Canalblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
The Art of Disney
Publicité
artworks
9 novembre 2008

Basil, Détective Privé

Logo
o

14299310_copieThe Great Mouse Detective (Basil, Détective Privé) est le 26ème long métrage des Walt Disney Animation Studios. Après le flop de Taram et le Chaudron Magique sorti un an plus tôt, la nouvelle génération d'artistes  ayant pris la relève des Nine Old Mens se devait de retrouver le succès avec ce nouveau film. Mais en raison du manque d'argent dans les caisses des studios, le budget du film fut des plus minimalistes... Malgré cela Basil, Détective Privé fut à plus d'un titre un véritable ban d'essai grandeur nature pour la nouvelle génération d'artistes désireux de montrer l'étendue de leurs talents.

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_34_02 THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_33_02 THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_35_02

Pas moins de quatre réalisateurs furent choisis pour venir à bout de ce projet, deux anciens (Burny Mattinson et David Michener) et deux jeunes (John Musker et Ron Clements) :
-
Burny Mattinson : arrivé aux studios Disney en 1953, il fut animateur sur de nombreux films comme La Belle au Bois Dormant, Les 101 Dalmatiens, Robin des Bois ou bien encore Les Aventures de Winnie l'Ourson. Il deviendra par la suite scénariste et travaillera sur Les Aventures de Bernard et Bianca, Rox et Rouky et Taram le Chaudron Magique. Basil, Détective Privé est sa seconde réalisation après Le Noël de Mickey sorti en 1983. Il redevient ensuite scénariste et participera à La Belle et la Bête, Aladdin, Le Roi Lion, Pocahontas, une Légende Indienne, Le Bossu de Notre-Dame, Mulan, Tarzan et enfin au tout dernier court métrage de Dingo, How to Hook Up Your Home Theater sorti en 2007.
- David Michener : David est arrivé chez Disney au milieu des années 60, il travailla en tant qu'animateur sur Winnie l'Ourson et l'Arbre à Miel et Les Aristochats avant de devenir scénariste et de participer aux côtés de Burny Mattinson à l'histoire des (Les) Aventures de Bernard et Bianca et Rox et Rouky. Après avoir coréalisé Basil, Détective Privé il participe au scénario d'Oliver & Compagnie puis quitte les studios pour travailler sur divers séries animées et projets personnels.
Les deux autres réalisateurs ne sont autre que le célèbre duo John Musker / Ron Clements dont c'est la toute première réalisation. Les deux artistes sont arrivés à la fin des années 70, début des années 80 aux studios Disney après une formation à CalArts. Après avoir été animateurs sur Rox et Rouky les deux compères devinrent scénaristes sur Taram et le Chaudron Magique avant d'avoir la chance de devenir réalisateur sur Basil, D
étective Privé.

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_37_02 THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_38_02 THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_42_02

On retrouve également sur la production de ce film de futurs grand noms de l'animation Disney comme Glen Keane (animateur d'Ariel, la Bête, Tarzan) qui anime ici le professeur Ratigan ou Andreas Deja (animateur de Jafar, Scar, Lilo) qui s'occupera, entre autre de la Reine des souris.
Malgré son budget serré, Basil, Détective Privé est un film novateur sur bien des points et particulièrement grâce à l'utlisation de l'outil 3D. C'est en effet le tout premier long métrage d'animation à utiliser l'ordinateur comme réel outil d'animation! On retrouve ainsi cette technique novatrice durant la scène finale dans l'horloge où tout les rouages sont réalisés en images de synthèse. Pour la toute première fois la caméra pouvait se mouvoir en toute liberté dans les décors, permettant des plans jusqu'alors impossibles à réaliser. Mais comme à l'époque les textures enveloppant les différents polygones n'étaient pas encore assez évolués, seule les lignes étaient animés par ordinateur, elles étaient ensuite décalqué puis les surfaces étaient peintes à la main. On retrouvera cette technique un peu plus tard dans Oliver & Compagnie (les véhicules dans les rues de New York) puis dans La Petite Sirène (quand Ariel descend les escalier dans le palais du prince Eric). Avec l'évolution des technologies, la 3D put ensuite être utilisé avec textures comme dans la magnifique scène du bal dans La Belle et la Bête ou l'impressionnante fuite des gnous dans Le Roi Lion. Aujourd'hui l'animation 3D a surpassé la 2D en prenant littéralement sa place en haut de l'affiche, la faisant ainsi quasi disparaître au grand dame de certains puristes...

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_9_02     THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_10_02     THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_8_02

Basil, Détective Privé est sorti dans les salles américaines le 2 juillet 1986. Les recettes furent correctes (25 millions de $ de recette) mais surtout rassurantes pour la compagnie après le bide de Taram et le Chaudron Magique sorti un an auparavant! De plus le film a tout de même eu un succès d'estime plutôt remarquable et ses héros restent encore aujourd'hui dans le cœur de nombreux fans. Annonçant une nouvelle ère, Basil, Détective Privé reste un film charnière bloqué entre la période la plus sombre des studios et un nouvel âge d'or qui les verra renaître...

o

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_0

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_1

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_2

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_3

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_4

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_5

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_6

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_7

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_8

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_9

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_10

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_11

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_12

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_13

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_15

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_16

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_26

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_28

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_29

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_19

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_21

THE_GREAT_MOUSE_DETECTIVE_24

Publicité
23 octobre 2008

Qui veut la Peau de Roger Rabbit?

31622519

who_framed_roger_rabbit_02_02

Who Framed Roger Rabbit (Qui Veut la Peau de Roger Rabbit), sorti en 1988 remit au goût du jour la technique consistant à mélanger prises de vue réelles et animation. Ce procédé pourtant très attractif avait été mis de côté depuis l'échec de Peter et Elliott le Dragon sorti en 1977... Avant la production de ce film, Disney avait déjà une grande expérience dans cette technique, en effet cela faisait plus de cinquante ans qu'ils l'utilisaient en la faisant évoluer au fil des productions. Elle fut tout d'abord exploitée durant les années 20 dans les Alice Comedies, une série de cartoons où une véritable petite fille se mêlait à un monde animée. On la retrouve ensuite en 1943 dans Les Trois Caballeros où cette fois-ci ce sont des personnages animés qui se retrouvent dans le monde réel. Puis en 1946 dans Mélodie du Sud, en 1947 dans Coquin de Printemps et en 1949 dans Danny le Petit Mouton Noir. Quinze plus tard on la retrouve dans Mary Poppins, sous la direction de Ub Iwerks, le créateur de Mickey Mouse qui s'est reconverti dans les effets spéciaux! La technique fait une dernière apparition dans L'Apprentie Sorcière en 1971.

