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The Art of Disney
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7 juin 2009

Oswald the Lucky Rabbit

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Personnage méconnu de la famille Disney, Oswald the Lucky Rabbit (Oswald le Lapin Chanceux) est apparu pour la première fois sur les écrans de cinéma le 5 septembre 1927, soit seulement quelques mois avant la naissance de Mickey Mouse. Cette nouvelle série de cartoon était une commande de Charles Mintz, distributeur des cartoons Disney, pour Universal, studio nouvellement associé à Disney. Selon eux le public était en train de se lasser des Alice Comedies, première série à succès des studios Disney. En effet, le mélange live et animation avait fait son temps, et ce qui marchait en 1923 ne fonctionnait plus vraiment en 1927. Il leur fallait une nouvelle série inédite. Il fut un temps prévu d'offrir à Julius, le personnage félin des Alice, sa propre série de cartoons, mais Universal souhaitait repartir de zéro en exploitant un tout nouveau personnage. C'est ainsi que Walt Disney et Ub Iwerks créèrent Oswald le Lapin Chanceux.

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Campagnes promotionnelles (1927-28)

Oswald peut-être considéré comme le grand frère de Mickey Mouse. Son design signé Ub Iwerks (le papa de Mickey), réalisé à base de cercles, est le prototype du futur personnage star, son caractère est également très proche de celui de la petite souris.
Un premier cartoon fut terminé en avril 1927 (Poor Papa) et présenté à Charles Mintz et Universal, qui le rejetèrent en bloc. Ils trouvaient le personnage trop gros, pas très drôle et les gags trop répétitifs. Patient, Walt Disney accepta de repartir de zéro et réalisa un second cartoon, Trolley Troubles, qui fut accepté par son producteur et son distributeur.
Contrairement aux Alice Comedies, les cartoons d'Oswald auront droit à une distribution gigantesque, avec une promotion nationale et une exploitation du personnage en produits dérivés, une première pour Disney! Le succès du lapin ne se fit pas attendre et dès le premier cartoon diffusé (Trolley Troubles), le public se déplaçait en masse pour découvrir les aventures de ce personnage atypique. Contrairement à la concurrence, Disney ne jouait pas seulement sur les comiques de situation, mais essayait de donner une vraie personnalité à son personnage, et c'est ce qui faisait toute la différence. Cette réussite permis à Walt Disney d'agrandir son équipe, il embaucha ainsi de nouveaux animateur afin de réalisa une saison complète d'Oswald le Lapin Chanceux. Une nouvelle recrue ressorti très vite du lot, il s'appelait Les Clark...
Mais les réjouissances furent de courte durée. En février 1928, alors qu'il est en pleine production des 26 épisodes d'Oswald commandé par Universal, Walt Disney est invité à une entrevue avec Charles Mintz à New-York. Alors qu'il pensait seulement avoir l'occasion de demander une augmentation de moyen pour chaque cartoon, Disney se voit annoncer par Mintz que ce dernier a débauché toute son équipe (hormis Ub Iwerks et Les Clark) et qu'il souhaite l'inviter à New-York pour continuer les Oswald aux studio Universal. Se sentant trahis et trompé, Walt Disney décline l'offre de Mintz et repart en Californie dépité. Mais n'étant pas du genre à baisser les bras, il réfléchi vite à un nouveau personnage pour remplacer Oswald, ce sera Mickey Mouse.

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Produits dérivés d'Oswald après le rachat du personnage en 2006

La série des Oswald continue donc sans Walt Disney, chez Universal. Mais la qualité n'est plus la même, et la série perd vite en popularité, malgré une promotion toujours aussi intensive. Le personnage change de main en 1929, confié à Walter Lantz, il n'arrivera jamais à atteindre le niveau de qualité des cartoons réalisés sous Walt Disney. Le personnage quittera finalement les écrans en 1938 après une carrière des plus chaotiques.
Mais en 2006, coup de théâtre! La chaîne de télé NBC, appartenant à Universal, souhaite racheter à Disney le présentateur sportif Al Michaels, travaillant alors sur ABC et ESPN, deux chaînes du groupe. Disney accepte, mais à condition qu'Universal revende ses droits sur le personnage d'Oswlad. Ainsi donc, après 80 ans d'absence, ce cher Oswald est enfin de retour dans les studios qui l'ont vu naître ! L'occasion pour la firme de faire découvrir au public ces cartoons qui ont fait l'histoire des studios Disney. Le coffret Walt Disney Treasures - Oswald the Lucky Rabbit sort ainsi en décembre 2007 aux États-Unis, et en mai 2009 en France.  Le lapin continue ensuite sa carrière en apparaissant dans le jeu vidéo Epic Mickey sorti en 2010, puis dans sa suite, Epic Mickey : Le Retour des Héros, sorti en 2012. Disney rend ainsi un bien bel hommage au lapin sans qui Mickey Mouse n'aurait jamais existé !

 

Oh Teacher! (1927)

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The Mechanical Cow (1927)

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Ocean Hop (1927)

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The Banker's Daughter (1927)

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Titre inconnu (1927)

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Harem Scarem (1928)

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Africa Before Dark (1928)

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Bright Lights (1928)

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Sky Scrappers (1928)

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The Fox Chase (1928)

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Tall Timber (1928)

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Sleigh Bells (1928)

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15 avril 2013

Interview animateur Stéphane Mangin

Stéphane-Mangin

 

Contrairement aux studios d'animation concurrents, les artistes français se font assez rares aux Walt Disney Animation Studios, on peut les compter sur les doigts d'une main... Parmi la nouvelle génération d'animateurs 3D fraîchement débarqués ces dernières années, il y a Stéphane Mangin, jeune animateur français repéré grâce à sa déjà belle expérience dans différents studios d'animation français et londonien. Nous avons eu le plaisir de l'interviewer il y a quelques jours pour en savoir plus sur sa carrière et son travail aux Walt Disney Animation Studios ! 

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INTERVIEW :

Bonjour Stéphane, merci d'avoir accepté cette interview pour Art of Disney.
Stéphane Mangin : Bonjour Antoine, de rien, c'est avec plaisir !

Pas trop dure la vie à Los Angeles (c'est ironique) ?
SM : Et bien si justement ! La vie ici, pour un citadin chevronné, c'est pas l'Amérique. Niveau météo, c'est vrai qu'on a pas a se plaindre, il fait beau tout le temps, mais vraiment tout le temps. La derniere fois qu'il a plu doit dater d'il y a deux mois, et ça a duré vingt minutes !
Par contre ayant vécu à Paris et à Londres pendant une bonne partie de ma vie, je me suis habitué à une faune citadine dense et intéressante, ainsi qu'à utiliser les transports en commun. Ici, il faut s'imaginer habiter dans une banlieue de banlieue (de banlieue). Il n'y a pas à proprement parlé de centre-ville et tout se fait en voiture car les distances sont multipliées par dix par rapport aux villes européennes. Donc il y a peu de gens sur les trottoirs, et il est rare de faire plus de 500m de marche dans une rue intéressante... 

