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The Art of Disney
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animation
23 mai 2010

La Princesse et la Grenouille

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laprincesseA l'occasion de la sortie dans quelques jours de La Princesse et la Grenouille en DVD et Blu-ray (le 27 mai), je vous invite à découvrir une nouvelle galerie de recherches graphiques centrée sur Tiana et Naveen! Pour rappel vous aurez le choix entre trois éditions : DVD simple, Blu-ray simple et DVD + Blu-ray + Copie digitale en édition digipack!

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27 janvier 2010

La Princesse et la Grenouille

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patf_one_sheet_rgb_0249ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, The Princess and the Frog (La Princesse et la Grenouille) signe le grand retour de Disney à l'animation traditionnelle, technique qui fit les beaux jours des studios durant près de soixante ans. C'est en 2002 que fut prise la décision de fermer le département 2-D, décision qui indigna une grande partie des artistes du studio, mais aussi des milliers de fans à travers le monde. Jugée plus assez rentable par les dirigeants, la 2-D tira définitivement sa révérence en 2004, après la sortie de deux films aux recettes décevantes, Frère des Ours et La Ferme se Rebelle. Ces résultats médiocres ne firent que confirmer les attentes des dirigeants qui étaient déjà en train de penser au futur avec la mise en chantier du premier long métrage 3-D, Chicken Little...

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En 2005, Bob Iger devient le nouveau PDG de la Walt Disney Company, prenant ainsi la place du très controversé Michael Eisner, évincé sous la pression des actionnaires et de Roy E. Disney qui avait démissionné du conseil deux ans plus tôt, déçu par le devenir de l'entreprise familiale. Après avoir aidé le studio à se remettre en selle dans les années 80, Michael Eisner avait complètement dénaturé l'esprit de la compagnie. Avec sa mise en chantier de suites de Grands Classiques au rabais, la construction de parcs à thème bâclés et  sa décision de fermer le département 2-D des studios d'animation, Michael Eisner avait perdu en crédibilité. De plus, les relations entre Pixar et Disney étaient devenu très tendu durant les dernières années de son règne. En effet les deux studios n'arrivaient pas à se mettre d'accord sur un nouveau contrat les liant après la sortie de Cars - Quatre Roues. Pixar en vint même à débuter des recherches afin de trouver un nouveau distributeur! Mais en 2006, coup de théâtre! Disney rachète les studios Pixar pour la coquette somme de 7,4 milliards de dollars! Le studio à la lampe de bureau fait ainsi désormais partie intégrante de la Walt Disney Company. Ce rachat eu de grosses conséquences pour les Walt Disney Animation Studios. Outre l'arrivée d'Ed Catmull à la tête du studio, John Lasseter devint le dirigeant créatif et le producteur exécutif de toutes les productions animées! En gros ce cher John a son mot à dire sur tout ce qui sort des studios. Une aubaine pour les artistes Disney qui voient en lui une sorte de Walt Disney des temps modernes ! Dès le premier soir de son arrivée il réunit autour d'une table un certain nombre d'artistes et de responsables pour leur annoncer son désir de rouvrir le département 2-D. C'est ainsi qu'il met en chantier plusieurs productions 2-D, des courts métrages (Comment Brancher son Home Cinema mettant en scène Dingo et La Ballade de Nessie) et un long métrage inspiré du conte de fée, Le Prince Grenouille.

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L'adaptation de ce conte était déjà en projet avant la fermeture du département 2-D, avec l'arrivée de John Lasseter, il fut remit sur la table. John Musker et Ron Clements furent choisis (et sortis de leur retraite anticipée) pour réaliser ce nouveau long métrage en animation traditionnelle. Ce choix n'était pas anodin, les deux réalisateurs avaient déjà de nombreux films à leur actif (Basil, Détective Privé, La Petite Sirène, Aladdin, Hercule et La Planète au Trésor - Un Nouvel Univers), leur expérience  et leur talent étaient donc de véritables atouts pour la production. Les deux compères présentèrent plusieurs versions du film, certaines classiques et proches du conte, d'autres plus originales. L'une de ces versions transposait l'action à la Nouvelle Orléans et avait comme héroïne non pas un prince, mais une jeune femme noire rêvant d'ouvrir son restaurant. Autant dire que l'on s'éloignait beaucoup du conte original! Mais c'est cette version que John Lasseter décida de développer avec les deux réalisateurs. A la fois classique dans sa narration mais originale dans sa présentation, l'histoire avait tout pour séduire un large public. Avec sa patte qui fit déjà des merveilles chez Pixar, John révolutionna complètement la manière de créer un film d'animation Disney. Sa première décision importante fut de revoir complètement la disposition du bâtiment d'animation. Fini les espaces fermés et froids peu enclin à la créativité, il fit détruire de nombreux murs pour créer des open space permettant une meilleure communication entre les artistes. Son bureau est d'ailleurs un bel exemple d'"ouverture", placé entre deux parois transparentes et rempli de reproductions de dessins et de maquettes d'attractions, il montre bien son amour pour l'animation et son désir de disponibilité pour les artistes du studio. Sa philosophie amena également les réalisateurs à construire un scénario solide et à mettre en scènes des personnages à la fois charismatiques et modernes. Selon lui, la force première d'un film d'animation est son histoire, il faut absolument que celle-ci soit solide et cohérente avant de débuter la production.