PDVD_086_02    PDVD_110_02    PDVD_062_02
Steven SpielbergSpielberg et Robert ZemeckisZemeckis - Une équipe d'animateur regarde un storyboardstoryboard animé - Maquette pour la scène finale

L'histoire de Qui Veut la Peau de Roger Rabbit est inspiré du roman de Gary K. Wolf, Who Censored Roger Rabbit édité en 1981. C'est au milieu des années 80 que Disney, Robert Zemeckis et Steven Spielberg s'associent pour en réaliser l'adaptation cinéma. Comme pour la trilogie Indiana Jones avec son acolyte George Lucas, Spielberg tient ici le rôle de producteur et Robert Zemeckis celui de réalisateur. Zemeckis n'était à cette époque qu'aux tout début de sa carrière cinématographique, c'est après le succès fulgurant du premier épisode Retour vers le Futur en 1985 qu'il fut choisi pour réaliser Qui Veut la Peau de Roger Rabbit.
Le tournage commença à Los Angeles au mois de décembre 1986 avec les scènes en extérieure. Les scènes en intérieure furent quant à elles tournée plusieurs mois après en Angleterre.
Les séquences animées ne furent pas réalisés aux studios Disney comme on aurait put le penser mais aux Cannon Elstree film studios situés en Angleterre. La raison de cet "exode" des parties animées est simple, le responsable de l'animation sur le film, Richard Williams refusait catégoriquement de travailler à Los Angeles! D'origine canadienne, Richard Williams est surtout connu pour son livre, The Animator's Survival Kit considéré comme une référence dans le domaine. Il est également le réalisateur du film inachevé et pourtant prometteur The Thief and the Cobbler produit à l'époque par Miramax (une filiale de Disney) et dont Disney s'inspirera d'ailleurs fortement pour Aladdin...

PDVD_087_02    PDVD_070_02    02_02
L'acteur Bob Hoskins devait faire preuve de beaucoup d'imagination dans son rôle d'Eddie Valiant - L'artiste Walt Stanchfield dirigeant un cours d'études pour les différents personnages animés du film (ici Jessica Rabbit)

Plus de trois-cent artistes travaillèrent sur le séquences animés du film, parmis eux on retrouve de grands artistes Disney en devenir comme Andreas Deja (animateur de Jafar, Scar, Lilo, etc.), Hans Bacher (développeur visuel sur Aladdin et Le Roi Lion et directeur artisitique sur Mulan) ou bien encore Harald Siepermann (character designer sur Mulan, Tarzan et Frère des Ours).
Qui Veut la Peau de Roger Rabbit était un projet ambitieux au budget conséquent (70 millions de $) dut en grande partie à l'intégration d'animations dans des scènes live, procédé long et couteux à réaliser. La technique a d'ailleurs été grandement amélioré pour ce film. Tout d'abord de nombreux robots ont été crées afin de remplacer chaque personnage animé qui réalisait une action à l'écran (prendre un verre, casser des assiettes, tenir un plateau etc.). Ces robots étaient ensuite cachés par l'animation qui les recouvrait. D'autre part l'intégration des personnages animés a été peaufiné grâce à l'étroite collaboration des animateurs avec ILM, la société d'effets spéciaux de Georges Lucas qui s'est occupé de tout les effets visuels (ombres, reflets, scintillements de la robe de Jessica Rabbit). C'est la première fois que l'ordinateur était utilisé pour ce procédé d'intégration, et le résultat est encore aujourd'hui tout à fait bluffant!
Vous vous demandez peut-être pourquoi le film n'est pas sorti sous le label Walt Disney Pictures mais sous Touchstone Pictures (une filiale de Disney)? Tout simplement parce que les studios voisins ayant prêté leurs stars animées (Bugs Bunny, Daffy Duck, Betty Boop, etc.) ne voulaient pas les retrouver sous un label aussi reconnaissable que Walt Disney Pictures, Touchstone faisant plus "passe partout" auprès du grand public.

PDVD_090_02    PDVD_078_02    PDVD_099_02
Dessin de recherche pour l'affiche du film - Maquette d'un des plateaux - décors de la scène finale

Qui Veut la Peau de Roger Rabbit sorti le 22 juin 1988 aux Etats-Unis (le 18 octobre 1988 en France) et fut un énorme succés, le film engrangea 154 millions de dollars de recette rien qu'aux Etats-Unis et près de 195 millions de dollars dans le reste du monde. L'animation renouait enfin avec les succès d'entan après des dizaines d'années d'errance! L'acceuil du publique fut tels que le film connu de nombreuses déclinaisons commerciales tels qu'une série de BD, le film sous forme de roman, des jouets McDonalds (qui deviendront légions avec les futurs productions Disney), etc. Le film remporta trois Oscars® l'année suivante pour les Meilleurs effets spéciaux, les Meilleurs effets sonores et le Meilleur montage. Il fut également nominé pour le César® du Meilleur film étranger mais ne remporta pas le prix.
Disney décida de surfer sur le succès du film en lançant très vite la production d'un court métrage mettant en scène Roger Rabbit et Baby Hermann, Roller Coaster Rabbit qui sera diffusé en avant-programme de Dick Tracy sorti le 15 juin 1990. De nouveau le cartoon ne sortira pas sous le label Disney mais Touchstone et Amblin (la société de production de Steven Spielberg), bien que ce soit Disney qui le distribua (Buena Vista Pictures).
Une suite du nom de Roger Rabbit II: Toon Platoon a été pendant un moment planifié avant d'être abandonnée. Elle devait se dérouler en 1940 (sept ans avant le premier opus) et raconter comment Roger Rabbit avait sauvé Jessica Rabbit des griffes du patron de la radio pour laquelle elle travaillait et qui était en fait un espion nazi. Mais Spielberg qui reçut le script en 1992 alors qu'il travaillait sur La Liste de Schindler refusa que l'on fasse un film mettant en scène un nazi sous forme de cartoon. D'autres suites furent envisagé, tout d'abord en 1994 (Who Discovered Roger, qui se concentrait sur les origines de Roger Rabbit) puis en 1999 (projet de films en 3D) mais rien ne put se concrétiser. Aujourd'hui une suite est toujours envisagé mais personne ne sait encore si elle se fera ou pas...