Peux-tu nous parler de ton enfance, ce qui t'a amené à l'animation ?
SM : J'ai la chance d'avoir vécu pour la plus grande partie de ma vie à Annecy. Mes parents y vivent encore d'ailleurs. Et c'est bien entendu du festival d'animation qu'est parti mon envie d'être animateur. Tout a commencé grâce à une projection publique du film d'Hayao Miyazaki, Le Château dans le Ciel, quand j'avais 10-12 ans. C'était la première fois que le film était projeté en dehors du Japon, donc en version originale, et sous titré en anglais. Je n'y comprenais clairement rien du tout, mais j'étais quand même transporté dans un autre univers par le film ! Ce serait un de mes plus grand rêve que de bosser pour Ghibli... Si au moins il faisait des films 3D !!!

Le Château dans le Ciel  Mickey Il Était Deux Fois Noël

Peux-tu nous parler de ton parcours professionnel ?
SM : Tout d'abord, je suis allé à l'école Georges Méliès à Orly, après une tentative ratée pour devenir designer à l'école Bellecour de Lyon. A Méliès, j'ai rencontré mon tout premier directeur d'animation, Michel Rimbault. Il a été interessé pour me prendre en tant qu'animateur junior chez feu le studio Sparx, sur le long métrage sorti directement en vidéo Mickey, Il Etait Deux Fois Noël pour Disney. J'ai eu une chance folle de commencer ma carriere de la sorte ! Ensuite, j'ai bossé pour quelques projets de-ci de-là, et j'ai rejoint assez vite le studio Mac Guff, où j'ai eu la chance de bosser pendant pas mal d'années pour les productions de Pierre Coffin comme Pat et Stanley, les pubs Loto suisse ou Caisse d'Epargne, ainsi que d'animer sous la direction de Patrick Delage, ou de Lionel Gallat sur Moi, Moche et Méchant en tant que lead animateur. Après ce film, j'ai eu la chance de pouvoir traverser la manche pour travailler sur le film John Carter chez Double Negative. Ça a été clairement un énorme changement de style pour moi, de passer du cartoon à de l'animation ultra réaliste, mais c'est le meilleur moyen d'évoluer ! D'ailleurs, j'ai du bien réussir mon coup car je suis passé lead apres avoir travaillé sur la pré-production du film ! Et après ça, j'ai finalement réalisé un vieux rêve de gosse et je suis arrivé aux Walt Disney Animation Studios il y a 18 mois maintenant !

Comment s'est passé ton recrutement pour les Walt Disney Animation Studios ?
SM : Comment dire... En sueur ? Je leur ai envoyé ma bande démo et mon CV à la fin de la production de John Carter, et ils m'ont très vite rappelé pour me proposer un entretien sur Skype. Quel stress ça a été de devoir parler à une douzaine de leads et directeurs d'animtion en même temps, avec une connection internet qui marche à moitié, et essayer de différencier la personne qui me parlait des autres dans la bouillie de pixels que formait mon écran... J'en suis sorti trempé de sueur, et déprimé car j'étais certain d'avoir raté mon coup. Et ben non !

Quel est ton animateur préféré (Disney ou autre) ? Et pourquoi ?
SM : Je pourrai dire Glen Keane, Eric Goldberg ou Chuck Jones comme tout le monde mais pour être franc, en ce moment je suis émerveillé par chaque plan d'un des leads ici a Disney. Il s'appelle Tony Smeed. Et il est ce genre d'animateur qui te fais savoir que tu es a Disney, et que ça ne rigole plus ici. Vous vous rappelez le plan dans Raiponce avec Flint attaché à un fateuil et subissant un interrogatoire de Raiponce, tournant autour de lui, arme d'une poele? Et ben voila, c'est lui, entre autres... Un monstre, et d'une gentillesse choquante en plus. 

Pat & Stan  Caisse d'Épargne

Qu'as-tu animé sur Les Mondes de Ralph ? Quels personnages, quelles scènes ?
SM : Sur Ralph, j'ai a peu près animé tout les personnages... Ce qui était plutôt génial, mais en même temps assez stressant car je devais sauter d'un style d'animation à un autre à chaque plans.
La petite anecdote veut que j'ai été le premier animateur à me faire la main sur King Candy. Je me suis mis à faire une animation super cartoon et les leads du film ont adoré ! Ils ont voulu le montrer directement à John Lasseter (il supervise tout les projets ici) et voila ! Le personnage a pris pas mal de mon style grâce a lui ! Le plan se passe pendant la séquence de l'interrogatoire quand Ralph est prisonnier dans un cupcake, le moment où King Candy s'excite tout seul.

Quel est ton meilleur souvenir sur cette production ?
SM : Mon meilleur souvenir sur la production de Les Mondes de Ralph a été assez rapide à se montrer ! Dès le premier jour, on vous emmène faire le tour des locaux, et c'est grand, très grand. Mais pendant ma visite, un autre animateur m'a convié à ma toute première "dailies" (session durant laquelle on montre ses animations au réalisateur, accompagné des superviseurs de l'animation). Je le suis jusqu'à la salle de cinéma, m'installe à peu près au milieu de la salle, et quelques minutes après j'entends une grosse voix dans mon dos qui se marrait avec quelques autres... Je me retourne et là je me retrouve assis un siège devant John Lasseter, avec à sa gauche le réalisateur de Les Mondes de Ralph Rich Moore et à sa droite la légende de l'animation Eric Goldberg. Je venais juste de me transformer en flaque d'eau dans mon siege... Mon dieu c'est dans ces moments que je me rends compte de la chance infinie que j'ai d'avoir été pris chez Disney !
Un autre super souvenir a été après la production. Je suis allé voir le film au El Capitan Theatre, la fameuse salle de cinéma Disney sur Hollywood Boulevard. J'ai été émerveillé de voir tous les gamins et une bonne partie des adultes aussi (il y a un culte de Disney à LA, avec un club de fan énorme) commencer à chanter sur une des chansons du film, avec Ralph et Vanellope dansant sur la scène, éclairage et fumée partout, alors que le film venait tout juste de sortir ! Le show à l'américaine quoi...

Les temps de production sont très courts aux WDAS, le rythme a t'il été difficile à tenir ? Quelles sont les différences par rapport aux studios français ?
SM : Le rythme est vraiment difficile à tenir ici, mais ils prennent vraiment soin des gens. Massage, bureaux ou box de travail personnalisables, et une vie de studio plutôt importante avec café gratuit, concerts privés, projections de films, et des personnalités de l'animation venant faire des interventions comme Katsuhiro Otomo ou autres... 
Et la mentalité de travail est vraiment différente de la France: ici, tout est "awesome", tout le monde va de l'avant et ne se plaint pas du labeur. Ce sont de gros travailleurs aux US. C'est assez perturbant en tant que bon Francais de voir autant de positivisme ! Mais on s'y fait plus vite qu'on le croit... Et surtout, grosse différence ici par rapport a la France, les heures supplémentaires sont payées !

John Carter  King Candy

As-tu un ou des mentors aux studios ?
SM : Non, mais chacun est l'inspiration de l'autre ici. On a pour habitude de regarder chaque plan et apprécier le travail... Et il y a tellement de génies ici que chaque jour tu reçois une bonne baffe et tu te promets que tu feras mieux sur ton prochain plan ! 

Travailles-tu sur des projets personnels en dehors des studios ? Peux-tu nous en dire deux mots ?
SM : Pas le temps, les productions s'enchainent de plus en plus vite ici, et je ne compte plus mes heures passées au boulot ! Et il fait si beau dehors, à quoi ça sert de s'enfermer chez soi après le travail. 

