Canalblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

The Art of Disney

Publicité
27 juillet 2010

Visite exclusive de Toy Story Playland

tspl

o 

tsplayland_02Comme annoncé sur la page facebook, nous allons aujourd'hui faire une petite entorse à la ligne éditoriale du site pour nous intéresser de plus près à Toy Story Playland, le tout nouveau land des Walt Disney Studios qui ouvrira le 17 août prochain. Alors pourquoi vous parler de ce land dans ces pages normalement consacrées aux productions live et animées des studios Disney? Et bien tout simplement car j'ai eu le privilège de visiter en avant-première cette nouvelle zone encore en chantier en compagnie de Dominic Hammond, coordinateur du projet et d'autres blogeurs/webmasteurs de sites Disney Je sais également que bon nombres des lecteurs qui viennent ici sont aussi des passionnés des parcs Disney et que cet article devrait forcément les intéresser. Pour commencer je tiens à clarifier quelques points : nous avons visité le land mais n'avons pas put faire les attractions encore en test en ce moment, je ne donnerai donc mon avis que sur l'aspect visuel du land. De nombreuses photos ont été prise mais un embargo nous empêche de les diffuser avant l'ouverture officielle du land, le dossier sera donc certainement mis à jour vers le 17 août avec une tripotées de clichés. Pour finir, n'étant qu'un simple amateur des parcs Disney et non un fan pointilleux, je n'utiliserai pas de thermes techniques chers aux plus passionnés d'entre vous.

Photo0170_02  Photo0171_02  tweet2_02

Cette visite de Toy Story Playland commence ce 26 juillet en milieu d'après-midi par une présentation du land dans une salle du Castle Club au Disneyland Hotel par les deux ambassadeurs 2009/2010 de Disneyland Paris, Julien Lothier et Prisca Vigana. Très détendues, les deux cast members (nom donnés aux employés de Disney) nous ont brièvement présenté l'historique du land et ses attractions. Brièvement car juste après nous attendait un des responsables du projet Toy Story Playland qui nous fit pénétrer dans les coulisses des Walt Disney Studios par un petit chemin sur la gauche de l'attraction Studio Tram Tour. Une grande première pour moi qui n'avait jamais vu à quoi ressemblait l'envers du décor des parcs Disney. Nous passons devant quelques éléments de décors pour Toy Story Playland qui n'ont pas encore été monté avant de pénétrer dans une petite pièce en préfabriqué où nous découvrons en live la superbe maquette du land. Notre guide nous fait alors le descriptif complet de la nouvelle zone nous expliquant dans les moindres détails chaque élément. Après une photo  souvenir du groupe devant la maquette vient le moment le plus attendu de l'après-midi, la visite du chantier!
Je fais parti du premier groupe de dix personnes à pénétrer sur le chantier, il s'agissait donc vraiment d'une visite très intimiste. Equipé de casque, de bottes en caoutchouc et de casque sans fils pour écouter les commentaires de notre guide équipé d'un micro, nous partons vers l'entrée du land, la fameuse statue de Buzz l'Eclair. Mais avant cela nous passons à  côté de la seconde entrée du land, une grande arche de huit mètres de haut décorée d'un côté par une moitié de baril de singes (les  fameux ouistitis rouge des films) et de l'autre  par une superbe reproduction d'un pont parisien avec la tête d'un certain Gusteau sculptée au milieu... Ironiquement nommé Edouard Balladur par notre guide!  L'humour, mais aussi la langue de bois étaient donc de mise. Les alentours extérieurs du land étaient  quant à eux parés de bancs et de lampadaires dans le même style, avec de nombreuses références à Ratatouille, preuve évidente de la future construction de la zone du même nom juste à côté de Toy Story Playland!

toystoryplaylandhighrend_02  Photo0164_02  overvi11_02_02

Nous arrivons à l'entrée principale du land, la statue de Buzz est impressionnante du haut de ses quatre mètres. Petits détail amusant, Buzz parlera lorsque les visiteurs passeront sous ses jambes avec des phrases en français et en anglais. Autre détail sympathique, la lumière rouge de son laser devrait également s'illuminer. Comme pour chaque détails du land, le Buzz géant n'est pas là sans raison. Selon notre guide, il est placé à l'entrée du land pour scruter le retour d'Andy. Pour finir, ce dernier nous informe que la statue a été sculpté à partir du modèle numérique de Buzz crée par les studios Pixar, d'où une grande fidélité avec le personnage des films d'animation. A côté de Buzz, une sorte de totem constitué de pièces de jouets et d'un yoyo à son sommet paré du logo du land. Ce totem devrait également s'illuminer la nuit. Nous faisons notre entrée dans le land, première grosse surprise, sa taille, bien plus grande que je ne pensais! Seconde belle surprise, sa végétation luxuriante, les Walt Disney Studios ont enfin droit à un peu de verdure, ça fait plaisir. En fait c'est simple, on a pas l'impression d'être aux studios tellement le contraste avec le reste du parc est fort! Les abords des chemins sont décorés de grandes plantes exotiques rappelant le gazon du jardin d'Andy, il y a également des haies de bambous séparant le land des attractions environnantes. On peut aussi observer des pas de dix mètres de long qu'Andy a laissé en déposant tout ses jouets dans le jardin. Ils ne sont pas évidents à voir car pas vraiment creusés dans le sol (pour des raisons de sécurité j'imagine) mais plutôt un peu plus foncé que le reste du chemin. Il semblerait que le but est plutôt de les voir du haut de Mission Parachute que de les apercevoir du sol. Autre surprise, le land n'est pas plat, il y a un dénivelé entre Le Zig Zag Tour et RC Racer - Vitesse Maximale! Il y a d'ailleurs un joli escalier à la sortie de Le Zig Zag Tour pour  rejoindre le fond du land, ça apporte un peu d'originalité à cette partie du land. Dans le fond du land se trouve le seul et unique point de vente de la zone, un petit kiosque installé dans le couvercle du baril de singe. L'idée est sympa mais l'ensemble paraît vraiment petit et il sembelrait qu'il ne soit pas dédié à la vente de produits Pixar... C'était pourtant l'endroit idéal! Pour finir, non loin de là on trouve une splendide statut de Rex, haut d'environ trois mètres. Ce dernier pourra également parler en français et en anglais comme Buzz mais de façon automatique.