 

Dessins d'Harald Siepermann :

RR_Coyote

RR_Tweety_Kopie

RR_Doorknob

rr5_02

rr6_02

rr7_02

RR9_02

Eddie_02_02

PDVD_016_02

Recherches personnages :

PDVD_000

PDVD_004

PDVD_006

PDVD_008

PDVD_000

PDVD_002

PDVD_017

PDVD_001

PDVD_005

PDVD_006

Chuck Jones dessine Donald Duck (séquence des canards au piano) :

PDVD_036

PDVD_037

PDVD_038

PDVD_040

Recherches graphiques :

PDVD_039

PDVD_050

PDVD_049

PDVD_053

16 octobre 2008

Blanche Neige et les Sept Nains

Blanche-Neige-et-les-Sept-Nains-03

Affiche américaine 1937

Il était une fois un producteur de cartoons qui désirait créer quelque chose d'inédit dans le monde de l'animation, quelque chose de grand... C'est en 1934 que Walt Disney commença à parler de son projet de long métrage d'animation à ses artistes, il choisit  pour cela d'adapter le merveilleux conte des frères Grimm, Blanche Neige et les Sept Nains. Cela faisait longtemps que Walt Disney voulait adapter ce conte à l'écran. En 1916, il découvrit au cinéma une version muette du conte avec Margerite Clark dans le rôle de Blanche Neige. C'était le premier film qu'il vit au cinéma et celui-ci le marqua à jamais.

Contrairement à ce que beaucoup pensent, Blanche Neige et les Sept Nains n'est pas le premier long métrage d'animation jamais réalisé pour le cinéma. En 1917 le cinéaste argentin Quirino Cristiani réalisa El Apostol (L'Apôtre), un long métrage d'animation entièrement réalisé en papiers découpés. Il réitéra l'expérience un an plus tard avec Sin Dejar rastros réalisé avec la même technique. Plus tard, en 1926, la réalisatrice allemande Lotte Reiniger signa Les Aventures du Prince Achmed, un long métrage d'animation en ombres chinoises. Blanche Neige et les Sept Nains est donc le quatrième long métrage d'animation à voir le jour mais le premier réalisé en animation traditionnelle (décors peints et celluloïds).

snow_w11  snow_w12  snowwh10
De g. à d. : un artiste en pleine création d'un décor - une jeune femme repasse un dessin à l'encre sur un celluloïd
- certaine scènes du film ont été tourné avec de vrais acteurs afin que les animateurs s'inspirent de leurs mouvements.

Blanche Neige et les Sept Nains n'aurait pas put voir le jour sans les nombreux courts métrages des studios et en particulier ceux de Mickey Mouse. De 1922 à 1934 les studios Disney n'ont cessé de grandir et leurs réalisations de gagner en popularité. Le succès triomphal de la petite souris permit à Walt Disney de gagner en crédibilité dans le milieu du cinéma hollywoodien mais également de remplir les caisses des studios. Quand la rumeur courut que le producteur de cartoons désirait réaliser un long métrage d'animation beaucoup le prirent pour un fou. Certain disaient que les gens ne supporteraient de rester 1h30 devant un cartoon, d'autres prétendaient que le public aurait mal aux yeux à cause des couleurs vives (à l'époque la couleur était uniquement réservé aux cartoons dont la durée ne dépassait guère les dix minutes). Malgré l'avis mitigé de certains, Walt et son équipe se mirent au travail afin de créer le film le plus ambitieux jamais crée au sein des studios Disney.
La première équipe à plancher sur le film se mis en place début août 1934. Constituée de quelques scénaristes et dessinateurs, l'équipe se trouvait dans une pièce juste à côté du bureau de Walt Disney, afin que celui-ci puisse venir les voir quand bon lui semblait. Il les avait convoqué un soir pour leur faire part de son projet, et leur raconta tout le film avec un grand enthousiasme. Très peu de personnes étaient au courant du projet aux studios, Walt avait certainement peur des fuites, un autre studio pouvait très bien préparer un long métrage d'animation en secret afin de le doubler.

foto06w  foto1410  foto0910
De gauche à droite : Les animateurs prennent des cours de physique - deux artistes en plein travail d'animation
- certain décors furent réalisé en maquette afin de mieux les retranscrire sur le papier

Les moyens mis en place pour la réalisation de Blanche Neige et les Sept Nains furent considérables. Le budget conséquent (1 500 000$) fit véritablement exploser les comptes de l'entreprise! Les effectifs furent également revus à la hausse, le personnel passa ainsi de 200 à plus de 800 employés! Mais ces chiffres qui font tourner la tête ne sont pas anodins, Walt Disney a vraiment tout fait pour que son film soit le plus beau jamais crée. Les courts métrages furent une nouvelle fois très utiles afin de tester les différentes techniques et effets spéciaux qui seront utilisés dans le long métrage. Le court métrage le plus marquant de cette période fut le Silly Symphonie The Old Mill sorti en 1936. On y retrouve l'utilisation de la toute nouvelle caméra multiplane spécialement crée pour la réalisation de Blanche Neige et les Sept Nains. Cette caméra a comme particularité d'être composée de plusieurs étages comportant chacun un plateau de verre où l'on pose une partie du décor afin de créer un effet de profondeur. Les premiers plan étaient ainsi disposés très proches de l'objectif et les arrières-plans plus éloignés.
Pour créer Blanche Neige et les Sept Nains, Walt se devait également d'améliorer la formation de ses artistes. Un certain nombre d'entre eux prirent ainsi des cours du soir directement aux studios afin d'étudier en profondeur les mouvements du corps humain et des objets. Et les résultats furent spectaculaires! En seulement quelques mois la qualité d'animation des courts métrages évolua à pas de géant et la préparation de Blanche Neige et les Sept Nains pouvait enfin prendre son envol. Pour se rendre compte de cette évolution il suffit de regarder la différence de réalisme entre le personnage féminin de La Déesse du Printemps sorti en 1934 et le personnage de Blanche Neige. On ne peut pas croire que seulement trois années les séparent! L'animation de la première a l'air toute molle, sans articulation en ne tenant pas compte de la gravité ou du mouvement du drapé. Les progrès entre ces deux personnages sont tout simplement extraordinaires.

swrevi10  newspa10  foto1910
De gauche à droite : La Déesse du Printemps (1934) - la voix originale de la Reine/Sorcière : Lucile La Verne
- un cel terminé sur un décor, les cels sont toujours peints à l'envers afin de ne pas dépasser sur les traits à l'encre

Le style graphique de Blanche Neige et les Sept Nains se rapproche beaucoup des illustrations européennes de la fin du XIXème, début du XXème siècle. Pour arriver à ce rendu si particulier les studios Disney firent appel au dessinateur suisse Albert Hurter. Ce dernier fut engagé en 1932 et travailla sur tout les aspects visuels du film, que ce soit les personnages ou les décors. L'illustrateur Gustaf Tenggren influença également beaucoup le style graphique du film. Qui de mieux que deux grands artistes d'origine européenne pour adapter un conte des frères Grimm!
Les premières scènes animées furent terminé début 1936. Grâce au procédé de rotoscopie crée spécialement pour le film, il était possible de reprendre les mouvements d'un acteur afin de les transposer en animation. Ce procédé permit de gagner en réalisme et ne pouvait rendre les personnages du long métrage que plus crédible. La plupart du temps les dessins obtenus avec ce procédé ne servaient que de référence, il était rare que les animateurs les utilise tels quel pour un personnage.
Grâce à ce film de jeunes artistes fraîchement arrivés aux studios purent également faire leur preuves. Ce fut le cas par exemple de Joe Grant qui travailla sur le design de la reine et de la sorcière. Son travail exceptionnel sur ce personnage ainsi que sur Pinocchio lui permirent d'évoluer et de s'occuper par la suite du scénario de Dumbo. Wolgang Reitherman quant à lui eu l'opportunité d'animer un personnage complexe en s'occupant du miroir magique.

