The Art of Disney Animation

Bonjour et bienvenue à tous sur The Art of Disney Animation, le blog entièrement dédié aux recherches artisitiques des films d'animation Disney ! Créer un long métrage d'animation c'est tout un art! Dessins d'études, peintures, sculptures, story boards, re

03 décembre 2009

Frère des Ours

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brother_bear_xlg_02Brother Bear (Frère des Ours), 44ème Grand Classique des Walt Disney Animation Studios, doit sa création à la production du (Le) Roi Lion. En effet en 1993, Michael Eisner, alors président de la Walt Disney Company, est convaincu du potentiel de ce film (l'avenir lui donnera en effet raison). Il demande alors aux artistes du studio de réfléchir à un nouveau film avec des animaux comme personnages principaux. Aaron Blaise, animateur ayant travaillé sur  La Belle et la Bête, Aladdin, Le Roi Lion, Pocahontas et Mulan, eut l'idée d'une histoire se passant sur le sol américain avec des ours comme héros. C'est sous le nom de Bear que le projet commença à prendre forme, ce n'est que plusieurs années plus tard qu'il fut renommé Brother Bear. 

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Frère des Ours est le troisième et dernier projet de film d'animation entièrement réalisé aux studios d'Orlando en Floride, après Mulan et Lilo & Stitch. En effet, le studio ferma ses portes juste après la fin de la production de Frère des Ours, la direction ayant décidé de stopper la production de films d'animation 2-D et de concentrer ses troupes au seul studio de Burbank en Californie. Il en sera de même pour le talentueux studio de Montreuil, en France, qui ferma la même année...
L'histoire de Frère des Ours a beaucoup évolué depuis les prémices du projet. Au départ, Frère des Ours était un film tragique dont certains éléments rappelaient Le Roi Lear de Shakespeare. Aaron Blaise commença à travailler sur le projet en 1997, vite rejoint pas son confère Robert Walker. Chuck Williams, le producteur, nous parle de cette expérience aux côté d'Aaron  : Aaron et moi avons commencé par lire différents mythes et histoires traditionnelles des Indiens d’Amérique. Nous avons ensuite élargi notre recherche, pour découvrir que presque toutes les cultures du monde comportent sous une forme ou une autre des histoires d’êtres humains se métamorphosant en animaux. Plusieurs de ces histoires parlent de garçons transformés en ours, comme un rite de passage à l’âge adulte. Quelques-unes parlent même d’humains faisant semblant d’être des ours pendant un certain temps, s’isolant avant de revenir pour être considérés comme des hommes adultes par le reste de la tribu. Notre idée, à l’origine, mettait en scène un père et un fils. Le fils rebelle était changé en ours et devait s’amender pour retrouver sa forme humaine.
Aaron Blaise ajoute : Les mythes de transformation ont pour but d’enseigner une leçon de vie ; c’est pour cette raison qu’ils se transmettent de génération en génération dans toutes les cultures. Ils ont une structure différente des contes de l’Occident, avec cette idée que l’on peut aller d’une culture à l’autre, passer du monde humain au monde animal. On y a le sentiment que les animaux sont simplement d'autres êtres vivants dans un costume différent... C'est une vision du monde, une philosophie très séduisante.

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Aaron Blaise est un véritable amoureux de la nature, réaliser un film sur ce thème était une évidence pour lui. Pour Frère des Ours, il partit avec une partie de l'équipe peindre des paysages en pleine nature durant plusieurs mois. De l'Alaska à la Californie, en passant par le Wyoming, toutes sortes de forêts et de paysages montagneux furent étudié pour le film. L'équipe s'est ainsi rendu au Denali National Park, au Sequoia National Park, et dans la Vallée aux 10 000 Fumées, une région volcanique du Katmai National Park - c’est cette dernière qui a inspiré la séquence de la Vallée du Feu.. En plus de sa passion pour le monde sauvage, Aaron Blaise a également une belle expérience dans l'animation d'animaux. Il fut par exemple chef animateur sur le personnage de Rajah sur Aladdin et Nala sur Le Roi Lion .
Robert Walker, le second réalisateur, est quant à lui arrivé pendant le développement du film. Alors qu'Aaron Blaise s'intéressait aux paysages naturels, Robert était plus concentré sur les animaux. Pour autant sa carrière chez Disney s'est faite jusque là au département layout (dessins préparatoires pour les décors). Arrivé chez Disney à la fin des années 80, Robert Walker travailla sur les décors de nombreux films (Bernard et Bianca au Pays des Kangourous,
La Belle et la Bête, Aladdin, Le Roi Lion, Mulan et Lilo & Stitch) avant de passer à la réalisation avec Frère des Ours.
Chuck Williams, le producteur du film, est arrivé aux Walt Disney Animation Studios au début des années 70. Tout d'abord intervalliste sur Robin des Bois, il passa animateur sur le troisième court métrage de Winnie l'Ourson, Winnie l'Ourson et le Tigre Fou. Il travailla ensuite sur Les Aventures de Bernard et Bianca, Peter et Elliott le Dragon, Taram et le Chaudron Magique, Basil, Détective Privé, Oliver & Compagnie et La Petite Sirène. Après un passage par l'édition, Chuck Williams commença sa carrière de producteur sur
Pocahontas (et tant que producteur associé) avant de devenir producteur de Frère des Ours.