tsp8_02  tsp9_02  tsp11_02

Nous arrivons devant la première attraction du land, Toy Story Mission Parachute, alors en pleine phase de test par plusieurs cast members. Ces tests consistent  à placer des sacs de sables sur les différents sièges de l'attraction pour faire les derniers réglages de vitesse et voir si tout fonctionne parfaitement. Nous somme accueilli à l'entrée par un soldat vert au volant d'un grand avion de chasse sous lequel est écrit le nom de l'attraction. L'attraction en elle-même est assez impressionnante vue de dessous, haute de 27 mètres, la tour est constituée de six nacelles de six places chacune surmontée d'un parachute  qui monteront et descendront jusqu'à 25 mètres de haut. La montée et la descente en parachute sera accompagné d'un bruit d'avion en plein vol et de la voix du sergent chef qui nous donnera les différentes instructions. L'ambiance des Army Men est donc plutôt réussi. Notre guide nous montre ensuite la file d'attente de l'attraction, dans le plus pur style des Army Men. Ainsi nous pouvons apercevoir quelques soldats en plastique vert mesurant environ 1,70m de haut éparpillés aux quatre coins de la file d'attente. Un de ces soldats est en train de soulever une jeep avec un crique, un autre est en position de combat à l'entrée de la file d'attente, etc. Il y également un mirador juste à côté de l'attraction du haut de laquelle un soldat observe les alentours avec ses jumelles. Une grosse partie de la fille d'attente est couverte, la partie la plus sympathique étant celle sous un abris en tôle ondulée ou de nombreux objets militaires sont entreposé. Il y a également une photo location où les visiteurs peuvent se prendre en photo en dessous d'un parachute en plein vol. L'attraction était quasi finie, il ne manquait plus que quelques peintures au sol comme par exemple les étoiles présente en dessous de chaque nacelles. La durée du tour sera de 90 secondes, pour une capacité de 36 personnes. La vitesse de montée et de descente m'a parut plus rapide que ce à quoi je m'attendais, mais ce n'est pas non plus très violent, l'attraction se voulant avant tout familiale. Même s'il s'agit de l'attraction qui m'attire le moins pour le moment, j'ai été dans l'ensemble agréablement surpris.

tsp14_02  zigzagspin_02  tspl12_02

Nous passons à Slinky Dog Zig Zag Speed (Le Zig Zag Tour), l'attraction inspirée des chenilles de fête foraines aux couleurs du chien Zig Zag. Nous n'avons pas put parcourir la file d'attente, encore en plein travaux, mais nous avons put observer de loin ce qu'elle pouvait donner. Elle est constituée d'une partie non couverte construite à partir de pièces en plastique dans le style des jouets de ferme. Cette file extérieure est bien évidemment en zig zag, référence grossière au personnage qui a inspiré l'attraction... La seconde partie de la file d'attente est la plus réussie, il s'agit d'une reconstitution géante de la boîte originale du chien Zig Zag. Vous avez surement déjà vu l'extérieur de cette file fort bien décorée, mais attendez de voir l'intérieur parée de superbes fresques peintes à la main! L'attraction en elle-même est fort joli, il s'agit d'une reproduction géante de Zig Zag, tournant en rond. Pour info la chenille est 16 000 fois plus grande que le Zig Zag original et est constitué de 34 anneaux, soit deux fois plus que l'original.  On retrouve au milieu une sorte de montagne d'os réalisée en mousse, histoire de ne pas blesser les petits malins qui s'amuseraient à mettre leurs mains dessus. La durée de l'attraction sera soit de 75 secondes, soit 90 secondes, selon le nombres plus ou moins élevés de visiteurs. Le principal intérêt de cette attraction résidera dans l'immersion qu'elle procure et non les sensations. Nous ne l'avons pas vu tourné mai il semblerait que cela soit assez doux.

tsp16_02  tsp17_02  tspl16_02

Nous arrivons à la troisième et dernière attraction de Toy Story Playland : RC Racer (RC Racer - Vitesse Maximale). Il s'agit sans aucun doute de l'attraction la plus attendue par les fans car la plus intense. Commençons par la file d'attente  extérieure très bien détaillée. Il s'agit d'un circuit de voiture géant formant de multiples virages. Il s'est avéré extrêmement long, les nombreux virages faussant quelque peu le temps d'attente qui est pour le moment estimé à 120 minutes, il faudra donc prendre votre mal en patience! Cette file d'attente est magnifiée par les nombreux grands arbres qui l'entoure, protégeant les visiteurs de la pluie et du soleil. Avant d'entrer dans la file d'attente intérieur nous passons devant une reproduction d'une station service de Dinoco, joli clin d'oeil à une scène du premier Toy Story. La façade de la station était pour le moment  encore toute blanche, mais notre guide nous a assuré qu'elle serait par la suite d'écoré d'une superbe fresque. Nous entrons dans le bâtiment principal décorant comme un garage de voiture en plastique. Nous retrouvons ainsi sur les murs des kits de constructions avec des pièces de voiture détachables. Pas beaucoup d'autres décorations pour le moment, mais il y en aura peut-être plus par la suite. Nous arrivons ensuite devant le fameux véhicule télécommandé géant. Il est la parfaite reproduction de la voiture RC du film, à la différence qu'il faut y placer vingt personnes! Il y a ainsi cinq rangées de quatre sièges mis à la disposition des visiteurs. Ces sièges sont de couleurs noire et prune (même si pour moi tout paraissait noir) et ont l'air bien confortables. Le visiteur aura la tête calée par un appui tête en mousse et sera arnaché de toute part! Et c'est vrai que quand on voit de plus prêt ce qu'il l'attend on le comprends tout à fait. La voiture fera ainsi des allers retours sur le circuit en plastique  orange (enfin en impression plastique, tout est bien en métal je vous rassure!) en forme de U qui se finit de chaque côté par une pente légèrement inversée, sensations garanties! Il manquait encore deux pièces de chaque côté du circuit qui camoufleront complètement le ride vue de l'extérieur. Car de l'intérieur le rail est bel et bien visible. Pour le côté un peu technique il s'agit d'un ride doté d'une poussée magnétique, il n'y a aucune chaîne tractant le véhicule.

tspl5_02  tspl11_02  tspl9_02

Nous terminons notre visite du land par une photo de groupe devant la statue de Rex, certainement la première photo de visiteurs devant le personnage! Je ne suis pas un grand fan des parcs mais j'adore y retrouver l'ambiance de mes films favoris, et c'est exactement ce que j'ai retrouvé dans Toy Story Playland, un parfait hommage à la saga Toy Story jusque dans les moindres détails. De plus la végétation luxuriante et tous les objets géants nous font vraiment voyager dans une autre monde, ce qui est une grande première pour les Wat Disney Studios! Je suis donc ressorti conquis de cette visite n'ayant qu'une hâte, y retourner le plus vite possible!

