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The Art of Disney
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20 août 2008

Fantasia : L'Apprenti Sorcier

 

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L'APPRENTI SORCIER

 

L'Apprenti Sorcier est le passage le plus populaire de Fantasia. Et pour cause, en plus d'une musique déjà très connue à l'époque de la sortie du film, nous y retrouvons la souris la plus célèbre du monde: Mickey Mouse ! C'est sa première apparition dans un long métrage d'animation et sans aucun doute son plus grand rôle. Pour L'Apprenti Sorcier, Mickey retrouve son personnage de pantomime qu'il avait délaissé depuis tant d'années. Car même si les cartoons de Mickey Mouse ont toujours été sonorisés, dans un premier temps le personnage parlait très peu voire pas du tout. Ici tout passe par l'animation, ce qui va à ravir avec la personnalité du petit rongeur.
Le compositeur français Paul Dukas écrivit L'Apprenti Sorcier en 1897. Cette œuvre
fut interprétée pour la première fois le 18 mai de cette année lors d'un concert donné par la Société Nationale de Musique de Paris. Depuis, c'est devenu une des compositions les plus célèbres du répertoire des "poème symphoniques". L'Amérique l'entendit pour la première fois en janvier 1899, quand Théodore Thomas la dirigea à Chicago. L'œuvre est inspirée d'une ballade de Goethe (Der Zauberlehring) qui puise ses racines dans un conte vieux de 2000 ans écrit par le grec Lucien de Samosate.
Dukas
était un critique musical professionnel et était très dur envers lui-même. Il s'était fixé des standards si élevés qu'il détruisait la plupart de ses œuvres. Il écrivit des œuvre orchestrales (Polyeucte Overature), des ballets (La Peri) et un opéra à succès (Ariane et Barbe Bleue). Tout au long de sa vie, il enseigna au conservatoire de Paris, devint inspecteur de l'enseignement musical et fut élu à l'Académie des Beaux-Arts. Sa musique est reconnue pour sa maîtrise de la forme, l'élégance de son style et la raffinement de son expression. Il mourut en 1935 à l'âge de 69 ans.
Fort de sa popularité, L'Apprenti Sorcier fut incorporé à Fantasia 2000  sorti soixante ans plus tard, réalisant le souhait de Walt Disney de créer d'autres Fantasia reprenant les séquences les plus populaires des Fantasia précédents en y ajoutant des séquences inédites.

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19 août 2008

Fantasia : Le Ballet de Casse-Noisette

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LE BALLET DE CASSE-NOISETTE
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"Passer de la grandeur de la Toccata et fugue en ré mineur à cette petite chose féerique est un merveilleux contraste" fit remarquer Stokowski en parlant de Casse-Noisette. Parmi les tableaux les plus connus de Fantasia, Casse-Noisette de Tchaikowski comprends huit courts mouvements tiré du ballet. La version Disney utilise uniquement les six derniers mouvements et aucun des personnages sur lequel est centré le ballet. (Casse-Noisette par exemple). A la place, les accords bien-aimés sont un prétexte à un "ballet de la nature".
L'adorable faune, la flore et les fées qui constituent ce "ballet de la nature" marquèrent une nouvelle étape pour le département effets spéciaux de Disney. Les dessins de pré-production étaient magnifiquement rendus, la majorité sur du papier spécial, et leur délicatesse fut un défi pour les animateurs des effets ayant en charge d'en porter à l'écran l'action et l'élégance. Pour les gouttes de rosée féeriques, une peinture transparente spéciale fut mise au point. Le légendaire animateur Les Clark étudia de turbulents oiseaux-mouches pour animer ces féeries papillonnantes.
Les passages élaborés mettant en scènes "les fée du givre" furent le résultat d'une multitude de technique dont la peinture à sec et l'usage de l'aérographe. Un des moments les plus célèbres de Fantasia est la danse des champignons. Sylvia Moberly-Holland, Bianca Majolie et Ethel Kulsar, trois membres féminins de l'équipe (ce qui était plutôt rare à une époque où l'industrie du dessin animé était presque exclusivement masculine) ramassèrent des mauvaises herbes sur des terrains abandonnés et les firent entrer dans le corps de ballet. Des chardons symbolisèrent les danseurs cosaques tandis que des orchidées devinrent des paysannes.
Des photographies de champignons donnèrent l'idée au réalisateur Sam Amstrong d'engager les drôles de petits champignons dans le rôle d'allumeurs de lanternes dans le projet de danse chinoise, mettant en scène des lézards. Disney fut immédiatement séduit par l'impact potentiel des champignons chinois; "Il y a quelque chose de très intéressants dans ces petits champignons" observa Walt. "Vous avez envie de les voir, et de voir ce dont ils sont capables". Bien que n'apparaissant qu'une minute à l'écran, Hop Low et les champignons danseurs volent la vedette aux autres participants.
Tout autant inspiré par la musique de Tchaïkowski que par les trois Stooges (des comiques américains), l'animateur Art Babitt  (le papa de Dingo) imprégna magistralement ce personnage de pure pantomime qu'est Hop Low d'une personnalité vive bien qu'il n'ait ni nez ni bouche, seulement une ébauche suggestive de bras et d'yeux. "En dépit du fait qu'il fait tout de travers" remarquait Babbit, " il ne sait pas, ou refuse d'accepter, qu'il se trompe". Son assurance excessive et courageuse en fit instantanément une star de l'univers Disney.