foto0110  300px-10  waltli10
De gauche à droite : un artiste peaufine un dessin du storyboard - Walt Disney présentant les sept nains
- Walt Disney et sa femme lors de l'avant-première au Carthay Circle Theater de Los Angeles le 21 décembre 1937

Après trois années remplies de craintes et de doutes (tout l'argent des studios était parti dans ce projet), la production de Blanche Neige et les Sept Nains était terminée. Le film fut présenté en avant-première le 21 décembre 1937 au Carthay Circle Theater de Los Angeles. Toute les grandes pontes d'Hollywood se déplacèrent pour découvrir l'œuvre majeure d'un homme que l'on considérait déjà comme hors du commun. Les spectateurs (amis comme détracteurs) furent tous éblouies par le film, beaucoup ressortirent de la salle complètement estomaqués. Les critiques furent également unanimes, Walt Disney avait signé avec Blanche Neige et les Sept Nains son plus grand chef-d'œuvre! Ce dernier prouva ainsi qu'il était possible de réaliser un long métrage en animation qui soit aussi épique, drôle et émouvant qu'un film live.
Le film fut récompensé par l'Oscar de la meilleure musique et Walt Disney reçut un Oscar d'honneur accompagné de sept petits Oscars (symbolisant les sept nains) pour son travail sur Blanche Neige et les Sept Nains qui permit à l'animation d'atteindre des sommets.
Six mois après la sortie du film, les dettes des studios étaient épongés avec un bénéfice net de plus de deux millions de dollars! Avec cet argent Walt Disney construit ses nouveaux studios d'animation sur Buena Vista Street à Burbank...

 

Recherches graphiques des personnages :

il_etait_une_fois_walt_disney2_02

 

Le Prince vu par Ken Anderson :

andersonprince3

andersonprince2

andersonprince1

 

La Sorcière et la Reine vu par Joe Grant :

img266_02_02

img349

aam2_02

h5_1__02
h6_1__02

 

Décor de la chaumière (études préliminaires, layout et décor final) :

15668972

img353

img352

img351

 

Autres études préliminaires :

img358

img359

15668710

15668725

15668836

15668998

img354

img365

img091_petit

 

Dessins de Gustaf Tenggren :

Gustaf Tenggren - Blanche Neige et les Sept Nains 01

Gustaf Tenggren - Blanche Neige et les Sept Nains 02

Gustaf Tenggren - Blanche Neige et les Sept Nains 03

Gustaf Tenggren - Blanche Neige et les Sept Nains 04

Gustaf Tenggren - Blanche Neige et les Sept Nains 05

Gustaf Tenggren - Blanche Neige et les Sept Nains 06

Gustaf Tenggren - Blanche Neige et les Sept Nains 07

Gustaf Tenggren - Blanche Neige et les Sept Nains 08

Gustaf Tenggren - Blanche Neige et les Sept Nains 09

Gustaf Tenggren - Blanche Neige et les Sept Nains 10

Gustaf Tenggren - Blanche Neige et les Sept Nains 11

Gustaf Tenggren - Blanche Neige et les Sept Nains 12

 

Storyboards :

Snow_20white_20dwarfs_204_20sm

Snow_20white_20Roto2sm

Snow_white_Roto1sm

img361

img360

15668692

15668745

15668761

15668786

15668795

15668847

15668868

15668886

15668944

15668985

15669028

15669046

15669062

15669078

15669101

15669113

15669126

 

Recherches personnages :

Blanche Neige :

PDVD_183

PDVD_184

PDVD_185

PDVD_186

PDVD_187

PDVD_188

PDVD_196

PDVD_197

PDVD_198

PDVD_199

PDVD_200

PDVD_201

PDVD_202

PDVD_204

PDVD_205

il_etait_une_fois_walt_disney2

PDVD_206

PDVD_207

PDVD_208

PDVD_209

PDVD_210

PDVD_223

PDVD_225

 

Les nains :

PDVD_235

PDVD_236

PDVD_237

PDVD_238

PDVD_239

PDVD_240

PDVD_243

PDVD_244

PDVD_245

PDVD_246

PDVD_247

PDVD_269

PDVD_272

PDVD_278

PDVD_288

PDVD_289

PDVD_290

PDVD_291

PDVD_292

PDVD_296

PDVD_297

PDVD_306

PDVD_312

PDVD_313

PDVD_314

PDVD_318

PDVD_324

PDVD_325

PDVD_327

PDVD_328

PDVD_334

PDVD_335

PDVD_336

PDVD_343

PDVD_344

PDVD_348

PDVD_356

PDVD_357

PDVD_359

PDVD_360

PDVD_361

 

La Reine :

PDVD_367

PDVD_368

PDVD_369

PDVD_374

PDVD_375

PDVD_376

PDVD_382

PDVD_383

PDVD_384

PDVD_387

img34910

PDVD_388

PDVD_389

PDVD_392

PDVD_393

PDVD_394

 

La Sorcière :

PDVD_396

PDVD_397

PDVD_398

PDVD_399

PDVD_400

PDVD_401

PDVD_402

PDVD_403

PDVD_405

PDVD_406

PDVD_407

PDVD_408

PDVD_409

PDVD_410

PDVD_411

PDVD_417

PDVD_418

PDVD_422

PDVD_427

 

Le Prince :

PDVD_436

PDVD_437

PDVD_438

 

Les oiseaux :

PDVD_462

PDVD_463

PDVD_464

PDVD_465

PDVD_466

PDVD_467

PDVD_469

 

Décors :

01

02

03

04

05

06

07

08

09

10

11

12

13

14

5 octobre 2008

Mulan

Logo

 

1421801020_02Mulan est le 36ème long métrage des Walt Disney Animation Studios. Il a comme particularité d'être le tout premier film à être entièrement réalisé dans les studios Walt Disney Feature Animation Florida d'Orlando. Ce fut le premier studio d'animation dit "satellite" de Disney, il ouvrit ses portes en même temps que le parc Disney's Hollywood Studios en 1989 (alors encore nommé Disney-MGM Studios).  À l'origine, les studios Walt Disney Feature Animation Florida avaient été ouverts afin de relancer la production de courts et moyens métrages, mais avec le succès de La Petite Sirène en 1989, ils furent utilisés pour des séquences des films alors en production comme La Belle et la Bête et Le Roi Lion. Ces studios, les plus grands de Disney en dehors de la Californie, occupaient un important bâtiment dont l'entrée coté parc servait d'attraction. Walt Disney Feature Animation Florida ferma ses portes en 2002, à la fin de la production de Lilo & Stitch...