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Qui dit retour de l'animation traditionnelle dit retour des animateurs 2-D! Tous les grands animateurs qui travaillèrent sur la majorité des productions animées des studios depuis le début des années 80 reprirent du service pour La Princesse et la Grenouille. Andreas Deja, connu pour avoir animé Gaston, Jafar, Scar, Hercule ou bien encore Lilo s'occupa ici du personnage de Mama Odie, la sorcière du bayou. Cet animateur de talent prit la nouvelle du retour de la 2-D comme un don du ciel. Depuis la fin de la production de Lilo et Stitch en 2002, l'artiste n'avait en effet plus vraiment eu l'opportunité de travailler sur des projets ambitieux. Il continua bien évidemment à dessiner et fut par ailleurs animateur consultant sur Il Était Deux Fois Noël, puis sur Bambi 2 aux Disney Toon Studios de Sydney, mais c'était bien loin de ses ambitions. Il revint aux Walt Disney Animation Studio en 2006 pour travailler sur le dernier cartoon de Dingo. Après la fin de la production de La Princesse et la Grenouille l'animateur devint le chef animateur du personnage de Tigrou sur le prochain film de la franchise Winnie l'Ourson prévu pour 2011.
D'autres animateurs firent également leur grand retour comme le talentueux Eric Goldberg qui s'étaient occupé de l'animation du Génie dans Aladdin, de Phil dans Hercule et de plusieurs séquences de Fantasia 2000. Artiste layout et animateur pour divers projets depuis le début des années 2000 (Le fils du Mask, La Panthère Rose), c'est avec une grand joie que l'artiste revint aux studios Disney en 2006 pour travailler sur l'animation de How to Hook Up your Home Theater, puis sur une séquence d'animation pour l'attraction Gran Fiesta Tour Starring The Three Caballeros situé dans le parc d'attraction Epcot. Sur La Princesse et la Grenouille on le retrouve à l'animation de Louis l'alligator.
Mark Henn fit également son retour grâce à cette production. Animateur de renom spécialisé dans l'animation des héroïnes, il a notamment travaillé sur les personnages d'Ariel, Belle, Jasmine et Mulan. Pour La Princesse et la Grenouille il s'occupa en toute logique de l'animation de Tiana.
Le Dr. Facilier, le nouveau "Disney Vilain" fut quant à lui animé par Bruce Smith, autre animateur talentueux ayant fait ses preuves au fil des années. On le retrouve entre autre au générique de Qui Veut la Peau de Roger Rabbit, Dingo et Max, Tarzan, Kuzco, l'Empereur Mégalo et La Ferme se Rebelle. C'est la premier fois que cet animateur s'occupe d'un méchant, et pour un coup d'essai c'est un coup de maître!

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La Princesse et la Grenouille signe également le retour à la comédie musicale pour Disney. Alan Menken fut tout d'abord pressenti pour composer et écrire la bande originale du film. Découvert avec la création de la musique et des chansons de La Petite Sirène, l'artiste s'est ensuite penché sur la bande originale de nombreux autres films d'animation Disney tels que La Belle et la Bête, Aladdin, Pocahontas, Le Bossu de Notre Dame, ou bien encore Hercule, ayant sans aucun doute grandement participé à leurs renommées. Pour autant, John Lasseter lui préféra un compositeur made in Pixar, Randy Newman. Ce choix peut sembler surprenant, surtout que ce compositeur n'est pas un habitué des comédies musicales. Néanmoins il est également logique, le film se passe à la Nouvelle Orléans, ville aux sonorités jazzy et style prépondérant du compositeur. Né à Los Angeles en 1943, Randy Newman s'est tout d'abord fait remarqué en tant que songwriter de talent au sein du groupe Harpers Bizarre dans les années 60. Après une carrière solo au succès modéré, Randy Newman se lance en parallèle dans la composition de musiques de films au début des années 80. En 1995 il signe la bande originale de Toy Story,  sa première composition pour un film d'animation mais certainement pas la dernière. L'artiste devient un habitué des productions Pixar, il signera ainsi quatre autres bandes originales pour la firme à la lampe de bureau : 1001 Pattes (a bug's life), Toy Story 2, Monstres & Cie et Cars - Quatre Roues. John Lasseter arrive donc d'Emeryville avec un compositeur maison dans les valises! Certain pourraient regretter de ne pas voir Alan Menken à ce poste, lui qui a composé les plus belles musiques Disney dans les années 90. Mais que les fans du compositeur se rassurent, ce dernier est quant à lui en charge de la bande originale du prochain long métrage des studios, Raiponce.