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18 août 2008

Fantasia : Toccata et fugue en ré mineur

 

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TOCCATA ET FUGUE EN RE MINEUR


A l'origine, Toccata et fugue en ré mineur fut composé pour orgue par Jean Sebastien Bach. Pour Fantasia,  le morceau fut arrangé pour un orchestre symphonique par Léopold Stokowski. Exemple parfait du type de musique que Deems Taylor décrit comme majeure (la musique en tant que telle), Toccata et fugue en ré mineur ne raconte pas d'histoire mais évoque simplement des images abstraites telles celles qui vous traversent l'esprit quand vous vous asseyez dans une salle de concert.
"Les abstractions créées pour Toccata et fugue n'étaient pas pas des idées improvisées" déclara Walt Disney plusieurs années après la sortie de Fantasia. "Au contraire, elles avaient gagné en maturité pendant des années mais nous n'avions jamais eu l'occasion de les porter à l'écran". L'envolée naturelle de Toccata et fugue en ré mineur de Bach fut pour l'équipe animation de Disney un choix idéal pour ouvrir leurs horizons vers l'expérimentation abstraite. "La musique de Bach est souvent considérée comme abstraite d'un certain point de vue" remarque Joe Grant. "C'était une approche somme toute logique de cette composition". Walt lui même déclara : "lorsque j'entendis cette musique, les images apparurent dans ma tête". Et dans le cas de Toccata et fugue en ré mineur, les "images" étaient constituées de formes et de lignes expressionnistes. Le réalisateur d'animation allemand Oskar Fischinger avait été un des premiers à animer des formes abstraites en symbiose avec la musique; Walt Disney l'engagea donc pour le segment Toccata et fugue en ré mineur de Fantasia. Des storyboards élaborés dessinés à la gouache furent conçus pour suivre les teintes en mutation permanente et développer la relation entre les formes et la musique.
Disney était tellement excité par ce segment abstrait qu'il décida de commencer Fantasia par Toccata et fugue en ré mineur en lieu et place de l'ouverture prévue initialement. Stokowski accepta et dit à Walt et à son équipe : "La Toccata débute avec trois phases qui sont comme le son d'énormes trompettes destinés à capter votre attention. Pour cette raison, cette composition est un choix merveilleux pour ouvrir votre film. Ensuite la musique se calme et enfle enfin dans un suspens extrême. La Toccata est une sorte de messe. Puis suit un contraste total : la fugue".
Plus que tout autre segment, Toccata et fugue en ré mineur est une preuve bien réelle que Fantasia fut une expérience révolutionnaire, ou comme le déclara si bien Disney : "notre aventure la plus excitante".

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8 août 2008

Hercule

 

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142182_0235ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, Hercule fait parti des rares longs métrages de la compagnie à avoir été réalisé en partie chez nous, en France, aux studios de Montreuil (Walt Disney Feature Animation France). Créé par Gaëtan et Paul Brizzi dans les années 80, le studio débuta en réalisant l'animation d'Astérix et la Surprise de César. Racheté par Disney en septembre 1989 il fut renommé Walt Disney Television. Après avoir travaillé sur des séries comme La Bande à Picsou, Super Baloo, Myster Mask ou bien encore Dingo et Max, le studio fut intégré en 1994 à Walt Disney Feature Animation. C'est ainsi qu'ils travaillèrent sur la réalisation de Runaway Brain (le dernier court métrage de Mickey Mouse), Le Bossu de Notre Dame, Tarzan, One by One, Kuzco l'Empereur Mégalo, Lorenzo, Destino, Frère des Ours et bien sur Hercules. WDFAF ferma ses portes en 2003 en même temps que les studios de Floride.
L'animation du film fut donc réalisée sur deux continents différents, la grosse majorité aux studios de Burbank en Californie et l'autre à Montreuil. Parmis les personnages animés en France on trouve entre autres Hadès, le Cyclope et les Titans. Le design des personnages a été confié à Gerald Scarfe, célèbre caricaturiste anglais connu pour avoir travaillé avec le groupe Pink Floyd sur leur concept album/concert/film The Wall, dont il a fait les animations. Il fut également caricaturiste pour le Sunday Times et illustrateur pour le New Yorker. Son style contraste énormément avec le graphisme Disney habituel tout en rondeur, ici les personnages se font anguleux et prennent des formes plus osées et forcément originales.
Hercules est réalisé par le duo John Musker / Rohn Clements dont c'est le quatrième film après Basile Détective Privé, La Petite Sirène et Aladdin. Les deux artistes sont arrivés à la fin des années 70, début des années 80 aux studios Disney après une formation à CalArts. Après avoir été animateurs sur Rox et Rouky les deux compères devinrent scénaristes sur Taram et le Chaudron Magique avant de devenir tout les deux réalisateurs avec Basile détective Privé sorti en 1986. Après la réalisation d'Hercules, les deux artistes se retrouvèrent pour La Planète au Trésor sorti 2002 avant de mettre en chantier La Princesse et la Grenouille prévu pour fin 2009.
La musique et les chansons d'Hercules ont été crées par Alan Menken, célèbre compositeur des studios. Alan Menken est arrivé chez Disney par l'intermédiaire de son collègue et ami Howard Hasman avec qui il avait travaillé sur le film de Franck Oz, La Petite Boutique des Horreurs. Les deux hommes travaillèrent ensemble sur les chansons de La Petite Sirène, et La Belle et la Bête, Alan s'occupait de la musique et Howard des paroles. Après la tragique disparition de ce dernier emporté par le sida en 1991, c'est d'abord avec Tim Rice qu'il composa les musiques d'Aladdin en 1993 avant de continuer sa carrière chez Disney avec Stephen Schwartz sur la bande originale de Pocahontas et d'Il Etait une Fois en 2007. Entre deux, Alan composa seul la bande originale d'Hercules en 1997 et de La Ferme se Rebelle en 2004.
Hercules est un film qui marqua bon nombre pour son design moderne et ses musiques jazzy, il n'eut pas le succès escompté (seulement 99,046,791 M$ de recettes aux Etats-Unis) mais reste de grande qualité, même si très différents des autres longs  métrages d'animation Disney des années 90. Ci dessous une galerie de recherches réalisées par Gerald Scarfe.