30929503  30929523  30929535

Mulan est inspiré d'un poème chinois du même nom, c'est une héroïne très populaire dans ce pays où elle inspira de nombreux auteurs de par les siècles. Le poème antique, première œuvre à exalter la vie de Mulan et qui fut la source de tous les romans et de toutes les pièces de théâtre qui suivirent, fait partie des « chants populaires Yuefu » de la dynastie Wei (386-534). Vous pouvez lire le poème original de Mulan ici.
La version animée de Mulan est réalisée par Tony Bandcroft et Bary Cook. Tony est entré aux studios Disney en 1989, après deux ans de formation à CalArts, l'école d'Arts sponsorisée par la firme. Il fit ses premiers pas en tant qu'animateur sur des films tels que Bernard et Bianca au Pays des Kangourous, La Belle et la Bête, Aladdin ou bien encore Le Roi Lion où il créa et supervisa l'animation de Pumbaa. Barry Cook quant à lui a un parcours un peu plus chaotique. Né à Nashville, il commença à réaliser des film à l'âge de 10 ans avec la caméra super 8 de ses parents. Il gagna deux prix à un festival local récompensant les meilleurs films de jeunes réalisateurs avec The Vampire et Dr. Jekyll and Mr. Hyde. Il déménagea en Californie à l'âge de 18 ans pour continuer sa carrière artistique. Il étudia à l'université de Columbia où il passait son temps a aider des amis étudiants à réaliser leurs films. Après être passé chez Hanna Barbera, il est recruté par Disney pour travailler sur Tron en tant qu'animateur des effets spéciaux. Il travailla par la suite sur de nombreux films de la firme comme Oliver et Compagnie ou Captain EO pour le parc Disneyland. Mulan est sa première et dernière réalisation pour le studio.

30929559  30929573  30929588

Comme souvent lors de la création d'un film d'animation, dix membres de l'équipe travaillant sur Mulan sont parti en voyage de recherche en Chine durant trois semaines au mois de juin 1994. Ce périple leurs permit de s'imprégner de la culture et de l'ambiance du pays afin de rendre leur récit plus crédible.
Le style graphique de Mulan a beau être épuré, sa conception n'en fut pas moins très longue et difficile. Il a fallut beaucoup expérimenter et réfléchir pour le découvrir, certains artistes travaillèrent plus de cinq ans sur le film afin de trouver le style graphique parfait. Au départ il avait été décidé d'utiliser la technique de l'aquarelle pour se rapprocher le plus possible des estampes chinoises. Malheureusement cela ne donnera rien d'intéressant et l'idée fut vite abandonnée. C'est grâce à l'aide du directeur artistique Hans Bacher que le style graphique du film a enfin décollé et que la magie opéra. Hans adopta son style inhérent, étudia l'art chinois et les a associés. Il a également une expérience de scénographe mais son approche reste très graphique, avec des formes très simples. Et c'est exactement ce qu'il fallait pour Mulan :  une vision puriste des formes et des couleurs
.

30929643  30929657  30929672

Mulan est sorti aux États-Unis le 19 juin 1998, il engrangea plus de 120 millions de dollars de recette, ce qui est plutôt bon comparé au semi-échec d'Hercule l'année précédente qui n'avait engrangé que 99 millions de dollars de recette. Le film sorti le 25 novembre de la même année en France où son succès fut confirmé.  Mulan fut nominé pour l'Oscars® de la meilleure musique mais ne remporta pas la précieuse statuette. Retrouvez ci-dessous quelques recherches d'artistes ainsi qu'un début alternatif du film en storyboard.

 

Recherches d'Harald Sieperman :

Harald_Sieperman_02

 

Harald_Sieperman_03_02

Harald_Sieperman_04_02

01_02

02

03_02

04

05

06_02

07

08

09_02

Hans_Bacher_01

Hans_Bacher_02_02

o

Recherches d'Alex Nino :

Alex_Nino

02

04

03_02

05

08

10

11

12

17

24

25

o

Recheches (de haut en bas) : Paul Felix, Ric Sluiter et Sai Ping Lok 

Paul_Felix

Ric_Sluiter

Sai_Ping_Lok

o

Recherches graphiques (artistes inconnus) :

MUN0EUS1_6

MUN0EUS1_10

MUN0EUS1_13

MUN0EUS1_35

MUN0EUS1_41

MUN0EUS1_49

MUN0EUS1_66

Work book d'Armand Serrano :

WB_Mula_01_1v_p1_1_0

WB_Mula_01_1v_p2_1_0

WB_Mula_01_1v_p3_1_0

Début alternatif :

