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The Art of Disney
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critique
28 novembre 2010

Critique Ratatouille

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Affiche_am_ricaine_02(critique rédigée en juillet 2007) Nous y voilà, je l'ai enfin vu! Inutile de faire un résumé du film, la majorité des personnes parcourant ces lignes étant comme moi plutôt au courant sur le sujet! Rentrons donc tout de suite dans le vif du sujet. Alors qu'en est-t'il de ce Ratatouille, le dernier né des studios d'animation Pixar? Le niveau a t'il été revu à la hausse après le moyen Cars - Quatre Roues, sorti l'année dernière? Le film est-il à la hauteur de nos espérances? Le rat des cuisines a-t'il réussi à nous en mettre plein la vue et les papilles? C'est ce que nous allons voir tout de suite!

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Assurément oui!!! Les mots me manquent pour définir l'admiration que j'ai pour les concepteurs de ce film! Je les remercie à genoux de faire monter aussi haut l'art de l'animation, de prouver au monde entier que l'on peut faire autre chose que des films en images de synthèse avec des pinguins qui chantent ou des monstres verts qui pètent et rotent. Ici on joue dans la cour des grands, les grands maîtres de chez Pixar, la référence, la crème de la crème de l'animation 3D. Comme la cuisine du film, Ratatouille est un met délicat, qui se déguste bouchée par bouchée, le genre de film dont on ne peut se lasser même après des dizaines de diffusion (j'irai d'ailleurs certainement le revoir dès sa sortie le 1er août!). Oubliez les voitures sympatoches mais parfois gnan gnan de Cars - Quatre Roues et faites place à Rémy, le rat de goût! Que dire de ce "petit chef", il est trop trop mignon! Ses mimiques sont craquantes, il est là avec ses grands yeux à se frotter ses petites pattes, j'adore! Ses acolytes rongeurs sont tout aussi réussis, son frère Emile est tout rond tout mignon malgré ses habitudes alimentaires plutôt répugnantes, son père, vieillard grincheux et borné et toute le reste de la famille sont également très sympathiques. Linguini le commis est quant à lui très attachant comme personnage, maladroit mais passionné, sensible et drôle il n'est pas le héros classique (Pixar nous y a habitué : Tilt dans 1001 Pattes (a bug's life) ou Marlin dans Le Monde de Nemo). Colette (doublée par la charmante chanteuse Camille qui signe également un morceau de la BO) est une femme déterminé, forte (il faut l'être quand on est la seule femme de l'équipe) mais également très douce quand elle le veut et tout aussi attachante que Linguini. Skinner, le méchant du film est génial, petit grincheux, ses expressions sont hilarantes, on se délecte de le voir essayer de dévoiler le secret de Linguini sans jamais y arriver. Enfin Ego le critique gastronomique (autre "méchant" du film) est tout bonnement parfait, ses proportions très allongées et ses couleurs pâles et sombres pourraient nous faire penser qu''il sort d'un film de Tim Burton! Sa gestuelle est superbe, à travers elle on ressent tout le cynisme et le mépris de ce personnage, superbe!

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L'histoire en elle-même sort évidemment de l'ordinaire, c'est un film Pixar, ne l'oublions pas. Nous suivons durant tout le film le parcours gastronomique et initiatique de Rémy, sa rencontre avec le monde des humains et de la grande cuisine. Ce sera pour lui une véritable révélation qui changera sa vie à jamais, et celle des autres également (je vous laisse découvrir tout ça dans le film ^^). Tout le monde le sait, ce qui fait le succès d'un film d'animation (et d'un film tout court aussi d'ailleurs) ce n'est pas sa qualité technique mais bien son scénario. Ici pas d'inquiétude à se faire, avec Brad Bird (réalisateur de Les Indestructibles et du Géant de Fer) aux commandes on ne pouvait s'attendre qu'à du caviar. Le début du film est assez surprenant, ça ne commence pas comme on pourrait s'en douter, et il en va de même pendant toute la durée du film. A chaque fois que l'on pensait que tout allait bien, que tout se déroulait comme dans toute histoire classique, un élément perturbateur fait son apparition et refait tomber les personnages dans la dure réalité de la vie (Rémy et sont statut de rat répugnant, Linguini et sa tendance à s'emporter trop vite). Pixar bouscule donc certaines habitudes scénaristiques et ne tombe jamais dans les clichés ou le déjà-vu. D'ailleurs la morale de l'histoire se fait beaucoup plus discrète que dans Cars - Quatre Roues et passe au finale très bien (ne pas se fier aux apparences, croire en soi et à ses rêves). On suit donc les aventures de Rémy avec grand intérêt, sans jamais s'ennuyer tant l'action et les rebondissements sont nombreux.