Publicité
25 juillet 2010

Alice au Pays des Merveilles

logoe

4094892817_277e4c3aee_b_02Alice in Wonderland (Alice au Pays des Merveilles), 262ème film live des studios Disney est une adaptation/réécriture des célèbres romans de Lewis Caroll, Les Aventures d'Alice au Pays des Merveilles et De l'Autre côté du Mirroir. Publié pour la première fois en 1865, Les Aventures d'Alice au Pays des Merveilles fit tout de suite sensation. Les deux mille premiers exemplaires du livre, illustré par John Tenniel se vendirent presque instantanément. Ironique, bizarre, absurde, Les Aventures d'Alice au Pays des Merveilles était loin d'être un simple livre pour enfant. Il offrait non seulement le premier voyage fictionnel dans un monde fantastique, mais aussi une histoire racontée du point de vue d'un enfant. L'Alice du livre était libre de remettre en question le monde, et en particulier les figures d'adultes grotesques, souvent inefficaces qu'elle rencontrait au pays des merveilles. La littérature pour enfant en sera à tout jamais métamorphosée.

img851_02  img852_02  img853_02
Illustrations originales de John Tenniel (1865)

Ce n'est pas la première fois que les studios Disney s'intéressent aux aventures d'Alice, loin de là! En effet il s'agit même d'un des premiers personnages de la firme. En 1923, alors que les cartoons Laugh-O-Gram n'ont presque rien rapporté à Walt Disney, ce dernier misa le peu d'argent qu'il lui restait dans la réalisation d'Alice's Wonderland, le tout premier cartoon d'une longue série mélangeant animation et prises de vue réelle. Dénommée Alice Comedies, cette série comportant 56 cartoons eut son petit succès dans les années 20. En 1936, c'est au tour de Mickey Mouse de se voir projeté de l'autre côté du mirroir dans Thru the Mirror, cartoon librement inspiré du second livre des aventures d'Alice. Mais l'adaptation la plus célèbre des studios reste sans conteste le long métrage d'animation de 1951. Tout d'abord prévu en prise de vue réelle avec des éléments d'animation (dans le style de Mélodie du Sud, sorti quelques années plus tôt), Walt Disney envisageait alors de choisir Ginger Rogers pour interpréter Alice. Finalement le film fut entièrement réalisé en animation. Alice au Pays des Merveilles fut d'ailleurs un flop à l'époque de sa sortie, alors qu'il est aujourd'hui considéré comme un des grands chef-d'œuvre de l'animation.

img842_02  img843_02  img844_02

C'est en 2006 que l'idée de réaliser un film live des aventures d'Alice fait son apparition à Hollywood. On la doit à Linda Woolverton qui s'affaire alors à écrire le scénario du projet. Ce n'était pas la première fois qu'une adaptation des romans de Lewis Caroll était en préparation, mais le scénario de Linda Wollverton se détachait grandement des précédents. Au lieu de simplement reprendre le récit des deux  livres, elle proposa une histoire originale, sorte de suite aux ouvrages de Lewi Caroll, mais dont les personnages, les thèmes et les situations  étaient très inspirés des œuvres originales, ainsi que du poème du Jabberwocky. Les studios Disney ont été les premiers contacté pour s'occuper du projet, chose qu'ils acceptèrent presque immédiatement après avoir lu le script! Le projet fut alors confié à Tim Burton qui réalisait ainsi son troisième long métrage pour le studios Disney (après L'Étrange Noël de Monsieur Jack et Ed Wood, tous les deux sortis sous le label Touchstone). Le réalisateur était  tout destiné à réaliser Alice au Pays des Merveilles. Il s'est toujours intéressé aux personnages de parias, à ceux qui ne sont pas à leur place dans leur monde, ou croient ne pas l'être. Les créatures de Lewis Caroll étaient donc du pain béni pour lui. De plus son style graphique très personnel s'alliaient à merveilles avec le pays des merveilles. Mais la réalisation d'Alice au Pays des Merveilles était également à mille lieux de ce que Tim Burton avait l'habitude de faire. En effet, c'était la première fois qu'il tournait autant de scènes sur fond vert (90% du film) réalisées ici aux studios Culver City de Los Angeles. Mais grâce à son esprit très imaginatif et son talent, le réalisateur réussit à merveille à s'adapter à cette technique très déroutante au premier abord.

img845_02  img846_02  img850_02

Le premier gros challenge de la production était de trouver une actrice digne d'interpréter Alice. C'est à Londres que débute la quête de l'Alice parfaite. Susie Figgis, chargée du casting du film passe en revue une foule de jeunes actrices britanniques, avant d'étendre ses recherches de l'autre côté de l'Atlantique et même au delà. Quoi qu'il en soit, Tim Burton tenait à choisir une inconnue pour le rôle. Le nombre de filles de tous âges qui se sont présenté était impressionnant, certaines bien trop âgées et d'autres beaucoup trop jeunes. La quasi totalité des stars féminines du moment s'y sont présenté, chacune voulant tenter sa chance, mais sans succès. C'est finalement Mia Wasikowska, une jeune australienne de 19 ans qui remporta le rôle. Née en 1989 à Camberra, Mia suit d'abord une formation de ballerine avant de se tourner vers la profession d'actrice à l'âge de quinze ans. Elle décroche rapidement un rôle récurrent dans le feuilleton télévisé australien All Saints. Elle remporte le prix de la meilleure jeune actrice de l'Institut du film australien pour son premier rôle au cinéma dans Suburban Mayhem (Le Feu sous la Peau). Elle est ensuite acclamée pour son interprétation de la gymnaste dérangée, Sophie, dans la série HBO In Treatment avant de décrocher le rôle tant convoité d'Alice en 2008.
Le reste  du casting principal est quant à lui purement Burtonien. Johnny Depp revient une nouvelle fois derrière la caméra du réalisateur après déjà six films réalisé ensemble. Linda Woolverton avait déjà à l'esprit Johnny Depp lorsqu'elle (re)créa le chapelier, bien avant que
Tim Burton ne choisît le projet et n'amenât l'acteur avec lui. Le personnage a alors été quelque peu retravaillé, de manière à coller spécifiquement à l'acteur. Johnny Depp s'impliqua comme à son habitude grandement dans ce rôle jusqu'à dessiner lui même son costume! Chose amusante, au même moment à l'autre bout du monde, Tim Burton réalisa lui aussi une esquisse du personnage qui se révéla extrêmement proche de celle de l'acteur, preuve du lien unique qu'il existe entre les deux artistes.
Helena Bonham Carter est quant a elle choisie pour interpréter la Reine Rouge. Helena rencontre pour la première fois
Tim Burton sur le tournage de La Planète de Singes. Devenue sa compagne, elle le suit alors sur tout ses tournages, glanant au passage un rôle plus ou moins important. Elle se dit pourtant étonné d'avoir été choisi pour interpréter la Reine Rouge!

