportent chacun l'Oscar du Meilleur Film d'Étudiant. Après plusieurs stages d'été chez Disney, Lasseter obtient en 1979 un emploi permanent au département animation du studio, où il restera cinq ans et participera notamment à l'animation de Rox et Rouky et Le Noël de Mickey. Fasciné par les séquences numériques de Tron, il décide d'explorer ce nouveau domaine qu'est l'animation assistée par ordinateur. Il débute en signant, avec son collègue Glen Keane, un essai de trente secondes inspiré du livre de Maurice Sendak, Where the Wild Things Are. Peu de temps après John Lasseter est gentiment écarté des studios en raison de ses soit-disant trop grandes ambitions. En 1984, il rejoint LucasFilm en étant engagé dans le tout jeune département d'infographie d'Industrial Light and Magic (I.L.M.). Le jeune artiste est très vite remarqué pour son travail remarquable sur les effets spéciaux du (Le) Secret de la Pyramide, un téléfilm de 1985 où l'on pouvait voir un personnage en 3D sortir d'un vitrail, une vrai révolution pour l'époque! Il est également animateur et character designer sur le tout premier court métrage d'animation en images de synthèse, Les Aventures d'André et Wally B..

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John durant la production de Red's Dream -  John et l'équipe de Pixar en 1989 - John en 1995 parlant de Toy Story

En 1986, Steve Jobs (le créateur d'Apple) rachète la division infographie d'I.L.M. et la renomme Pixar (fusion des mots pixel et Art). Très vite le petit studio, dont John Lasseter est un des employés les plus importants (c'est le seul animateur à l'époque) sort du lot grâce à son esprit pionnier, car il faut bien le dire, peu de monde à l'époque ne pensait que l'outil 3D aurait put servir à faire de l'animation. Mais Pixar l'a fait et d'une manière magistrale! Après de nombreux courts-métrages tous plus extraordinaires les uns que les autres (Luxo Jr., Red Dreams, Tin Toy, Knick Knack) réalisés entre 1986 et 1989, le studio passe à l'étape supérieure avec le projet de créer un long métrage d'animation entièrement réalisé en images de synthèse. C'est bien sur John Lasseter qui sera à la tête de cet ambitieux projet. Toy Story, sorti en 1995 est très bien accueilli par la presse et les spectateurs, le pari d'émouvoir le public avec des polygones pendant 1h30 est gagné ! Le film sera  nominé pour l'Oscar du Meilleur scénario original, de la Meilleure Chanson et de la Meilleure Musique. John Lasseter recevra égalemetn un Oscar spécial pour le développement de l'animation en image de synthèse à l'échelle d'un long métrage. En 1998, John Lasseter revient sur le devant de la scène avec un deuxième film, 1001 Pattes (a bugs life). Damant le pion à son concurrent Fourmiz de l'écurie DreamWorks, il enchante encore une fois petits et grands, récoltant plus de  160 millions de dollars au box-office américain. En 1999 il réalise Toy Story 2, son troisième film qui a demandé la participation de près de deux cent cinquante artistes (un record pour le studio à l'époque). Initialement prévu pour une sortie directement en vidéo le film finira par sortir sur grand écran et ce grâce à John Lasseter. Convaincu de la qualité de son bébé, le réalisateur réussit non sans mal à convaincre les dirigeants de chez Disney de le sortir au cinéma. Et ils ont bien fait car cette nouvelle production fut de nouveau un véritable triomphe!

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John recevant un Oscar d'honneur pour Toy Story - John et Steve Jobs - John durant la production de Monstres & Cie