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Techniquement Pixar démontre une nouvelle fois sa maîtrise parfaite de l'outil 3D. Quand j'ai dit que le studio était la référence en matière de film d'animation 3D je ne parlais pas que des histoires mais aussi de la qualité technique! Avec Ratatouille, Pixar  repousse une nouvelle fois les frontières de l'animation assistée par ordinateur et nous offre tout bonnement le plus beau film en images de synthèse jamais sorti. Comme dans chacun des films de la firme, l'équipe technique de Ratatouille   s'est ici concentré sur un rendu en particulier, celui de la nourriture! Celle-ci est bluffante de réalisme, on en mangerait presque! Que ce soit le pain, le fromage, les différents plats et soupe, tout paraît succulent. Les différents éclairages et ambiances sont également splendides, Paris est ici représentée non pas de manière réaliste mais utopique et devient donc encore plus belle! Ceci me permet d'ailleurs d'énoncer mon seul regret du film : celui de na pas voir un peu plus notre capitale! Car en dehors du restaurant, des quais de Seine et de quelques rues on ne voit quasiment rien de la cité, dommage... Mais c'est tout à fait pardonnable quand on voit le souci du détail et la beauté de tout les décors du film, mon préféré restant celui de la cuisine du restaurant, tout bonnement parfait, avec ses centaines d'ustensiles cuivrées brillants de milles feux et ses fourneaux noires et dorées, c'est vraiment la classe! Enfin l'ambiance générale qui se dégage du film est somme toute assez française, même si on tombe parfois dans les clichés (le béret, les sempiternelles deux chevaux et DS qui sont pratiquement les seules voitures que l'on croise, le mime, etc...), heureusement ils ne nous ont pas fait le coup de l'accordéon! Mais ne faisons pas la fine bouche les spectateurs des autres pays n'y verront que du feu! Au final on s'émerveille devant tant de beauté, car oui, tout est beau dans Ratatouille, du trognon de pomme au fond d'une poubelle aux couverts en argent du restaurant de Gusteau, rien est à jeter! Pour finir le graphisme des humains est encore plus réussi que dans Les Indestructibles! Tous ont des proportions très différentes, changeant selon leur caractère mais au final chacun fonctionne très bien une fois avec les autres. Le style de ces humains (celui qu'a adopté Pixar depuis Les Indestructibles ) a d'ailleurs été repris dans de nombreux films de concurrents, certainement en manque d'inspiration...

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La musique, composée par Micheal Giacchino   est aussi une belle réussite! Etant fan de ce compositeur depuis belle lurette (depuis sa participation à la BO du jeu vidéo Medal of Honor, de la série TV Lost ou bien encore de Les Indestructibles), c'est donc sans surprise que je suis tombé sous le charme de la musique de Ratatouille! On y retrouve tout le style et le talent du compositeur, sa manière de mettre en valeur certains instruments, partant souvent dans des envolées de cuivres fort appréciables. La guitare fait ici son apparition donnant à certain morceaux une sonorité plus hispanique que française! Mais qu'importe, la musique est très belle dans l'ensemble! Le style est parfois assez proche de la BO de Les Indestructibles , avec ce côté très 60's, jazzy. Les thèmes sont quant à eux de toute beauté, celui de Rémy restant mon favoris avec ses violons dansants et ses touches de flûtes traversières lui donnant cet aspect à la fois léger, harmonieux et dynamique. En plus des musiques de Micheal Giacchino on retrouve la chanteuse Camille, petite bout de femme bien de chez nous qui composa un morceau tout spécialement pour le film, Le Festin. Quel bonheur donc de retrouver cette artiste talentueuse dans la BO d'un studio tout aussi talentueux! Ce choix est tout à fait en rapport avec le film et la politique du studio : faire parler le talent plus que l'argent. J'aurai en effet été fort déçu si Pixar avait choisi à la place de Camille, M Pokora, Yannick Noah ou bien encore Diams pour représenter la chanson française!

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Ratatouille est donc bien à la hauteur de la réputation du studio, beau, grand, puissant, drôle, fin, merveilleux, parfait, etc... Un nouveau chef-d'oeuvre signé Brad Bird! Avec ce film Pixar innove encore et toujours, se réinventant comme à chaque nouveau film. Les autres studios ne peuvent que s'incliner (que dis-je, se prosterner!) devant un tel film, tant la différence de qualité est énorme entre eux (en effet comment comparer Shrek 3 à Ratatouille)! Il me tarde déjà de le revoir!

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12 novembre 2010

Critique Raiponce

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Affiche_am_ricaine_02(critique rédigée en novembre 2010) Après plus de dix ans d'attente (le projet est naît en 2000), Raiponce, la dernière production des Walt Disney Animation Studios sortira en salle le 17 novembre prochain en exclusivité mondiale au Grand Rex à Paris, puis le 1er décembre dans toute la France. Après seulement deux ans de production (alors que cela prend en général quatre ans), Raiponce est prête à se dévoiler au public ! Le cinquantième film d'animation des Walt Disney Animation Studios est-il à la hauteur des nos espérances ? Sonnera-til le grand retour de Disney dans le monde de l'animation ? C'est que nous allons voir tout de suite !

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Décidément Byron Howard commence à être un habitué des productions éclair ! Après avoir réalisé Volt, Star Malgré Lui sorti l'année dernière en un temps record, le jeune réalisateur revient déjà sur le devant de la scène avec Raiponce. Cette fois-ci accompagné du non moins talentueux Nathan Greno, les deux artistes sont, avec Raiponce au sommet de leur Art ! Autre spécialité de Byron, la reprise de projet. Et on peut dire qu'il n'a pas froid aux yeux car il faut du courage pour remplacer de grand artistes tels que Chris Sanders (premier réalisateur de Volt, Star Malgré Lui) ou bien Glen Keane (premier réalisateur de Raiponce)! Les remplacer c'est bien, mais encore faut-il le faire de la bonne manière... Et c'est bien le cas de Byron Howard (et de Nathan Greno) qui, du haut de leur trentaine d'années apportent un vent de fraîcheur que les studios Disney attendaient depuis (trop) longtemps ! En effet, en regardant Raiponce on retrouve cette créativité, cet entrain qui manquaient aux productions Disney depuis Tarzan. Bien évidemment cette réussite on la doit aussi à Glen Keane, qui a malheureusement dut se retirer de la réalisation pour raisons de santé, mais est tout de même resté directeur de l'animation, et en particulier du personnage de Raiponce qu'il a suivi de très près durant tout le projet. L'artiste a ainsi sut transmettre aux animateurs 3-D tout son talent et sa passion pour faire de Raiponce le plus beau film d'animation 3-D des studios Disney à ce jour !

