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The Art of Disney
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18 juillet 2009

Red's Dream

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RED'S DREAM (1987)

 

img132_02_02C'est un moment que John Lasseter n'est pas prêts d'oublier. Nous sommes en 1987, le jeune homme organise un cours sur l'animation de personnages par ordinateur pour une conférence du SIGGRAPH à Anaheim, en Californie, et a invité pour l'occasion ses anciens mentors des studios Disney, Frank Thomas et Ollie Johnston, à participer. Plus tôt dans l'après-midi, Thomas et Johnston parlèrents aux personnes présentes dans la salle de leurs expériences au cours de l'«âge d'or» de l'animation. Les deux vétérans soulignèrent que l'animation par ordinateur arriverait à atteindre le niveau de maturité de l'animation traditionnelle en réussisant à susciter de l'émotion et de l'empathie pour ses personnages.

Dans le cadre de son exposé, Lasseter projeta le second court métrage Pixar récemment terminé, Red's Dream. Après avoir conclu sa présentation, Thomas et Johnston se levèrent et se précipitèrent sur lui, avides de serrer la main du jeune homme. "Vous l'avez! Vous avez réussi à mettre de l'empathie dans vos personnages!" ont-ils exclamé. "Ils étaient si excités", se rappela plus tard Lasseter.

Comme c'était déjà le cas dans Luxo Jr. , Lasseter a réussi à exprimer de l'émotion à travers un objet inanimé (ici un monocycle). Toutefois, la star technologique que de ce nouveau film n'est pas l'objet inanimé, mais le clown qui monte sur le monocycle. Ce fut la première tentative du studio d'animation faciale d'un personnage organique.
Lasseter insiste sur le fait que l'une des clés de la crédibilité dans tout film d'animation est l'utilisation de formes organiques. Le clown, qui a été surnommé "Lumpy" par l'équipe, a été une avancée significative dans cette direction. Créer ce clown a été un véritable défi pour la jeune équipe de Pixar. Le plus difficile fut de trouver un moyen pour modéliser le visage du personnage. Quelqu'un suggéra tout d'abord de sculpter la tête du clown dans de l'argile. «Ainsi, Eben pourrait enregistrer les données point par point», se souvient Lasseter.

L'outil qui permit cette nouvelle façon de faire s'appel un digitaliseur 3-D produit par Polhemus Navigation Science. L'équipe de Pixar avait déjà employé le digitaliseur sur le chevalier en "vitrail" pour le film Le Secret de la Pyramide (1985), qui est l'un des premiers exemples de personnages entièrement réalisé par ordinateur pour un long métrage. Maintenant Lasseter peut sculpter une tête de clown, dessiner les grilles au-dessus de lui, et lentement, faites glisser le stylet du digitaliseur comme un crayon sur la surface de l'objet pour enregistrer chaque point.

En plus d'être très inspiré, Lasseter arrive à réunir tous les talents qui l'entoure sur un seul et unique projet. Au SIGGRAPH 1986, Pixar avait présenté trois animations: Luxo Jr. et deux tests d'animation (Beach Chair, par Eben Ostby, et Flags and Waves, de Bill Reeves et Alain Fournier). Lasseter et son équipe se rendirent compte qu'ils pourraient accomplir davantage en combinant leurs talents dans un seul projet. Comme de nombreux pionniers de l'animation avant eux, ils utilisèrent ce qu'il avait à portée de main. Bill Reeves a étudié les systèmes de particules et de pluie. Pour rendre son projet plus amusant, il a construit une ville et a tenté de définir et créer une atmosphère de nuit, avec de la pluie et de lampadaires se reflètant dans les flaques d'eau. Dans le même temps, Ostby, qui était un passionné de vélo, travailla sur un modèle complexe de bicyclette. 

Lasseter combina ces éléments avec son propre désir de créer un personnage organique, ce qui donna Red's Dream. Dans la séquence du rêve, le clown est écarté par le talentueux monocycle. C'est lui qui termine la performance et reçoit l'adulation de la foule. Quand le rêve est terminé, le monocycle se trouve dans le coin de la boutique, tout seul. Lasseter a résisté aux suggestions de donner une fin heureuse au film. Au contraire, le film se termine sur cette note triste. Lasseter dit plus tard que les fins triste font un carton en Europe. Et en effet, en 1988, Red's Dream remporta le plus grand prix européen descerné à l'animation, le Prix Ars Electronica.