 

 

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16 juillet 2008

Le Monde de Nemo


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findin10_02Finding Nemo (Le Monde de Nemo) est le cinquième film d'animation des studios Pixar et la seconde réalisation d'Andrew Stanton. Cette fois-ci il a comme coréalisateur Lee Unkrich, futur réalisateur de Toy Story 3.
Andrew Stanton est né le 3 décembre 1965 à Rockport dans le Massachusetts. Il est arrivée chez Pixar en 1990 après une formation à CalArts en tant qu'animateur. Ce sont ses courts métrages animés, Somewhere in the Arctic, lauréat du Nissan/ Focus Award, et A Story qui lui ont permis d'être sélectionné comme directeur de l'animation et réalisateur de films publicitaires au sein de Pixar. Il fut le neuvième employé à rejoindre le studio. Scénariste sur chacun des longs métrages du studio, il a gagné l'Oscar du Meilleur Script pour Toy Story sorti en 1995 réalisé par John Lasseter et a coréalisé 1001 Pattes (a bug's life) en 1998, toujours avec John Lasseter. Par la suite il fut producteur exécutif de Monstres & Cie tout en débutant en même temps l'écriture du (Le) Monde de Nemo en 1998. Pendant la production de ce dernier, Andrew Stanton commence un nouveau projet en tant que scénariste et réalisateur qui donnera WALL•E sorti en 2008. Il quitte ensuite les studios Pixar mais ne part pas très loin puisqu'on le retrouve, toujours pour Disney, à la réalisation de John Carter, son premier film live sorti en 2012.

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Tout comme John Lasseter et l'univers automobile, Andrew Stanton a toujours été fasciné par le monde sous-marin. Il a longtemps cherché un moyen d'exploiter cet univers dans un film jusqu'à ce que des retrouvailles avec son jeune fils, après de longues séances de travail, servent d'élément déclencheur pour l'écriture du scénario. Pour convaincre John Lasseter que Le Monde de Nemo pouvait être le nouveau projet des studios Pixar, Stanton lui prépara une salle pleine à craquer d'éléments de développement visuel et en fit une présentation complète de plus d'une heure, au terme de laquelle Lasseter lui répondit simplement qu'il avait été convaincu dès que le mot "poisson" avait été prononcé!
Si Pixar avait jusqu'à présent donné naissance à des jouets, des insectes et des monstres, créer des poissons s'est révélé plus difficile encore. Dans leur démarche de création, les réalisateurs se sont tour à tour inspirés de visites d'aquariums et de conférences données par un ichtyologiste, spécialiste dans l'étude des poissons. N'hésitant pas à effectuer des plongées à Monterey et Hawaï, les cinéastes ont également installé leur propre aquarium chez Pixar, tout en allant chercher l'inspiration dans quelques scènes sous-marines extraites de Grands Classiques Disney comme Merlin l'Enchanteur, La Petite Sirène ou (plus étonnant) Bambi, qui par l'attention portée aux mouvements et à l'expressivité des animaux est finalement devenue la référence principale pour créer le film.
Le superviseur de l’animation Dylan Brown et ses deux directeurs de l’animation, Alan Barillaro et Mark Walsh, ont guidé une équipe d’animation comptant entre 28 et 50 personnes. Avec une gamme de personnages allant d’une petite crevette, Jacques, à une énorme baleine bleue, ils ont beaucoup appris sur la locomotion des poissons et ont dû faire interpréter à leurs personnages tout un éventail d’émotions et d’actions alors qu’ils n’ont ni bras, ni jambes, ni même un corps traditionnel...