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Raiponce nous transporte dans l'univers des contes de fée, genre mis de côté par Disney durant de longues années. En effet le dernier "fairy tale" des studios remonte à 1992 (La Belle et la Bête). Ce genre littéraire a toujours été de bonne augure pour les studios qui ont forgé leur réputation sur de célèbres contes tels que Blanche Neige et les Sept Nains, Cendrillon ou La Belle au Bois Dormant. Ce retour à la tradition du conte de fée ne fait pas pour autant de Raiponce un film traditionnel, bien au contraire! Les scénaristes ont réussi à rendre le dernier né des studios complètement unique, en remodelant à leur manière le conte des frères Grimm. Ainsi, Raiponce n'est ici nullement enfermée dans sa tour durant tout le récit, c'est une femme moderne qui prend son avenir en main en s'échappant de sa prison dorée. Elle sera aidé par Flynn Rider, le voleur au grand cœur, qui remplace par la même occasion le classique prince charmant du conte de fée. Et c'est ainsi durant tout le film, Disney nous surprend à chaque scène, à chaque plan! A aucun moment on se retrouve devant une scène mièvre, aux personnages dégoulinant de bons sentiments. Non, Raiponce n'est pas une jeune fille modèle; rêveuse, elle sait qu'elle décevra Mère Gothel en s'échappant de sa tour, mais le fait tout de même. Il y a d'ailleurs une scène hilarante illustrant parfaitement les pensées de la jeune fille lors de son départ, un grand moment d'animation! La méchante du film est de la même manière très moderne, obsédée par sa beauté, elle désire garder Raiponce juste pour elle afin de sauvegarder sa jeunesse éternellement. Du côté des acolytes animaliers nous sommes également bien gâtés! Pascal, le fidèle caméléon de Raiponce est hilarant, tout comme Maximus, le cheval policier qui n'est pas sans rappeler Buck, le cheval de La Ferme se Rebelle, le côté stupide en moins. Ces deux personnages sont d'ailleurs dénués de parole, remplacée par un jeu de pantomime tout simplement génial !

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Techniquement le film est irréprochable. Jamais nous n'avions vu des humains aussi bien animés ! Grâce au talent de Glen Keane, on retrouve un style d'animation très proche de l'animation 2-D, pour notre plus grand bonheur! Et oui, même les standards de Pixar ont été dépassés à ce niveau là ! On y retrouve d'ailleurs de jolies références aux anciens films de l'artiste, comme la sympathique glissade de Flynn dans la scène du barrage, qui n'est pas sans rappeler les déambulations de Tarzan dans le film du même nom. Raiponce est quant à elle une sorte d'Ariel en 3-D, tout en étant complètement originale. Nul doute qu'elle fera craquer plus d'un spectateur masculin! Le grand défi de l'équipe technique était de rendre sa chevelure à la fois réaliste et féerique, autant dire que c'est une grande réussite! Jamais des cheveux numériques n'avaient été aussi bien réalisés! L'animation de Maximus est quant à elle tout aussi réussie, proche des cartoons de l'âge d'or des années 40-50. La 3-D se fait ainsi presque oublier, ce qui est assez rare pour le souligner. D'un point de vu graphique, Raiponce est tout simplement sublime! Tout comme pour l'animation, on y retrouve le style des anciens classiques maison, remis au goût du jour grâce aux technologies modernes. Les décors sont de leur côté largement inspirés de Fantasyland, le land féerique des parcs Disney. Le village du royaume en est la parfaite retranscription animée. Ce n'est donc pas très original mais tellement bien réalisé que c'est un émerveillement pour nos petites mirettes. Le château, pièce centrale typique des contes de fée est quant à lui plutôt original, inspiré de l'art architectural danois, fait de lignes courbes et de toits bombés, du bel ouvrage! On regrettera seulement de ne pas avoir pu admirer le rendu 2-D/3-D sur lequel avait travaillé Glen Keane durant de longues années. Le budget du film n'étant pas mirobolant, cette technique est passée à la trappe...