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L'histoire de Frère des Ours est inspiré de croyances et mythes amérindien. D'après la légende, certains indiens étaient transformé en animaux afin d'en tirer une leçon de vie. C'est ce côté très spirituel qui attira l'équipe du film. Le choix des ours comme personnages principaux était alors évident. Avec leur grosse pattes, leur fourrure touffue et leur démarche maladroite, les ours avaient un capital sympathie indéniable. Par la même occasion, Frère des Ours remet sur le devant de la scène les indiens d'Amérique, déjà mis en avant dans Pocahontas.
Le film comporte de nombreuses similitudes avec 
Le Roi Lion. Tout d'abord il s'agit de deux histoires originales, malgré leurs similitudes avec des récits déjà connus (les mythes indiens pour Frère des Ours et Le Roi Léo pour Le Roi Lion). Les deux films racontent un voyage initiatique qui fera changer de point de vue son personnage principal. Pour finir, les deux histoires ont comme héros des animaux. Toute ces similitudes encouragées par Michael Eisner, ont au final desservi le film qui fut vite comparé à son aîné...
D'un point de vue purement visuel, Frère des Ours est une parfaite réussite. Son développement a demandé des années de recherches afin d'aboutir au résultat espéré. Robh Ruppel, directeur artistique sur le film nous raconte : Les réalisateurs souhaitaient un style naturaliste, c’est-à-dire un style visuel basé sur la nature réinterprétée à travers l’art. Il nous a été très utile de visiter l’Alaska et le Wyoming pour un voyage d’étude de peinture. Nous avons été frappés par les paysages bruts, primitifs, par les immenses chaînes de montagnes, les ciels aux multiples nuances de bleu, les nuages de formes et de styles tellement différents… Nous avons dessiné, peint, et pris des centaines de photos. Quand vous vous installez là-bas, votre carnet de croquis en main, vous vous sentez en prise directe avec la nature. Vous pouvez vous immerger, vous en imprégner. Cela nourrit votre inspiration. Vous devenez alors plus proches de ce qui se déroule autour de vous. Nous avons voulu pour Frère des Ours un style crédible, et cette volonté a présidé aux choix de mise en lumière et de composition d’image. Le film ne ressemble pas à un spectacle mis en scène, on a plus l’impression de se trouver dehors, d’avoir tourné dans des décors naturels. Nous avons essayé de donner une impression de grand air, de vent et de lumière.

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Malgré des qualités indéniables (capital sympathie des ours, soins apporté à l'animation et aux décors, musiques et chansons de Phil Collins), Frère des Ours fut un échec au box office lors de sa sortie en 2003... Il ne rapporta que 85 millions de dollars sur le sol américain alors que Le Monde de Nemo, sorti quelques mois plus tôt, en avait rapporté le triple. Cela conforta malheureusement les convictions des dirigeants pour qui la 2-D n'avait plus lieu d'être aux studios... Avant-dernier film 2-D de la firme (avant la réouverture du département en 2006), Frère des Ours souffre d'un trop grand nombre de similitudes avec Le Roi Lion et d'un scénario peu original. Il reste des personnages attachants et une qualité artistique hors paire, mais cela ne suffit pas à faire un chef-d'œuvre. Néanmoins, Aaron Blake et Robert Walker sont aujourd'hui de retour à la réalisation avec Le Roi des Elfes, leur nouveau film prévu pour 2012, en espérant que ces petits personnages imaginaires leur portent chance!

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26 novembre 2009

La Princesse et la Grenouille

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45283139_p_copieLa Princesse et la Grenouille a fait ses premiers pas dans les salles américaines hier! La sortie nationale n'est prévue que pour le 11 décembre prochain, mais le film est déjà sorti à New-York et Los Angeles. Pour nous, pauvres français il faudra attendre le 27 janvier 2010 pour le voir débarquer chez nous... Mais sachez que des avant-premières sont prévues le 13 décembre prochain dans de nombreux cinémas, n'hésitez pas à vous renseigner près de chez vous! Pour ma part je découvrirais La Princesse et la Grenouille le 18 décembre, lors de la projection privée organisée à Paris pour les dix ans de Zuzu Disney, site de référence  des productions du château enchanté. Je vous rappel d'ailleurs que le concours pour gagner des places pour cette projection est toujours ouvert ici. Je vous ferait bien sur part de mes impressions après la projection. En attendant je vous invite à découvrir une nouvelle galerie de recherches graphiques du film. Certain dessins vous diront certainement quelque chose, c'est tout à fait normal, je les avait déjà publié il y a quelques mois. Mais vous pouvez désormais les découvrir sous un nouveau jour en très haute définition. Enjoy!