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Avant-première mondiale aux Walt Disney Studios (15.11.09)

La Princesse et la Grenouille est sorti le 13 décembre 2009 sur le sol américain et atteigna difficilement les 100 millions de dollars de recettes après six semaines d'exploitation. Une déception ? Pas tant que ça pour un film d'animation 2-D à une époque où les studios (et le public) ne jurent plus que par la 3-D. Le film devient ainsi le cinquième film d'animation Disney le plus rentable de la décennie. Pari presque gagné donc pour John Lasseter et ses artistes qui ont pris un énorme risque en misant sur cette technique que beaucoup pensaient dépassée. Malheureusement cela ne suffira pas pour sauvegarder cette technique au sein des studios... Après un nouveau film Winnie l'Ourson sorti en 2011, au succès public restreint (26M$ de recettes aux US), le département 2-D a de nouveau fermé ses portes. Alors est-ce belle et bien la fin de la 2D aux Walt Disney Animation Studios? Seul l'avenir nous le dira...

 

Recherches personnages : 

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Recherches graphiques :

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16 décembre 2009

Bill Tytla

 

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Vladimir (Bill) Peter Tytla est né le 25 octobre 1904 dans la banlieue de New York. Ses parents, des émigrés ukrainiens, conscients des aptitudes artistiques de leur fils, l'encouragent. En 1914, il découvre à Manhattan le spectacle dans lequel Winsor McCay présente son dessin animé Gertie le Dinosaure. Il n'oubliera jamais ce film, qui sera à l'origine de sa vocation.

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Tytla prend des cours du soir à l'école de design industriel de New York. En 1920, âgé seulement de 16 ans, il débute comme lettreur pour le département animation des studios Paramount. Il est ensuite engagé comme animateur pour la série Mutt et Jeff aux studios Raoul Barre, puis travaille aux studios de Paul Terry.
Il gagne très bien sa vie et décide de reprendre des études de dessin afin de devenir un artiste complet. Il étudie alors  à l'Art Students League et devient l'élève de Boardman Robinson, illustrateur et animateur de renom. En 1929, accompagné de quelques amis, il part pour Paris, où il étudie la sculpture avec Charles Despiau, lui-même ancien élève d'Auguste Rodin. Il découvre les musées et s'imprègne de la culture européenne.
Au début des années 30, Tytla retourne aux États-Unis avec l'ambition de devenir un grand animateur. Le dessin animé est en plein essor et Paul Terry l'engage à nouveau dans ses studios. Il y fait la connaissance d'Art Babbit, (voir la fiche  sur Dingo) qui devient son meilleur ami. Quelques mois plus tard, Babbitt rejoint les studios Disney sans Bill Tytla, qui ne souhaite pas quitter sa famille en cette période de grande dépression économique. Finalement, en 1934, Babbitt parvient à convaincre Tytla de le rejoindre à Hollywood. Engagé par les studios Disney, impressionné par la qualité des films, il accepte un salaire inférieur à celui qu'il touchait chez Paul Terry.

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Pendant l'année 1935, il travaille comme animateur sur Mickey's Fire Brigade, The Cookie Carnival et Cock o' the Walk. Walt Disney, impressionné par ses animations, le nomme ensuite directeur de l'animation sur Blanche Neige et les Sept Nains. Babbitt et Tytla deviennent deux des animateurs les mieux payés des studios. Tytla peut ainsi continuer d'aider sa famille, restée à New York. Toujours en quête de perfection, il devient un élève assidu des cours du soir d'animation de Don Graham. Fred Moore et Bill Tytla conçoivent ensemble les modèles de références des sept nains servant aux animateurs. Virtuose, Tytla anime de nombreux plans regroupant les nains et toutes les scènes de Grincheux.
Pour Pinocchio, Walt Disney confie l'animation de Geppetto à Art Babbitt et Bill Tytla. Ce dernier se voit par ailleurs confier la totalité de l'animation de Stromboli. Son sens inné du volume prend toute sa dimension dans la création de ce personnage haut en couleur. En 1938, il crée le géant du court métrage de Mickey Mouse Le Brave Petit Tailleur, puis le magicien de L'Apprenti Sorcier
dans Fantasia. Il anime également d'une main de maître le démon Chernabog dans la séquence Une Nuit sur le Mon Chauve. Aujourd'hui, son travail reste un exemple pour les jeunes générations d'animateurs, par la présence et la force qui se dégage de ses animations.
En 1940, il donne vie à Dumbo, sa dernière contribution à un dessin animé de long métrage. Lorsqu'une grève éclate aux studios au printemps 1941, par amitié, il reste solidaire de son ami Art Babbit, initiateur du mouvement. Quand le conflit prend fin, l'ambiance aux studios n'est plus la même. L'Amérique entre en guerre et les productions tournent au ralenti. Entre 1941 et 1943, il participe à l'animation de deux films de propagandes, Education for Death et Victory Through Air Power, puis anime le bébé avion et le perroquet brésilien de Saludos Amigos. Pensant que Walt Disney lui en veut toujours de sa participation à la grève, il décide de quitter les studios le 24 février 1943, décision qu'il regrettera toute sa vie.