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En parlant de tradition, que serait un Classique Disney sans les chansons et musiques d'Alan Menken ! Le compositeur est ainsi de retour chez Disney après plusieurs années d'absence (sa dernière participation à une bande originale Disney remonte à 2007 avec Il Était une Fois). Compositeur des musiques de La Petite Sirène, La Belle et la Bête ou bien encore Pocahontas, Alan Menken, revient avec un style musical moins classique qu'auparavant, plus proche de la pop moderne que de la comédie musicale de Broadway. Ainsi, bon nombre des chansons du film sont accompagnés de guitares sèche et de percussions typiques de la musique moderne. Néanmoins on y retrouve aussi la patte du compositeur, revenu en grande forme et qui signe une bande originale digne de ses meilleures compositions! On retrouve ainsi cinq chansons originales dont certaine deviendront certainement des classiques, tels que N'écoute que Moi, la chanson de Mère Gothel ou bien encore la superbe ballade Je Veux y Croire, chantée lors d'une scène tout simplement merveilleuse. Nul doute que vous ressortirez de la salle avec l'une de ces chansons en tête! Du côté des musiques, on reste dans le classique, ces dernières ne m'ont pas particulièrement marqué. Cependant elles accompagnent bien l'action sans jamais se faire trop présentes.
Enfin, quelques mots sur la version française du film qui, une fois n'est pas coutume chez Disney, est de grande qualité. Maéva Méline est parfaite en Raiponce, montrant à la fois un côté fragile mais aussi excentrique vraiment intéressant. Romain Duris fait des merveilles en incarnant Flynn d'une voix grave assez inattendue ! L'acteur est par contre remplacé par Emmanuel Dahl pour les parties chantés, voix plus classique mais efficace dans son domaine. Pour finir, Isabelle Adjani incarne Mère Gothel d'une bien belle manière, jouant de sa voix tantôt rauque, tantôt guillerette. Un bien beau casting ma foi !

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Raiponce est un film tenant toute ses promesses. À la fois classique et moderne, drôle et émouvant, beau et merveilleux, un classique instantané ! Dommage de voir que la campagne marketing du film a complètement mis de côté toute la partie émouvante du film pour ne se concentrer que sur l'action et le comique. Mais croyez moi, Raiponce c'est bien plus que cela ! Encore bravo à Byron Howard, Nathan Greno ou bien encore Glen Keane qui ont fait de ce conte poussiéreux un film intemporel qui fera date dans l'histoire des studios !

 

Raiponce est sorti le 1er décembre 2010 au cinéma en Disney Digital 3-D dans les salles équipées.

26 septembre 2010

Critique Waking Sleeping Beauty

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waking_sleeping_beauty_movie_poster_02Mardi dernier se déroulait à Paris une avant-première un peu spéciale uniquement réservée aux fans du studio au château enchanté. Dans le cadre d'un jeu concours, les sites Chronique Disney et disneypixar.fr faisaient gagner à leurs lecteurs des places pour découvrir Waking Sleeping Beauty, le documentaire de Don Hahn sur les coulisses des Walt Disney Animation Studios de 1984 à 1994. Votre serviteur a par la même occasion été invité à participer à cette projection. Ce n'est pas la première fois que ce genre de projection privée est organisé, souvenez-vous l'année dernière au mois de décembre la projection de La Princesse et la Grenouille organisée par Chronique Disney à laquelle j'avais également été convié. Je vous propose aujourd'hui de découvrir ma critique de ce documentaire passionnant sur l'envers du décor des studios Disney durant une décennie pleine de rebondissements.

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Qui mieux que Don Hahn, producteur de la plupart des grands succès du studio dans les années 90 pour nous raconter cette période faste! Don Hahn est né en 1955 à Chicago. Il débute sa carrière dans le monde de l'animation à la fin des années 70 en tant qu'assistant réalisateur de Wolfgang Reitherman sur Rox et Rouky. Il travailla aussi en étroite collaboration avec Don Bluth sur Peter et Elliott le Dragon et ira même jusqu'à venir travailler dans le garage de Bluth sur Banjo, la première réalisation non Disney de l'artiste qui était sur le point de quitter les studios. Par la suite il devient directeur de production sur Taram et le Chaudron Magique et Basil, Détective Privé avant de passer producteur associé sur Qui Veut la Peau de Roger Rabbit. En 1989, Don Hahn tient pour la première fois le rôle de producteur sur le court métrage de Roger Rabbit, Bobo Bidon, avant de se voir confier la production de La Belle et la Bête. Ce film lui permit de devenir le premier producteur d'Hollywood a être nominé aux Oscars dans la catégorie meilleur film pour un film d'animation. Après ce succès phénoménal, Don Hahn enchaîne la production de deux grands films, Le Roi Lion et Le Bossu de Notre Dame, avant de passer producteur exécutif sur Kuzco, l'Empereur Mégalo. En 2000 il prend pour la première fois la casquette de réalisateur en dirigeant Steve Martin, James Earl Jones et Itzhak Perlman pour les séquences d'accueil de Fantasia 2000. Après des années au sommet, Don Hahn connaît son premier échec en tant que producteur en 2001 avec Atlantide, l'Empire Perdu. En 2003 il produit Haunted Mansion, son premier film live puis Lorenzo, court métrage d'animation nominé aux Oscars 2004. En 2006, durant la période de fusion entre Pixar et les Walt Disney Animation Studios, Don Hahn devient chef intérimaire du département animation, avant de céder sa place à John Lasseter. La même année Hahn reçoit sa deuxième nomination aux Oscars dans la catégorie meilleur court métrage d'animation pour La Petite Fille aux Allumette, projet sur lequel il était une nouvel fois producteur. On le retrouve ensuite sur le documentaire Disneynature Un Jour sur Terre où il tient le rôle de producteur exécutif, poste qu'il conservera sur Océans sorti en 2010. Après avoir réalisé Waking Sleeping Beauty Don Hahn travail sur la production de Frankenweenie, le nouveau film d'animation en stop motion de Tim Burton sorti 2012.