WB_Mula_01_p1

WB_Mula_01_p2

WB_Mula_01_p3

WB_Mula_01_p4

WB_Mula_01_p5

WB_Mula_01_p6

25 septembre 2008

Pirates des Caraïbes : Jusqu'au Bout du Monde

Logo

o

pirates_of_the_caribbean_at_worlds_end_02Pirates des Caraïbes : Jusqu'au Bout du Monde est le troisième film tiré de la célèbre attraction du même nom à Disneyland. C'est la suite direct du second volet sorti en 2006 qui avait engrangé plus d'un milliard de dollars de recette à travers le monde. On retrouve y Gore Verbinski aux commandes du film en tant que réalisateur, place qu'il tenait déjà dans les deux premiers volets de la saga.
Afin de profiter des décors, des lieux de tournage et de la disponibilité des stars, plusieurs scènes de Pirates des Caraïbes : Jusqu'au Bout du Monde ont été réalisées pendant le tournage de Pirates des Caraïbes : Le Secret du Coffre Maudit, permettant ainsi à la production de faire de larges économies. Le tournage des premières scènes spécifiques à Pirates des Caraïbes : Jusqu'au Bout du Monde a débuté le 31 août 2005 avec l'arrivée de Chow Yun-Fat dans le rôle du capitaine Sao Feng. Les scènes ont été tournées sur le plateau 2 des studios Disney, dans les décors créés par Rick Heinrichs représentant la cabine du pirate asiatique à l'intérieur de son navire, "l'Impératrice". Deux jours plus tard se tournait une des plus belles scènes du filù, dans une gigantesque et originale recréation de Singapour au XVIIIe siècle. Après trois semaines de tournage sur le décor de Singapour, l'équipe a mis le cap aux Bahamas à la fin du mois de septembre 2005 pour continuer le tournage du second volet. Le tournage du troisième volet des aventures de Jack Sparrow a repris à la fin de celui du second opus.
Comme sur les deux premiers films, les scénaristes Ted Eliott et Terry Rossio étaient constamment présents sur le tournage de Pirates des Caraïbes : Jusqu'au Bout du Monde. Jerry Bruckheimer explique que la présence des deux hommes sur le plateau pour travailler avec le réalisateur et les acteurs a été déterminante. " Ecrire un scénario est un processus vivant qui ne s'arrête pas au tournage, et un vrai travail d'artisan. Dans les années 30 et 40, Hollywood a essayé d'engager des journalistes, des romanciers, mais la plupart ont échoué parce qu'un scénario est une forme d'écriture vraiment particulière. Ted Eliott et Terry Rossio ont un véritable amour pour les films, ils connaissent toutes les ficelles du métier. Ils savent ce qui fait un bon personnage, car c'est une chose qu'ils ont étudiée et qu'ils pratiquent depuis des années. Et surtout, ils insufflent une grande fraîcheur à tout ce qu'ils font. Avec Pirates des Caraïbes, ils ont réussi à remettre au goût du jour les conventions du film de pirates, jugées vieillottes. Avec Gore Verbinski, ils ont tout simplement réinventé le genre. "

pirates_des_caraibes_jusqu_au_bout_du_monde_pirates_of_the_caribbean_at_world_s_end_pirates_des_caraibes_3_2006_reference_02      01

Les cinéastes avaient conscience qu'après avoir passionnés le public avec les deux premiers opus, les spectateurs attendaient encore plus du troisième. Le producteur exécutif, Mike Stenton explique : "Nous voulions remercier les fans en leur offrant une histoire qui soit un combat épique entre la liberté et le conformisme. La question fondamentale du film est : Pourquoi aimons-nous tant les pirates ? Beaucoup d'entre nous voulaient devenir des pirates quand ils étaient jeunes. Nos aventures imaginaires s'accompagnaient de rêves de liberté. En grandissant, nous avons dû faire des compromis et accepter de vivre en conformité avec le monde. Mais une part de pirate est restée vivante en chacun de nous, c'est pour cela qu'autant de gens se précipitent au cinéma pour explorer cette part cachée et plus flamboyante d'eux-mêmes pendant deux bonnes heures. C'est ce que les gens adorent dans ces films. "
Ce qui plaît dans les films de pirates est donc le fait que ces films nous rapprochent de nos rêves d'enfants, aller au cinéma voir Pirates des Caraïbes est une manière de retourner en enfance le temps d'un film, retrouver ses envies de liberté, de batailles épiques, d'aventures,... C'est en quelque sorte une façon de redevenir enfant et de jouer aux pirates. Retrouvez ci-dessous une galerie de recherches graphiques des nouveaux personnages de ce troisième film des artistes Aaron McBride et Crash McCreery.

o

 

POTC3BroondjongenBig_02

POTC3FinneganMcBrideBig_02

POTC3JackEncrusted1Big_02

POTC3JackEncrusted3Big

POTC3JackPortraitBig_02

POTC3JellyMcBrideBig_02

POTC3ManrayMcBrideBig_02

POTC3PiperMcBrideBig_02

POTC3QuillCrashBig_02

POTC3QuillMcBrideBig_02

sources : www.allocine.fr

 

o

 

 

 

Publicité
22 septembre 2008

Chicken Little

30389984

 

chickenlittle_1_0246ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, Chicken Little marque un nouveau tournant dans la grande histoire du studio d'animation. C'est en effet le tout premier long métrage entièrement réalisé en images de synthèse. Dinosaure sorti en 2000 et récemment intégré à la liste des Grands Classiques avait ouvert la voie en intégrant des personnages animés en 3D dans des décors live. Après le cinglant échec des derniers films d'animation 2D (Frère des Ours, La Ferme se Rebelle) et vu le succès grandissant des productions 3D de Pixar et des autres studios, décision fut prise d'abandonner pour de bon (?) la technique d'animation 2D au profit de l'animation en images de synthèse.
Chickent Little est réalisé par Mark Dindal et produit par Randy Fullmer. Mark et Randy travaillent ensemble depuis des années et ont collaboré sur de nombreux projets, de La Petite Sirène où Mark était responsable du département effets spéciaux et Randy animateur des effets spéciaux, à Kuzco, l'Empereur Mégalo où ils collaborèrent pour la première fois en tant que réalisateur et producteur. C'est durant cette production que l'idée de Chicken Little pris forme. Au Printemps de l'an 2000, quelques mois avant la sortie de Kuzco, l'Empereur Mégalo, Mark et Randy commencèrent à développer un projet dont le but était d'explorer et développer un conte pour enfant afin d'en faire un long métrage d'animation. Mais, comme très souvent dans le développement d'un film d'animation, le projet eut du mal à décoller et, arrivé à quelques mois du début de la production, aucune décision n'avait encore été prise sur l'histoire et les personnages du film. A un moment il fut question de raconter l'histoire du (Le) Petit Chaperon Rouge à la sauce contemporaine mais l'idée fut abandonnée. Après une période de doute, Mark se rappela d'un court métrage Disney des années 40 du nom de Chicken Little qui racontait comment un petit poulet devenait la risée du poulailler en racontant à tout le monde qu'un morceau de ciel lui était tombé sur la tête... Voilà une histoire qu'il pourrait développer!