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Sur le plan visuel, Le Monde de Nemo est aussi séduisant du point de vue esthétique que novateur sur le plan technique. Le chef décorateur Ralph Eggleston, lauréat de l’Oscar pour la réalisation du court métrage For the Birds, et chef décorateur de Toy Story, a conçu le style visuel global du film. Il s’est rendu en Australie pour visiter le port de Sydney, et a visionné d’innombrables documentaires du Commandant Cousteau, de National Geographic et de la BBC. 
Les deux directeurs de la photographie, Sharon Calahan et Jeremy Lasky, ont apporté leur approche pionnière de la mise en lumière et de la composition de l’image. La lumière créée par Calahan confère au film une densité visuelle digne d’un Technicolor moderne, et ses décors harmonieux, ses couleurs vibrantes et ses superbes reflets renforcent la richesse du monde sous-marin. L’expérience de Lasky en matière de composition de l’image (mouvements de caméra, mise en place des éléments) a ajouté à la sensation de se trouver sous l’eau et a renforcé les possibilités dramatiques du film.
La bande originale du film est l'oeuvre de Thomas Newman, qui succède à son cousin Randy Newman, pour l'illustration musicale d'un film Pixar. Le compositeur qui a débuté aux côtés de John Williams s'était notamment distingué pour ses partitions des films de Sam Mendens, American Beauty et Les Sentiers de la PerditionLa chanson du générique, Beyond the Sea, interprétée pour l'occasion par Robbie Williams est la variation anglo-saxonne de La Mer de Charles Trénet.

En 2004 Disney fut attaqué par un petit éditeur français du nom de Flaven Scene qui leur reprocha d'avoir tout simplement plagié le personnage de Nemo sur celui d'un de leur livre Pierrot le Poisson-clown. Malheureusement pour l'éditeur, Disney rapporta les preuves formelles que le film ainsi que ses personnages avaient été crée plusieurs années avant la publication de leur livre en novembre 2002, bien que Le Monde de Nemo ne soit lui sorti qu'en mai 2003. C'est ainsi que la balle changea de camps et que Flaven Scene se retrouva à payer 30.000 dollars de dommages et intérêts à Disney et Pixar ainsi que 8.000 euros à Disney Hachette édition pour plagiat!

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Le Monde de Nemo fut un véritable tsunami au box office mondial avec plus de 700M$ de recettes, pour un budget initial estimé à 94M$, dépassant ainsi le record pour un film d'animation établit par Le Roi Lion en 1994. En France, Le Monde de Nemo fut le plus gros succès ciné de l'année 2003 en attirant plus de 9 millions de spectateurs dans les salles obscures. Devenu culte, le film aura droit à une ressortie en Disney Digital 3D le 14 septembre 2012 aux US (41M$ de recettes supplémentaires) et le 16 janvier 2013 en France. Par ailleurs, une suite serait en préparation et prévue pour une sortie courant 2016, mais rien n'a encore été officiellement annoncé...

 

Recherches personnages de Carter Goodrich : 

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Recherches personnages de Peter de Sève : 

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Coloscripts de Ralph Eggleston :

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Concept arts :

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8 juillet 2008

Tarzan

 

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1999_t10_0237ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, Tarzan fait parti des rares longs métrages de la compagnie à avoir été réalisé en partie chez nous, en France, aux studios de Montreuil (Walt Disney Feature Animation France). Créé par Gaëtan et Paul Brizzi dans les années 80, le studio débuta en réalisant l'animation d'Astérix et la Surprise de César. Racheté par Disney en septembre 1989 il fut renommé Walt Disney Television. Après avoir travaillé sur des séries comme La Bande à Picsou, Super Baloo, Myster Mask ou bien encore Dingo et Max, le studio fut intégré en 1994 à Walt Disney Feature Animation. C'est ainsi qu'ils travaillèrent sur la réalisation de Runaway Brain (le dernier court métrage de Mickey Mouse), Le Bossu de Notre Dame, Hercule, One by One, Kuzco l'Empereur Mégalo, Lorenzo, Destino, Frère des Ours et bien sur Tarzan. WDFAF ferma ses portes en 2003 en même temps que celui de Floride.

L'animation du film fut donc réalisée sur deux continents différents, la grosse majorité aux studios de Burbank en Californie et l'autre à Paris, principalement concentré sur le personnage de Tarzan. Son animation fut confié à Glen Keane. C'est l'animateur en personne qui décida que Tarzan devait être animé à Paris. Glen Keane parti donc plusieurs mois en France. C'est ainsi qu'il découvrit les magnifiques statues de l'Opéra, du Pont Neuf et du Musée d'Orsay, ce qui l'inspira fortement pour l'anatomie et le style du personnage. Voilà ce que le maître dit de son expérience parisienne : "Une fois aux studios de Montreuil, j'ai trouvé un groupe incroyable d'artistes qui avait été formés dans le dessin classique et dont l'expérience en anatomie était nécessaire à l'animation de Tarzan. On apporte chacun notre point fort. Le personnage fut plus riche car ils se donnèrent tous au maximum. Une confiance s'était instaurée entre nous, même si j'étais américain et eux français, ça n'avait pas d'importance, on était tous Tarzan". L'autre inspiration du personnage viendrait du fils de Glen, alors amateur de skate et de snowboard. En voyant son fils sur sa planche, l'animateur eut l'idée de l'animation la plus célèbre du film : Tarzan en train de "surfer" sur les branches d'un arbre. Tarzan aura donc l'attitude et le look d'un surfeur, quoi de mieux pour moderniser le personnage! La technique de l'animation permit également de faire se déplacer le personnage comme jamais il ne le fut dans les films live. Ici Tarzan peut faire d'énormes sauts, prendre des lianes avec ses pieds, se mouvoir de manière ultra dynamique, etc.