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Waking Sleeping Beauty est un excellent documentaire pour deux raisons : la langue de bois y est banni (chose rare chez Disney) et son auteur était le mieux placé pour raconter cette folle aventure. En effet, étant "au cœur de l'action" son point de vue était d'autant plus intéressant. Le documentaire commence sur l'arrivée de la nouvelle génération d'animateurs aux studios à la fin des années 70. On y découvre les talents de demain à leurs débuts (Tim Burton, John Lasseter, Joe Ranft, John Musker et Ron Clements, etc.). Le documentaire regorge d'images d'archives encore jamais diffusé, un pur bonheur! Don Hahn a d'ailleurs eu la bonne idée de ne pas montrer à chaque fois la tête des différentes personnes interviewées, histoire de laisser le champ libre pour dévoiler toute ces images inédites. Comme dit plus haut, Waking Sleeping Beauty retrace dix années de la vie des Walt Disney Animation Studios et en parallèle met en lumière les rivalités profondes qui existaient entre les trois ténors du studio à l'époque : Roy E. Disney, Michael Eisner et Jeffrey Kaztenberg. Le premier, fils de Roy Disney, (le frère de Walt) était un véritable passionné d'animation. Michael Eisner était quant à lui un leader créatif et efficace. Quant à Jeffrey Katzenberg, c'était un lion agressif, près à mettre un grand coup de pied dans la fourmilière de l'animation Disney. Ces trois leaders charismatiques au style bien distinct se sont ainsi affronté durant près de dix ans afin de mettre en avant leur vision de l'animation Disney contemporaine. Tout commence en 1984, lorsque Roy E. Disney démissionne de son poste au sein du directoire des studios. Il affiche de ce fait son ras le bol à la direction de l'époque et son envie de revenir aux vraies valeurs chères à son oncle disparu. Il est vrai que depuis de nombreuses années déjà, le studio n'est plus que l'ombre de lui-même, devenu has been aux yeux de la nouvelle génération. C'est ainsi que quelques mois plus tard, Ron Miller, directeur des studios et gendre de Walt Disney se voit remplacé par Michael Eisner, fraîchement débauché du studio Paramount. Ce dernier amène un vent de fraîcheur aux studios et sera le premier à lui donner un coup de fouet.  Son premier objectif est de redynamiser la branche film live de la compagnie. Le Label Touchstone est ainsi crée, permettant au studio de produire des films plus matures, sans arborer le logo Disney. Le premier film à sortir sous ce nouveau label sera Splash, énorme succès de l'année 1984 et première belle réussite pour Eisner.

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A ses côtés se trouvait Frank Wells, dirigeant plus classique mais extrêmement efficace. Si Eisner avait été Walt Disney, Wells aurait été Roy Disney. En effet Eisner était la partie créative de la direction, la vitrine des studios, alors que Wells s'occupait de remonter financièrement la compagnie et travaillait plus dans l'ombre. Il faut dire aussi qu'Eisner avait un ego plutôt surdimensionné, ce qui laissait peu de place à son acolyte. Néanmoins Frank Wells  était le catalyseur de la compagnie, il empêchait en outre aux trois pontes du studio de s'affronter perpétuellement. Sa disparition tragique en 1994 montrera d'ailleurs bien que sans lui, tout était chamboulé.
Autre nouvel arrivant au sein de la compagnie, Jeffrey Katzenberg se voit confier la direction du studio d'animation. Malgré ses lacunes dans le domaine (il venait de Paramount, tout comme Eisner), Katzenberg saura pousser les artistes dans leur derniers retranchements et permettre au studio de renouer avec le succès. Pour autant il était loin d'être populaire au sein du studio. Très énergique et réactif, Katzenberg modifiera totalement le système d'organisation du studio d'animation afin de lui redonner souplesse et dynamisme. Ce fut un choc pour les artistes qui étaient habitué à recevoir des ordres de vieux messieurs en gilet (les vétérans du studio) et qui se retrouvaient désormais à devoir se justifier devant cet homme très agressif qui parlait fort et n'hésitait pas à dire ce qu'il pensait. Autre gros problème pour les animateurs, ils se virent confisqué leurs locaux historiques construits par Walt Disney et transféré à Glendale dans des bâtiments en pré fabriqué. Mais ce fut un mal pour un bien. Loin de la nouvelle direction resté à Burbank, les artistes se sentirent libérés et étaient prêt à montrer qu'ils méritaient leur place au sein de la compagnie. C'est donc dans ces bâtiments plus que sommaires que furent réalisé les chef d'œuvres qui redoreront le blason du studio : La Petite Sirène, La Belle et la Bête, Aladdin et Le Roi Lion. En 1994, après la mort de Frank Wells dans un tragique accident d'hélicoptère, la rivalité entre
Roy E. Disney, Michael Eisner et Jeffrey Katzenberg était au plus haut. Ce dernier se mettait de plus en plus sur le devant de la scène, apparaissant dans de multiples émissions TV pour faire la promotion des productions maison. Mais ce fut assez pour la direction de la compagnie qui décida de l'évincer, malgré tout ce qu'il avait fait pour le studio d'animation durant ces dix dernières années. Ce fut certainement un des plus grosses erreurs de la direction qui, sans le savoir, aidera à la création de son futur concurrent Dreamworks Animation dont Jeffrey Katzenberg sera le PDG...