Sur quoi travailles-tu en ce moment aux studios ?
SM : Je travaille sur le prochain film de Chris Buck, La Reine des Neiges. Je ne pense pas avoir le droit d'en dire plus par contre désolé !

Pourrais-tu nous décrire en détail une journée de travail type d'un animateur aux studios ?
SM : La journée type commence par le bar à céréales gratuites à 9h du matin. On ingurgite son petit déjeuner en lisant ses mails et ensuite au boulot. Normalement, vous avez deux fois dans la journée des sessions avec les superviseurs où vous pouvez montrer votre boulot, et par la suite dans l'après midi, une session avec le ou les réalisateurs pour leur montrer notre blocking (moment de l'animation où les poses sont mises en place, sans les animations intermediaires) ou pour approuver nos plans. Rien de bien spécial, à part si vous voulez prendre un massage, des cours de fitness ou jouer au billard ou même participer à des cours de sculpture etc. Disney traite vraiment bien ses employés généralement.

Quels conseils donnerais-tu aux étudiants et aux jeunes diplômés en animation pour bien débuter leur carrière ?
SM : Je dirais qu'il ne faut jamais se démotiver. Il y a beaucoup de gens sur le marché, donc il faut réussir à se détacher des autres et toujours essayer d'apporter quelques chose de neuf, quelque soit l'animation que vous faites ! Et si vous avez le temps entre deux productions ou deux exercices, exercez vous sur une bonne scène d'acting. C'est ce que les studios regardent le plus généralement...
Pour exemple, mes amis à Pixar m'ont parlé d'une animatrice qui travaillait en VFX chez MPC à Londres. Elle a envoyé sa bande démo à Pixar avec en très grande partie des animations de quadrupèdes ou des créatures de toutes sortes. Mais au milieu de tout ça, elle s'était exercée sur un petit acting personnel. Une scène entre une jeune fille et une vieille personne... Très simple, peu d'animation, mais l'intention était juste et précise. Et voila, maintenant elle vit à San Francisco !
Dernière chose, et j'en ai fait les frais au début de ma carrière... Et un peu au milieu... Ouais bon et depuis pas trop longtemps aussi ! C'est d'essayer de toujours rester humble, de travailler en équipe, et d'être toujours flexible quant à votre animation. C'est difficile de refaire un plan quand le réalisateur ou le client vous le demande, c'est vrai, mais c'est aussi une grosse part de notre métier que de mettre en scène la vision des autres. Et si vous pouvez le faire au mieux, sans rechigner à la tâche, c'est la meilleure formule pour réussir votre carriere !

Merci Stéphane pour le temps que tu nous a consacré et bon courage pour la suite de ta carrière !
SM : Merci pour cette interview ! Bonne continuation !

9 novembre 2013

Critique La Reine des Neiges

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53ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, Frozen (La Reine des Neiges) nous embarque dans une aventure glacée où nous faisons la connaissance de non pas une mais deux nouvelles princesses Disney : Elsa et Anna du royaume d'Arendelle ! Après l'immense succès de Raiponce en 2010, les studios Disney décident de remettre sur les rails La Reine des Neiges, un projet vieux de dix ans. Prévu à l'origine en 2-D, c'est finalement en 3-D que sera adapté le conte d'Hans Chistian Andersen. Découvrons tout de suite ce que vaut le rafaîchissant nouveau film d'animation des studios Disney !

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Trois ans après Raiponce, les Walt Disney Animation Studios reviennent donc avec une nouvelle adaptation de conte de fée, respectant ainsi le cycle de sorties mis en place aux studios (alternance entre un conte et un film au scénario plus contemporain). Comme c'est souvent le cas, le scénario de La Reine des Neiges n'a plus grand chose à voir avec le conte original. Qu'importe, les Walt Disney Animation Studios sont passés maîtres dans l'art de moderniser les contes populaires, jusqu'à complètement occulter le récit original dans l'inconscient collectif des spectateurs. Ce fut le cas avec Raiponce, nul doute qu'il en sera de même pour La Reine des Neiges. Et les similitudes entre les deux films ne s'arrêtent pas là. Malgré les nombreux efforts de l'équipe en charge de la production, on ne peut s'empêcher de remarquer pas mal de points communs entre les deux longs métrages. Raiponce avait permis aux Walt Disney Animation Studios d'enfin trouver et imposer leur style graphique pour leurs productions 3-D, c'est donc sans surprise que l'on retrouve un design des personnages assez proche dans La Reine des Neiges. Il en est de même pour le rôle de chacun, Anna est ainsi assez proche de Raiponce même si le côté juvénile est un peu moins marqué. Mais elle est aussi maladroite et peu autoritaire malgré ses efforts avec Kristoff, l'ermite des montagnes. Ce dernier joue ici le rôle de Flinn, le côté brigand en moins. C'est lui qui est chargé de mener Anna dans les montagnes afin de retrouver sa soeur (Raiponce était, elle, partie retrouver son royaume avec Flinn à ses côtés, bon grès mal grès). Autre ressemblance, le comportement très canin de Sven, le renne de Kristoff, tout comme Maximus le cheval du capitaine de la garde dans Raiponce. Enfin, le royaume d'Arendelle est assez similaire à celui de Raiponce, avec les mêmes influences scandinaves au niveau architectural. Il reste tout de même une belle réussite visuelle.

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Malgré ces similitudes, La Reine des Neiges a tout de même son identité propre. Le fait d'exploiter deux princesses est ainsi une première dans une production Disney. On aurait pu croire que cette volonté de proposer "gratuitement" deux princesses (au lieu d'une habituellement) aurait pour unique but d'agrandir plus rapidement le panel déjà bien fourni de princesses Disney mais il n'en est rien. Les deux personnages ont une réelle importance dans le récit, leur relation étant le point central de l'histoire. Les scénaristes s'amusent d'ailleurs beaucoup à jouer avec les codes des princesses, leur donnant ici un côté plus moderne et désacralisé, peut-être encore plus que dans Raiponce. Autre originalité de La Reine des Neiges, le fameux "méchant" au sens propre du terme est ici absent. Le déroulement de l'histoire et l'évolution des personnages est plus subtile que d'accoutumé, les scénaristes jouent ainsi avec les spectateurs qui ne peuvent véritablement discerner dès le départ qui est bon et qui ne l'est pas. Comme dans la vraie vie rien n'est vraiment tout blanc ou tout noir dans La Reine des Neiges, certains personnages apportant leur lot de surprises. Cette manière de fonctionner permet au scénario du film d'apporter de véritables surprises, s'éloignant de l'histoire Disney classique. Bien sûr beaucoup d'éléments fondateurs des contes de fées restent présents, comme la magie, l'aventure, l'amour, etc. Bravo donc à Jennifer Lee (scénariste et co-réalisatrice du film aux côtés de Chris Buck), d'avoir monté une histoire qui, tout en restant dans les rails des productions passées, arrive à innover et à nous surprendre !