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Au cours des années suivantes, il travaille pour différents studios de dessin animé. Il réalise plusieurs courts métrages de Popeye au Paramount/Famous Studio. Il y met en scène Little Lulu, puis Little Audrey. En 1954, de passage à Los Angeles, il rend visite à Walt Disney et à ses anciens collègues des studios. A la fin des années 1950, il crée sa propre maison de production et réalise de nombreux films publicitaires. En 1964, il devient directeur des séquences animées du film The Incredible Mr. Limpet, réalisé par Arthur Lubin. Il tombe malade avant la fin de la production et perd l'usage d'un oeil quelques mois plus tard.
Le 13 août 1967, il est invité à la soirée d'inauguration de l'Exposition universelle de Montréal, où est projeté Dumbo en hommage aux pionniers du cinéma d'animation. A la fin de la projection, il reçoit une ovation du public, et son ami l'historien John Culhane rapporte que cela a été l'un des plus beaux jours de sa vie.
Quelques mois avant sa mort, Tytla tente sans succès de revenir aux studios Disney. Dans une lettre datée du 28 août 1968, le vice-président de Disney, W. H. Anderson, lui explique : Nous avons à peine du travail pour occuper notre équipe. Un peu plus tard, en octobre, Wolfgang Reitherman répond par courrier à son idée de scénario intitulé Mousethusala, la plus vieille souris du monde : Je suis désolé de t'informer que ton idée de scénario n'entre pas dans notre programme actuel. Nous n'oublions pas que tu es impatient de revenir animer aux studios, mais pour l'instant nous arrivons à peine à occuper notre équipe d'animateurs, mais sache que tu as beaucoup d'amis ici qui te soutiennent.

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Bill Tytla s'éteint le 31 décembre 1968, dans sa ferme du Connecticut.

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Filmographie :

- The King's Daugther (1934) (animateur)
- The Cookie Carnival (1935)
(animateur)
- Mickey's Fire Brigade (1935) (animateur)
- Cock o' the Walk (1935) (animateur)
- Broken Toys (1935) (animateur)
- Blanche Neige et les Sept Nains (1937) (superviseur de l'animation de Grincheux)
- Brave Little Tailor (1938)
- Pinocchio (1940)
(superviseur de l'animation de Stromboli)
- Fantasia (1940) (superviseur de l'animation sur les séquences L'Apprentie Sorcier et Une Nuit sur le Mon Chauve/Ave Maria)
- Dumbo (1941) (superviseur de l'animation de Dumbo)
- Saludos Amigos (1942) (animateur)
- How to Play Baseball (1942)
(animateur)
- The Vanishing Private (1942) (animateur)
- Education for Death (1943) (animateur)
- Victory Through Air Power (1943) (animateur)
- Victory Vehicles (1943) (animateur)
- Mickey Mouse Meets Jekyll and Hyde Cat (1944) (animateur)
- The Sultan's Birthday (1944) (réalisateur)
- Snap Happy (1945) (réalisateur)
- Bored of Education (1946) (réalisateur)
- Service with a Guile (1946)
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- Rocket to Mars (1946) (réalisateur)
- Sudden Fried Chicken (1946) (réalisateur)
- The Island Fling (1947) (réalisateur)
- A Scout with the Gout (1947) (réalisateur)
- The Wee Men (1947) (réalisateur)
- Super Lulu (1947) (réalisateur)
- We 're in the Honey (1948) (réalisateur)
- The Bored Cuckoo (1948) (réalisateur)
- Popeye Meets Hercules (1948) (réalisateur)
- The Mite Makes Right (1948)
(réalisateur)
- Hector's Hectic Life (1948) (réalisateur)
- The Lost Dream (1949) (réalisateur)
- Campus Capers (1949) (réalisateur)
- Tar with a Star (1949) (réalisateur)
- Leprechaun's Gold (1949) (réalisateur)
- Song of the Birds (1949) (réalisateur)
- Tarts and Flowers (1950) (réalisateur)
- Jitterbug Jive (1950) (réalisateur)
- Goofy Goofy Gander (1950) (réalisateur)
- Casper's Spree Under the Sea (1950) (réalisateur)
- Voice of the Turkey (1950) (réalisateur)
- The Deputy Dawg Show (1959) (réalisateur)
- Matty's Funday Funnies (1959) (réalisateur)
- First Flight Up (1962) (réalisateur et animateur)
- The Incredible Mr. Limpet (1964) (animateur)
- The Lone Ranger (1966) (réalisateur)
- Fantasia 2000 (2000) (animateur séquence L'Apprenti Sorcier)

15 décembre 2009

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20 août 2009

The Tale of a Mouse

 

 