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Riche en infos et images inédites, Waking Sleeping Beauty est un documentaire que tout fan de Disney ou même de cinéma se doit de voir, pour mieux comprendre ce qui fit d'un studio vieillissant au début des années 80 une véritable usine à chef-d'œuvre (qui a dit à argent?) dix ans plus tard. Le film sortira sur nos écrans le 6 octobre prochain, sur Paris et quelques villes de province dont les noms ne sont pas encore connus. Alors n'hésitez pas à vous renseigner auprès de vos cinémas, ce serait dommage de manquer un tel film!

 

27 juin 2010

Critique Toy Story 3

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ts3_02(critique rédigée en juin 2010) On ne change pas les bonnes habitudes, alors que nous ne sommes plus qu'à quelques semaines de la sortie française de Toy Story 3 prévue pour le 14 juillet prochain, je vous propose aujourd'hui de découvrir ma critique du film en avant-première ! Vous vous doutez bien que j'ai été sans trop de surprise émerveillé par ce troisième volet qui clôt d'une bien belle manière la saga, la boucle est bouclée ! Le film, sorti vendredi dernier aux États-Unis explose le box office avec pas moins de 109 millions de dollars de recettes pour son premier week-end d'exploitation, souhaitons lui la même réussite chez nous !

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Toy Story 3 se démarque des deux précédents volets par la grande place que prend l'émotion tout au long du récit. Alors que Toy Story et Toy Story 2 étaient majoritairement construits autour de scènes comiques, ici on tente de nous faire pleurer plusieurs fois dans le film. Bon ça n'a pas marché sur moi, seule une ou deux scènes m'ont donné quelques frissons d'émotion mais sans plus. J'ai trouvé pour comparaison l'introduction de Là-Haut bien plus émouvante.
Par contre je trouve que le thème du temps qui passe a été extrêmement bien développé par les scénaristes du film ! Que ce soit le départ d'Andy de la maison, le chien devenu trop vieux pour courir ou encore la nostalgie présente tout au long du film, tout est très bien maîtrisé. De plus on peut y voir une similitude avec la nostalgie qu'auront les spectateurs à revoir leurs jouets préférés sur grand écran pour une dernière aventure, j'ai été très sensible à ce parallèle.
La mise en scène du film est quant à elle tout simplement parfaite! On sent que la saga n'a pas été mise dans les mains d'un amateur, Lee Unkrich a fait un excellent travail de côté là. Je pense qu'à ce niveau là je mettrais Toy Story 3 juste derrière Ratatouille.

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Outre l'humour moins présent dans ce troisième opus et qui surprendra plus d'un spectateur, il y a aussi le bond technologique depuis le second film qui choque au premier abord. La modélisation des anciens personnages jouets n'a pas évolué d'un poil mais les effets de lumières, de matière ou bien encore les décors sont tout simplement fabuleux ! Je pense notamment à la garderie qui regorge de détails et est baignée dans de somptueuses couleurs et lumières chaleureuses. La maison de Bonnie est également somptueuse, respirant les joies de l'enfance, on en prend vraiment plein les mirettes ! Et que dire des humains qui ne ressemblent à aucun autre aperçus dans une production des studios. En effet il était difficile de passer du style relativement réaliste des humains des deux premiers film au graphisme caricaturé des humains des dernières productions du studio. Il a donc été décidé de simplement faire évoluer le style des Toy Story précédent. Le résultat est magnifique, en particulier pour les personnages inédits comme Bonnie ou même l'homme de ménage de Sunnyside.
Toy Story 3 a également profité de la technologie Disney Digital 3-D. Comme pour Là-haut, le relief n'a pas été utilisé à outrance, tout juste permet-il de mieux nous immerger dans le film. Et ce n'est pas plus mal car contrairement à la concurrence cette technologie sait se faire oublier la plupart du temps, tout en intensifiant l'action lors de scènes plus mouvementées.

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Les nouveaux jouets sont un des gros points fort du film mais également comme je le craignais un de ses points faibles. Je m'explique : selon moi une histoire, pour être comprise et apprécié dans son ensemble ne doit pas contenir trop de personnages. Les nouveaux jouets sont excellents pour la plupart, mais présents en trop grand nombre, on a pas le temps de les apprécier à leur juste valeur. J'aurai préféré qu'il y ai moins de nouveaux jouets pour permettre au scénaristes d'approfondir la personnalité de chacun d'entre eux. Prenons par comparaison Toy Story 2 qui n'introduisait que cinq nouveaux personnages, ce qui était amplement suffisant. Autre faiblesse du film, ses musiques... Non décidément Randy Newmann devrait prendre sa retraite ! Je n'ai pas retrouvé le côté jazzy des deux premiers films et pire encore, certaines scènes prennent des allures de cartoons avec des orchestrations simplistes (je n'y connais pas grand chose en orchestrations mais c'est ce que j'ai ressenti). Pas non plus de chanson marquante à la "Je suis ton Ami". C'est la première fois que je ne ressens pas le besoin d'écouter la bande originale d'une production Disney en dehors du film, c'est dire! La seule pointe d'originalité au niveau musical est la reprise de la chanson sus nommée par les Gipsy King (surtout restez pendant le générique pour la découvrir dans son entier)

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Mais ces défauts sont somme toute anecdotiques face au reste du film qui est extraordinaire. Lee Unkrich a réussi haut la main le défi que représente une première réalisation en solo, on retrouve avec énormément de plaisir nos bon vieux jouets pour les accompagner une dernière fois dans leur ultime aventure. Même si le second volet restera mon préféré de la saga (comment faire mieux?), Toy Story 3 s'en sort avec les honneurs et mérite amplement sa place parmi les meilleurs films des studios Pixar!