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08 novembre 2009

Taram et le Chaudron Magique

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Affiche_am_ricaine_02The Black Cauldron (Taram et le Chaudron Magique) est le 25ème Grand Classique des Walt Disney Animation Studios. Considéré comme le "vilain petit canard" des studios, sa production fut aussi longue que chaotique...
Inspiré des Chroniques de Prydain de Lloyd Chudley Alexander, le projet d'adaptation en long métrage remonte à 1971, lorsque Disney acheta les droits sur les livres (cinq tomes en tout) parus entre 1964 et 1970. Durant toute la décennie 70, les studios Disney tentèrent d'adapter cette longue histoire compliquée aux nombreux personnages, mais sans succès. Il faudra attendre 1980, et la nomination de Joe Hale comme producteur du film pour que tout se mette enfin en route. Son idée principale était de donner plus de place au Seigneur des Ténèbres qui ne faisait que de brèves apparitions dans le roman.

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Joe Hale, Art Stevens et Ted Berman                 Andreas Deja                            Phil Nibbelink                     

Le début des années 80 n'est pas une période bénie pour les studios Disney, bien au contraire. Après le décès de Walt en 1966, les nouveaux dirigeants décidèrent tout d'abord de suivre les traces du maître (grave erreur) et tentèrent de rester fidèle à son état d'esprit en ressortant des placards bon nombres de projets qu'il avait mis de côté de son vivant. Pourtant ce n'était pas le genre de Walt Disney qui allait toujours de l'avant! S'en suivirent quelques échecs plus ou moins retentissants durant la décennie suivante. Au début des années 80, les mentalités changent, les derniers Nine Old Men partent à la retraite, remplacés par une nouvelle génération d'artistes prêts à tout pour montrer de quoi ils sont capables. Nous découvrons ainsi de grands artistes en devenir : Glen Keane, Andreas Deja, Tim Burton, John Musker, Ron Clements, ou bien encore John Lasseter. Après Rox et Rouky, qui fit le lien entre l'ancienne et la nouvelle génération, Taram et le Chaudron Magique est la première production animée des studios sans aucun Nine Old Men dans son équipe de production. Avec ce film, la direction comme les artistes voulaient du changement, une sorte de révolution créative. Cette révolution eut lieu, mais pas forcément dans le sens souhaité...

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                        James Coleman                   Le département encre, couleur et caméra          Art Stevens et (artiste inconnu)         

Pourtant, Taram et le Chaudron Magique eu un traitement de roi aux studios. Il bénéficia de nombreuses nouvelles technologies de l'époque comme le procédé Animation Photo Transfer. Inventé par Dave Spencer en 1985, ce procédé était une sorte d'évolution de la xérographie, utilisée aux studios Disney depuis Les 101 Dalmatiens. Il permettait d'avoir des contours moins "crayonné" pour les personnages, ainsi que des couleurs plus précises. Cette invention valut à Dave Spencer un prix technique par l'académie des Oscars en 1986. Malheureusement, avec l'arrivée de l'informatique, ce système fut vite remplacé par le Computer Animation Production System qui permettait d'informatiser le processus d'encrage et de colorisation. Cette technologie fit d'ailleurs ses premiers pas sur Taram et le Chaudron Magique. En effet certains objets du décor ont été multiplié numériquement pour ainsi être utilisé plusieurs fois.
Taram et le Chaudron Magique est également le premier film depuis La Belle au Bois Dormant à utiliser le Super Technirama 70 (format 2,20:1), preuve du traitement particulier dont le film bénéficiait. Mais il ne fallait pas pour autant en oublier le scénario...

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Après moult remaniements, Taram et le Chaudron Magique sorti finalement le 24 juillet 1985 aux États-Unis et le 27 novembre  de la même année en France. Le film reçut la certification PG (parental guidance) en raison des scènes violentes qu'il contenait, une première pour un long métrage d'animation Disney! Le film fut un échec avec seulement 21 millions de dollars de recettes, alors que sa production avait coûté 25 millions de dollars. On pourrait se dire que c'est tout à fait mérité, le film est un des plus sombres de Disney, l'histoire est bancale et les personnages peu sympathiques. Trop noir pour un public familial, trop enfantin pour les ados, Taram fut victime des nombreux tâtonnements de sa production. Les studios Disney oublièrent d'ailleurs très vite leur dernier bébé, jusqu'à le renier complètement. Les productions suivantes leur permirent en effet de montrer  qu'ils n'avaient rien perdu de leur superbe, pour le plus grand bonheur du public!