img854_02  img855_02  img856_02

L'autre gros challenge du film était la création d'un pays des merveilles à la hauteur des attentes du public. Parmi les nombreuses adaptations d'Alice à l'écran, très peu ont réussi à représenter un pays des merveilles digne de ce nom. Mais qui mieux que Tim Burton pour relever le défi? Son sens unique du design, son style audacieux et ses effets visuels époustouflants font de lui l'un des plus remarquables pionniers du cinéma contemporain, capable de projeter des univers entiers. Tout le monde a sa propre idée du pays des merveilles, pour la plupart des gens, c'est un monde de dessins animés, un monde de couleurs éclatantes. Mais cette vision ne cadrait pas avec la nouvelle version de l'histoire. Tim Burton conçut ainsi avec son équipe d'artiste un pays des merveilles plus sombre et adulte, mais loin d'être terrifiant (Disney oblige). Il voulait qu'il soit à la fois classique et nouveau. Pour lancer le processus de conception, il est retourné aux sources avec le chef décorateur Rob Stromberg. Ils ont réuni les créations de tous les artistes qui avaient illustré Alice au Pays des Merveilles au fil des décennies pour en décorer les murs du bureau de Tim Burton, histoire de se mettre dans le bain. Les illustrations de la première édition du livre sont devenus l'un des modèles favoris, c'était le seul moyen dont disposait l'équipe artistique de se rapprocher au plus près de ce que Lewis Caroll avait approuvé ou pensait approprié à l'époque.
Chaque fois qu'il se lance dans un nouveau projet,
Tim Burton commence par peindre quelques aquarelles de certains personnages de l'histoire. Pour sa version d'Alice au Pays des Merveilles, il a choisi de se focaliser sur la Reine Rouge, le Valet de Coeur, les Tweedles et le Chapelier Fou. Un groupe d'illustrateurs pris ensuite le relais, chapeauté par Michael Kutsche, un illustrateur berlinois issu du monde de la publicité et du jeu vidéo. C'est après avoir découvert ses productions sur internet que Tim Burton a choisi de l'engager, lui offrant par la même occasion sa première expérience cinématographique.

96832146CG002_Alice_In_Wond_02  96832146CG007_Alice_In_Wond_02  96832146cg011aliceinwon
Avant-première mondiale du film à Londres le 25 février 2010

Alice au Pays des Merveilles est sorti le 5 mars 2010 aux Etats-Unis. Le film était très attendu, et malgré quelques problèmes de scénario, très réussi dans l'ensemble. Le public ne s'y trompa guère et fut extrêmement nombreux à se déplacer dans les salles obscures, et ce dans le monde entier. Le film rapporta ainsi plus d'un milliard de dollars au box office mondial, devenant le cinquième plus gros succès cinématographique de tous les temps, dépassant par la même occasion le score titanesque de The Dark Night!

 

Recherches de Michael Kutsche :

b_24757

b_24758

b_24756

img830

alice_01_679962a_750277

alice_02_679980a_734944

alice_05_679977a_700432

conceptartcheshirecat_703127

conceptartknaveofhearts_02

conceptartwhiterabbit_02

img831

conceptartmarchhare_02

6a00d8341c630a53ef0120a8d05c10970b_pi_792073_02

6a00d8341c630a53ef0120a8d04207970b_pi_791922_02

img842

img839

img838

img828

img828_02

 

Recherches de Tim Burton :

conceptartknaveofheartsburton_02

conceptartredqueenburton_02

alice_03_679979a_789099

img818

 

img819_02

img825_02



Autres recherches graphiques :

img820_02

img829

img832

img833

img834

img835

img836

img837

img840

img841

conceptartmushroomforest_703696

img826

img822

01

02

03

zz3d4c8f79

_ALICE__01_02

_ALICE__02_02

_ALICE__03_02_02

_ALICE__03_03

_ALICE__04_02

51481alicedisneylibremmm_02

405639mmmm

7 juillet 2010

Mickey Mouse

 

Mickey_Mouse_copie

8717418223267_copieA l'occasion de la sortie aujourd'hui en DVD zone 2 des coffrets Walt Disney - Les Trésors  : Mickey  Mouse - Les Années Noir et Blanc : Volume 1 et 2, je vous invite à découvrir une nouvelles galerie de dessins d'animation et de storyboards centrée sur les cartoons de Mickey Mouse, de 1928 à 1935.

o

Plane Crazy (1928) :

img782_02

img783_02

img793

Steamboat Willie (1928) :

img784_02

img785_02

img816_02

img790

Fishin' Around (1931) :

img799_01

img800_01

img799_02_02

img800_02_02

img801_02

The Beach Party (1931) :

img802_02

img817_02

img803_02

 

Mickey's Good Deed (1932) :

img788_02

img78902

img789__02

Building a Building (1933)

img795_02

Playful Pluto (1934)

img804_02

img805_02

img806_02

img807_02

img809_02

Orphan's Benefit (1934) :

img811_02

img814_01

img813_01

img814_02_02

img813_02_02

 

27 juin 2010

Critique Toy Story 3

47751431 

ts3_02(critique rédigée en juin 2010) On ne change pas les bonnes habitudes, alors que nous ne sommes plus qu'à quelques semaines de la sortie française de Toy Story 3 prévue pour le 14 juillet prochain, je vous propose aujourd'hui de découvrir ma critique du film en avant-première ! Vous vous doutez bien que j'ai été sans trop de surprise émerveillé par ce troisième volet qui clôt d'une bien belle manière la saga, la boucle est bouclée ! Le film, sorti vendredi dernier aux États-Unis explose le box office avec pas moins de 109 millions de dollars de recettes pour son premier week-end d'exploitation, souhaitons lui la même réussite chez nous !

62094_orig_02  02

Toy Story 3 se démarque des deux précédents volets par la grande place que prend l'émotion tout au long du récit. Alors que Toy Story et Toy Story 2 étaient majoritairement construits autour de scènes comiques, ici on tente de nous faire pleurer plusieurs fois dans le film. Bon ça n'a pas marché sur moi, seule une ou deux scènes m'ont donné quelques frissons d'émotion mais sans plus. J'ai trouvé pour comparaison l'introduction de Là-Haut bien plus émouvante.
Par contre je trouve que le thème du temps qui passe a été extrêmement bien développé par les scénaristes du film ! Que ce soit le départ d'Andy de la maison, le chien devenu trop vieux pour courir ou encore la nostalgie présente tout au long du film, tout est très bien maîtrisé. De plus on peut y voir une similitude avec la nostalgie qu'auront les spectateurs à revoir leurs jouets préférés sur grand écran pour une dernière aventure, j'ai été très sensible à ce parallèle.
La mise en scène du film est quant à elle tout simplement parfaite! On sent que la saga n'a pas été mise dans les mains d'un amateur, Lee Unkrich a fait un excellent travail de côté là. Je pense qu'à ce niveau là je mettrais Toy Story 3 juste derrière Ratatouille.