 

Toy Story 3 est sorti le 14 juillet 2010 au cinéma en Disney Digital 3-D dans les salles équipées.

21 décembre 2009

Projection privée de La Princesse et la Grenouille

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Le 21 décembre 2009 se déroula à Paris la projection privée de La Princesse et la Grenouille organisée par nos confrères du site Chronique Disney. Votre serviteur y était avec plusieurs autres webmasters français de sites Disney (Zuzu, Timon Timauvais, Titash, Dash, Professor Ratigan et Crystal pour Chronique Disney, la plupart des modérateurs du forum Disney Central Plaza, Paul pour disneypixar.fr, Professor Ratigan pour Quand les films de Walt Disney s'affichent, et les représentants des forums Disney Gazette et Disneyland Forum Club). Nous étions accompagné d'une trentaine d'invités dont les gagnants du concours organisé par Chronique Disney et relégué sur The Art of Disney. Voici mon compte-rendu de cette soirée exceptionnelle, ainsi que ma critique du film!

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   21 Avenue François 1er, Paris VIIIe - La salle dans les sous-sols d'Universal - Julien, attaché de presse chez Disney

Tout commence vendredi vers 14h30, nous partons de Lille avec un ami du forum Disney Central Plaza pour rejoindre Paris à deux heures de route. On est un peu en avance, le rdv est à 19h devant les bureaux d'Universal, dans le 8ème arrondissement, nous arriverons finalement sur les coups de 17h! Petit passage sur les Champs-Elysées où nous rejoignons un groupe d'amis au Virgin Megastore puis direction le siège d'Universal où nous attendaient les gagnants du concours organisé par Zuzu Disney. Après quelques présentations, Julien, attaché de presse chez Disney nous guide vers la salle de projection se situant dans le sous-sol du bâtiment. La pièce n'est pas très grande, disposant d'une cinquantaine de places assises, mais elle est équipé d'un projecteur numérique et les sièges son très confortables. Première surprise, sur chaque siège nous attendais un joli sac paré du logo du film Le Drôle de Noël de Scrooge. A l'intérieur quelques goodies et autres cadeaux gracieusement offerts par Disney France : le dossier de Presse de La Princesse et la Grenouille, un carnet aux couleurs du film, le calendrier officiel des sorties cinéma du studio en 2010, le DVD du film Les Copains fêtent Noël et enfin une clé USB MP3 Disney Interactive Studios contenant quelques images et bandes annonces des derniers jeux sortis. Après quelques mots de Julien nous remerciant du travail que l'on fait sur la toile française pour promouvoir les productions Disney et quelques mots de Timon Timauvais, les lumières s'éteignent, le logo Walt Disney Animation Studios apparaît, il est enfin temps de découvrir le tout nouveau long métrage Disney sonnant le retour de la 2-D...

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Les fans sont prêts pour la projection  - Le contenu du sac surprise - Valentin et Vincent du forum Disney Central Plaza

Les premières minutes du film sont magnifiques (vous pouvez les voir ici), ce n'est pas un introduction impressionnante comme on a put le voir dans Le Roi Lion ou Le Bossu de Notre Dame, mais plutôt intimiste, se passant quelques années en arrière, lorsque Tiana était encore enfant. Le fait de revoir ENFIN un Disney en 2-D au cinéma est en grande partie la cause de mon enthousiasme à ce moment là car au final cette scène n'est pas des plus intéressantes. Mais graphiquement c'est divin, les décors numériques rendent bien mieux que ce à quoi je m'attendais, les couleurs sont chatoyantes et rendent les première minutes du film magique. Je découvre par la même occasion la version française du film, étant donné que pratiquement tous les extraits disponibles sur le net étaient en anglais, de même pour la bande originale que j'écoute en boucle depuis plusieurs semaines. Le résultat est bon mais, comme d'habitude difficile de faire mieux que la version originale... Les chansons en particulier passent beaucoup moins bien en français. Le rythme très jazzy de ces dernière a été fait pour être chanté en anglais, on se retrouve donc avec des chansons sympa mais dont le tempo est cassé par certaines syllabes typiques de la langue de Molière, dommage...
Au niveau de l'animation on passe du brillant au médiocre. La plupart des personnages sont parfaitement animés comme Tiana, le Dr. Facilier, Mama Odie ou bien encore Charlotte, mais d'autres font un peu tâche. La jeune Tiana en fait partie, elle est d'une rigidité affligeante, à peine digne d'un direct to video! Il faut dire qu'après avoir vu les magnifiques animations d'Andreas Deja sur le personnage de Lilo dans Lilo & Stitch, on ne peut être que déçu. Mais fort heureusement on ne la voit qu'en tout début de film, donc rien de bien gênant. Contrairement  au père et à la mère de Tiana que l'on voit beaucoup plus et dont l'animation laisse à désirer! Il en est de même pour les nombreux personnages en arrière-plan. On a l'impression que les animateurs ont peur de caricaturer les traits et les mouvement des afro-américains présents dans le film!
C'est d'ailleurs ce qui ressortira le plus de La Princesse et la Grenouille, la peur de ne pas plaire qui à poussé l'équipe du film à ne pas trop innover.