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04 septembre 2009

Mary Poppins

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mary_poppins_1_02Mary Poppins est de retour en DVD pour fêter son 45ème aniversaire! Quoi de neuf dans cette nouvelle édition exclusive par rapport à l'édition collector de 2005? Sans surprise l'image et le son sont identiques à l'édition précédente, les bonus également (making-of, court métrage The Cat That Looked Like a King, galerie d'images, etc.), hormis un reportage fort intéressant sur les coulisses de la musical Mary Poppins de Broadway. Retrouvez à l'occasion de cette ressortie une nouvelle galerie de recherches graphiques du film.

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01 septembre 2009

Peter et Elliott le Dragon

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204603_1020_A_02Pete's Dragon (Peter et Elliott le Dragon) est un des projets de comédie musicale abordé après le succès phénoménale de Mary Poppins en 1964. Tout comme L'Apprentie Sorcière sorti en 1971, l'idée de réaliser Peter et Elliott le Dragon ne date pas d'hier. Les studios Disney avaient en effet acquis les droits du livre écrit par Seton I. Miller et S.S. Field dans les années 50. A l'origine cette acquisition devait déboucher sur la réalisation d'un téléfilm pour l'émission Disneyland, projet qui ne vit finalement pas le jour. Après la mort de Walt Disney en 1966, le studio s'est retrouvé orphelin. Il avait perdu son âme et la créativité ne fut plus de mise pendant un temps. N'osant pas (ou ne voulant pas) trop s'éloigner des productions antérieurs à la disparition de Walt, les studios Disney ont, pendant un temps, repris les projets abordés ou abandonnés durant les années précédentes. C'est ainsi que L'Apprentie Sorcière, Les Aventures de Bernard et Bianca et Peter et Elliott le Dragon furent mis en chantier.

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La production de Peter et Elliott le Dragon débuta en 1975, quand le producteur Jerome Courtland engagea Malcom Marmonstein pour adapter l'histoire à l'écran. Cette dernière subit de nombreux changements par rapport à l'œuvre originale. Tout d'abord dramatique, nous devions suivre Peter tout à tour dans le monde réel puis dans un monde imaginaire étrange qu'il s'était inventé où il aurait fait la rencontre d'Elliott le dragon. Pour finir, exit le monde imaginaire jugé trop bizarre pour être intégré à une production Disney, quant à Elliott il ne devait apparaître qu'une seule fois dans le film. Poussé par les animateurs en charge du personnage, le dragon apparaîtra finalement à l'écran durant plus de vingt minutes.
Elliott fut crée par le talentueux Ken Anderson, un des vétérans des studios. Né à Seattle en 1909, Ken intégra les studios Disney en 1934 après une formation d'architecte débutée en France et terminée à Washington. "Forcé" de se reconvertir dans l'animation à cause de la dépression, il y pris finalement goût et continua sa carrière au studio pendant plus de quarante ans. Tout d'abord animateur sur plusieurs Silly Symphonies, il devient ensuite artiste layout sur Blanche Neige et les Sept Nains, puis directeur artistique sur Pinocchio et enfin scénariste sur de nombreux projets durant les années 40. Grâce à sa formation d'architecte, il rejoint WED Entreprise au début des années 50 et participe à la conception de Disneyland. Il revient à l'animation au début des années 60 en tant que directeur artistique sur Les 101 Dalmatiens. C'est à lui que l'on doit la décision d'utiliser le fameux procédé de xérographie mis au point par
Ub Iwerks. Il redevient par la suite animateur sur Le Livre de la Jungle en supervisant l'animation de Shere Khan et enfin créateur d'Elliott sur Peter et Elliott le Dragon. Ken partit à la retraite en 1978, il reçut le titre de Disney Legend en 1991 avant de disparaître deux ans plus tard.