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The Tale of a Mouse est un projet des studios Disney datant des années 70. Il s'agissait d'une version longue du cartoon Cousin de Campagne, un Silly Symphony sorti en 1936. On y suivait une souris des champs venu rendre visite à son cousin des villes. Après la mort de Walt en 1966, la branche animation de l'empire Disney, comme toutes les autres branches de l'entreprise, s'est retrouvée orpheline. Le studio avait perdu son âme et la créativité ne fut plus de mise pendant un temps. N'osant pas (ou ne voulant pas) trop s'éloigner des productions antérieurs à la disparition de Walt, les studios ont, pendant un temps, repris les projets abordés ou abandonnés durant les années précèdentes. C'est ainsi que L'Apprentie Sorcière, Les Aventures de Bernard et Bianca ou bien encore Peter et Elliott le Dragon furent mis en chantier. C'est durant cette période trouble que The Tale of a Mouse fut développé. Le projet fut vite mis de côté en raison de la reprise du projet de film sur Bernard et Bianca. En effet, deux films avec des souris comme héros dans une période aussi proche, cela aurait été malvenu. De plus le projet en question était bien moins porteur que Les Aventures de Bernard et Bianca, qui lui était tiré d'une série de livres à succès et de plus déjà abordé avant la mort de Walt. La sécurité l'a emporté et The Tale of a Mouse ne fut jamais produit... Retrouvez ci-dessous une série de recherches graphiques du film au pastel signées Mel Shaw.

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16 août 2009

La Petite Sirène

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Voilà près de 20 ans que la vague La Petite Sirène a déferlé sur les écrans du monde entier, balayant au passage tous les préjugés du public sur Disney. La recette était simple : revenir à ce qui fit le succès des films d'animation de la firme à l'époque de Walt Disney : un conte de fée, une comédie musicale et une équipe d'artiste libre de ses mouvements. Ajoutez à cela une touche de modernité et d'humour, et vous obtenez un cocktail créatif détonnant! Je ne remercirai jamais assez Michael Eisner, Roy Disney et Jeffrey Katzenberg d'avoir permis cette renaissance. Grâce à ces trois hommes (et aux nombreux artistes talentueux du studio), la firme au grandes oreilles retrouvaient enfin son cachet d'entan! Retrouvez ci-dessous quelques recherches graphiques des personnages d'Ariel et de Ursula.

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11 août 2009

Tin Toy

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TIN TOY (1988)

 

Durant la production de Red's Dream, au printemps de 1987, le groupe d'animateur de chez Pixar commençait à se rendre compte des points faibles de leur logiciel d'animation, Motion Doctor. L'outil était désormais dépassé. L'animation du clown organique a porté le système à un quasi statu quo. "L'interaction entre le logiciel et l'animation était extrêmement lente, j'ai cru me tuer», se rappela John Lasseter. Il compara ce logiciel à l'écriture sur un traitement de texte dans lequel chaque lettre tapée sur le clavier mettait cinq minutes à apparaître à l'écran. Il fallait faire quelque chose.

Dès 1986, l'équipe d'animation de Pixar a reconnu la nécessité de développer un logiciel d'animation plus puissant. Un week-end à l'automne 1986, une grande partie de l'équipe partit en caravane sur la côte californienne, à Stillwater Cove. Ils avaient organisé une retraite de quelques jours durant laquelle ils pourraient réfléchir ensemble dans un endroit serein. Parmi les personnes présentss on retrouvait Bill Reeves, Eben Ostby, Rob Cook, Loren Carpenter, Sam Leffler, David Salesin, et John Lasseter. Le livre blanc, où ils écrivirent collectivement leurs idées devint le fondement du nouveau logiciel de modélisation et d'animation qu'ils inaugurèrent avec Tin Toy: MENV (modeling evironment).

Le logiciel d'animation Motion Doctor a été conçu avant l'arrivée de John Lasseter à Lucasfilm et n'était donc pas adapté à sa formation artistique. MENV a quand à lui été conçu à la base pour accueillir le fruit du travail d'un animateur formé traditionnellement comme Lasseter. L'idée fondamentale derrière MENV était de créer un programme d'animation qui sépare les différentes étapes de l'animation par ordinateur (modélisation, animation, éclairage) dans des modules de chargement rapides. Le programme devait également être personnalisable et extensible, de sorte qu'il puisse se développer au fil du temps pour répondre aux demandes de plus en plus sophistiquées du studio en animation de personnage.
 

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Selon Bill Reeves, la production de Tin Toy  fut la plus difficile sur laquelle il a travaillé. Plusieurs nouveaux outils technologiques ont été intégrés durant la production. En plus du logiciel MENV, ce fut également les débuts de Renderman, le logiciel phare des studios Pixar responsable des rendus 3-D. C'est dans cet environnement de production difficile que John Lasseter décida de placer la barre encore plus haute qu'auparavant. L'équipe de Pixar allait tenter un des plus grands défis en matière d'animation: créer un personnage humain. Même les animateurs de Disney à leurs débuts, eurent du mal à animer de façon convaincante un homme ou une femme. Qu'en est-il aujourd'hui avec l'ordinateur comme outil?

L'animation par ordinateur, qui n'en était encore qu'à ses balbutiements, voulait s'attaquer à l'animation d'un bébé. L'idée a été suggérée par Bill Reeves, qui a eu son premier enfant, Julia, en 1986. Lasseter aima l'idée d'un bébé, mais n'avait pas d'histoire pour aller avec. Par la suite il regarda une vidéo de son neveu, Timmy. Dans cette vidéo, Timmy est assis sur une couverture et joue avec ses jouets, comme le font tous les enfants. Ce simple document fut déterminant pour Lasseter, qui l'étudia avec l'oeil d'un animateur aguerri. Il remarqua que tous les jouets que le bébé touchait allaient directement dans sa bouche. Lasseter pensa alors, "Wow, ce jouet doit imaginer que ce bébé est un monstre!" Ce fut l'étincelle nécessaire à Lasseter pour l'élaboration d'un nouveau court métrage. Il serait question d'un bébé et d'un jouet mais vu du point de vu du jouet.