En plus de sa fin étonnante, Red's Dream se distingue par sa séquence du rêve, qui est la seule œuvre créée par le groupe d'animateur qui soit entièrement réalisé avec le produit phare de l'entreprise, le Pixar Image Computer. Ed Catmull voulait que Red's Dream soit une vitrine des puissantes capacités techniques de ce type de matériel. A cette époque la société ne savait pas si elle serait finalement connu pour son matériel informatique ou pour la fantaisie de ses créations animées. L'Art et l'imagination prirent finalement le dessus sur la technologie...

 

Storyboards de John Lasseter :

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20 juin 2009

Fantasia 2000 : L'Oiseau de Feu

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L'OISEAU DE FEU - VERSION 1919

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Dernier segment de Fantasia 2000, L'Oiseau de Feu d'Igor Stravinsky est le fruit d'une collaboration entre les studios d'animation de Burbank et de Montreuil. Créé par Gaëtan et Paul Brizzi dans les années 80, le studio d'animation de Montreuil débuta en réalisant l'animation d'Astérix et la Surprise de César. Racheté par Disney en septembre 1989 il fut renommé Walt Disney Television. Après avoir travaillé sur des séries comme La Bande à Picsou, Super Baloo, Myster Mask ou bien encore Dingo et Max, le studio fut intégré en 1994 à Walt Disney Feature Animation et devint alors Walt Disney Feature Animation France. C'est ainsi qu'ils travaillèrent sur la réalisation de Runaway Brain (le dernier court métrage de Mickey Mouse), Le Bossu de Notre Dame, Hercule, Tarzan, Fantasia 2000, One by One, Kuzco l'Empereur Mégalo, Lorenzo, Destino et Frère des Ours. WDFAF ferma ses portes en 2003 en même temps que le studio de Floride.

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L'Oiseau de Feu est réalisé par les frères fondateurs du studio, Gaëtan et Paul Brizzi. Né en 1951 à Paris, les jumeaux étudièrent à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris avant de créer leur propre studio. Il gagnèrent de nombreux prix tout au long de leur carrière, notamment le Grand Prix de Rome du Ministère de la Culture en 1976 ainsi que la distinction de Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en 1980. Ils travaillent aujourd'hui pour Dreamworks.
Sur L'Oiseau de Feu, Paul et Gaëtan s'occupèrent du scénario et réalisèrent entièrement le storyboard du film. Leur prouesses en dessin facilita grandement le travail de l'équipe artistique, ils définirent vraiment l'allure générale du film. Voici ce que disait Gaëtan sur cette expérience : "
Ce qui nous intéressait, c'était de montrer la nature. Ici, la nature n'est pas un arrière-plan. C'est le personnage principal. Et comme on a représenté la nature par trois personnages, la difficulté consistait à montrer que ces personnages n'étaient pas posés sur le fond, mais qu'ils bougeaient avec le fond."

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La séquence a certainement été la plus difficile du film pour l'équipe des effets spéciaux. Pour le personnage de l'oiseau par exemple, il a fallut créer de nombreuses couches d'animation pour lui donner un aspect réaliste : animation de l'oiseau, de la lave, de la croûte qui le recouvre, effets de flammes, de fumée et enfin animation des particules de poussières. Le tout fut entièrement animé à la main, un véritable défi pour l'équipe des effets spéciaux! L'elfe fut également très complexe à animer. La moitié de son animation est composé d'effets spéciaux. Il fallait que le personnage se fonde dans la nature car il était la nature, qu'il soit sur de l'herbe, de la roche, de l'eau ou des cendres. Le personnage était en plus en constante évolution. Alors qu'habituellement un personnage a une feuille de modèle avec différents angles de positions pour aider l'animateur, l'elfe n'en avait pas besoin car il était différent sur presque chaque plan. Il changeait de taille, de couleurs et de texture selon l'endroit où il se trouvait. Au final, le personnage est composé d'animation, d'effets spéciaux à la main et enfin d'effets spéciaux numériques pour les particules.