En 2000 John Lasseter décide de prendre un congé sabbatique. En effet après des années à travailler d'arrache-pied aux studios, sa femme lui fit remarquer que s'il continuait comme ça il ne verrait même pas ses enfants grandir. Conscient que la temps passait à une vitesse folle John décida de tout plaquer et de partir faire le tour des Etats-Unis par les petites routes avec tout sa petite famille en camping car afin de se rapprocher de ses enfants. C'est pendant ce voyage que germa l'idée de Cars - Quatre Roues. En revenant de son périple, John laissa tomber la réalisation pendant un moment pour aborder les prochains film estampillés Pixar en tant que producteur exécutif. Il supervisera à ce poste Monstres & Cie, Le Monde de Nemo et Les Indestructibles, qui seront tous couronnés d'un succès planétaire. Entre-temps ils produit également tout les courts métrages du studio (Drôle d'Oiseaux sur une Ligne à Haute Tension, La Nouvelle Voiture de Bob, Saute-MoutonJack-Jack Attack et L'Homme Orchestre). Pendant ce temps, John prépare son prochain film en tant que réalisateur, Cars - Quatre Roues, une fable automobile alliant à la fois sa passion pour l'automobile (son père était garagiste pour Chevrolet) et l'art de l'animation. Énorme succès, en particulier aux États-Unis, le film rapporta 244 millions de dollars au Box Office outre Atlantique. Et pourtant, la fin de production du film ne fut guère de tout repos. Le contrat liant Pixar à Disney devant bientôt se terminer (il était question que Pixar réalise sept films pour Disney), les négociations vont bon train entre les deux studios. Malheureusement elle n'aboutiront pas dans un premier temps et Pixar faillit se retrouver orphelin...

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John lors de la sortie de Cars - John aux Walt Disney Animation Studios - John lors de la première de Volt en 2008

Mais en 2006, coup de théâtre ! Après de nombreux rebondissements, les studios Pixar sont finalement rachetés par la Walt Disney Company pour la coquette somme de 5 milliard de dollars, alors que leur second contrat comprenant cinq films devait s'arrêter quelques mois plus tard avec Cars - Quatre Roues. John Lasseter fait alors son retour au sein de Disney par la grande porte en tant que directeur créatif des Walt Disney Animation Studios. Une belle revanche après son licenciement 23 ans plus tôt ! C'est la première fois depuis la mort de Walt Disney que ce poste est tenu par un véritable artiste et les effets positifs se font très vite ressentir. Ainsi, John Lasseter met définitivement fin aux suites de longs métrages et rouvre le département 2D qui avait été fermé en 2004 afin de mettre en chantier de nouveaux projets ! Malheureusement, pour un durée limitée seulement, le succès en demie teinte de La Princesse et la Grenouille n'ayant pas convaincu les dirigeants de continuer sur cette voie... John Lasseter devient par ailleurs le producteur exécutif de tous les longs métrages d'animation Disney (Volt, Star Malgré Lui, La Princesse et la Grenouille, Raiponce, Winnie l'Ourson, etc.) tout en restant producteur exécutif des films Pixar. Mais son travail ne s'arrête pas là, il devient également conseillé artistique pour Walt Disney Imagineering et réalisateur principal de la série animée Cars Toon. En septembre 2009, John Lasseter a été récompensé d'un Lion d'Or d'honneur au festival du film de Venise pour  l'ensemble de sa carrière, au même titre que toute l'équipe de réalisateurs des studios Pixar. Il revient ensuite à la réalisation de long métrage avec Cars 2, sorti en 2011, en collaboration avec Brad Lewis. Il inaugurera quelques mois plus tard son étoile sur le célèbre Walk of Fame d'Hollywood Boulevard.

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John à la Mostra de Venise en 2009 - John inaugurant son étoile - John lors de la première de Les Mondes de Ralph

En l'espace de trois décennies, John Lasseter a gravit des sommets dans le milieu de l'animation et a su imposer son style aux deux plus gros studios d'animation d'Hollywood. Grâce à son audace et à sa créativité, il a fait renaître les Walt Disney Animation Studios, repartis de plus belle depuis 2006, tout en supervisant tous les projets des studios Pixar, des DisneyToon Studios et de Walt Disney Imagineering. Chapeau l'artiste !