L'histoire fut assez facile à trouver, mais l'animation du bébé par ordinateur le sera beaucoup moins. Malgré l'expérience aquise avec l'animation du visage du clown dans Red's Dream, animer un bébé présenta une nouvelle série de défis. La plupart des animations sont réussis car on ne sait pas vraiment comment, par exemple, Woody Woodpecker pourrait marcher ou comment un coyote pourrait chuter d'un falaise. Mais un bébé humain est quelque chose de très familier pour le public. Un seul faux mouvement et l'illusion est brisée.


Le premier défi pour Lasseter et Reeves, qui s'occupait de la partie technique sur le bébé, était de comprendre comment les muscles du visage fonctionnaient. Ils s'aidèrent pour cela des recherches de Paul Ekman et Wallace V. Friesen, qui, à la fin des années 1970, avaient développé le Facial Action Coding System (FACS). Ce système permettait d'identifier chaque muscle du visage et d'analyser la manière dont ils se contractaient selon les expressions et les émotions.

Pour appliquer ces résultats à leur bébé, Lasseter et Reeves achetèrent une poupée à Toy "R" Us, et firent une grille sur son visage, afin de le numériser. Après avoir modélisé le visage du bébé dans une position neutre, Reeves créa un logiciel qui permit à la structure musculaire de se placer sur la grille. Pour réaliser les expressions du visage complexe comme un sourire ou un froncement de sourcils, Reeves créa des macro-muscles. Lasseter compara ce processus à la "sculpture des expressions du visage." La gamme de mouvements mis en
œuvre par Reeves dans le système permis des expressions asymétriques du visage, l'une des clés de la création d'un personnage humain convaincant. Le résultat peut paraître assez effrayant aujourd'hui mais pour l'époque c'était une véritable prouesse. De plus le bébé devait-être considéré comme un montre par le jouet, donc son visage servait finalement plutôt bien l'histoire.

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La création de Tinny, le jouet miniature en fer blanc, fut une évidence pour Lasseter. Ce dernier était un passionné de jouets et avait commencé à en collectionner lorsqu'il travaillait encore pour les Walt Disney Animation Studios. Il avait ainsi amassé une collection assez importante, dont des jouets miniatures en fer blanc. Il fut aussi inspiré par un voyage au Japon en 1987, durant lequel il visita le Kitahara Tin Toy Museum de Yokohama. Lasseter conçu ce personnage comme un homme orchestre. Cette caractéristique lui donna une richesse sonore que Gary Rydstrom, sound designer, dut sublimer."Le gros travail sonore sur Tin Toy a été de synchroniser le son avec l'animation", se rappela Rydstrom. "John n'avait pas animé les cymbales et les tambours de son personnage avec l'idée d'une musique particulière en tête. C'était juste une sorte de modèle."

Alors que Luxo Jr. et Red's Dream, peuvent passer pour des films expérimentaux, Tin Toy se veut quant à lui plus cinématographique. Certains plans sont plus recherchés, comme le point de vue à travers le plastique translucide de la boîte à jouets: nous voyons une image déformée de l'enfant avec une tête étrange. Le film permit également à Pixar de faire un nouveau bond technologique qui les rapprocha un peu plus de leur rêve : la réalisation d'un long métrage d'animation par ordinateur.

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18 juillet 2009

Red's Dream

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RED'S DREAM (1987)

 

img132_02_02C'est un moment que John Lasseter n'est pas prêts d'oublier. Nous sommes en 1987, le jeune homme organise un cours sur l'animation de personnages par ordinateur pour une conférence du SIGGRAPH à Anaheim, en Californie, et a invité pour l'occasion ses anciens mentors des studios Disney, Frank Thomas et Ollie Johnston, à participer. Plus tôt dans l'après-midi, Thomas et Johnston parlèrents aux personnes présentes dans la salle de leurs expériences au cours de l'«âge d'or» de l'animation. Les deux vétérans soulignèrent que l'animation par ordinateur arriverait à atteindre le niveau de maturité de l'animation traditionnelle en réussisant à susciter de l'émotion et de l'empathie pour ses personnages.

Dans le cadre de son exposé, Lasseter projeta le second court métrage Pixar récemment terminé, Red's Dream. Après avoir conclu sa présentation, Thomas et Johnston se levèrent et se précipitèrent sur lui, avides de serrer la main du jeune homme. "Vous l'avez! Vous avez réussi à mettre de l'empathie dans vos personnages!" ont-ils exclamé. "Ils étaient si excités", se rappela plus tard Lasseter.