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L'élan était quant à lui vu comme un animal royal et majestueux, étant le roi de la forêt. Pour ses bois, l'équipe eu le même problème que Walt et son équipe sur Bambi. En effet, comment faire évoluer le dessin compliqué des bois d'un cerf dans l'espace? Mais ils disposaient d'un outil que leurs prédécesseurs ne connaissaient pas : l'ordinateur. Les bois ont ainsi été crées en images de synthèse et intégrés à l'animation traditionnelle de l'élan.
L'Oiseau de Feu est une parfaite collaboration entre artistes américains et français, mais aussi animateur de personnages, d'effets spéciaux et images de synthèse. Une symbiose qui permit de faire naître un nouveau chef-d'oeuvre de l'animation.

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Storyboards de Paul et Gaëtan Brizzi

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18 novembre 2008

Mickey Mouse

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Nous sommes en février 1928. Walt Disney et sa femme Lillian font le voyage entre Los Angeles et New-York afin de discuter avec Charles B. Mintz (distributeur des cartoons Disney pour Universal) du renouvellement de leur contrat. A cette époque les studios Disney ne travaillaient que sur une seule et unique série de cartoons appelée Oswald the Lucky Rabbit. Le contrat les liant à Universal prenant fin au mois de juin de la même année, il était donc grand temps d'aller négocier son renouvellement. Malheureusement pour Walt Disney, Charles B. Mintz avait prévu tout autre-chose... Par l'intermédiaire de son beau-frère il avait débauché un à un tout les artistes des Walt Disney Studios dans le plus grand secret, hormis Ub Iwerks. De plus, alors que Disney s'attendait à recevoir une augmentation de 250 dollars par épisode, étant donné le succès grandissant de la série des Oswald, Mintz désirait au contraire diminuer d'un tiers le paiement des épisodes, passant de 2250 à 1800 dollars. Enfin, ce dernier lui proposait de venir s'intaller à New York avec son équipe et de travailler directement pour Universal. Sous le choc, se sentant trahis et par Mintz, et par ses employés, Walt Disney claqua la porte des studios Universal et repartit pour Los Angeles. C'est durant ce long voyage de trois jours en train que Walt, toujours prêt à rebondir, eu l'idée d'un nouveau personnage de cartoon. Selon ses dires il se serait inspiré d'une souris domestiquée qui gambadait autour de sa planche à dessin de Kansas City. Pour le nom de ce nouveau héros, Walt pensa tout d'abord à Mortimer Mouse, immédiatement rejeté par sa femme qui lui préférait Mickey Mouse.

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Oswald the Lucky Rabbit - Ub Iwerks a créé le design de Mickey - Walt Disney entouré des premières peluches Mickey

Nous sommes alors en mars 1928, les studios Disney doivent encore réaliser trois cartoons Oswald the Lucky Rabbit avant la fin du contrat les liant à Universal. Comme la majorité de ses artistes devaient partir au mois de juin rejoindre Charles B. Mintz, la création de Plane Crazy, le premier cartoon de Mickey Mouse se fit dans la plus grande discrétion. Walt travailla tard le soir avec Ub Iwerks, son fidèle ami et employé sur le court métrage, à l'abris de tout regard. L'histoire de Plane Crazy était inspiré du récent vol transatlantique de Charles Lindbergh effectué en 1927. Pour terminer le processus d'animation (trop visible pour être réalisé aux studios), Walt installa un atelier de fortune dans son garage sur Lyric Avenue et demanda à sa femme, sa sœur  Edna et sa belle-soeur Hazel de s'occuper de l'encrage et de la peinture des celluloïds. Le film achevé, il fut présenté en avant-première le 15 mai 1928 dans une salle de Sunset Blvd à Hollywood. L'accueil fut correct mais pas extraordinaire, juste assez pour encourager l'équipe à continuer la série. Par ailleurs Walt ne trouva aucun distributeurs. The Gallopin' Gaucho, le second cartoon de Mickey Mouse n'eut pas plus de succès auprès des distributeurs, malgré ses qualités indéniables... Il manquait quelque chose à ces cartoons pour se démarquer des créations des autres studios, quelque chose de novateur. A l'époque le cinéma vivait une révolution avec l'apparition du son dans The Jazz Singer sorti en 1927. Voilà ce qui pourrait faire les affaires de Walt Disney, créer le premier cartoon sonorisé!