   

Filmographie

- Lady and the Lamp (1979) : réalisateur et animateur
- Nitemare (1980) : réalisateur et animateur
- Rox et Rouky (1981) : animateur
- Le Noël de Mickey (1983) : animateur
- Les Aventures d'André et Wally B. (1984) : design des personnages et animateur
- Young Sherlock Holmes (1985) : animateur des effets spéciaux numériques
- Luxo Jr. (1986) : producteur, design des personnages, scénariste, animateur et réalisateur
- Red Dreams (1987) : design des personnages, scénariste, animateur et réalisateur
- Tin Toy (1988) : design des personnages, scénariste, animateur et réalisateur
- Knick Knack (1989) : scénariste et réalisateur
- Toy Story (1995) : scénariste et réalisateur
- Le Joueur d'Echecs (1997) : producteur exécutif
- 1001 Pattes (a bugs life) (1998) : scénariste, réalisateur et voix additionnelles
- Toy Story 2 (1999) : scénariste et réalisateur
- Drôle d'Oiseaux sur une Ligne à Haute Tension (2000) : producteur exécutif
- Monstres & Cie (2001) : producteur exécutif
- La Nouvelle Voiture de Bob (2002) : producteur exécutif
- Le Monde de Nemo (2003) : producteur exécutif
- Exploring the Reef (2003) : producteur exécutif
- Saute Mouton (2003) : prodcteur exécutif
- Les Indestructibles (2004) : producteur exécutif
- Baby-Sitting Jack-Jack (2005) (producteur exécutif)
- L'Homme Orchestre (2005) : produtcteur exécutif
- Cars, Quatre Roues (2006) : scénariste et réalisateur
- Martin et la Lumière Fantôme (2006) : scénariste et réalisateur
- Bienvenue chez les Robinson (2007) : producteur exécutif
- Ratatouille (2007) : producteur exécutif
- Notre Ami le Rat (2007) : producteur exécutif
- Comment Brancher son Home Cinema (2007) : producteur exécutif
- Presto (2008) : producteur exécutif
- Glago's Guest (2008) : producteur exécutif
- WALL•E (2008) : producteur exécutif
- BURN•E (2008) : producteur exécutif
- Volt, Star Malgré lui (2008) : producteur exécutif
- "Mater's Tall Tales" (2008) :
  - El Materdor : réalisateur
  - Mater the Greater : réalisateur
  - Rescue Squad Mater : réalisateur
- Tokyo Mater : réalisateur
- La Fée Clochette (2008) : producteur exécutif
- Super Rhino (2009) : producteur exécutif
- Passages Nuageux (2009) : producteur exécutif
- Là-Haut (2009) : producteur exécutif
- Lutin d'Elite : Mission Noël (2009) : producteur exécutif
- La Princesse et la Grenouille (2009) : producteur exécutif
- Doug en Mission Spéciale (2009) : proudcteur exécutif
- Clochette et la Pierre de Lune (2009) : producteur exécutif
- Toy Story 3 (2010) : producteur exécutif
- Jour Nuit (2010) : producteur exécutif
- Clochette et l'Expédition Féérique (2010) : producteur exécutif
- Raiponce (2010) : producteur exécutif
- Winnie l'Ourson (2011) : producteur exécutif
- La Luna (2011) : producteur exécutif
- Cars 2 (2011) : co-réalisateur et producteur exécutif
- Le Mariage de Raiponce (2012) : producteur exécutif
- Rebelle (2012) : producteur exécutif
- Paperman (2012) : producteur exécutif
- Clochette et le Secret des Fées (2012) : producteur exécutif
- Les Mondes de Ralph (2012) : producteur exécutif
- "Tales from Radiator Spings" (2013) : 
  - Hiccups : producteur exécutif
  - Spinning : producteur exécutif
  - Bugged : producteur exécutif
- Monstres Academy (2013) : producteur exécutif
- Planes (2013) : producteur exécutif
- La Reine des Neiges (2013) : producteur exécutif
- Clochette et la Fée Pirate (2014) : producteur exécutif
- Planes : Fire and Rescue (2014) : producteur exécutif
- Big Hero 6 (2014) : producteur exécutif 
- The Good Dinosaur (2015) : producteur exécutif
- Inside Out (2015) : producteur exécutif
- Le Monde de Dory (2016) : producteur exécutif

 

Where the Wild Things Are (première animation 3D de John Lasseter)

 

Les Aventures d'André et Wally B. :

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Luxo Jr. :