Comme c'était déjà le cas dans Luxo Jr. , Lasseter a réussi à exprimer de l'émotion à travers un objet inanimé (ici un monocycle). Toutefois, la star technologique que de ce nouveau film n'est pas l'objet inanimé, mais le clown qui monte sur le monocycle. Ce fut la première tentative du studio d'animation faciale d'un personnage organique.
Lasseter insiste sur le fait que l'une des clés de la crédibilité dans tout film d'animation est l'utilisation de formes organiques. Le clown, qui a été surnommé "Lumpy" par l'équipe, a été une avancée significative dans cette direction. Créer ce clown a été un véritable défi pour la jeune équipe de Pixar. Le plus difficile fut de trouver un moyen pour modéliser le visage du personnage. Quelqu'un suggéra tout d'abord de sculpter la tête du clown dans de l'argile. «Ainsi, Eben pourrait enregistrer les données point par point», se souvient Lasseter.

L'outil qui permit cette nouvelle façon de faire s'appel un digitaliseur 3-D produit par Polhemus Navigation Science. L'équipe de Pixar avait déjà employé le digitaliseur sur le chevalier en "vitrail" pour le film Le Secret de la Pyramide (1985), qui est l'un des premiers exemples de personnages entièrement réalisé par ordinateur pour un long métrage. Maintenant Lasseter peut sculpter une tête de clown, dessiner les grilles au-dessus de lui, et lentement, faites glisser le stylet du digitaliseur comme un crayon sur la surface de l'objet pour enregistrer chaque point.

En plus d'être très inspiré, Lasseter arrive à réunir tous les talents qui l'entoure sur un seul et unique projet. Au SIGGRAPH 1986, Pixar avait présenté trois animations: Luxo Jr. et deux tests d'animation (Beach Chair, par Eben Ostby, et Flags and Waves, de Bill Reeves et Alain Fournier). Lasseter et son équipe se rendirent compte qu'ils pourraient accomplir davantage en combinant leurs talents dans un seul projet. Comme de nombreux pionniers de l'animation avant eux, ils utilisèrent ce qu'il avait à portée de main. Bill Reeves a étudié les systèmes de particules et de pluie. Pour rendre son projet plus amusant, il a construit une ville et a tenté de définir et créer une atmosphère de nuit, avec de la pluie et de lampadaires se reflètant dans les flaques d'eau. Dans le même temps, Ostby, qui était un passionné de vélo, travailla sur un modèle complexe de bicyclette. 

Lasseter combina ces éléments avec son propre désir de créer un personnage organique, ce qui donna Red's Dream. Dans la séquence du rêve, le clown est écarté par le talentueux monocycle. C'est lui qui termine la performance et reçoit l'adulation de la foule. Quand le rêve est terminé, le monocycle se trouve dans le coin de la boutique, tout seul. Lasseter a résisté aux suggestions de donner une fin heureuse au film. Au contraire, le film se termine sur cette note triste. Lasseter dit plus tard que les fins triste font un carton en Europe. Et en effet, en 1988, Red's Dream remporta le plus grand prix européen descerné à l'animation, le Prix Ars Electronica.

En plus de sa fin étonnante, Red's Dream se distingue par sa séquence du rêve, qui est la seule œuvre créée par le groupe d'animateur qui soit entièrement réalisé avec le produit phare de l'entreprise, le Pixar Image Computer. Ed Catmull voulait que Red's Dream soit une vitrine des puissantes capacités techniques de ce type de matériel. A cette époque la société ne savait pas si elle serait finalement connu pour son matériel informatique ou pour la fantaisie de ses créations animées. L'Art et l'imagination prirent finalement le dessus sur la technologie...

 

Storyboards de John Lasseter :

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8 juillet 2009

Monstres & Cie.

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Blu_ray__dition_fran_aise_02Bob, Sully et Boo sont de retour en vidéo à partir d'aujourd'ui! Pas de ressortie en DVD cette fois-ci pour Monstres & Cie, mais une première édition Blu-ray de toute beauté! Pour en savoir plus sur cette édition je vous conseil de lire le test réalisé par le site Planète HD. A l'occasion de cette sortie exceptionnelle retrouvez aujourd'hui une nouvelle galerie de recherches graphiques du film!

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19 juin 2008

Glen Keane

 

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Glen Keane est né en 1954, c'est le fils du célèbre dessinateur de The Family Circus, Bill Keane, (le personnage de Billy représente Glen, enfant) et de Thelma « Thel » Carne Keane. L'intérêt de Glen Keane pour l'art a commencé lorsqu'il était enfant alors qu'il observait le travail de son père. Alors qu'il s'essayait à ses premières esquisses, son père lui donna un exemplaire de Dynamic Anatomy de Burne Hogarth et lui apprit à analyser la forme des corps, et l'approche créative du portrait. Après le lycée, Glen postula à l'Institut des Arts de Californie, mais il garda tout de même l'option d'accepter une bourse sportive (football américain) d'une autre université. Par un coup chanceux du destin, sa candidature fut accidentellement envoyée au Programme d'Animation Expérimentale (appelée ensuite Film Graphics), où le renommé professeur d'animation, Jules Engel, fut son mentor.