Un nouveau procédé graphique fut utilisé pour les décors du film : le deep canvas. Les réalisateurs voulaient créer des décors qui soient aussi cools que leur personnage principal. Étant donné le dynamisme de son animation, les décors se devaient d'être en 3D pour accompagner le mieux possible la gestuelle de Tarzan. Mais en même temps il fallait qu'ils se rapprochent le plus possible des décors 2D afin de ne pas trop contraster avec l'animation. C'est alors que le procédé deep canvas entre en scène. Ce logiciel permet de se déplacer dans les décors, de suivre le personnage dans ses déplacements. Il s'agit en fait de décors 3D qui sont littéralement peint à la main sur ordinateur à l'aide d'une palette graphique. Le rendu est alors ultra crédible, on a vraiment l'impression de se déplacer dans des peintures!

Les chansons du film furent confiés au célèbre chanteur Phil Collins, c'est la première fois dans l'histoire des studios qu'une star de la musique s'occupe de l'intégralité des chansons d'un long métrage. En plus de les composer, Phil Collins les a également interprétées. Et pas seulement en anglais, l'artiste s'est occupé de faire la version anglaise, française, espagnole, italienne et allemande alors qu'il n'avait jamais chanté en langue étrangère! La participation de Phil Collins n'est pas anodine, Tarzan est un film se passant en Afrique, lieu où la rythmique en musique est très importante, Phil étant l'ancien (excellent) batteur du groupe Genesis il était le parfait candidat pour ce travail.

La version Disney de Tarzan redonna un coup de fraîcheur à la licence vieillissante de l'homme singe et le fit rentrer de plein pied dans le XXIème siècle. Son dynamisme, sa modernité et sa fraîcheur en font un des meilleurs longs métrages d'animation de la firme des ces dix dernières années.

 

Recherches de John Watkiss :

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Recherches de Paul Felix :

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Recherches d'Harlad Siepermann :

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Dessins et layouts de Cent Alantar :

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Recherches de Glen Keane :

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L'artiste en action :

 

25 juin 2008

Donald Duck

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La création de Donald Duck doit beaucoup à l'évolution de la carrière de Clarence Nash, alors « vendeur de lait » (présentateur de publicité) pour l'Adohr Milk Company. Il avait réalisé les bruitages de chevaux tirant le wagon de lait dans une publicité. En 1933, il décide de déposer ce film publicitaire aux Studios de Disney comme CV. Il auditionne ensuite pour des sons d'animaux. Lors d'une prise de son pour un chevreau dans Marie a un petit agneau, Walt Disney aurait trouvé la voix pour son « canard parlant ».
En décembre 1933, Clarence Nash signe un contrat avec les studios Disney pour faire la voix d'un personnage alors à créer. Nash a donné sa voix en version originale au canard de 1934 à 1983, ce qui l'a fait surnommer Ducky Nash ; mais il a aussi participé à la définition de son caractère, le processus de production des films Disney intégrant les dialogues dès les premières phases de création.
La première apparition officielle de Donald a lieu dans le Silly Symphonie Une Petite Poule Avisée le 9 juin 1934, dans lequel il tient le rôle d'un canard paresseux qu'une mère poule va mettre sur le chemin du travail. Loin d'avoir le premier rôle, il était plutôt le comparse infortuné de la saga d'origine. Dès cette aventure, il est habillé en costume de marin : pour Disney, le canard rappelle l'eau, donc la marine. Graphiquement parlant, Donald Duck est né d'après Flora O'Brien sous les crayons d'Art Babbitt, Dick Huemer et Dick Lundy, les animateurs d'Une petite poule avisée mais c'est ce dernier qui le reprend et le développe dans Le Gala des Orphelins sorti 11 août 1934 où Donald perd ses couleurs pour revenir au noir et blanc, (la couleur étant alors exclusivement réservée aux Silly Symphonies). Dans ce court, l'animateur Dick Lundy donne à Donald des traits plus anguleux (par exemple le bec), un corps plus grossier, des pieds plus grands et surtout des bras  anthropomorphes, non plus des ailes.
Donald apparaît ensuite dans plusieurs dessins animés, comme second rôle râleur aux côtés de Mickey Mouse ainsi que dans quelques courts métrages en compagnie de Mickey et Dingo qui débute en 1935 avec Mickey's Service Station. Ce trio sera présent dans la plupart des courts-métrages réalisés par Ben Sharpsteen entre 1935 et 1938.
Parallèlement, Donald débute sa carrière solo aux côtés de Pluto dans Donald et Pluto sorti en 1936. Mais son nom et la fameuse tête qui ornera tout les génériques n'apparaissent pas au début du cartoon, la production ayant préféré placer la tête et le nom de Mickey alors que ce dernier n'apparaît même pas dans le court métrage! L'avenir s'annonce alors radieux pour le petit canard, alors qu'à côté, Mickey perd de son aura et ne fera plus qu'une dizaine d'apparition avant de totalement disparaître du grand écran en 1953... Donald devient alors petit à petite la star numéro 1 des studios, allant même jusqu'à dépasser la popularité de Mickey dans certain pays comme l'Italie ou les pays scandinaves.
Contrairement au héros au grandes oreilles, Donald est loin d'être un saint, il râle à longueur de temps et s'énerve pour un rien, de plus sa voix, reconnaissable entre toutes le rend encore plus hilarant mais également très attachant. Fort de la popularité de leur petit canard, les studios Disney exploiteront le filon à fond. La série de Cartoon du personnage deviendra la plus importante avec pas moins de 128 court métrages réalisés entre 1934 et 1961! C'est avec The Litterburg que Donald quitte définitivement le format du court métrage en 1961 après 30 ans d'une très belle carrière. Depuis on a put le voir dans quelques productions maison (ciné, vidéo et TV) tels que Le Noël de Mickey (1983), la série TV La Bande à Picsou (1987), Qui veut la Peau de Roger Rabbit (1988), Le Prince et le Pauvre (1991), Couac en Vrac (1996), Il Était une Fois Noël (1999), Fantasia 2000 (2000), Disney's Tous en Boîte (2001), Mickey et les Trois Mousquetaires (2004) ainsi que Mickey, Il Etait Deux Fois Noël (2004) où l'on découvre pour la première fois un Donald en 3D. C'est sous cette nouvelle apparence qu'on le retrouve depuis 2006 dans la série TV La Maison de Mickey, destinée aux jeunes enfants.