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Là où La Reine des Neiges est sans conteste un cran au dessus de Raiponce, c'est au niveau de ses chansons. On retrouve ici le style comédie musicale de Broadway qui avait fait le succès des longs métrages des années 90. Et pour cause, ce sont Kristen Anderson-Lopez et Robert Lopez qui ce sont occupé des chansons. On leur doit notamment la musique et les chansons de deux comédies musicales à succès : The Book of Mormon et Avenue Q. Ils se sont également occupé de composer les chansons du dernier film d'animation 2-D des Walt Disney Animation Studios, Winnie l'Ourson.
N'étant pas un grand fan de comédie musicale, j'ai trouvé qu'il y avait peut-être un peu trop de chansons dans La Reine des Neiges, certaines ressortant plus du lot que d'autres. Premier élément à relever, le film débute avec un superbe chant norvégien, qui n'est pas sans rappeler le fameux chant africain au début du Roi Lion. Et comme dans ce dernier, en plus d'être magnifique, il a comme qualité de nous transporter immédiatement dans l'univers du film. Do You Want to Build a Snowman? permet de montrer la relation entre Anna et Elsa et sa dégradation au fils du temps. For the First Time in Forever, la chanson d'Anna, est également une belle réussite. Mais c'est sans nul doute Let it Go, la chanson d'Elsa qui reste la plus mémorable du film. J'avais déjà été impressionné par sa force émotionnelle lors de la preview du film au mois de juillet dernier, même si la scène n'était pas encore finalisée. Quel plaisir de la découvrir dans sa version finale, nul doute qu'elle vous donnera des frissons ! Du côté des morceaux plus légers on retrouver In Summer, la chanson d'Olaf, qui est un véritable petit bijou de drôlerie, jouant sur le rêve du bonhomme de neige de voir à quoi ressemble l'été. Enfin Reindeer(s), la chanson de Kristoff est une chansonnette très légère mais qui fonctionne également à merveille, tout comme Fixer Upper, la chanson des trolls.

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Visuellement, La Reine des Neiges est somptueux. Le directeur artistique Micheal Giaimo (connu pour son travail de directeur artistique sur Pocahontas, une Légende Indienne) et son équipe on fait des merveilles sur le traitement de la neige et de la glace. Ainsi, la neige n'est jamais blanche dans La Reine des Neiges. Elle passe du rose au bleu en passant par l'orange et le gris, en fonction de l'heure de la journée mais aussi de l'émotion de la scène. Cela donne une belle palette de couleurs au film qui aurait put se contenter de rester dans les teintes blanches et bleutées habituellement utilisées pour retranscrire un monde glacée (comme on peut le voir dans la saga L'Âge de Glace). Le rendu de la neige est également bluffant de réalisme. Pour ce faire, les équipes techniques ont créé un nouveau logiciel qu'ils ont nommé Matterhorn. Cet outil permet à la neige d'avoir un rendu bien plus crédible en toute circonstance, qu'elle soit poudreuse ou collante. La glace quant à elle est un véritable personnage du film. Parfois douce et belle, formant de magnifiques arabesques, elle peut se montrer extrêmement violente et tranchante au bout des doigts d'Elsa. Le plus bel exemple étant le somptueux château de glace construit par Elsa au sommet d'une montagne. Jouant sur la lumière et la transparence, il est une des plus belles réussites visuelles du film, dépassant largement le château du royaume d'Arendelle.
Du côté de l'animation des personnages, on reste assez proche de Raiponce ou Les Mondes de Ralph. Même si l'absence de Glen Keane à la supervision de l'animation (remplacé ici par Mark Henn) se fait tout de même ressentir, notamment au niveau des poses des différents personnages un peu moins bien réussies. On notera tout de même que l'animation des personnages marchant dans la neige est très bien réalisée, tout comme la glace se répandant sur le paysage.

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Marchant dans les pas de Raiponce, La Reine des Neiges nous démontre que les Walt Disney Animation Studios ont bel et bien repris du poil de la bête ! Grâce à une palette de personnages charismatiques (même si certain ressemblent un peu trop à ceux de Raiponce), un humour bien présent et une émotion amplifiée par de superbes chansons, La Reine des Neiges est une réussite totale qui ravira sans hésiter les nostalgiques de l'âge d'or des années 90. Un retour aux sources à la sauce 3-D qui fait de La Reine des Neiges la recette parfaite d'un succès assuré !

 

La Reine des Neiges sortira le 4 décembre au cinéma en Disney Digital 3-D dans les salles équipées et en exclusivité au Grand Rex à partir du 19 novembre !

6 avril 2011

La Ballade de Nessie

 

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The Ballad of Nessie (La Ballade de Nessie) est un court métrage d'animation 2-D des Walt Disney Animation Studios diffusé en avant-programme de Winie l'Ourson sorti en 2011 au cinéma. Dans ce conte plein de fantaisie, nous faisons la connaissance de Nessie, le fameux monstre du Loch Ness sous un nouveau jour. En compagnie de son meilleur ami, le canard en plastique MacQuack, Nessie vit paisiblement dans sa lande. Son existence est bientôt remise en cause par MacFroogle, un promoteur cupide qui rêve de transformer son havre de paix sauvage en paradis du minigolf…

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La Ballade de Nessie a eu droit à une équipe de choc pour sa conception. Réalisé par Stevie Wermers-Skelton et Kevin Deters (récompensés aux Emmy Awards pour Lutins d'Elite : Mission Noël), l'animation du dragon a été confié aux meilleurs animateurs du studio : Andreas Deja, Mark Henn, Randy Haycock, Dale Baer et Ruben A. Aquino. De même pour la musique, composée par le talenteux Michael Giacchino (Les Indestructibles, Ratatouille, Là-Haut). La Ballade de Nessie est également un vibrant hommage aux cartoons Disney des années 40 et 50, avec un style graphique rappelant le magnifique travail de Mary Blair. Une petite pépite à découvrir absolument!

 

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6 juillet 2011

Les Instruments de Musique

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1953_toot_1_02Toot, Whistle, Plunk and Boom (Les Instruments de Musique) est un cartoon éducatif sorti le 10 novembre 1953 en avant-programme d'une ressortie de Fantasia. Il fait parti de la mini série Adventure in Music qui compte un autre cartoon sorti quelques mois plus tôt, Adventure in Music : Melody. Dans Les Instruments de Musiques, nous suivons le professeur Hibou, qui tente d'apprendre à ses élèves les origines des instruments de musique moderne.
Il s'agit du tout premier cartoon Disney a être réalisé au format 2.35 : 1 (cinémascope). Le court métrage est réalisé par Ward Kimball, accompagné de Charles A. Nichols. Il s'agit de la seconde réalisation de l'animateur après Adventure in Music : Melody. La direction artistique de Les Instruments de Musique a été confié à Ken O' Connor, mais le style général du cartoon est sans nul doute le fruit du travail de Tom Oreb, dont vous pouvez découvrir les recherches graphiques ci-dessous.

 

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27 juin 2011

Une journée dans la vie de John Lasseter

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À quoi ressemble une journée de travail type du directeur créatif des studios d'animation Disney et Pixar? C'est ce que je vous invite à découvrir dans la série de clichés postées ci-dessous. Ces photos ont été prises au mois de mars dernier, lorsque John Lasseter s'afférait avec son équipe créative à finaliser leur dernier bébé, Cars 2. Il semblerait également que ces photos aient été prise durant le tournage d'un futur documentaire de Leslie Iwerks (petite fille de Ub Iwerks et déjà responsable du passionnant documentaire The Pixar Story), sur le même sujet.