01_02  Toy_Story_3_Screengrap_by_Marclicious

Outre l'humour moins présent dans ce troisième opus et qui surprendra plus d'un spectateur, il y a aussi le bond technologique depuis le second film qui choque au premier abord. La modélisation des anciens personnages jouets n'a pas évolué d'un poil mais les effets de lumières, de matière ou bien encore les décors sont tout simplement fabuleux ! Je pense notamment à la garderie qui regorge de détails et est baignée dans de somptueuses couleurs et lumières chaleureuses. La maison de Bonnie est également somptueuse, respirant les joies de l'enfance, on en prend vraiment plein les mirettes ! Et que dire des humains qui ne ressemblent à aucun autre aperçus dans une production des studios. En effet il était difficile de passer du style relativement réaliste des humains des deux premiers film au graphisme caricaturé des humains des dernières productions du studio. Il a donc été décidé de simplement faire évoluer le style des Toy Story précédent. Le résultat est magnifique, en particulier pour les personnages inédits comme Bonnie ou même l'homme de ménage de Sunnyside.
Toy Story 3 a également profité de la technologie Disney Digital 3-D. Comme pour Là-haut, le relief n'a pas été utilisé à outrance, tout juste permet-il de mieux nous immerger dans le film. Et ce n'est pas plus mal car contrairement à la concurrence cette technologie sait se faire oublier la plupart du temps, tout en intensifiant l'action lors de scènes plus mouvementées.

tt340_8pub_pub8_1281_02  toystory3_img11_h_02

Les nouveaux jouets sont un des gros points fort du film mais également comme je le craignais un de ses points faibles. Je m'explique : selon moi une histoire, pour être comprise et apprécié dans son ensemble ne doit pas contenir trop de personnages. Les nouveaux jouets sont excellents pour la plupart, mais présents en trop grand nombre, on a pas le temps de les apprécier à leur juste valeur. J'aurai préféré qu'il y ai moins de nouveaux jouets pour permettre au scénaristes d'approfondir la personnalité de chacun d'entre eux. Prenons par comparaison Toy Story 2 qui n'introduisait que cinq nouveaux personnages, ce qui était amplement suffisant. Autre faiblesse du film, ses musiques... Non décidément Randy Newmann devrait prendre sa retraite ! Je n'ai pas retrouvé le côté jazzy des deux premiers films et pire encore, certaines scènes prennent des allures de cartoons avec des orchestrations simplistes (je n'y connais pas grand chose en orchestrations mais c'est ce que j'ai ressenti). Pas non plus de chanson marquante à la "Je suis ton Ami". C'est la première fois que je ne ressens pas le besoin d'écouter la bande originale d'une production Disney en dehors du film, c'est dire! La seule pointe d'originalité au niveau musical est la reprise de la chanson sus nommée par les Gipsy King (surtout restez pendant le générique pour la découvrir dans son entier)

03_02  toystory3outsidehighres_02

Mais ces défauts sont somme toute anecdotiques face au reste du film qui est extraordinaire. Lee Unkrich a réussi haut la main le défi que représente une première réalisation en solo, on retrouve avec énormément de plaisir nos bon vieux jouets pour les accompagner une dernière fois dans leur ultime aventure. Même si le second volet restera mon préféré de la saga (comment faire mieux?), Toy Story 3 s'en sort avec les honneurs et mérite amplement sa place parmi les meilleurs films des studios Pixar!

 

Toy Story 3 est sorti le 14 juillet 2010 au cinéma en Disney Digital 3-D dans les salles équipées.

18 juin 2010

Toy Story 3

 47751431

 

o

2010_toy3_01C'est l'évènement cinématographique de l'été, Toy Story 3 sort aujourd'hui aux États-Unis! A cette occasion je vous propose de découvrir une nouvelle série de recherches graphiques centrée sur les nouveaux personnages/jouets du film. Il faudra encore patienter jusqu'au 14 juillet prochain pour voir débarquer le troisième opus des aventures de Woody et sa bande dans les salles françaises. Néanmoins de nombreuses avant-premières seront organisé début juillet aux quatre coins du pays, (notamment sur Paris et dans les  cinémas Kinépolis) n'hésitez donc pas à vous vous renseigner dans les cinémas près de chez vous!

o

img715

img717

img766

img757

img756

img748

img749_02

img755

img770

img751_02

img771

img752_02

img754_02

img753

img744_02

img747_02

img741

img718

img743

img746

img745_02

img739_02

img759

img760_02

img761_02

img762

img763

img764_02

img765

img767_02

img768

img769

Publicité
11 juin 2010

Toy Story 2

530862102_GdHQ4_L_copie

 

toystory2w_02Toy Story 2 est le troisième long métrage des studios Pixar. Après l'énorme succès du premier film, Disney décida immédiatement que Toy Story devrait avoir une suite. Tout d'abord prévu pour le marché de la vidéo, le film sorti finalement au cinéma en 1999, après que John Lasseter ai joué des pieds et des mains pour prouver que son film méritait de passer dans les salles obscures. En effet, à cette époque, les studios Disney était en pleine production de nombreuses suites de Grands Classiques qu'ils destinaient au marché de la vidéo. Mais tout était différent pour un film en images de synthèse. Cinq ans séparent le premier film de Toy Story 2, la technologie a énormément évolué durant ce court laps de temps. Cela permit aux scénaristes d'imaginer une histoire se passant dans bien plus d'endroits que dans Toy Story où l'on se cantonnait à la chambre d'Andy, la maison de Syd et un bref passage à Pizza Planet. Ils étaient ainsi plus libres de créer une suite exactement comme il l'auraient souhaité. Autre avantage pour cette suite, de nombreuses idées écartées lors de la réalisation du premier film refirent surface pour le second! La scène du cauchemar de Woody par exemple était à l'origine rattaché à Toy Story. Tout ces éléments mis bout à bout firent de Toy Story 2 une des rares suites à surpasser le film original.