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Plane Crazy (1928) - The Gallopin' Gaucho (1928) - Steamboat Willie (1928)

Pour ce troisième court métrage, Walt et Ub s'inspirèrent d'une comédie à succès de Buster Keaton : Steamboat Bill Jr. La réalisation du cartoon s'avéra bien plus compliqué que les deux précédents, le son compliquant d'avantage le travail d'animation. De plus Walt n'y connaissait pratiquement rien en musique. Avec l'aide d'un de ses artistes, Wilfred Jackson dont la mère était professeur de musique, Walt improvisa un moyen de régler la musique sur le flot des images avec une caméra de prise de vues sonore d'une fréquence de 24 images par seconde. Ainsi, il était alors plus facile aux musiciens et bruiteurs de synchroniser son et images. Mais autre chose préoccupait également Walt Disney : est-ce que le public allait suivre?
Après de nombreux tests, Walt parti à New-York (haut-lieu du cinéma sonore à l'époque) la bobine de Steamboat Willie sous le bras afin de trouver un système d'enregistrement efficace et un distributeur. Tout d'abord refusé par la Fox, puis accepté par RCA mais au dessus des moyens des studios, Walt accepta l'offre de Pat Powers qui désirait enregistrer son film avec son procédé Cinephone. La première séance d'enregistrement eu lieu le 15 septembre 1928 et fut un échec. Le chef d'orchestre ne s'était en fait pas du tout servis du procédé de synchronisation de Walt, préférant s'aligner sur les images du cartoon. Mais le rythme était bien trop rapide pour que les musiciens puissent le suivre. La seconde séance d'enregistrement fut la bonne, Walt réussit à convaincre le chef d'orchestre de réduire l'effectif des musiciens et de garder seulement deux experts en effets sonores. Walt s'occupait lui-même des différentes voix du cartoon.

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Après de nombreux refus de tout les distributeurs de New-York, Steamboat Willie fut accepté par Reichenbach, l'attaché de presse du Colony, une salle de cinéma de Broadway. Même si ce n'était pas un distributeur c'était l'occasion de montrer le film au public et aux journalistes de la ville. La première de Steamboat Willie eu lieu le 18 novembre 1928, en avant-programme du film parlant Gang War. Walt était là évidemment et fut étonné d'entendre les gens qui sortaient de la salle ne parler que de son cartoon et non du film! De nombreuses critiques apparurent dans la presse, la revue Variety écrivit : C'est une perle de synchronisation du début jusqu'à la fin, un travail limpide, pétillant et parfaitement adapté à la conjoncture... Parmi une majorité de dessins animés que l'on peut qualifier d'assommants, celui-ci s'impose par sa qualité et on peut lui rendre hommage... Recommandé sans réserve à toutes les familles branchées... Le succès fut fulgurant et il ne fallut pas attendre longtemps avant de voir les financiers s'intéresser à Mickey Mouse. La souris devient très vite très célèbre à travers tout le pays, elle aura très vite le même succès en Europe. Les studios Disney faisaient désormais payer les Mickey Mouse 3000 dollars pièce. L'année 1929 fut très prospère pour les studios Disney, enfin tout du moins en apparence. La récession permis à Mickey de devenir encore plus populaire, les gens ayant besoin d'oublier leur sombre quotidien. Mais malgré cela les studios Disney ne voyaient pas beaucoup d'argent rentrer. En effet, le contrat les liant à Pat Powers était des plus flous et au final l'homme amassait trois fois plus d'argent que les studios! Conscient de se faire duper, Walt quitta Powers pour rejoindre la Columbia (dont il se séparera en 1932 pour rejoindre United Artist, puis RKO en 1937 avant de s'auto distribuer sous le nom Buena Vista à partir de 1953) mais le résultat fut le même, les studios étaient criblé de dettes. Il en sera de même pendant encore de nombreuses années, chaque production mettant en danger les studios.