 

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7h48 - Départ en douceur : John embrasse sa femme Nancy avant de faire les 60 minutes de route qui le sépare de sa maison, dans le comté de Sonoma, aux studios Pixar basés à Emeryville.

 

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8h13 - Un trajet studieux : Lasseter profite de la route vers les studios pour étudier de nouvelles images en production de Cars 2 sur son iPad. Le directeur technique Apurva Shah a crée spécialement pour lui une application lui permettant d'enregistrer des notes verbales et de les envoyer par email aux départements concernés.

 

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8h52 - Une entrée en grande pompe : Lasseter discute avec A.J. Riebli, un voisin du comté de Sonoma.

 

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9h38 - Quels sont les news? : Arrivée dans son bureau. Son assistante Heather Feng le brief sur la journée qui l'attend.

 

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9h43 - Derrière le bureau : John Lasseter analyse un nouveau trailer de Cars 2, sous le regard de centaine de jouets Toy Story.

 

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10h09 - Petit déjeuner avec des membres de l'équipe de Cars 2 : Jim Murphy, responsable des équipes créative, Denise Ream, productrice et l'assistante Heather Feng profitent du petit déjeuner pour discuter avec John Lasseter.

 

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10h27 - En uniforme : La productrice Denise Ream accompagne John Lasseter à la première réunion du matin. John porte pour l'occasion une chemise aux couleurs de Cars. Ce dernier possède une collection de plus de 350 chemises.

 

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10h47 : Devenir un jouet : Lasseter étudie de près un jouet du personnage John Lassetire ("carisation" de John Lasseter présent dans Cars 2) en compagnie de Jay Shuster, directeur artistique des personnages, Ben Butcher, directeur artistique pour les produits dérivés, Andy Dreyfus, directeur  créatif marketing et la productrice Denise Ream.

 

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11h14 - Faire attention aux détails : Lasseter rejoint les différentes équipes en charge du projet, ici l'animation et les effets spéciaux, dans la salle de projection afin de voir avec eux les éléments à corriger sur les derniers plans présentés.

 

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11h50 - Gros plan : John Lasseter étudie de très près un des derniers plans en cours de réalisation dans la salle de projection.

 

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12h50 : Pause déjeuner : John déjeune avec Denise Ream, Heather Feng et le directeur de production Jake Martin. Ils mangent ensemble tous les midis, aujourd'hui la conversation tourne autour de l'exposition Pixar qui est en train de faire le tour du monde.

 

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13h15 - Nous marchons : John Lasseter marche en compagnie de Jake Martin vers la prochaine réunion. Ils passent devant un magnifique color script géant tiré de la production de Toy Story 3.

 

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13h22 - Faire le tour : Lasseter imite l'expression d'un personnage pour un plan en cours d'animation dans le bureau de Jean Claude Tran. Il revoit avec lui le plan qu'il est en train d'animer, en lui donnant de précieux conseils. Il est entouré du coodinateur de l'animation Max Sachar et du superviseur de l'animation Shawn Krause.

 

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14h04 - Au suivant! : Lasseter continue son tour des animateurs dans le bureau de Tim Hittle en compagnie des superviseurs de l'animation Dave Mullins et Shawn Krause.

 

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14h43 - C'est la fête! : Lasseter fait une pause en prenant un verre dans l'atrium du studio avec le directeur artistique des personnages Jay Shuster, qui fête son dernier jour sur la production de Cars 2 avec quelques membres de l'équipe. Shuster est transféré sur la production d'un autre film.

 

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15h13 - Le bon effet : Lasseter est en salle de projection accompagné de Gary Bruins, responsable des effets spéciaux de Cars 2. Lui et son équipe sont à l'origine des scènes les plus explosives du film.

 

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16h40 - Détails, détails : Lasseter a rejoint le monteur Stephen Shaffer dans son bureau pour apporter quelques modification à certaines séquences du film.

 

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17h03 - la révision éditoriale continue : Lasseter continue ses révisions de séquences avec Stephen Shaffer et l'animateur Michal Makarewicz jusque tard dans l'après midi.

 

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17h26 - Plus qu'un film : En tant que réalisateur et directeur créatif des studios Disney et Pixar, Lasseter participe à l'approbation de nombreux produits dérivés. L'assistante Michelle Moretta lui fait ici un tour des produits en cours de création.

 

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17h57 - Lumières nocturnes : Lasseter traverse les jardins des studios pour aller rejoindre sa voiture. Il passe devant deux des icônes les plus emblématiques du studio, le bébé lampe Luxo Jr et sa balle, héros du premier court métrage des studios, Luxo Jr, datant de 1986.

 

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18h04 - Chaque minute compte : Bien que John Lasseter fait tout son possible pour rentrer chez lui tout les soirs à 18h, il ne manque pas de continuer à travailler durant le trajet, enregistrant encore quelques notes et donnant quelques coups de téléphones pour donner ses directives sur les derniers plans en production.

Source : Stitch Kingdom

 

Edit : voilà ce que donne en vidéo une journée de John Lasseter  :

9 juin 2011

Tron l'Héritage

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51Ixu8isvVL 02A l'occasion de la sortie aujourd'hui de Tron l'Héritage en vidéo, je vous invite à découvrir une nouvelle galerie de recherches graphiques tirée de la production du film. Tron l'Héritage est disponible en DVD simple (14,99€), Blu-ray (19,99€) et Blu-ray 3D (24,99€). Par ailleurs, retrouvez également Tron (l'original) aujourd'hui en Blu-ray. Enfin, sachez que les magasins Fnac ont édité un coffret regroupant les deux films, ainsi qu'une édition spéciale de Tron l'Héritage dans un boîtier métal.

 

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1 mai 2011

Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence

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Pirates_of_the_caribbean_on_Stranger_Tides_latest_poster_02Plus que quelques jours avant la sortie évènement de Pirates of Caribbean : On Stranger Tides (Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence), le quatrième volet des aventures de Jack Sparrow! Après quatre années d'absence, la saga du plus célèbre des pirates revient en force au cinéma avec un nouvel opus se passant avant la première trilogie. Le film revient ainsi sur le passé Jack Sparrow, et comment ce dernier est devenu le captaine du Black Pearl. Johnny Depp reprend le rôle mythique du capitaine Jack Sparrow. Dans cette histoire pleine d'action où vérité, trahison, jeunesse éternelle et mort forment un cocktail explosif, le capitaine Jack Sparrow retrouve une femme qu'il a connue autrefois (Penélope Cruz). Leurs liens sont-ils faits d'amour ou cette femme n'est-elle qu'une aventurière sans scrupules qui cherche à l'utiliser pour découvrir la légendaire Fontaine de Jouvence ? Lorsqu'elle l'oblige à embarquer à bord du Queen Anne's Revenge, le bateau du terrible pirate Barbe-Noire (Ian McShane), Jack ne sait plus ce qu'il doit craindre le plus : le redoutable maître du bateau ou cette femme surgie de son passé...
Geoffrey Rush incarne à nouveau le capitaine ivre de vengeance Hector Barbossa, et Kevin R. McNally est une fois de plus le camarade de longue date de Jack, Joshamee Gibbs. Sam Claflin joue un missionnaire loyal, tandis qu'Astrid Berges-Frisbey est transformée en une mystérieuse sirène.

Rendez-vous le 18 mai prochain au cinéma pour découvrir Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence en Disney Digital 3d!