PDVD_002_02  PDVD_017_02  PDVD_019_02

L'histoire de Toy Story 2 s'inspire directement de l'expérience de John Lasseter. Ce dernier est un grand collectionneur de jouets, dont beaucoup d'anciens et de pièces uniques hors de prix. Lorsque ses jeunes garçons viennent à son bureau ils adorent jouer avec tout ces objets de collection, ce qui a pour conséquence de mettre Lasseter dans un état de panique permanent! C'est de cette attitude plutôt étrange (les jouets sont fait pour les enfants, pas pour prendre la poussière sur une étagère), qu'est parti le scénario de Toy Story 2.
Nous retrouvons à nouveau
John Lasseter à la réalisation de ce second volet, mais cette fois-ci deux co-réalisateurs l'accompagnent : Lee Unkrich et Ash Brannon. Diplômé de l'école de cinéma de l'USC (University of Southern California) en 1991, Lee Unkrich entame sa carrière dans le cinéma et la télévision en prises de vue réelles, travaillant notamment sur la série Les Dessous de Palm Beach. Arrivé en 1994 chez Pixar, il travaille comme monteur sur Toy Story en 1995, puis sur 1001 Pattes (a bug's life) en 1998, pour lequel il assure également certaines voix additionnelles. Co-réalisateur, monteur et à nouveau voix additionnelles sur Toy Story 2 en 1999, Lee Unkrich co-signe par la suite Monstres & Cie en 2001. Deux ans plus tard, il coréalise avec Andrew Stanton, Le Monde de Nemo avant de devenir pour la première fois réalisateur sur Toy Story 3.
Ash Brannon débute sa carrière aux Walt Disney Animation Studios en tant que stagiaire au département animation sur La Petite Sirène. Il rejoint ensuite Warner Bros Feature Animation en tant qu'animateur. On le retrouve par la suite aux studios Pixar où il est engagé en 1994 pour travailler sur l'adaptation vidéoludique de
Toy Story puis de 1001 Pattes (a bug's life). Après avoir co-réalisé Toy Story 2, Ash Brannon part rejoindre Dreamworks Animation pour travailler sur Space Monkeys, film qui sera finalement annulé. Brannon quitte alors Dreamworks pour rejoindre les studios d'animation de Sony pour réaliser Les Rois de la Glisse sorti en 2007. Il serait en ce moment en train de travailler sur un nouveau film nommé Turkeys.

PDVD_024_02  PDVD_023_02  PDVD_022_02

La production de Toy Story 2 fut certainement une des plus difficiles pour les artistes du studio. Tout d'abord destiné au marché de la vidéo, Toy Story 2 aurait dut demander moins de temps et de travail. Le second projet de long métrage des studios, 1001 Pattes (a bug's life) était déjà en route lorsque Pixar accepta de réaliser une suite à Toy Story. Disney souhaitait sortir le film uniquement en vidéo, au grand dame de Pixar qui ne voulait pas faire une suite au rabais de son premier bébé..  Ils acceptèrent néanmoins, l'équipe se sentant capable de travailler sur deux projets simultanément, l'un pour le cinéma et l'autre pour la vidéo. Mais la donne changea lorsque Disney décida, sous l'impulsion de John Lasseter, de sortir Toy Story 2 au cinéma. C'était alors deux productions de long métrages destinées aux salles obscures qui étaient mise en chantier pratiquement en même temps! Un gros défi pour Pixar qui ne comptait pas à cette époque une aussi grosse équipe créative qu'aujourd'hui. Alors que Toy Story 2 aurait dut-être produit par une équipe moins expérimentée (pour ne pas dire moins talentueuse) pendant que les "vétérans" travaillaient sur 1001 Pattes (a bug's life), ces derniers durent mettre les bouchées double et travailler sur les deux projets en même temps pour pouvoir sortir Toy Story 2 dans les délais, c'est à dire seulement un an  après 1001 Pattes (a bug's life). La production fut ainsi extrêmement rapide... Et éreintante! Le scénario initialement prévu pour la sortie en vidéo fut raboté de tout côté pour ne garder que le meilleur, certaines scènes abandonnées du premier film furent également reprise afin d'allonger l'intrigue. Cette lourde tâche fut confiée à plusieurs hommes ayant déjà fait leur preuves, Pete Docter (futur réalisateur de Monstres & CieLà-Haut et Inside Out), Andrew Stanton (futur réalisateur de Le Monde de Nemo et WALL•E) et le regretté Joe Ranft. La pression sur les studios Pixar était grande, Disney leur faisaient entièrement confiance et il n'était pas question de se rater!

PDVD_027_02  PDVD_015_02  PDVD_028_02

Finalement, au grand soulagement de Disney, Toy Story 2 fut terminé dans les temps et sortit à la date prévue, le 13 novembre 1999. Le film fut sans surprise un énorme succès, il rapporta la coquette somme de 245 millions de dollars sur le sol américain et 239 millions de dollars dans le monde. L'engouement pour la bande à Woody est ainsi resté intact durant ces cinq années d'absence! Le film eut droit à une ressortie au cinéma en 2009 en Disney Digital 3-D, tout comme le premier opus, pour patienter avant la sortie du troisième volet de la saga prévu pour 2010. Terminons avec une petite anecdote pour vous la péter devant vos amis : Toy Story 2 fut le premier film à être projeté en numérique en Europe, le 2 février 2000 au Gaumont Aquaboulevard de Paris.  

 

Recherches graphiques :

img685

img686_02

img687

img697

img688_02

img689_02

img690

img692_02

img693

img694_02

img695

img698_02

img702_02

img703_02

img704

o

Storyboards :

img699

img701

img691

img700_02

img684

ts2sketch2

0143toy01

img696

o

Colorscripts :

img710

img707_02

img705

img714

img712_02

img713

img706_02

img708_02

img709_02

img711

23 mai 2010

La Princesse et la Grenouille

Logo_03

o

laprincesseA l'occasion de la sortie dans quelques jours de La Princesse et la Grenouille en DVD et Blu-ray (le 27 mai), je vous invite à découvrir une nouvelle galerie de recherches graphiques centrée sur Tiana et Naveen! Pour rappel vous aurez le choix entre trois éditions : DVD simple, Blu-ray simple et DVD + Blu-ray + Copie digitale en édition digipack!

o

o

img664_02

img665_02

img6652_02

img666_03

img667_02

img668_02

img669_02

img670_02

img671

img672_03

img673_02

img674_03

img675_02

img676_03

img677_02

img678_02

img679_02

img680_03

img681_02

img682_02

16 mai 2010

Mélodie du Sud

Logo
o

Il y a longtemps que je n'avais pas posté de nouvelles recherches de la talentueuse Mary Blair, mon artiste disney préférée. Voici donc une nouvelle galerie de recherches graphiques aux couleurs chatoyantes que l'artiste a réalisé durant la production de Mélodie du Sud.

o

img655_02

img656_03

img657_03

img658_03

img666_02

img667

img660_03

img661_02

img662_02

img664_02

img665_02

img663_02

7 mai 2010

Don Quichotte

Don_Quichotte

o

Après Blanche Neige et les Sept Nains et Pinocchio, et alors que Fantasia était quasiment terminé, Walt Disney mis en chantier de nombreux projets de films d'animation. Parmi ces projets on retrouvait les premières ébauches de Peter Pan, Alice au Pays des Merveilles, La Belle et le Clochard, ou bien encore Mickey et le Haricot Magique, qui deviendra finalement un moyen métrage incorporé au film Coquin de Printemps. C'est durant cette période que le projet de long métrage sur les aventures de Don Quichotte commença à titiller les artistes du studio.