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Mickey Mouse connut son âge d'or entre 1928 et 1940, la période en noir et blanc restant la plus mémorable. En 1931, le Club Mickey Mouse comptait déjà plus d'un million de membre à travers tout le pays seulement un an après sa création. Les produits dérivés à l'effigie du petit rongeur firent leur apparition : montres, peluches, jeux, dinettes, voitures, etc. Walt Disney avait trouvé grâce aux produits dérivés une source de revenus non négligeable. En même temps Mickey Mouse commença une carrière en BD en janvier 1930 (sous le crayon de Ub Iwerks) qui connut également un énorme succès. Bref tout lui réussissait!
Il ne fait aucun doute que la première source d'inspiration pour le personnage de Mickey était Walt en personne. En plus de leurs mimiques et leur caractère proches, Walt Disney s'occupait également de la voix de la souris. Et ce sera le cas pendant plus de 20 ans.
En seulement quelques années Mickey Mouse passa du statut de héros de cartoon à celui d'icône, il symbolisait à lui tout seul l'esprit de l'Amérique et devint très vite son représentant  à travers le monde. Grâce à lui les studios Disney purent se développer très rapidement et mettre en route d'autre séries comme les Silly Symphonies en 1929. Malheureusement c'est également à cause de cette immense popularité que son caractère évolua de manière moins intéressante. Alors qu'au départ il était un personnage espiègle et drôle, il devint au fils des années plus gentil et posé car il ne fallait pas choquer le public avec des gags trop cruels ou discriminatoires.

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Walt Disney entouré des Mousketeers du Mickey Mouse Club - Le Noël de Mickey (1983) - Runaway Brain (1995)

Avec son passage à la couleurs en 1935 dans The Band Concert, Mickey a déjà une belle carrière derrière lui avec pas moins de 75 cartoons à son actif. A partir de 1940 le personnage se fait de plus en plus rare, cantonné au rôle du gentil, il se fait voler la vedette par Donald Duck et Dingo, ses acolytes devenus les nouvelles stars des studios et ayant droits à leur propre série de cartoons. Pluto, son fidèle compagnon aura également droit à sa propre série en 1937. Avec L'Apprentie Sorcier, une des célèbres séquences de Fantasia, Mickey fait son entrée dans un long métrage et signe son plus grand rôle. On le retrouvera quelques années plus tard dans Coquin de Printemps aux côtés de Donald et Dingo. Après la Seconde Guerre Mondiale, Mickey Mouse a pratiquement disparu de la circulation, il ne fera plus que huit cartoons entre 1945 et 1953 où il apparaît pour la dernière fois dans The Simple Things. En 1955 Mickey donnera son nom à l'émission de Disney diffusée chaque semaine sur ABC : le Mickey Mouse Club. Il ne refera son apparition au cinéma qu'en 1983 dans Le Noël de Mickey. Il fait ensuite une apparition dans Qui Veut la Peau de Roger Rabbit avant d'avoir le double rôle principal dans le moyen métrage Le Prince et le Pauvre en 1990. En 1995 les studios de Montreuil signent Runaway Brain. Depuis la petite souris continue sa carrière en BD (jamais interrompue depuis 1930) et sur le petit écran dans la série animées Tous en Boîte et Mickey Mouse Clubhouse. Il est également à l'affiche de trois longs métrages sortis directement en vidéo : Mickey, Il Etait une Fois Noël (1999), Mickey, Donald, Dingo - Les Trois Mousquetaires (2004) et Mickey, Il Etait Deux Fois Noël (2004) où il apparaît pour la première fois en 3D. En 2013, la souris revient au cinéma avec le court métrage  Mickey à Cheval, présenté en avant-programme de La Reine des Neiges et reprenant le style graphique originel du personnage, mélangé à de l'animation 3-D. On le retrouve également dans la série animée Mickey Mouse où le personnage apparaît sous un nouvel aspect 2-D assez original. Bref, malgré ses 85 années au compteur, Mickey Mouse reste très présent, que ce soit au cinéma, à la télévision, la bande dessinée ou dans le cœur des gens où il sera à jamais associé à l'esprit de Walt Disney.