 

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16 septembre 2009

Le Drôle de Noël de Scrooge

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Affiche_am_ricaine_02Quatrième film en motion capture du réalisateur Robert Zemeckis (Retour vers le Futur, Qui veut la Peau de Roger Rabbit) après Le Pôle Express, Monster House et La Légende de Beowulf, Le Drôle de Noël de Scrooge est la première collaboration entre ImageMovers Digital et Walt Disney Pictures. Le film s'inspire de la célèbre histoire, Un Conte de Noël de Charles Dickens, tout comme le moyen métrage Disney Le Noël de Mickey sorti en 1983.
Le procédé de motion capture a toujours été fort critiqué depuis son apparition dans le monde de l'animation, étant considéré comme une sorte de "tricherie" face aux animations réalisées par des artistes. Mais Zemeckis a, depuis ses débuts avec cette technologie, toujours repoussé les liimites de cet outil pour créer un spectacle au rendu particulier certe, mais également très impressionnant. Jim Carrey est ainsi méconnaissable en vieux Scrooge grincheux, nous rappelant Picsou dans le moyen métrage de 1983.
Le Drôle de Noël de Scrooge est prévu pour le 6 novembre 2009 aux Etats-Unis et le 25 novembre en France. En outre, une grande avant-première mondiale du film aura lieu le 3 novembre à Londres (là où se déroule l'action du film) en présence de toute l'équipe du film qui participera à la traditionnelle illumination de Regent Street et d’Oxford Street. Le film sera projeté ce soir-là dans trois grands cinémas de Leicaster Square réunissant pas moins de 4000 spectateurs dans la même soirée.
A noter pour finir que Disney n'a pas attendu la sortie de Le Drôle de Noël de Scrooge pour mettre en chantier un second film en collaboration avec ImageMovers Digital, qui sera un remake du film d'animation de 1968, Yellow Submarine où nous suivions les Beatles dans une aventure psychédélique haute en couleur. Le film sera toujours réalisé par Robert Zemeckis en motion capture, sortie prévu pour 2011!

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25 novembre 2010

Epic Mickey

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Epic_Mickey_Wii_Jaquette_02Pas d'article sur un film aujourd'hui mais sur un jeu vidéo! Ce sera surement la première et dernière fois, mais il me semblait intéressant de vous parler d'Epic Mickey que vous trouverez en magasin dès aujourd'hui. Nouvelle production du génie vidéo ludique Warren Spector (auteur du premier Deus EX qui fut une petite révolution à sa sortie en 2000), Epic Mickey sonne le grand retour de notre cher Mickey Mouse en héros de jeu vidéo! En effet, sa dernière apparition dans un jeu vidéo en tant que héros principal remonte à 1996 avec Mickey Wild Adventure sur PSone. Il nous revient, quatorze ans plus tard sur Wii, plus en forme que jamais, dans un univers surprenant mais fort réussi. L'histoire suit donc Mickey qui va se retrouver bien involontairement dans le labo du magicien Yen Sid (le sorcier de la séquence de Fantasia, L'Apprenti Sorcier), qui travaille sur ce qui ressemble à une maquette proche de Disneyland. Par accident, la souris va renverser une bouteille de dissolvant dans la maquette, à l'insu du magicien. Repartant comme il est venu (au travers d'un miroir), il va oublier ce petit incident et continuer sa paisible vie de héros de cartoons. Mais des années plus tard, un terrifiant fantôme va happer Mickey via le miroir vers un autre univers, celui de la « maquette». Il se retrouve en fait dans le Monde de la Désolation, où sont réunis tous les personnages de Disney tombés dans l'oubli dont Oswald le Lapin Chanceux, chassé d'une route pleine de gloire suite à la création de Mickey. La souris va comprendre les terrifiantes répercussions qu'a eues la bouteille de dissolvant sur ce monde, et va tout faire pour réparer ses erreurs, grâce à votre aide.

À l'occasion de cette sortie, je vous invite à découvrir une galerie de recherches graphiques du jeu. Comme vous pourrez le voir sur ces images, la richesse de ces recherches fera surement regretter à certain d'entre vous de ne pas voir ce jeu sortir sur une console plus puissante, peut-être pour un prochain jeu (Epic Donald serait en projet selon certaines rumeurs).

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26 septembre 2010

Critique Waking Sleeping Beauty

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waking_sleeping_beauty_movie_poster_02Mardi dernier se déroulait à Paris une avant-première un peu spéciale uniquement réservée aux fans du studio au château enchanté. Dans le cadre d'un jeu concours, les sites Chronique Disney et disneypixar.fr faisaient gagner à leurs lecteurs des places pour découvrir Waking Sleeping Beauty, le documentaire de Don Hahn sur les coulisses des Walt Disney Animation Studios de 1984 à 1994. Votre serviteur a par la même occasion été invité à participer à cette projection. Ce n'est pas la première fois que ce genre de projection privée est organisé, souvenez-vous l'année dernière au mois de décembre la projection de La Princesse et la Grenouille organisée par Chronique Disney à laquelle j'avais également été convié. Je vous propose aujourd'hui de découvrir ma critique de ce documentaire passionnant sur l'envers du décor des studios Disney durant une décennie pleine de rebondissements.

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Qui mieux que Don Hahn, producteur de la plupart des grands succès du studio dans les années 90 pour nous raconter cette période faste! Don Hahn est né en 1955 à Chicago. Il débute sa carrière dans le monde de l'animation à la fin des années 70 en tant qu'assistant réalisateur de Wolfgang Reitherman sur Rox et Rouky. Il travailla aussi en étroite collaboration avec Don Bluth sur Peter et Elliott le Dragon et ira même jusqu'à venir travailler dans le garage de Bluth sur Banjo, la première réalisation non Disney de l'artiste qui était sur le point de quitter les studios. Par la suite il devient directeur de production sur Taram et le Chaudron Magique et Basil, Détective Privé avant de passer producteur associé sur Qui Veut la Peau de Roger Rabbit. En 1989, Don Hahn tient pour la première fois le rôle de producteur sur le court métrage de Roger Rabbit, Bobo Bidon, avant de se voir confier la production de La Belle et la Bête. Ce film lui permit de devenir le premier producteur d'Hollywood a être nominé aux Oscars dans la catégorie meilleur film pour un film d'animation. Après ce succès phénoménal, Don Hahn enchaîne la production de deux grands films, Le Roi Lion et Le Bossu de Notre Dame, avant de passer producteur exécutif sur Kuzco, l'Empereur Mégalo. En 2000 il prend pour la première fois la casquette de réalisateur en dirigeant Steve Martin, James Earl Jones et Itzhak Perlman pour les séquences d'accueil de Fantasia 2000. Après des années au sommet, Don Hahn connaît son premier échec en tant que producteur en 2001 avec Atlantide, l'Empire Perdu. En 2003 il produit Haunted Mansion, son premier film live puis Lorenzo, court métrage d'animation nominé aux Oscars 2004. En 2006, durant la période de fusion entre Pixar et les Walt Disney Animation Studios, Don Hahn devient chef intérimaire du département animation, avant de céder sa place à John Lasseter. La même année Hahn reçoit sa deuxième nomination aux Oscars dans la catégorie meilleur court métrage d'animation pour La Petite Fille aux Allumette, projet sur lequel il était une nouvel fois producteur. On le retrouve ensuite sur le documentaire Disneynature Un Jour sur Terre où il tient le rôle de producteur exécutif, poste qu'il conservera sur Océans sorti en 2010. Après avoir réalisé Waking Sleeping Beauty Don Hahn travail sur la production de Frankenweenie, le nouveau film d'animation en stop motion de Tim Burton sorti 2012.