 

Une Petite Poule Avisée (1934) 

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Mickey pompier (1935)

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Model sheet (vers 1936)

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Don Donald (1937)

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Inventions Modernes (1937)

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Les Neveux de Donald (1938)

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Trappeurs Arctiques (1938)

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Scouts Marins (1939)

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L'Entreprenant Mr Duck (1940)

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Donald fait du Camping (1940)

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Donald Capitaine de Pompier (1940)

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Donald Bûcheron (1941)

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Donald Fermier (1941)

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Donald Forgeron (1942)

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Der Fuehrer's Face (1943)

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Gauche... Droite (1943)

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Saludos Amigos (1943)

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Inventions Nouvelles (1944)

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Les Trois Caballeros (1945)

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Donald dans le Grand Nord (1946)

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Coquin de Printemps (1947)

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Straight Shooters (1947)

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Dodo Donald (1947)

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Le Dilemme de Donald (1947)

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Déboire sans boire (1947)

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Pépé le Grillon (1947)

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Donald et les Grands Espaces (1947)

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Donald chez les Ecureuils (1947)

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Donald Inventeur (1948)

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Papa Canard (1948)

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Voix de Rêve (1948)

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Le Procès de Donald (1948)

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Donald Décorateur (1948)

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A la Soupe (1948)

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Le Petit Déjeuner est Servi (1948)

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Donald et les Fourmis (1948)

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Pile ou Farces (1949)

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Sea Salts (1949)

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Donald Forestier (1949)

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Le Miel de Donald (1949)

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Donald fait son Beurre (1949)

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Jardin Paradisiaque (1949)

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Slide, Donald, Slide (1949)

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Donald et son Arbre de Noël (1949)

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Attention au Lion (1950)

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Donald Amoureux (1950)

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La Roulotte de Donald (1950)

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Donald Pêcheur (1950)

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Donald à la Plage (1950)

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Donald Blagueur (1950)

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21 juin 2008

Le Monde de Narnia - Chapitre 2 : Le Prince Caspian

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chronicles_of_narnia_prince_caspian_ver2_xlg_02Après un premier opus sorti en 2005, Le Monde de Narnia nous revient le 25 juin 2008 pour un second film intitulé Le Monde de Narnia - Chapitre 2 : Le Prince Caspian. Mais avant d'être une saga cinématographique, Le Monde de Narnia est avant-tout un livre en sept tomes écrit par Clive Staple Lewis (C. S. Lewis) et publié entre 1950 et 1956.
C. S. Lewis est né à Belfast le 29 novembre 1898. C'était un écrivain et universitaire irlandais connu pour ses travaux sur la littérature médiévale, ses ouvrages de critique littéraire et d'apologétique du christianisme, et bien sur pour la série des Chroniques de Narnia. Il était un ami très proche de J. R. R. Tolkien, l'auteur du Seigneur des anneaux, aux côtés duquel il enseigna à la faculté de littérature anglaise de l'université d'Oxford ; il faisaient tous deux partie du cercle littéraire des Inklings. En partie grâce à l'influence de Tolkien, Lewis se convertit au christianisme, devenant, selon ses propres termes, « un très ordinaire laïc de l'Église d'Angleterre» ; cette conversion eut de profondes conséquences sur son œuvre. Les chroniques radiophoniques sur le christianisme qu'il donna au cours de la Seconde Guerre mondiale lui assurèrent une grande popularité, confirmée par le succès de ses ouvrages d'apologétique. C. S. Lewis est mort le 22 novembre 1963 à Oxford.
Presque inconnu en France avant la sortie du premier film, Le Monde de Narnia est pourtant un livre à succès depuis bien longtemps dans le reste du monde. Le recueil du livre s'est vendu à plus de 100 millions d'exemplaires dans le monde et traduit en 35 langues.
La réalisation de ce second film s'est faite, contrairement au premier opus en grande partie en décors naturels. Le premier volet des aventures de Narnia comptait 60 à 70% d'images réalisées en studio. Pour ce second volume, les proportions sont inversées, puisque il y a beaucoup plus de prises de vues réelles. Le tournage s'est donc étendu sur sept mois, de la Nouvelle-Zélande à la Slovénie, en passant par la Pologne et la République Tchèque.
Trouver l'interprète pour le Prince Caspian ne fut pas une mince affaire. Andrew Adamson, le réalisateur du film nous en dit plus : "Le casting a été très long. Nous avons cherché en Argentine, en Italie, en France, en Espagne et en Angleterre. C'était un rôle difficile à distribuer parce que je voulais une personne capable de s'intégrer facilement à notre petite famille d'acteurs". Et Ben Barnes (découvert dans Stardust) s'est imposé de lui même lors des entretiens."
De l'aveu de la production et du réalisateur Andrew Adamson, Le Monde de Narnia - Chapitre 2 : Le Prince Caspian a été voulu comme un film sensiblement plus sombre que le premier volet. Une dominance que l'on retrouvera dans le troisième volet des aventures de la famille Pevensie, Le Monde de Narnia - Chapitre 3 : L'Odyssée du Passeur d'Aurore, produit par la 20th Century Fox et sorti en 2010. Toutefois, ce n'est pas Andrew Adamson qui réalisera le film, se contentant d'être à la production, mais Michael Apted.
Retrouvez ci-dessous le design de certaines armes, et quelques illustrations, dans la ligne droite de celle du premier film, et pourtant, avec une petite touche plus sombre, conformément aux nombreuses déclarations des producteurs et autres artisans impliqués dans la conception de ce second volet.