 

Plane Crazy (1928) :

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Steamboat Willie (1928):

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When the Cat’s Away (1929) :

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The Jazz Fool (1929) :

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The Chain Gang (1930) :

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The Picnic (1930) :

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Fishin’ Around (1931)

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The Beach Party (1931) :

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The Duck Hunt (1932)

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Barnyard Olympics (1932) :

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Mickey's Good Deed (1932) :

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Building a Building (1933)

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The Mad Doctor (1933) :

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The Mail Pilot (1933) :

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Puppy Love (1933) :

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The Pet Store (1933) :

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Playful Pluto (1934)

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Gulliver Mickey (1934) :

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Orphan's Benefit (1934) :

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Mickey’s Steam Roller (1934) :

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Two Gun Mickey (1934) :

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Mickey’s Man Friday (1935) :

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The Band Concert (1935) :

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Mickey's Service Station (1935) :

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Mickey's Garden (1935) :

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Mickey's Grand Opera (1936) :

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Mickey's Circus (1936) :

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The Worm Turns (1937) :

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Magician Mickey (1937) :

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Mickey's Trailer (1938) :

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Mickey's Parrot (1938) :

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Brave Little Tailor (1938) :

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Society Dog Show (1939) :

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The Pointer (1939) :

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L'Apprentie Sorcier (1940) :

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Tugboat Mickey (1940) :

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Little Whirlwind (1941) :

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Mickey et le Haricot Magique (1947) :

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Sources :
Walt Disney, un Américain Original de Bob Thomas (éditions Dremland) - Walt Disney - L'Age d'Or de Pierre Lambert (éditions DéMons et Merveilles) - Catalogue de l'exposition Il Etait une Fois Walt Disney - The Cowan Collection