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Waking Sleeping Beauty est un excellent documentaire pour deux raisons : la langue de bois y est banni (chose rare chez Disney) et son auteur était le mieux placé pour raconter cette folle aventure. En effet, étant "au cœur de l'action" son point de vue était d'autant plus intéressant. Le documentaire commence sur l'arrivée de la nouvelle génération d'animateurs aux studios à la fin des années 70. On y découvre les talents de demain à leurs débuts (Tim Burton, John Lasseter, Joe Ranft, John Musker et Ron Clements, etc.). Le documentaire regorge d'images d'archives encore jamais diffusé, un pur bonheur! Don Hahn a d'ailleurs eu la bonne idée de ne pas montrer à chaque fois la tête des différentes personnes interviewées, histoire de laisser le champ libre pour dévoiler toute ces images inédites. Comme dit plus haut, Waking Sleeping Beauty retrace dix années de la vie des Walt Disney Animation Studios et en parallèle met en lumière les rivalités profondes qui existaient entre les trois ténors du studio à l'époque : Roy E. Disney, Michael Eisner et Jeffrey Kaztenberg. Le premier, fils de Roy Disney, (le frère de Walt) était un véritable passionné d'animation. Michael Eisner était quant à lui un leader créatif et efficace. Quant à Jeffrey Katzenberg, c'était un lion agressif, près à mettre un grand coup de pied dans la fourmilière de l'animation Disney. Ces trois leaders charismatiques au style bien distinct se sont ainsi affronté durant près de dix ans afin de mettre en avant leur vision de l'animation Disney contemporaine. Tout commence en 1984, lorsque Roy E. Disney démissionne de son poste au sein du directoire des studios. Il affiche de ce fait son ras le bol à la direction de l'époque et son envie de revenir aux vraies valeurs chères à son oncle disparu. Il est vrai que depuis de nombreuses années déjà, le studio n'est plus que l'ombre de lui-même, devenu has been aux yeux de la nouvelle génération. C'est ainsi que quelques mois plus tard, Ron Miller, directeur des studios et gendre de Walt Disney se voit remplacé par Michael Eisner, fraîchement débauché du studio Paramount. Ce dernier amène un vent de fraîcheur aux studios et sera le premier à lui donner un coup de fouet.  Son premier objectif est de redynamiser la branche film live de la compagnie. Le Label Touchstone est ainsi crée, permettant au studio de produire des films plus matures, sans arborer le logo Disney. Le premier film à sortir sous ce nouveau label sera Splash, énorme succès de l'année 1984 et première belle réussite pour Eisner.

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A ses côtés se trouvait Frank Wells, dirigeant plus classique mais extrêmement efficace. Si Eisner avait été Walt Disney, Wells aurait été Roy Disney. En effet Eisner était la partie créative de la direction, la vitrine des studios, alors que Wells s'occupait de remonter financièrement la compagnie et travaillait plus dans l'ombre. Il faut dire aussi qu'Eisner avait un ego plutôt surdimensionné, ce qui laissait peu de place à son acolyte. Néanmoins Frank Wells  était le catalyseur de la compagnie, il empêchait en outre aux trois pontes du studio de s'affronter perpétuellement. Sa disparition tragique en 1994 montrera d'ailleurs bien que sans lui, tout était chamboulé.
Autre nouvel arrivant au sein de la compagnie, Jeffrey Katzenberg se voit confier la direction du studio d'animation. Malgré ses lacunes dans le domaine (il venait de Paramount, tout comme Eisner), Katzenberg saura pousser les artistes dans leur derniers retranchements et permettre au studio de renouer avec le succès. Pour autant il était loin d'être populaire au sein du studio. Très énergique et réactif, Katzenberg modifiera totalement le système d'organisation du studio d'animation afin de lui redonner souplesse et dynamisme. Ce fut un choc pour les artistes qui étaient habitué à recevoir des ordres de vieux messieurs en gilet (les vétérans du studio) et qui se retrouvaient désormais à devoir se justifier devant cet homme très agressif qui parlait fort et n'hésitait pas à dire ce qu'il pensait. Autre gros problème pour les animateurs, ils se virent confisqué leurs locaux historiques construits par Walt Disney et transféré à Glendale dans des bâtiments en pré fabriqué. Mais ce fut un mal pour un bien. Loin de la nouvelle direction resté à Burbank, les artistes se sentirent libérés et étaient prêt à montrer qu'ils méritaient leur place au sein de la compagnie. C'est donc dans ces bâtiments plus que sommaires que furent réalisé les chef d'œuvres qui redoreront le blason du studio : La Petite Sirène, La Belle et la Bête, Aladdin et Le Roi Lion. En 1994, après la mort de Frank Wells dans un tragique accident d'hélicoptère, la rivalité entre
Roy E. Disney, Michael Eisner et Jeffrey Katzenberg était au plus haut. Ce dernier se mettait de plus en plus sur le devant de la scène, apparaissant dans de multiples émissions TV pour faire la promotion des productions maison. Mais ce fut assez pour la direction de la compagnie qui décida de l'évincer, malgré tout ce qu'il avait fait pour le studio d'animation durant ces dix dernières années. Ce fut certainement un des plus grosses erreurs de la direction qui, sans le savoir, aidera à la création de son futur concurrent Dreamworks Animation dont Jeffrey Katzenberg sera le PDG...

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Riche en infos et images inédites, Waking Sleeping Beauty est un documentaire que tout fan de Disney ou même de cinéma se doit de voir, pour mieux comprendre ce qui fit d'un studio vieillissant au début des années 80 une véritable usine à chef-d'œuvre (qui a dit à argent?) dix ans plus tard. Le film sortira sur nos écrans le 6 octobre prochain, sur Paris et quelques villes de province dont les noms ne sont pas encore connus. Alors n'hésitez pas à vous renseigner auprès de vos cinémas, ce serait dommage de manquer un tel film!

 

15 septembre 2010

Raiponce

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tangled1sheetfrcantxtl_02Si vous suivez de près l'actualité du blog sur facebook, vous aurez remarqué le nombre conséquent de concept arts que Disney met à disposition sur le net de son prochain Grand Classique Raiponce. Et bien c'est loin d'être terminé! En effet retrouvez aujourd'hui une galerie complète de recherches graphiques centrée sur les personnages principaux du film, Raiponce, Flynn, Maximus sa fidèle monture et Pascal le caméléon. Je vous rappel que Raiponce sortira le 1er décembre 2010 en France, mais sera projeté en avant-première exclusive au Grand Rex à partir du 17 novembre!

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18 juin 2010

Toy Story 3

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2010_toy3_01C'est l'évènement cinématographique de l'été, Toy Story 3 sort aujourd'hui aux États-Unis! A cette occasion je vous propose de découvrir une nouvelle série de recherches graphiques centrée sur les nouveaux personnages/jouets du film. Il faudra encore patienter jusqu'au 14 juillet prochain pour voir débarquer le troisième opus des aventures de Woody et sa bande dans les salles françaises. Néanmoins de nombreuses avant-premières seront organisé début juillet aux quatre coins du pays, (notamment sur Paris et dans les  cinémas Kinépolis) n'hésitez donc pas à vous vous renseigner dans les cinémas près de chez vous!