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Red's Dream :

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Tin Toy :

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Knick Knack : 

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À voir également :

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30 juillet 2008

WALL•E

 

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Que se passerait-il si nous étions forcé d'évacuer la Terre et que quelqu'un oubliait d'éteindre le dernier robot ? Voilà de quoi tout est parti. Nous sommes en 1995, Andrew Stanton (co-réalisateur de 1001 Pattes et du (Le) Monde de Nemo) et Pete Docter (réalisateur de Monstres & CieLà-Haut et Inside Out) planchent sur la création d'un petit robot du nom de WALL•E (pour Waste Allocation Load Lifter Earth-Class, littéralement "compacteur terrien de déchets"). Les deux hommes sont convaincus du potentiel de leur personnage mais savent pertinemment que le financement pour un long métrage sera difficile à obtenir...

WALL•E - Andrew Stanton test un fauteuil monté sur chenilles pour se mettre dans la peau de son personnage principal  WALL•E - Jason Deamer (character designer)  WALL•E - Ralph Eggleston (art director)

Ne voulant pas prendre trop de risques, Pixar rejète alors tout d'abord l'idée de faire un film avec WALL•E et décide de confier à Andrew Stanton la direction du (Le) Monde de Nemo. L'histoire d'un poisson clown qui part à la recherche de son fils semblait sur le moment plus raisonnable à développer ! Il faudra attendre 2001, alors qu'il travaille sur Le Monde de Nemo, pour qu'Andrew Stanton reprenne l'écriture de WALL•E, avec la bénédiction de Pete Docter (et de Pixar).
Andrew Stanton est né le 3 décembre 1965 à Rockport dans le Massachusetts. Il est arrivée chez Pixar en 1990 après une formation à CalArts en tant qu'animateur. Ce sont ses courts métrages d'animation, Somewhere in the Arctic, lauréat du Nissan/ Focus Award, et A Story qui lui ont permis d'être sélectionné comme directeur de l'animation et réalisateur de films publicitaires au sein de Pixar. Il fut le neuvième employé à rejoindre le studio. Scénariste sur chacun des longs métrages du studio, il a été cité à l'Oscar pour Toy Story en 1996, réalisé par John Lasseter et a co-réalisé 1001 Pattes en 1998, toujours avec John Lasseter. Producteur exécutif de Monstres & Cie en 2001, Andrew Stanton est, en 2003, auteur, co-scénariste et réalisateur du
(Le) Monde de Nemo, le plus grand succès de l'histoire de l'animation aux États-Unis (dépassé par Shrek 2 l'année suivante). Mais son véritable projet, celui qui le démangeait depuis des années était bien celui de raconter l'histoire de WALL•E, le petit robot laissé seul sur Terre. 

WALL•E - Andrew Stanton (réalisateur)  WALL•E - Ralph Eggleston devant ses colorscripts  WALL•E - Jim Morris (producteur)

La production de WALL•E débute en 2004, peu de temps après le bouclage du (Le) Monde de Nemo. Au départ seul l'idée du robot perdu sur Terre avait été envisagé, ce n'est que plus tard qu'apparut le personnage de Eve et l'histoire d'amour qui en découdra. Le personnage de WALL•E ne subit pour sa part que peu d'évolution (graphique comme psychologique) durant les quatre années de production. Mélange entre E.T et R2-D2, sa personnalité était déjà forgée depuis plusieurs années. Au contraire, Eve (pour Extra-terrestrial Vegetation Evaluator), le robot femelle du film subit de nombreux changements. Le personnage fut révisé pas moins de neuf fois, preuve de l'acharnement des artistes à créer un personnage qui soit (et qui devait) être parfait. Son design fut confié à un  célèbre employé d'Apple, Jonathan Ive à qui l'on doit le design de l'I-pod. On retrouve d'ailleurs quelques clins d'œil à la firme de Steve Jobs dans le film, sorte d'hommage à l'homme qui fut l'un des co-créateurs de Pixar !
Le processus de création des humains se fit lui par évolution. Après plus de 700 ans passé dans l'espace il était évident que leur apparence devait être modifiée. Les dessinateurs ont commencé par en faire des êtres totalement abstraits en forme de boules (ils les surnommèrent avec affection les "gélatineux") de couleur verte, violette, etc., puis ils se sont petit à petit rapproché de l'apparence humaine, tout en gardant à l'esprit qu'ils devaient toujours ressembler à des gros bébés, incapables de faire quoi que ce soit tout seul. On peut même dire qu'ils sont aller jusqu'à une apparence fœtale
avec leur oreilles et leur doigts de pieds sous-développés. Un employé de la NASA, James Hicks, experts en atrophie musculaire a permis à l'équipe de rendre plus crédible l'aspect des humains, il a ainsi aidé les équipes à comprendre comment un corps humain change dans l'espace. 