teng_nge_11_02    burbank2_02    burbank6_02

Avant de débuter la production, une question importante devait être posée : 2D ou 3D ? Depuis quelques années l'animation assistée par ordinateur a pris de plus en plus d'importance au sein du studio, certain allant même jusqu'à dire que la 2D était un média dépassé. Une partie du studio défendait l'animation 2D traditionnelle alors que l'autre partie se posait des questions sur la viabilité de cette technique. En effet, l'animation 2D s'avère longue et coûteuse et de plus en plus difficile à produire aux heures du tout numérique et de l'expansion de l'animation par ordinateur. Les Walt Disney Animation Studios durent alors prendre la dure décision de fermer ses studios de Floride et de Paris et de réduire à une centaine le nombre d'artistes 2D à Burbank...
Mais pour Joe Grant, un des grands artistes du studio depuis ses débuts (il a 95 ans!) ce conflit artistique est ridicule. Joe rappela à tout le monde la qualité première de Walt Disney qui lui permit d'aller aussi loin : l'innovation. Selon lui Walt aurait adoré la 3D, il aurait certainement été son plus grand supporter! Toujours selon Joe "Walt a toujours pris en compte la tradition d'une bonne histoire et de bon personnages, mais il n'était pas coincé par une technologie quelconque, c'est ça qui lui permettait d'avancer". Ci dessous : Chicken Little vu par Joe Grant.
img021__dessin_de_Joe_Grant_C'est ainsi qu'en avril 2001, le studio pris la décision de réaliser son premier long métrage d'animation entièrement réalisé en images de synthèse. Mais Chicken Little était déjà entré en production (2D), il faudra donc tout recommencer à zéro. Thomas Schumacher, alors directeur de la branche animation annonça la nouvelle à Mark Dindal et Randy Fullmer qui prirent cette décision avec enthousiasme mais également avec inquiétude car tout les deux n'avaient jamais travaillé avec cette technique! Ils se tournèrent alors vers le seul homme qui pouvait les aider : Steve Golderg, le gourou de l'animation 3D aux studios Disney. Steve était à la base chargé de superviser toute les éléments 3D de la version 2D du film, il était donc évident de faire appel à lui. Steve Goldberg travaille depuis des années à l'animation de décors et de personnages en 3D dans divers films Disney : la grotte et le tapis volant dans Aladdin, Grand-mère Feuillage dans Pocahontas ou bien encore la séquence du Petit Soldat de Plomb dans Fantasia 2000. Il fallait maintenant former une équipe prête à relever le défi d'un long métrage entièrement réalisé en 3D... Le studio avait déjà, à cette époque un nombre considérable d'artistes 3D ayant fait leur preuves sur des productions tels que Dinosaure, Fantasia 2000 ou sur divers scènes 3D de films d'animation traditionnels. En plus de cette équipe déjà conséquente, les studios embauchèrent de nombreux animateurs extérieures afin de gonfler les rangs. Pendant ce temps, Mark Dindal et Randy Fullmer apprirent tout ce qu'ils purent sur l'animation 3D afin de commencer la production de manière plus sereine...

30400946    30401016    30401107

Pour définir le style graphique de Chicken Little, Mark et Randy firent appel au directeur artistique Ian Gooding et au codirecteur artistique Dan Cooper qui travaillèrent sur Aladdin, Le Roi Lion et La Planète au Trésor. Au départ ils adoptèrent un style très proche des illustrations que l'on trouve dans les livres pour enfants, très déformé et coloré. Mais le plus difficile fut d'adapter ce style à l'outil 3D, il ne fallait pas que ça fasse trop plat ou trop "cheap". Le style "livre pour enfants" s'est malheureusement avéré trop difficile à travailler en 3D et il fut décidé de l'abandonner. C'est alors que tout en gardant un style déformé ils essayèrent de rester le plus crédible possible au niveau des textures et des différents effets. Ian Gooding voulait que le public se dise "Ouah! Ça bouge et ce n'est pas réel, mais ça y ressemble tellement que je pourrai presque le toucher!"
Pour ce qui est des formes et des couleurs, Ian et Dan s'inspirèrent des peintures conceptuelles de Mary Blair des années 50. Son style est très présent dans tout les films de cette décennie et ils voulaient retrouver le même esprit dans Chicken Little. David Womersley et Mat George s'occupèrent des environnements en créant des bâtiments aux formes très asymétriques avec des couleurs acidulées à souhait. Mais bien sur, l'outil 3D leur mis à eux aussi des bâtons dans les roues et ils durent revoir le tout afin de créer ces éléments en images de synthèse. Car si une maison difforme est facile à dessiner en 2D, c'est tout à fait autre chose en 3D!
Le graphisme des personnages est quant à lui dans la veine des décors. De nouveau ce sont les années 40-50 qui inspirèrent les artistes Ils étudièrent de près de nombreux cartoons de cette époque. Une technique en particulier fut développé pour ce film : le squash and stretch. Cette technique existait déjà pour l'animation 2D mais c'est la première fois qu'un film en images de synthèse l'utilisait d'une manière aussi importante. Le squash and stretch consiste à étirer de manière surréaliste certaine partie du corps afin de donner plus de dynamisme à l'action. Ce qui a pour conséquence de rapprocher encore plus le film du style cartoon rétro.

projects_chickenlittle2_02    burbank4aw5    burbank7_02

Chicken Little est sorti au cinéma le 4 novembre 2005, précédé d'une campagne de pub comme Disney n'en avait pas fait depuis longtemps, ils étaient vraiment fier de leur petit poulet ! Malheureusement tout le monde déchanta très vite, le film fut mal accueilli par la critique et le public suivi... On lui reproche une manque d'émotion, une histoire brouillon et des chansons indignes d'un Disney. C'est ainsi que les studios Disney se dirent que l'animation traditionnelle avait peut-être encore de beaux jours devant elle, et grâce à l'impulsion de John Lasseter, le département 2D rouvrit ses portes à notre plus grande joie !

 

img024

img020_02

img026_02
img025

img022

img034_02

img033

img023

img028

img027_02

img031

img030

img035_02

img036_02

img032_02

20 septembre 2008

Volt, Star Malgré Lui

Logo

i387624bolt01nh8_02Après vous avoir parlé de La Princesse et la Grenouille il y a quelques semaines, j'aimerai désormais vous présenter le prochain Grand Classique Disney, Bolt (Volt, Star Malgré Lui). La réalisation de ce film a été plus que laborieuse, dut en grande partie au changement de réalisateur et aux nombreux remaniements voulus par John Lasseter. A l'origine le projet avait été mis en chantier par Chris Sanders le papa de Lilo & Stitch, le film s'appelait alors American Dog. L'histoire était celle d'Henry, un célèbre chien star de télévision, qui s'est accidentellement perdu dans le désert du Nevada. Sa vie rangée et scénarisée de chien star touche alors à sa fin et son périple à travers les USA ne fait que commencer... Il rencontrera lors de son voyage un chat borgne très irritable et un lapin géant super actif, qui eux aussi cherchent une nouvelle maison.
Les raisons du départ de Chris Sanders sont assez flous, il semblerait qu'il ne se serait pas entendu avec la nouvelle direction et qu'il préféra s'en aller (on le retrouvera très bientôt avec le film de Dreamworks Monsters vs Aliens en 2009). Il fut ainsi remplacé par Chris Williams, dont c'est la première réalisation de long métrage. Chris est arrivé chez Disney au milieu des années 90 pour travailler sur le scénario de Mulan aux studios de Floride. Il participa ensuite au scénario de Kuzco l'Empereur Mégalo, Chicken Little et enfin Bienvenue chez les Robinson. Juste avant d'être nommé réalisateur de Volt, Star Malgré Lui, Chris Williams  travaillait sur la réalisation de Glago's Guest, un court métrage que l'on retrouvera au cinéma en avant programme du film.