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L'animation d'Elliott fut supervisé par le déjà très prometteur Don Bluth. Né à El Paso en 1937, Don se passionne pour le dessin après avoir découvert Blanche Neige et les Sept Nains à l'âge de six ans au cinéma. Il déménage avec sa famille en Californie en 1954, l'opportunité pour lui de débuter une carrière d'animateur et de vivre de sa passion. Il est engagé aux studios Disney en 1955 en tant qu'intervalliste sur La Belle au Bois Dormant, alors qu'il est encore étudiant en littérature anglaise. Mais il quitte très vite les studios pour se lancer dans le théâtre avec son frère Frederick. Il ouvre ainsi sa propre salle de spectacle, le Bluth Brothers Theater à Santa Monica. Il y produira des comédies musicales durant près de trois ans. Mais il revient très vite à ses premiers amours, l'animation. En 1968 il devient artiste layout pour la télévision à Los Angeles avant d'être réengagé par Disney en 1971. Il y exercera pendant huit ans, travaillant sur Robins des Bois, Les Aventures de Winnie l'Ourson, Les Aventures de Bernard et Bianca, Peter et Elliott le Dragon et Rox et Rouky, avant de quitter définitivement les studios afin de créer son propre studio d'animation. Cela faisait déjà plusieurs années que ce projet lui trottait dans la tête, voulant renouveler la magie Disney, qui selon lui avait quitté les studios depuis la mort de Walt. Accompagné par deux autres animateurs Disney, Gary Goldman et John Pomeroy, il créa Don Bluth Productions. Après un premier moyen métrage, Banjo, the Woodpile Cat, Don Bluth réalisa son premier long métrage sorti en 1982, Brisby et Le Secret de NIMH. Mais c'est avec Fievel et le Nouveau Monde sorti en 1986 et réalisé en collaboration avec Steven Spielberg que le succès frappa à sa porte. Suivirent d'autres réalisations plus ou moin réussites, jusqu'au décevant Titan A.E. sorti en 2000 qui mis un terme à l'aventure...

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Malgré un casting de grande qualité (Sean Marshall, Mickey Rooney, Helen Reddy), des effets spéciaux impressionnants pour l'époque et des chansons dignes des plus grandes comédies musicales, Peter et Elliott le Dragon fut un échec lors de sa sortie le 3 novembre 1977. D'un budget estimé à près de 10 millions de dollars, le film en remporta 18 millions, honorable mais insuffisant pour Disney. A vouloir trop surfer sur la vague du succès de Mary Poppins, les studios Disney n'ont pas réussi à se renouveler avec ce nouveau projet, ce qui était le problème principal des productions du studio à cette époque. Le public comme les critiques boudèrent cette nouvelle production, trop réchauffé pour être réellement intéressante. A noter que Peter et Elliott le Dragon fut le tout premier film Disney à sortir en VHS de location aux États-Unis en 1980. Le film ressortit par la suite au cinéma en version raccourci en 1984. Malgré son échec, Peter et Elliott le Dragon fut tout de même nominé aux Oscars dans la catégorie de la Meilleure Musique Originale et de la Meilleure Chanson pour Candle on the Water.

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Recherches graphiques :

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27 août 2009

Albert Hurter

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Albert Hurter est considéré comme un des premiers grands artistes des studios Disney. Durant une décennie (de 1932 à 1942), il marqua de sa patte graphique la plupart des productions de l'époque, dont principalement Blanche Neige et les Sept Nains et Pinocchio. Albert Hurter est né à Zurich le 11 mai 1883. En 1894, son père devient professeur de dessin en construction mécanique dans une école professionnelle de Zurich. Il écrit et illustre deux livres techniques pour ses cours. Il encourage d'ailleurs ses trois fils à s'intéresser au dessin et à la mécanique. C'est ainsi que le jeune Albert entre à l'école d'architecture de Zurich. Par la suite, de 1903 à 1910, il quitte ses parents pour entreprendre des études artistiques à Berlin.

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A la fin de celles-ci, il retourne vivre chez ses parents à Zurich. En 1912, à la mort de son père, il émigre en Amérique et s'installe à New-York. On sait peu de chose sur ses premières années en Amérique. Hurter effectue un voyage à Paris en 1914 et retourne à New-York peu de temps avant la Première Guerre mondiale.
Il entre aux studios Barre-Bowers comme animateur en 1916 et participe à la réalisation de la série Mutt et Jeff. Vers la fin des années 1920, il séjourne au Mexique, puis s'installe dans un vieil hôtel situé au sud de Los Angeles. A cette époque, il travaille comme dessinateur chez un imprimeur. Il rejoint les studios Disney en 1931. Walt Disney lui confie la création graphique des personnages et décors. Il crée d'innombrables personnages, idées de gags et storyboards pour les Silly Symphonies.

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Quand Walt Disney entreprend Blanche Neige et les Sept Nains, Albert Hurter est le premier dessinateur à travailler sur le projet. Hurter exécute chaque jour des dizaines de croquis plus inventifs les uns que les autres, travaillant sur tous les aspects graphiques du film, aussi bien personnages que décors. Ses premières esquisses des nains en lutins barbus s'inspirent des créatures de l'illustrateur suédois John Bauer. Mais c'est dans l'élaboration du style de la chaumière que son influence transparaît. Nichée dans la forêt, elle trouva sa source dans les dessins au style bavarois de Ludwig Richter et dans ceux de son disciple Hermann Vogel qui, en 1890, avait mis en images les contes de Grimm. Mais c'est probablement l'anglais Arthur Rackham, illustrateur de nombreux contes et légendes, dont ceux des frères Grimm, qui inspire au départ le travail d'Hurter.
A la fin de la production de Blanche Neige et les Sept Nains, Hurter se consacre aux différents projets d'adaptation envisagés par Walt Disney. Il participe à la création des personnages et décors de Pinocchio, Fantasia, Dumbo, Le Dragon Récalcitrant, Peter Pan et La Belle et le Clochard.