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Passons à l'histoire, de ce côté là je ne suis vraiment pas déçu ! Avec John Lasseter aux commandes des studios, on sent clairement l'influence de Pixar. Le rythme est soutenu, les gags sont drôles sans être vulgaires ou faciles (on est pas chez Dreamworks), les personnages sont bien exploités et on s'attache vite à eux. Mon coup de cœur va sans nul doute à Charlotte, la meilleure amie de Tiana. C'est tout à fait le genre de personnage que l'on peut retrouver dans un Pixar (elle m'a beaucoup fait penser à Jessie dans Toy Story 2), mais en 2-D et ça fait une grande différence! Le seule souci dans la construction du récit pourrait-être dans les motivations du méchant Dr Facilier. Au final on ne sait pas vraiment pourquoi il s'en prend à Naveen, ce qu'il recherchait exactement? Et c'est bien dommage car à côté de ça c'est selon moi un des meilleurs Disney vilains de ces dernières années !
Les chansons et les musiques, composées par Randy Newman sont quant à elle agréables et entraînantes, mais on est loin des partitions d'Alan Menken, le maître des musiques Disney depuis La Petite Sirène. Pour l'anecdote, sachez que ce devait-être lui qui devait s'occuper de la musique du film, mais John Lasseter a décidé de lui retirer le projet lors de son arrivée au studio. Pour une fois je pense sincèrement qu'il a fait une grave erreur! Disney veut avec ce nouveau film 2-D retrouver l'aura qu'ils ont perdu depuis déjà de trop nombreuses années, qui de mieux alors qu'Alan Menken pour redorer le blason de la firme aux grandes oreilles? Il n'empêche que Randy Newman a tout de même fait du bon boulot, les chansons sont très accrocheuses et donnent au film un côté jazzy des plus agréables. Les morceaux instrumentaux sont par contre un peu moins mémorables et rappellent a certains moments les musiques de Toy Story ou Monstres & Cie, deux belles références mais trop éloignées de ce que le publique recherche dans un Grand Classique Disney.

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Au final La Princesse et la Grenouille est un excellent Disney 2-D, pour ma part je ne m'étais pas autant délecté devant un film du studio depuis Tarzan, c'est vous dire! Cependant le film n'est pas exempt de défauts. Certains personnages s'avèrent inutiles (à quoi servent les trois chasseurs de grenouilles rencontrés dans le bayou?), les chansons bien que de bonne factures sont loin de ce à quoi on pouvait s'attendre d'un Disney, enfin techniquement le film manque d'ambition, le budget limité n'a pas permis de réaliser de grandes scènes d'animation, et c'est vraiment dommage. Un exemple : la scène du carnaval qui s'avérait prometteuse sur les concept arts est en fait bien modeste, on n'y voit que deux chars et quelques personnages alors que l'on aurait put avoir une scène dans le genre du carnaval des fous dans Le Bossu de Notre Dame. C'est selon moi le gros point noir du film, on oublie de nous impressionner.
Mais ne boudons pas notre plaisir pour autant,
La Princesse et la Grenouille reste un très bon film d'animation comme on en attendait depuis des années, la magie est enfin de retour! C'est alors d'autant plus triste de voir que le film ne marche pas si bien que ça depuis sa sortie aux États-Unis le 11 décembre dernier... Après un premier week-end moyen (25 millions de dollars), le film a depuis dépassé la barre des 40 millions de dollars, mais on pouvait en attendre plus d'un film de cette trempe. Le public américain bouderait-il le retour à la 2-D? Ou bien est-ce à cause de la date de sortie (c'est la première fois depuis longtemps qu'un long métrage des Walt Disney Animation Studios sort en décembre sur le sol américain) ? Toujours est-il que ces résultats font réfléchir les dirigeants du studio, est-il encore possible de faire un carton avec un film en 2-D ? La Reine des Neiges sera-t-il finalement réalisé en 3-D ? Beaucoup de questions qui restent pour le moment sans réponse, en espérant en savoir plus dans les semaines à venir.

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Revenons en à la soirée de vendredi. Le film terminé, le temps de se remettre de ses émotions, direction le Quick des Champs-Elysées pour échanger nos impressions sur le film. Après près de deux heures de discussion, il est temps de se quitter... Quelle merveilleuse soirée entre fans, pleine d'émotion et de riches échanges entre passionnés! Je tenais à remercier les organisateurs de cette fabuleuse soirée, Zuzu, Timon Timauvais et Julien, merci à vous trois pour ces moments privilégiés! Et selon ce dernier, Disney souhaiterai organiser plus souvent ce genre de rendez-vous pour les fans (en particulier pour des avants-premières), il n'est donc pas exclu que de nouveaux concours soient organisé pour assister à d'autres évènements de ce genre, avis aux intéressés! Pour finir, retrouvez ci-dessous les interviews de l'animateur Andreas Deja, le layout artist Jean-Christophe Poulain, ainsi que le reportage effectué lors du tapis rouge de l'avant-première française du 17 janvier 2010, avec les interviews d'Anthony Kavanagh, Liane Foly et Hamel Bent. Enjoy !

 

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