 

 

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15 juin 2008

La Belle et la Bête

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18921410_0230ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, Beauty and the Beast (La Belle et la Bête) reste encore à ce jour un des plus grands chef-d'oeuvre des studios. C'est le second film du deuxième âge d'or débuté avec La Petite Sirène en 1989. Cette période phare sonnait alors comme une renaissance, la nouvelle génération d'artistes des studios étant arrivée à maturation alors que les anciens partaient à la retraite. Le maître mot à l'époque était alors de rester dans la tradition des grands films d'entan tout en ajoutant une touche de modernité qui manquait cruellement aux dernières productions.

Le conte de La Belle et la Bête qui inspira le film fut publié en 1756 par Jeanne Marie Le Prince de Beaumont. Son histoire est inspiré par bon nombre de récits similaires (Cupidon et Psyché, Notre-Dame de Paris, Le Fantôme de l'Opéra), on peut donc la qualifier de très ancienne, Le Prince de Beaumont l'ayant juste remis au goût du jour. Le principal intérêt de l'histoire était de nous faire comprendre que la beauté ne venait pas du corps mais du coeur.
Tout comme La Petite Sirène, La Belle et la Bête est un projet de longue date. Durant les années 30 et 50 des artistes des studios avaient déjà développé un projet qui n'arriva jamais à maturité. Avec la guerre puis des difficultés à développer le second acte de l'histoire, le projet ne put voir le jour, au grand dam de Walt Disney en personne. Il faudra donc attendre 1987 pour que le projet refasse surface sous l'impulsion de Roy E. Disney, alors vice président exécutif, qui comptait bien redorer le blason de l'entreprise familiale. Le retour au conte de fée avait fait le succès de la dernière production, La Petie Sirène, La Belle et la Bête devait enfoncer le clou.

La Belle et la Bête est la première production d'un duo de jeunes réalisateurs : Gary Trousdale et Kirk Wise. Ces deux artistes étaient arrivés chez Disney durant la période sombre des années 70 et 80. Passionné d'animation depuis son plus jeune âge, Gary Trousdale a gravi petit à petit tous les échelons menant aux studios Disney. Après s'être destiné aux études d'architecture, il rencontre un représentant de l'école d'animation CalArts qui le convaint de s'y inscrire. Après trois ans d'étude le futur réalisateur entre dans la société de production Carter/Mendez Productions. Il y sera animateur, dessinateur et créateur de storyboards pour la télévision. Il débutra sa carrière chez Disney en tant qu'assistant sur les effets spéciaux de Taram et le Chaudron Magique. Il passa ensuite au département scénario où il développa l'histoire d'Oliver & Compagnie. Kirke Wise quant à lui, lauréat de concours de dessin dès l'âge de sept ans entre à l'école d'animation CalArts dès la fin de ses études secondaires. Durant sa dernière année à CalArts, il est engagé par Disney comme animateur indépendant. En 1986, il entre définitivement chez Disney, en tant qu'animateur sur Basil, Détective Privé puis comme scénariste sur Oliver & Compagnie. Après la fin de la production de La Belle et la Bête, les deux compères ne se quittèrent plus et réalisèrent encore deux films ensemble : Le Bossu de Notre-Dame et Atlantide, l'Empire Perdu.

Les musiques et les chansons sont composées par Alan Menken pour la musique et le grand et regretté Howard Hasman pour les textes qui produisit également le film. Tout deux avaient été récompensé par deux oscars, celui de la meilleure chanson pour Under the Sea et celui de la meilleure musiques, tout deux récompensant leur travail sur La Petite Sirène. Malheureusement Howard Hashman disparut en mars 1991, six mois seulement avant la sortie de La Belle et la Bête et ne put donc voir son travail mis à l'honneur. Un hommage lui est d'ailleurs rendu au générique : "A notre amis Howard qui donna sa voix à une sirène et son âme à une Bête..."