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Albert Hurter meurt le 28 mars 1942, victime d'une attaque cardiaque. Fait unique dans l'histoire des studios, Walt Disney décide en 1948 de lui rendre hommage en publiant un recueil de ses meilleurs dessins intitulé He Drew as He Pleased.

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Filmographie :

- Le Vilain Petit Canard (1931)
- Mélodie Egyptienne (1931)
- The Cat's Nightmare (1931)
- Rien qu'un Chien (1932)
- La Cigale et la Fourmi (1934)
- Une Petite Poule Avisée (1934)
- Bébés d'Eau (1935)
- Carnaval des Gâteaux (1935)
- Blanche Neige et les Sept Nains (1937)
- Pinocchio (1940)
- Fantasia (1940)
- Le Dragon Récalcitrant (1941)
- Dumbo (1941)
- Peter Pan (1953)

- La Belle et le Clochard (1955)

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16 août 2009

La Petite Sirène

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Voilà près de 20 ans que la vague La Petite Sirène a déferlé sur les écrans du monde entier, balayant au passage tous les préjugés du public sur Disney. La recette était simple : revenir à ce qui fit le succès des films d'animation de la firme à l'époque de Walt Disney : un conte de fée, une comédie musicale et une équipe d'artiste libre de ses mouvements. Ajoutez à cela une touche de modernité et d'humour, et vous obtenez un cocktail créatif détonnant! Je ne remercirai jamais assez Michael Eisner, Roy Disney et Jeffrey Katzenberg d'avoir permis cette renaissance. Grâce à ces trois hommes (et aux nombreux artistes talentueux du studio), la firme au grandes oreilles retrouvaient enfin son cachet d'entan! Retrouvez ci-dessous quelques recherches graphiques des personnages d'Ariel et de Ursula.

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14 août 2009

Le Crapaud et le Maître d'Ecole

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1949_crapaud_1_02The Adventures of Ichabod and Mister Toad (Le Crapaud et le Maître d'Ecole) est le 11ème Grand Classique des studios Disney et le dernier des films dit "package", hormis Les Aventures de Winnie l'Ourson sorti en 1977. Ces films "package" sont apparus en 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale, afin de permettre aux studios Disney de rester présent dans les salles de cinéma, tout en faisant des économies au niveau de la production. En effet ces films constitués de plusieurs cartoons inédits étaient au moins deux fois moins cher à réaliser qu'un Grand Classique normal. L'animation était moins étudiée, les décors plus simples, et les scénarios moins élaborés étant donné la durée des cartoons. Nous retrouvons parmi ces films "package" Saludos Amigos, Les Trois Caballeros, La Boîte à Musique, Coquin de Printemps, Mélodie Cocktail, et enfin Le Crapaud et le Maître d'Ecole.

Ce dernier est constitué de deux moyens métrages : La Mare aux Grenouilles (The Wind in the Willows) et La Légende de la Vallée Endormie (The Legend of Sleepy Hollow). Le premier est inspiré d'un classique de la littérature anglaise, Le Vent dans les Saules, de l'auteur écossais Kenneth Grahame. Il  raconte l'histoire de Crapaud Baron Têtard dont la passion débordante pour les automobiles inquiète grandement ses amis Taupe, Rat et Angus McBlaireau, surtout quand Crapaud échange son manoir ancestral à des fouines contre un bolide volé... Monsieur Crapaud se met rapidement à flâner sans but sur les routes, jusqu'au jour où sa drôle d'escapade le mène derrière les barreaux. Ses amis s'acharnent à prouver son innocence en allant chercher des preuves dans son ancien manoir occupé par des bandits. Publié pour la première fois en 1908, le roman est directement inspiré d'histoires que l'auteur racontait à son fils avant de s'endormir. L'ouvrage ne rencontra guère de succès à sa sortie, il devint un classique qu'après de nombreuses années. C'est la seconde adaptation d'une histoire de Kenneth Grahame par les studios Disney qui avaient déjà adapté Le Dragon Récalcitrant sorti en 1941.