John Lasseter et Glen Keane aux WDAS en 1982  Glen Keane durant la production d'Oliver & Compagnie (1988)  Glen Keane durant la production de La Petite Sirène (1989)

Glen Keane quitta l'Institut des Arts de Californie en 1974 et rejoignit Disney la même année. Son premier travail fut l'animation de Penny, personnage de (Les) Aventures de Bernard et Bianca, aux côtés du célèbre Ollie Johnston qui animait Bernard. Ensuite il anima Elliott de Peter et Elliott le Dragon ainsi que Rox et l'ours de Rox et Rouky. En 1982, après avoir été inspiré par le film révolutionnaire, Tron, il travailla avec le réalisateur John Lasseter (Toy Story, 1001 Pattes (a bug's life), Toy Story 2, Cars - Quatre Roues) sur Max et les Maximonstres, un test de 30 secondes financé par Tom Willhite qui inclu des personnages d'animation traditionnels dans des décors générés par ordinateur. Mais le projet se révéla trop cher et le studio n'était pas disposé à investir plus dans un court métrage. Max et les Maximonstres était révolutionnaire pour l'époque et fut le prédécesseur de la fameuse scène de la salle de bal de La Belle et la Bête.

Glen Keane durant la production de Tarzan (1999)  Glen Keane durant la production de La Planète au Trésor (2002)  Glen Keane (2008)

Glene Keane quitta officiellement Disney quelques temps, il travailla en tant qu'artiste indépendant sur Ratigan pour Basil Détective Privé. Durant l'accalmie des productions Disney, il travailla sur Alvin et les Chipmunks. Il revint à Disney pour travailler sur les personnages de Fagin, Sykes et Georgette, d'Oliver & Compagnie. Il fut ensuite promut directeur de l'animation des personnages, devenant ainsi comme l'un des « Neuf Nouveaux Messieurs » qu'il admirait. Son premier personnage animé à ce poste fut Marahute, l'aigle majestueux dans Bernard et Bianca au Pays des Kangourous. Par la suite, il fut responsable de l'animation de quelques personnages Disney des plus mémorables (Ariel, la Bête, Pocahontas, Tarzan), cette période est connue comme « le nouvel age d'or » de l'animation Disney. En 2002, Glen Keane fut le responsable de l'animation de Long John Silver dans La Planète au Trésor. Il créa également le design de Jim. Il anima le personnage dans la scène au début du film, lorqu'on le voit enfant.

Glen Keane durant la production de Raiponce (2010)  L'animateur Eric Goldberg et Glen Keane (2012)  Glen Keane recevant son trophée de Disney Legend des mains de Bob Iger (2013)

Par la suite, Glen Keane retourne à ses essais de monde généré par ordinateur en travaillant de longues années en tant que responsable de l'animation sur Raiponce. Initialement réalisateur du film, il fut remplacé par Byron Howard et Nathan Greno en 2008, officiellement en raison de problèmes de santé. On le retrouve ensuite sur Les Mondes de Ralph, projet pour lequel il réalise quelques recherches pour le personnage du Sergent Calhoun. Pour finir, Glen Keane travailla sur le design des personnages et l'animation du court métrage Paperman. Ce sera sa dernière réalisation pour les Walt Disney Animation Studios qu'il quitte définitivement en mars 2012.
En plus de son travail en tant qu'animateur, Glen Keane est l'auteur et l'illustrateur d'une série de paraboles bibliques pour enfants qui mettent en scène Adam Raccoon, le Roi Aren et le Lion. Il reçut le titre de Disney Legend en 2013, le récompensant de ses trente années passées à animer d'une main de maître les plus beaux personnages des Walt Disney Animation Studios.

 

Filmographie

- Les Aventures de Bernard et Bianca (1976) (animateur Penny)
- Rox et Rouky (1981) (animateur Rox et Ours)
- Le Noël de Mickey (animateur Willie le Géant)
- Taram et le Chaudron Magique (1985) (design personnages)
- Basil, Détective Privé (1986) (animateur Ratigan)
- Oliver & Compagnie (1988) (animateur Sykes et Fagin)
- La Petite Sirène (1989) (animateur Ariel)
- Bernard et Bianca au Pays des Kangourous (1990) (animateur Marahute)
- La Belle et la Bête (1991) (animateur la Bête)
- Aladdin (1992) (animateur Aladdin)
- Pocahontas (1995) (développement visuel, scénario et animateur Pocahontas)
- Tarzan (animateur Tarzan)
- La Planète au Trésor (2002) (animateur John Silver)
- Raiponce (2010) (responsable de l'animation et design personnages)
- Les Mondes de Ralph (2012) (design personnages)
- Paperman (2012) (design personnages)

 

 

Rox et Rouky (1981) : 

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Basil, Détective Privé (1986) :

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Oliver & Compagnie (1988) :

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La Petite Sirène (1989) :

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Bernard et Bianca au Pays des Kangourous (1990) :

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La Planèt au Trésor (2002) :

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Les Mondes de Ralph (2012) : 

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Glen Keane dessine :

 

 

Pencil test Oliver & Compagnie :

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