boltphotobig    bolt2310    hr_Bolt_6 

Voici le nouveau scénario mis en place par Chris et son équipe : Pour le chien Volt, star d'une série télévisée à succès, chaque journée est riche d'aventure, de danger et de mystère - du moins devant les caméras. Ce n'est plus le cas lorsqu'il se retrouve par erreur loin des studios de Hollywood, à New York... Il va alors entamer la plus grande et la plus périlleuse de ses aventures - dans le monde réel, cette fois. Et il est convaincu que ses super-pouvoirs et ses actes héroïques sont réels...
Heureusement, Volt va se trouver deux curieux compagnons de voyage : un chat abandonné et blasé nommé Mittens, et un hamster fan de télé dans sa balle de plastique appelé Rhino. Volt va découvrir qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des pouvoirs extraordinaires pour être un vrai héros...
En attendant la sortie de ce nouveau Grand Classique le 4 février 2009, je vous invite à découvrir une première galerie de dessins préparatoires. Une seconde galerie devrait voir le jour d'ici quelques semaines avec la sortie au mois d'octobre du livre The Art of Bolt aux éditions Chronicle Books, l'excellent éditeur des "The Art of" des films d'animation Pixar!

 

main

main_faqs_over

main_student_programs_over

main_submission_over

2911485427_bce8e6db5e_o

2911485521_84eed7a7c9_o

2911485595_48dac503ca_o

2911485679_75ec0cee57_o

2911485769_98a7a4bee6_o

2912334060_2a169191ec_o

2912334152_61b35c6b81_o

2912334228_27d7a882cd_o

2912334296_310cb27e17_o

BoltStoryboard

BoltLayout

BoltAni

BoltLighting

2912334506_da801294bf_o

2911486933_c78cac03d6_o

2912335594_d1ef2f42f9_o

_DESENVOLVIMENTO_VISUAL__03_02

2912334714_3061cf3580_o

2912335186_7460735b7a_o

2911486665_3c813ecca1_o

2911486855_7411c32541_o

2911487091_39937d1395_o

2912334386_ed020a8748_o

2912334632_6fa4a52dff_o

_DESENVOLVIMENTO_VISUAL__02_02
_DESENVOLVIMENTO_VISUAL__02_01
_DESENVOLVIMENTO_VISUAL__01

_DESENVOLVIMENTO_VISUAL__09_02

_DESENVOLVIMENTO_VISUAL__09_01
_DESENVOLVIMENTO_VISUAL__07_01

_DESENVOLVIMENTO_VISUAL__07_02

Pour terminer voici un nouvel extrait du film :

11 septembre 2008

Cars - Quatre Roues

26302695

o

En attendant la suite des galeries de Fantasia (mon ordinateur est malheureusement encore loin d'être réparé), je vous invite à découvrir une nouvelle galerie de dessins de Cars - Quatre Roues centrée sur les différents personnages du film. Tout ces croquis sont tirés du livre The Art of Cars aux éditions Chronicle Books.

 

 

 

img002

img003

img006

img007

img008

img009

img010

img011

img012

img013

img014

img016

img015

o

31 août 2008

Fantasia : La Symphonie Pastorale

29088399
LA SYMPHONIE PASTORALE

o

 

 

La Symphonie Pastorale (ou Symphonie n°6) fut composée par Ludwig Van Beethoven entre 1805 et 1808. Alors que la très grande majorité des œuvres de Beethoven relèvent de la musique pure, cette symphonie est écrite en référence explicite à des phénomènes du monde réel, et évoque en l'occurrence le thème de l'expérience de la nature, d'où son nom de « pastorale ». La vision de Disney est donc plutôt libre, même si le thème de la nature reste au centre de ce récit mythologique.

o

PDVD_000 PDVD_001 PDVD_002

PDVD_003 PDVD_004 PDVD_005

PDVD_006 PDVD_007 PDVD_008

PDVD_009 PDVD_010 PDVD_011

PDVD_012 PDVD_013 PDVD_014

 

 

 

 

PDVD_015 PDVD_016 PDVD_017

PDVD_018 PDVD_019 PDVD_020

PDVD_021 PDVD_022 PDVD_023

PDVD_024 PDVD_025 PDVD_026

PDVD_027 img011 PDVD_029

PDVD_030 PDVD_031 PDVD_032

PDVD_033 PDVD_034 PDVD_035

Pastoral_20sketch_20sm PDVD_036 PDVD_037

PDVD_038 PDVD_039 PDVD_040

PDVD_041 img012 img003

PDVD_042 PDVD_043 PDVD_044

PDVD_045 PDVD_046 PDVD_047

img020

26 août 2008

Fantasia : Le Sacre du Printemps

29088399
LE SACRE DU PRINTEMPS
o

o

Le Sacre du Printemps fut composé par Igor Stravinsky en 1913. Ce segment de Fantasia fut un nouveau défi pour le département effets spéciaux des studios Disney. L'équipe fit appel aux meilleurs spécialistes des dinosaures afin que le rendu final de ces bêtes soit le plus proche possible de la réalité. Pendant que certain étudiaient l'anatomie des dinosaures, une autre partie de l'équipe s'intéressait quant à elle à la formation de bulles de boue afin de comprendre leur mécanisme de mouvement! Il pourrait alors ensuite transposer leurs observations afin de crée les nombreuses bulles de lave en fusion présentes dans le film. La scène la plus mémorable du (Le) Sacre du Printemps reste sans aucun doute le combat du T-Rex contre le stégosaure. Cette scène fut animée par Wolfgang Reitherman qui devint au fil des années le spécialistes des scènes d'action des studios.

o

 

PDVD_000 PDVD_001 PDVD_002

PDVD_003 PDVD_004 PDVD_005

PDVD_006 PDVD_007 PDVD_008

PDVD_009 PDVD_010 PDVD_011

PDVD_012 PDVD_013 PDVD_014

PDVD_015 PDVD_016 PDVD_017

PDVD_018 PDVD_019 PDVD_020

PDVD_021 PDVD_022 PDVD_023

PDVD_024 PDVD_025 PDVD_026

PDVD_027 PDVD_028 PDVD_029

PDVD_030 PDVD_031 PDVD_032

PDVD_033 PDVD_034 PDVD_035

PDVD_036 PDVD_037 PDVD_038

PDVD_039 PDVD_040 PDVD_041

PDVD_042 PDVD_043 PDVD_044

PDVD_045 PDVD_046 PDVD_047

PDVD_048 PDVD_049 PDVD_050

PDVD_051 PDVD_052 PDVD_053

PDVD_054 PDVD_055 PDVD_056

PDVD_057 PDVD_058 PDVD_059

img019 PDVD_061 PDVD_063

PDVD_064 PDVD_065 PDVD_066

PDVD_067 PDVD_068

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 > >>