La Légende de la Vallée Endormie est quant à lui tiré du recueil de nouvelles de Washington Irving, The Sketch Book of Geoffrey Crayon, publié en 1819. Nous suivons les aventures d'Ichabod Crane qui, un jour d'automne, est nommé nouveau professeur du village de Sleppy Hollow. Arrivé sur les lieux, il rencontre une jeune fille riche, Katrina Van Tassel, dont il tombe immédiatement amoureux. Il réussit à écarter Katrina de Brom Bones, la brute de la bourgade qui aime lui aussi la séductrice. Furieux, Brom décide pour se venger de raconter aux villageois l'effrayante légende du Cavalier sans tête à la soirée d'Halloween. Mais après la fête, Ichabod doit retourner seul chez lui en pleine nuit, en passant par la forêt… Bien plus américain que son voisin batracien, cette nouvelle a également eu droit à une adaptation en film live par Tim Burton (qui fut animateur puis réalisateur pour Disney) en 1999.

Le Crapaud et la Maître d'Ecole est sorti le 5 octobre 1949 sur les écrans américains et fut bien accueilli par la presse et le public, sorte d'avant-goût du renouveau des films d'animation Disney, à l'aube d'un nouvel âge d'or. Le film n'est par la suite plus jamais ressorti sous sa forme originelle au cinéma. Néanmoins on retrouve les deux moyens métrages sur le petit écran en 1955, diffusés dans la célèbre émission Disneyland. La Légende de la Vallée Endormie ressort ensuite seul au cinéma en 1958, et La Mare aux Grenouilles également, en 1975. Il faudra attendre 2003, et la sortie du film en DVD, pour enfin redécouvrir ce Grand Classique dans sa version d'origine, avec ses scènes de transitions d'époque.

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04 août 2009

Volt, Star Malgré Lui

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25352437611_02Volt, Star Malgré Lui est désormais disponible en DVD et Blu-ray! Une excellente occasion de revoir le dernier Grand Classique Disney qui redore enfin quelque peu le blason des Walt Disney Animation Studios. Retrouvez à cette occasion une nouvelle galerie de recherches graphiques consacrée aux colors keys et aux recherches de Volt, Mitaine et Rhino. Cette sortie marque également le début de Disney Studios Privilèges, une nouvelle offre récompensant les fidèles acheteurs de vidéos Disney. Le principe est simple : vous gagnez des points à chaque achats de DVD ou Blu-ray Disney. Grâce à un code inscrit à l'intérieur du boîtier vous avez accés à une multitude de cadeaux sur le site officiel de Disney Studios Privilèges, dont principalement des DVD et Blu-ray. Une bonne initiative de la part de Disney France, même si on aurait aimé pouvoir gagner plus de contenus inédits (films rares) comme c'est déjà le cas chez nos amis américains.

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29 juillet 2009

Là-Haut

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Affiche_am_ricaine_02Up (Là-Haut) est le dixième long métrage des studios d'animation Pixar, et le premier à être développé pour l'exploitation en Disney Digital 3-D. Il est sorti le 29 mai 2009 aux Etats-Unis (le 29 juillet 2009 en France). C'est la seconde réalisation de Pete Docter après Monstres & Cie sorti en 2001, assisté ici par Bob Peterson. Comme à son habitude, Pixar innove avec Là-Haut en choisissant comme personnage principal, un vieil homme de 78 ans, Carl Fredricksen, ancien vendeur de ballon dans un zoo, et Russel un jeune scout de 8 ans d'origine asiatique un brin enrobé. Un duo atypique qui permet au film de se démarquer une nouvelle fois de la concurrence omnibulée par les folies animalières en tout genre.

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        Pete Docter et une partie de son équipe en voyage d'étude au Venezuela             Bob Peterson (corélaisateur et scénariste)

Tout commença en 2004, lorsque Pete Docter et Bob Peterson décidèrent de travailler ensemble sur un nouveau projet de long métrage. Pete est arrivé chez Pixar en 1990, après avoir étudié l'animation à CalArts. Il commença par animer et réaliser des films publicitaires pour les jus de fruits Tropicana, les emballages recyclables Tetra-Pak et Lifesavers. Il développa par la suite l'histoire de Toy Story, avec John Lasseter et Andrew Stanton (le réalisateur de Le Monde de Nemo et WALL•E) puis celle de 1001 Pattes en tant que storyboardeur et enfin Toy Story 2. Il fit ses débuts en tant que réalisateur avec Monstres & Cie qui fut nommé à l'Oscar® du meilleur film d'animation. En tant qu'un des créateurs clé de Pixar, il a également contribué au développement de l'histoire originale de WALL•E, pour lequel il fut nommé à l'Oscar® du meilleur scénario original.
Bob Peterson est un autre pilier des studios. C'est en préparant sa maîtrise en ingénierie à la Purdue University, qu'il travailla pour la première fois dans un laboratoire d'infographie. Après avoir obtenu son diplôme il part s'installer en californie où il travaille chez Wavefront Technologies, créateur du logiciel Maya. Il travaille ensuite pour une société de production située à Hollywood, Rezn8 Productions, avant d'entrer chez Pixar en 1994. Au sein du studio il réalise plusieurs spots publicitaires au sein du département court métrage, puis est artiste layout et animateur sur Toy Story. Il est ensuite storyboardeur sur 1001 Pattes, superviseur du storyboard sur Monstres & Cie et enfin scénariste sur Le Monde de Nemo. Homme aux milles talents, Bob prête également sa voix à plusieurs personnages de fims Pixar : le vieux joueur d'echecs dans Geri's Game, Germaine dans Monstres & Cie , Monsieur Raie dans Le Monde de Nemo et enfin Doug dans Là-Haut.