WALL•E - Sigourney Weaver (voix originale de EVE) et Andrew Stanton  WALL•E - Kathy Najimy (voix originale de Mary)  WALL•E - Ben Burtt (ingénieur du son)

Pour l'Axiom l'équipe de designers s'inspira de la refonte de Tomorrowland en 1967 à Disneyand Resort (et particulièrement du monorail) qu'il purent découvrir à une exposition pour les 50 ans de Disneyland  à l'Oakland Museum. Ils reprirent le côté visionnaire mais optmimiste de la technologie du futur (une nouvelle et meilleure vie) qui était à l'époque chère à Walt Disney lui-même.
Pour ce film, les artistes de chez Pixar se sont influencés de nombreux autres longs métrages de SF et en particulier la saga Star Wars. Andrew Stanton l'a dit lui-même : Je veux que ce soit R2-D2 : Le Film ! C'est son amour pour ce personnage emblématique qui l'a poussé à faire WALL•E. Mais le rapport avec Star Wars ne s'arrête pas là. Ben Burtt, l'ingénieur du son de tout les films de la saga s'est également occupé de tout les bruitages de WALL•E ! C'est à lui que l'on doit la fameuse voix si mignonne du petit robot. Autre influence majeure : 2001 Odyssée de l'Espace. Le personnage d'Auto, le pilote automatique de l'Axiom rappel fortement l'inquiétant ordinateur de bord HAL 9000 de 2001. Une autre séquence du film rend hommage au film de Kubrick mais je vous laisse la découvrir par vous-même.
Les musiques de WALL•E ont quant à elles été confiées à Thomas Newman à qui l'on doit déjà la magnifique bande originale du (Le) Monde de Nemo. Son nom ne vous est peut-être pas tout à fait inconnu, c'est en effet le cousin de Randy Newman, autre compositeur de talent, à qui l'on doit les musiques de Toy Story, 1001 Pattes (a bug's life), Toy Story 2 et Monstres & Cie. Thomas Newman s'est également occupé de la bande originale d'American Beauty et des Sentiers de la Perdition.

WALL•E - WALL•E à l'avant-première mondiale du film (21_06_08) au Greek Theatre de Los Angeles  WALL•E - John Lasseter et Ed Catmull à l'avant-première mondiale du film (21_06_08) au Greek Theatre de Los Angeles  WALL•E - John Ratzenberger à l'avant-première mondiale du film (21_06_08) au Greek Theatre de Los Angeles

WALL•E, avant d'être une histoire de robot est avant tout (et malgré les apparences) une histoire très humaine. Pixar a réussi a faire un film qui soit à la fois romantique, épique, beau et intelligent, ce qui se fait de plus en plus rare ces dernières années. Le film engrangea 223 millions de dollars de recette sur le sol américain, ce qui le placa en cinquième position des films Pixar ayant fait le plus de bénéfice derrière Le Monde de Nemo (339 M$), Les Indestructibles (261 M$), Monstres & Cie (255 M$) et Cars - Quatre Roues (244M$). Le film reçut en 2009 l'Oscar du meilleur film d'animation.

 

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Dessins digitaux de Ralph Eggleston :

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Dessins digitaux de John Lee :

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Dessins de Noah Klocek :

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Shade paint de Laura Phillips :

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Ernesto Nemesio :

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Shaun Taun :

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Posté par Cobain59 à 11:35 - Permalien [#]
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