Une première équipe d'artistes dirigée par Bob Carr se mit à travailler sur l'aspect visuel du projet. Artiste prolifique, Carr exécuta des aquarelles par douzaines pour établir les situations et les personnages, en tirant souvent son inspiration de Velazquez et d'autres peintres espagnols. Ses premières études de personnages sont très soignées et détaillées, comme si ces dessins devaient servir pour un film historique en prise de vue réelle. En parallèle Carr s'occupa également de dessiner un premier storyboard, dans un élégant style calligraphique.
A peu près à la même époque, un autre artiste (ou plusieurs) méconnu préparait deux séries d'études additives, plus simples mais plus vives. Carr fit ensuite des peintures complètes d'un rendu minutieux ; l'artiste anonyme déployait un style moins guindé, moins détaillé, utilisant de petites surfaces colorées pour suggérer l'essentiel d'une armure ou le flamboiement d'une ligne au pastel évoquant les plis d'une cape.
Malheureusement, après quelques semaines de développement, Don Quichotte fut mis de côté, probablement à cause de de la guerre et des économies effectués par le studio après les pertes subies par
Pinocchio et Fantasia.

Mais en 1946, le projet refit surface! Une nouvelle équipe, dirigée par Jesse Marsh, se remit au travail sur le film. Cette version aurait été une adaptation du poème symphonique Don Quichotte de Richard Strauss : des variations fantastiques sur le thème du personnage chevaleresque pour grand orchestre, opus 35. Marsh prépara des centaines de caricatures d'une grande netteté, à la plume, à l'encre de chine et à l'aquarelle, en notant les thèmes de musique destinées à accompagner l'intrigue. Il fit assez de dessins de storyboards pour un film complet, en commençant par un plan du livre posé sur une table et flanqué d'armures et en concluant sur une sorte d'apothéose : après la mort de Don Quichotte, ce dernier, Dulcinée et Sancho Panza chevauchaient à travers les nuages jusqu'à un étincelant château sous un arc en ciel. Comme la version précédente, cette incarnation de Don Quichotte fut mise de côté, apparemment avant qu'une réunion des scénaristes n'eut lieu ou que des dialogues aient été préparés.

En avril 1951, la préproduction du film recommença pour la troisième fois. Cette nouvelle équipe simplifia encore davantage son style, qui fut sous l'influence des caricaturistes du New Yorker comme Sol Steinberg et Otto Soglow : les personnages arrondies consistent en quelques traits à l'encre avec quelques applications monochromes de vert foncé ou d'ocre en guise de rehaut. Le travail sur le film a dû cesser peu après avoir commencé, car quelques douzaines de dessins seulement furent réalisés.

Ces trois tentatives sont celles qui ont laissé le plus de traces dans les archives du studio mais nul doute que Walt Disney s'y reprit encore à plusieurs reprises pour tenter d'adapter les aventures de Don Quichotte. Et même après la disparition du maître, le studio tenta à nouveau sa chance, comme l'attestent les esquisses de John Watkiss et Sandro Cleuzo que l'on peut trouver sur le net, vestiges d'une énième version sous la houlette de Paul et Gaëtan Brizzi.
Adapter les aventures de Don Quichotte en long métrage d'animation était donc apparemment mission impossible.On peut trouver plusieurs raisons à cela. Tout d'abord les artistes ayant travaillé sur les différentes versions du film tentèrent à chaque fois de préserver les évènements majeures de l'histoire : l'adoubement de Quichotte comme chevalier, ses combats contre les moulins à vent et les moutons, les livres sur la chevalerie brûlés par sa nièce, les aventures avec Carderino et Dorothée, etc. La liste est encore longue! Il se passait beaucoup trop de chose et le film n'aurait jamais put tenir en 1h30. Un autre facteur dont les artistes oublièrent de tenir compte fut comment changer un fou en personnage sympathique. Le Don Quichotte, que les artistes avaient dépeint, était la caricature outrancière de celui du roman et non pas l'idéaliste transi de l'Homme de la Mancha.

Don Quichotte restera un des projets les plus frustrant pour Walt Disney et ses équipes d'artistes, se voyant dans l'incapacité de l'adapter sur grand écran. En dépit de la qualité du matériel préliminaire, le film restera une doux rêve que l'on voudrait voire réalité, tant le potentiel de l'histoire est fort. Mais qui sais, peut-être que le projet ressortira à nouveau un jour de cartons...

o

Dessin de Bob Carr :

img645_03

img646_02

o

Dessin de Ferdinand Horvath :

HORVATH_DON_QUIXOTE

o

Dessins de Jess March (version 1946) :

img640_02

img653_03

img643_03

img647_03

img649_03

img650_03

img654

o

Version 1951 :

img639_03

o

Version années 90 :

Dessins de Sandro Cleuzo :

DQ01

DQ02

DQ03

o

Storyboards de John Watkiss :

01

02

03

04

05

29 avril 2010

Atlantide, l'Empire Perdu

 

Atlantide_l_Empire_Perdu

 

poster_02Atlantis, the Lost Empire (Atlantide, l'Empire Perdu) est le 41ème long métrage des Walt Disney Animation Studios. Après Le succès de Le Bossu de Notre-Dame, toute l'équipe du film se remis presque immédiatement au travail sur un nouveau projet. En effet Kirk Wise et Gary Trousdale, les deux réalisateurs souhaitaient continuer à travailler avec ces artistes qui avaient fait leur preuves sur le Bossu. Dès le départ, Kirk et Gary voulaient réaliser quelques chose d'inédit chez Disney, loin des comédies musicales des dernières années. Leur choix se porta vite sur le film d'aventure, genre encore inexploré par les artistes du studio. "Moins de chansons, plus d'explosions", tel était  le maître mot du projet qui donnera bientôt vie au mythe de l'Atlantide.