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Posters promotionnels d'Eric Tan

Les deux compères s'entendaient à merveille et il paraissait évident qu'ils pourraient faire quelque chose de vraiment extraordinaire ensemble. Ils réflèchirent alors à de nouveaux concepts quand ils se sont aperçu qu'ils partagaient parfois une drôle d'envie à la fin d'une journée un peu chargée : celle de rêver qu'ils pourraient tout à coup être transportés sur une magnifique île déserte perdue au milieu de l'océan. Le duo commença à s'amuser avec cette idée et rapidement, une image, emblématique, frappante, s'imposa comme l'incontournable point de départ de toute l'aventure : une maison emportée dans les airs par des milliers de ballons. Cette image, aussi forte soit-elle, ne pouvait constituer que l'un des éléments de l'intrigue, mais c'est à partir d'elle que les créateurs du projet ont bâti l'histoire et décidé de centrer l'action sur le personnage d'un vieil homme, d'un jeune aventurier de 8 ans, et de toute une bande de personnages originaux.
Alors que l'histoire progressait, Pete Docter et Bob Peterson furent rejoint par le producteur Jonas Rivera. Les trois hommes avaient en commun l'approche visuelle et stylistique du film, mais le plus important encore, ils étaient d'accord sur l'émotion et l'esprit qu'il devait dégager. Jonas Rivera explique : Nous voulions retrouver le charme de films comme Dumbo, que ce soit en termes de design, de niveau de langue, de structure d'image. Ces films se définissent par une certaine puretée, une simplicité qui rend le propos limpide et lumineux. Nous avons tous travaillé sur Là-Haut avec le mot "simplexité" à l'esprit. La seule idée d'une maison accrochée à des ballons impliquait les notions de voyage et d'aventure au plus haut niveau, mais la définition des personnages y associait des notions d'affection, d'émotion et un formidable potentiel de situations comiques.

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Pete Docter étudie une sculpture de Kevin      Pete et Jordan Nagai, la voix de Russel             Michael Giacchino et Pete Docter    

Malgré l'imagination débordante des créateurs du film, il est un des éléments clés du film qui a directement été inspiré par notre monde. Pour les mythiques chutes du Paradis d'Amérique du Sud, Pete Docter s'est inspiré des magnifiques Angel Falls et du plateau d'altitude de Tepuis situé au Venezuela. Bien que les les Angels Falls soient déjà les plus hautes du monde avec plus de 978 mètres, les cinéastes n'ont pas hésité à élever encore celles du film à l'altitude vertigineuse de presque 3000 mètres. Pour retranscrire au mieux ce paysage fantastique, une partie de l'équipe parti plusieurs jours au fin fond du Venezuela pour étudier de près les chutes et son environnement qui deviendront plus tard le décor principal du film. Le but était de faire le plus de croquis et de photos possible afin de capturer l'atmosphère de ce lieu unique. Il leur fallut trois jours pour arriver dans cet endroit loin de tout.
Les musiques de Là-Haut ont été composé par Michael Giacchino. Ce dernier est un habitué des productions Pixar puisqu'on lui doit déjà la bande originale de Les Indestructibles, Ratatouille et des courts métrages One Man Band et Lifted. Il est également le compositeur du dernier cartoon en date de Dingo, How to Hook Up Your Home Theater datant de 2007. Jouant sur la nostalgie et l'émotion, la musique de Là-Haut est bien différente de celle des anciennes productions, suivant ainsi l'évolution artistique et créative du studio.

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Là-Haut fut projeté le 13 mai 2009 en avant-première mondiale lors du 62ème festival de cannes (dont vous pouvez lire mon compte-rendu ici). C'était la première fois depuis Dumbo en 1946, qu'un film d'animation ouvrait le festival, preuve en est de l'évolution des mentalités vis à vis du monde de l'animation. Le film reçut un accueil très chaleureux et fut acclamé par les critiques du monde entier. Là-haut sorti dans les salles amércaines le 29 mai 2009 et fut sans surprise un véritable triomphe. Avec plus de 286 millions de dollars de recettes au box office, Là-haut se place sur la deuxième marche du podium des films Pixar les plus rentables, entre Le Monde de Nemo (339M$) et Les Indestructibles (261M$).

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Color scripts de Lou Romano :

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