25 juin 2008

Donald Duck

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La création de Donald Duck doit beaucoup à l'évolution de la carrière de Clarence Nash, alors « vendeur de lait » (présentateur de publicité) pour l'Adohr Milk Company. Il avait réalisé les bruitages de chevaux tirant le wagon de lait dans une publicité. En 1933, il décide de déposer ce film publicitaire aux Studios de Disney comme CV. Il auditionne ensuite pour des sons d'animaux. Lors d'une prise de son pour un chevreau dans Marie a un petit agneau, Walt Disney aurait trouvé la voix pour son « canard parlant ».
En décembre 1933, Clarence Nash signe un contrat avec les studios Disney pour faire la voix d'un personnage alors à créer. Nash a donné sa voix en version originale au canard de 1934 à 1983, ce qui l'a fait surnommer Ducky Nash ; mais il a aussi participé à la définition de son caractère, le processus de production des films Disney intégrant les dialogues dès les premières phases de création.
La première apparition officielle de Donald a lieu dans le Silly Symphonie Une Petite Poule Avisée le 9 juin 1934, dans lequel il tient le rôle d'un canard paresseux qu'une mère poule va mettre sur le chemin du travail. Loin d'avoir le premier rôle, il était plutôt le comparse infortuné de la saga d'origine. Dès cette aventure, il est habillé en costume de marin : pour Disney, le canard rappelle l'eau, donc la marine. Graphiquement parlant, Donald Duck est né d'après Flora O'Brien sous les crayons d'Art Babbitt, Dick Huemer et Dick Lundy, les animateurs d'Une petite poule avisée mais c'est ce dernier qui le reprend et le développe dans Le Gala des Orphelins sorti 11 août 1934 où Donald perd ses couleurs pour revenir au noir et blanc, (la couleur étant alors exclusivement réservée aux Silly Symphonies). Dans ce court, l'animateur Dick Lundy donne à Donald des traits plus anguleux (par exemple le bec), un corps plus grossier, des pieds plus grands et surtout des bras  anthropomorphes, non plus des ailes.
Donald apparaît ensuite dans plusieurs dessins animés, comme second rôle râleur aux côtés de Mickey Mouse ainsi que dans quelques courts métrages en compagnie de Mickey et Dingo qui débute en 1935 avec Mickey's Service Station. Ce trio sera présent dans la plupart des courts-métrages réalisés par Ben Sharpsteen entre 1935 et 1938.
Parallèlement, Donald débute sa carrière solo aux côtés de Pluto dans Donald et Pluto sorti en 1936. Mais son nom et la fameuse tête qui ornera tout les génériques n'apparaissent pas au début du cartoon, la production ayant préféré placer la tête et le nom de Mickey alors que ce dernier n'apparaît même pas dans le court métrage! L'avenir s'annonce alors radieux pour le petit canard, alors qu'à côté, Mickey perd de son aura et ne fera plus qu'une dizaine d'apparition avant de totalement disparaître du grand écran en 1953... Donald devient alors petit à petite la star numéro 1 des studios, allant même jusqu'à dépasser la popularité de Mickey dans certain pays comme l'Italie ou les pays scandinaves.
Contrairement au héros au grandes oreilles, Donald est loin d'être un saint, il râle à longueur de temps et s'énerve pour un rien, de plus sa voix, reconnaissable entre toutes le rend encore plus hilarant mais également très attachant. Fort de la popularité de leur petit canard, les studios Disney exploiteront le filon à fond. La série de Cartoon du personnage deviendra la plus importante avec pas moins de 128 court métrages réalisés entre 1934 et 1961! C'est avec The Litterburg que Donald quitte définitivement le format du court métrage en 1961 après 30 ans d'une très belle carrière. Depuis on a put le voir dans quelques productions maison (ciné, vidéo et TV) tels que Le Noël de Mickey (1983), la série TV La Bande à Picsou (1987), Qui veut la Peau de Roger Rabbit (1988), Le Prince et le Pauvre (1991), Couac en Vrac (1996), Il Était une Fois Noël (1999), Fantasia 2000 (2000), Disney's Tous en Boîte (2001), Mickey et les Trois Mousquetaires (2004) ainsi que Mickey, Il Etait Deux Fois Noël (2004) où l'on découvre pour la première fois un Donald en 3D. C'est sous cette nouvelle apparence qu'on le retrouve depuis 2006 dans la série TV La Maison de Mickey, destinée aux jeunes enfants.

 

Une Petite Poule Avisée (1934) 

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Mickey pompier (1935)

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Model sheet (vers 1936)

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Don Donald (1937)

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Inventions Modernes (1937)

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Les Neveux de Donald (1938)

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Trappeurs Arctiques (1938)

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Scouts Marins (1939)

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L'Entreprenant Mr Duck (1940)

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Donald fait du Camping (1940)

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Donald Capitaine de Pompier (1940)

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Donald Bûcheron (1941)

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Donald Fermier (1941)

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Donald Forgeron (1942)

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Der Fuehrer's Face (1943)

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Gauche... Droite (1943)

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Saludos Amigos (1943)

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Inventions Nouvelles (1944)

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Les Trois Caballeros (1945)

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Donald dans le Grand Nord (1946)

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Coquin de Printemps (1947)

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Straight Shooters (1947)

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Dodo Donald (1947)

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Le Dilemme de Donald (1947)

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Déboire sans boire (1947)

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Pépé le Grillon (1947)

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Donald et les Grands Espaces (1947)

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Donald chez les Ecureuils (1947)

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Donald Inventeur (1948)

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Papa Canard (1948)

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Voix de Rêve (1948)

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Le Procès de Donald (1948)

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Donald Décorateur (1948)

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A la Soupe (1948)

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Le Petit Déjeuner est Servi (1948)

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Donald et les Fourmis (1948)

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Pile ou Farces (1949)

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Sea Salts (1949)

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Donald Forestier (1949)

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Le Miel de Donald (1949)

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Donald fait son Beurre (1949)

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Jardin Paradisiaque (1949)

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Slide, Donald, Slide (1949)

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Donald et son Arbre de Noël (1949)

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Attention au Lion (1950)

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Donald Amoureux (1950)

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La Roulotte de Donald (1950)

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Donald Pêcheur (1950)

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Donald à la Plage (1950)

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Donald Blagueur (1950)

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