PDVD_003_02 PDVD_006_02 PDVD_004_02

Kirk Wise est né à San Francisco en 1963. Enfant il se fait vite remarquer pour ses talents de dessinateur, il gagne ainsi sa première "paie" en tant qu'artiste à l'âge de sept ans en gagnant le Junior Art Champion, concours récompensant les jeunes artistes en devenir. Durant toute son enfance, Kirk se passionne pour le dessin et spécialement pour l'animation en image par image. Il développe ainsi des techniques d'animation en papier découpé, technique qu'il continuera d'expérimenter lors de ses études supérieures à CalArts. Kirk débute sa carrière en tant qu'animateur sur The Brave Little Toaster, puis anime un épisode de la série TV Histoires Fantastiques, Family Dog. Il entre chez Disney en 1985 où il débute comme assistant animateur sur Basil, Détective Privé. Il y retrouve son ancien camarade de classe de CalArts, Gary Trousdale. Après avoir travaillé comme artiste de storyboard sur Bernard et Bianca au Pays des Kangourous et Le Prince et le Pauvre, on lui confie la réalisation de La Belle et la Bête, aux côté de Gary Trousdale. Le film sera un énorme succès et permettra au duo de passer à un nouveau projet, Le Bossu de Notre-Dame, puis Atlantide, l'Empire Perdu.
Gary Trousdale est né le 18 juin 1960 à La Crescenta, en Californie. Contrairement à la plupart de ses anciens camarades de CalArts tels John Lasseter, Henry Selick ou bien encore Tim Burton, Gary ne rentre pas directement chez Disney après ses trois années d'étude. Il débute ainsi sa carrière aux sein des productions Carter/Mendez où il est animateur sur Stanley, the Ugly Duckling, un programme spécial pour la chaîne ABC. Gary accepte ensuite un travail d'illustrateur pour une chaîne de restaurant américaine. On retrouve ainsi les dessins du jeune homme sur les menus ou les serviettes de nombreux bars et restaurant du pays. Gary débute par la suite sa carrière à Disney au département effets spéciaux en tant qu'intervalliste sur Taram et le Chaudron Magique, puis en tant qu'assistant animateur sur le film live Les Aventuriers de la Quatrième Dimension. Par la suite, Gary attira l'attention en caricaturant ses collègues et en créant des gags, ce qui eu pour conséquence de le voir transférer au département scénario du studio. Il fut crédité pour la première fois au générique de La Petite Sirène en tant qu'artiste de storyboard, poste qu'il gardera sur Bernard et Bianca au Pays des Kangourous et Le Prince et le Pauvre avant de devenir réalisateur aux côtés de son ami Kirk Wise sur La Belle et la Bête. Après avoir co-réalisé Le Bossu de Notre-Dame
et Atlantide, l'Empire Perdu, Gary Trousdale "passe à l'ennemi" en postulant chez Dreamworks en tant qu'artiste de storyboard, poste qu'il occupe encore aujourd'hui.

PDVD_007_02 PDVD_000_02 PDVD_001_02

Le mythe de l'Atlantide était un sujet parfait pour un film d'animation. Les studios Disney avaient en effet pour habitude d'adapter des livres ou des contes de fée en animation, ce qui laissait peu de place à la création pure. Mais avec l'Atlantide tout leur était permis, étant donné qu'il n'existe aucune preuve de son existence, cela restait un concept assez flou. Les artistes purent ainsi s'en donner à coeur joie et recréer tout un monde sous-terrain! Pour cela l'équipe se mis à étudier beaucoup de livres et  de documents sur ce continent perdu afin de s'imprégner des fait et de récolter le maximum d'information. Toute ces recherches permirent de nourrir leur imagination.

En plus de traiter d'un sujet encore inédit en animation chez Disney, le style graphique d'Atlantide l'Empire Perdu se veut également très éloigné des standards du studio. L'idée première était de créer un film d'animation se rapprochant du comic book. Pour cela, le studio fit appel à des artistes freelance ayant plutôt l'habitude de travailler sur des films en live. Ces artistes qui n'avaient pas été "formaté" au style classique des films d'animation Disney permirent d'avoir une vision extérieure sur le projet. Quatre artistes en particulier ont été d'une aide précieuse : Matt Code (artiste concepteur sur Jurassic Park et Men in Black) qui s'occupa essentiellement du Leviatan et du sou-marin, Jim Martin qui s'occupa également du sous-marin mais aussi de nombreux véhicules, Ricardo Delgado (auteur de comic) s'est quant à lui attardé sur certains décors comme les grottes et le monde des atlantes, et pour finir celui qui a le plus influencé la ligne graphique du film, Mike Mignola. Grand dessinateur de comics, Mike Mignola est surtout connu pour avoir créé Hellboy. Les deux réalisateurs du film étaient de grands fans du style très contrasté de Mignola et se rendirent vite compte que son style était très proche de ce qu'ils recherchaient. Par chance, en plus d'un style très percutant, Mike était également un excellent scénariste! Celui-ci ne se contenta donc pas de réaliser quelques dessins pour le film, il participa également aux réunions sur l'histoire et proposa bon nombres d'idées qui se retrouvèrent dans le film, comme par exemple les véhicules volant en forme de poisson ou les géants de pierre que l'on voit à la fin du film.

PDVD_005_02 PDVD_009_02 PDVD_008_02

Atlantide, l'Empire Perdu sorti le 15 juin 2001 et fut un échec au box office américain. Avec un budget de 120 millions de dollars, le film en rapporta 84 millions... La barre symbolique des 100 millions de dollars (ce qui fait qu'un film est considéré comme un succès outre atlantique) était encore loin! Les recettes mondiales s'élevèrent tout de même à 111 millions de dollars, le film rapporta donc 230 millions de dollars en tout, ce qui est loin d'être mauvais. En France, le film fut également un succès avec  un peu plus de quatre millions de spectateurs. Malgré ce succès, le film fut considéré comme un échec, beaucoup lui reprochant son style graphique trop original et son genre très éloigné des films Disney classiques. Atlantide, l'Empire Perdu paya donc pour son originalité... Pour autant on peut saluer le courage qu'il a fallut à Disney pour s'aventurer dans un style qu'ils n'avaient jamais expérimenté en animation.

 

img610_03

img617_03

img619_02

img620_02

img621_02

img622_02

img623_02

img624_02

img625_03

img626_02

img628_03

img629_03

img630_03

img631_03

img632_03

img633_03

img609_02

img611_02

img612_02

img618_02

Publicité
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 30 > >>