Après moult difficultés et remaniements (le second acte posant toujours autant problème), La Belle et la Bête fut terminé à la fin de l'année  1991. Une première projection eut lieu quelques mois plus tôt à un festival de films à New York. Le film n'était pas totalement fini, de nombreux plans n'étaient soit pas encore animés soit pas mis en couleurs. Le public new yorkais était connu pour être un public difficile, cassant constamment du sucre sur le dos de Disney qu'il trouvait trop populaire. Quelle surprise alors des les voir sortir de la projection complètement emballés, les yeux pétillants, un vrai grand succès pour la production ! La sortie officielle du film (le 13 novembre 1991) confirma la tendance, La Belle et la Bête est un énorme triomphe! Il rapporta plus de 403 millions de dollars à Disney, ce qui fut à l'époque le film d'animation le plus rentable de toute l'histoire du cinéma. Mais ce n'est pas tout, La Belle et la Bête fut également le premier film d'animation à être nominé pour l'Oscars® du meilleur film, une véritable consécration pour toute l'équipe du film et pour le studio !

Le film ressorti au format IMAX le 1er janvier 2002 avec un succès non négligeable, avant de sortir pour la première fois en dvd en octobre de la même année. Cette édition reste à ce jour l'une des plus belles et des plus complètes jamais sortie, La Belle et la Bête méritait bien cela !

 

 

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Pour terminer voici un test d'animation du personnage de la Bête réalisé par Glen Keane :

1 juin 2008

Cars - Quatre Roues

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Cars_AICN_02Cars - Quatre Roues est le septième film d'animation des studios Pixar et la quatrième réalisation d'un de ses employés les plus prestigieux, Monsieur John Lasseter. Après avoir terminé ses études à Cal Arts, John débuta sa brillante carrière chez Disney au début des années 80 en tant qu'animateur sur Rox et Rouky et Le Noël de Mickey. En 1982 il fut subjugué par la réalisation de Tron où l'on pouvait voir pour la première fois des effets spéciaux en 3D. Après avoir été licensié de Disney suite à des soucis de compréhension avec la direction (les dirigeants du studio ne savait que faire de ce jeuen homme à l'imagination débordante), John rejoignit en 1984 Lucasfilm qui venait de créer un tout nouveau département entièrement consacré à l'animation 3D et qui se nommera bientôt Pixar. Disney, toujours à la pointe en terme d'innovation et qui était déjà à l'origine du premier film à effets spéciaux 3D sentit le filon venir et décida donc au début des années 90 de signer un partenariat avec Pixar. Et pas n'importe quel partenariat puisque Pixar allait bientôt sortir le tout premier long métrage d'animation entièrement réalisé en 3D, Toy Story.

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Mais revenons en à Cars - Quatre Roues. Onze années ont passés depuis Toy Story et Pixar, malgré une concurrence accrue est encore et toujours le roi de l'animation 3D. Après 1001 Pattes (a bug's life) et Toy Story 2, John Lasseter décide en 2000 de prendre de longues vacances. En effet après des années à travailler d'arrache-pied aux studios, sa femme lui fit remarquer que s'il continuait comme ça il ne verrait même pas ses enfants grandir. Conscient que la temps passe à une vitesse folle John décide de tout plaquer et de partir faire le tour des États-Unis par les petites routes avec tout sa petite famille en camping car. C'est pendant ce voyage que germa l'idée de Cars - Quatre Roues, et tout particulièrement en passant sur la route 66, la route la plus mythique des États-Unis. Il faut savoir que, en plus d'être un passionné d'animation, John Lasseter est également un férus d'automobile depuis sa plus tendre enfance. Son père était d'ailleurs employé dans un garage Chevrolet. Il lui parut donc évident qu'il fallait consacrer un long métrage à ses véhicules favoris!
Cars - Quatre Roues, en plus d'être un hommage au monde de l'automobile est également un véritable voyage sur les routes américaines à la découverte des villes laissées à l'abandon sur les bords de la route 66 après l'arrivée des autoroutes. Juste avant le début de la production une partie de l'équipe partie en "road trip" le long de cet axe mythique
(dont le regretté Joe Ranft à qui le film sera dédié) afin d'en capter l'ambiance si particulière qui y règne mais aussi et surtout pour y rencontrer ses habitants dont bon nombre de personnages du film seront inspirés. Ce n'est pas la première fois que des automobiles tiennent le rôle principal dans une production animée Disney, en 1952 déjà, Susie, the Little Blue Coupé racontait les péripéties d'une voiture, John Lasseter n'a d'ailleurs jamais caché que son film s'en était largement inspiré.

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Cars - Quatre Roues reste donc un film d'animation très américain de par son sujet, ce qui pourrait expliquer en partie son succès modéré de par le monde (excepté aux Etats-Unis). Le film mérite tout de même une attention particulière ne serait-ce que pour sa beauté graphique et technique prouvant encore une fois que Pixar reste les numéro un de l'animation 3D.



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