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7 mai 2010

Don Quichotte

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Après Blanche Neige et les Sept Nains et Pinocchio, et alors que Fantasia était quasiment terminé, Walt Disney mis en chantier de nombreux projets de films d'animation. Parmi ces projets on retrouvait les premières ébauches de Peter Pan, Alice au Pays des Merveilles, La Belle et le Clochard, ou bien encore Mickey et le Haricot Magique, qui deviendra finalement un moyen métrage incorporé au film Coquin de Printemps. C'est durant cette période que le projet de long métrage sur les aventures de Don Quichotte commença à titiller les artistes du studio.

Une première équipe d'artistes dirigée par Bob Carr se mit à travailler sur l'aspect visuel du projet. Artiste prolifique, Carr exécuta des aquarelles par douzaines pour établir les situations et les personnages, en tirant souvent son inspiration de Velazquez et d'autres peintres espagnols. Ses premières études de personnages sont très soignées et détaillées, comme si ces dessins devaient servir pour un film historique en prise de vue réelle. En parallèle Carr s'occupa également de dessiner un premier storyboard, dans un élégant style calligraphique.
A peu près à la même époque, un autre artiste (ou plusieurs) méconnu préparait deux séries d'études additives, plus simples mais plus vives. Carr fit ensuite des peintures complètes d'un rendu minutieux ; l'artiste anonyme déployait un style moins guindé, moins détaillé, utilisant de petites surfaces colorées pour suggérer l'essentiel d'une armure ou le flamboiement d'une ligne au pastel évoquant les plis d'une cape.
Malheureusement, après quelques semaines de développement, Don Quichotte fut mis de côté, probablement à cause de de la guerre et des économies effectués par le studio après les pertes subies par
Pinocchio et Fantasia.

Mais en 1946, le projet refit surface! Une nouvelle équipe, dirigée par Jesse Marsh, se remit au travail sur le film. Cette version aurait été une adaptation du poème symphonique Don Quichotte de Richard Strauss : des variations fantastiques sur le thème du personnage chevaleresque pour grand orchestre, opus 35. Marsh prépara des centaines de caricatures d'une grande netteté, à la plume, à l'encre de chine et à l'aquarelle, en notant les thèmes de musique destinées à accompagner l'intrigue. Il fit assez de dessins de storyboards pour un film complet, en commençant par un plan du livre posé sur une table et flanqué d'armures et en concluant sur une sorte d'apothéose : après la mort de Don Quichotte, ce dernier, Dulcinée et Sancho Panza chevauchaient à travers les nuages jusqu'à un étincelant château sous un arc en ciel. Comme la version précédente, cette incarnation de Don Quichotte fut mise de côté, apparemment avant qu'une réunion des scénaristes n'eut lieu ou que des dialogues aient été préparés.

En avril 1951, la préproduction du film recommença pour la troisième fois. Cette nouvelle équipe simplifia encore davantage son style, qui fut sous l'influence des caricaturistes du New Yorker comme Sol Steinberg et Otto Soglow : les personnages arrondies consistent en quelques traits à l'encre avec quelques applications monochromes de vert foncé ou d'ocre en guise de rehaut. Le travail sur le film a dû cesser peu après avoir commencé, car quelques douzaines de dessins seulement furent réalisés.

Ces trois tentatives sont celles qui ont laissé le plus de traces dans les archives du studio mais nul doute que Walt Disney s'y reprit encore à plusieurs reprises pour tenter d'adapter les aventures de Don Quichotte. Et même après la disparition du maître, le studio tenta à nouveau sa chance, comme l'attestent les esquisses de John Watkiss et Sandro Cleuzo que l'on peut trouver sur le net, vestiges d'une énième version sous la houlette de Paul et Gaëtan Brizzi.
Adapter les aventures de Don Quichotte en long métrage d'animation était donc apparemment mission impossible.On peut trouver plusieurs raisons à cela. Tout d'abord les artistes ayant travaillé sur les différentes versions du film tentèrent à chaque fois de préserver les évènements majeures de l'histoire : l'adoubement de Quichotte comme chevalier, ses combats contre les moulins à vent et les moutons, les livres sur la chevalerie brûlés par sa nièce, les aventures avec Carderino et Dorothée, etc. La liste est encore longue! Il se passait beaucoup trop de chose et le film n'aurait jamais put tenir en 1h30. Un autre facteur dont les artistes oublièrent de tenir compte fut comment changer un fou en personnage sympathique. Le Don Quichotte, que les artistes avaient dépeint, était la caricature outrancière de celui du roman et non pas l'idéaliste transi de l'Homme de la Mancha.

Don Quichotte restera un des projets les plus frustrant pour Walt Disney et ses équipes d'artistes, se voyant dans l'incapacité de l'adapter sur grand écran. En dépit de la qualité du matériel préliminaire, le film restera une doux rêve que l'on voudrait voire réalité, tant le potentiel de l'histoire est fort. Mais qui sais, peut-être que le projet ressortira à nouveau un jour de cartons...

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Dessin de Bob Carr :

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Dessin de Ferdinand Horvath :

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Dessins de Jess March (version 1946) :

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Version 1951 :

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Version années 90 :

Dessins de Sandro Cleuzo :

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Storyboards de John Watkiss :

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1 avril 2010

Saute-Mouton

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SAUTE-MOUTON (2003)

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Neuvième court métrage des studios Pixar, Boundin' (Saute-Mouton) fut réalisé par Bud Luckey un des plus vieux employés du studio, mais également un des plus talentueux. Né en 1934 à Billings dans le Montana, Luckey passa plusieurs années de sa vie dans l'armée. Tout d'abord en Corée dans l'US Air Force, puis en tant que spécialiste des graphiques pour les forces d'occupation alliées en Europe et en Afrique du Nord, et ce jusqu'en 1957. La même année il entra à la Chouinard Art Institute où il étudia trois ans. Grand fan de Disney, Luckey eu la chance de se faire former par Art Babitt, ancien grand animateur du studio. Il fut d'ailleurs durant un temps son assistant chez Quartet Films à Los Angeles. Par la suite, Luckey fut animateur sur les premiers épisodes de la série TV The Chipmunks de 1960 à 1961, avant de rejoindr Guild-Bascom-Bonfigli une agence de publicité où il sera directeur artistique jusqu'en 1969. Dans les années 70, Luckey anima de nombreux courts métrage pour Sesame Street et le Children's Television Workshop, sur lesquels il prêtait également sa voix à divers personnages. Après avoir crée son propre studio d'animation (qui fusionna avec Colossal Pictures dans les années 80), il finit par rejoindre Pixar en 1992 en tant que character designer et artiste de storyboard. Il s'occupa notamment du design de Woody dans Toy Story. On le retrouve ensuite au générique de nombreux films du studio (1001 Pattes (a bugs life), Toy Story 2, Monstres & Cie, Le Monde de Nemo, Cars - Quatre Roues, Ratatouille, WALL•E et Toy Story 3)

C'est à la fin des années 90 que John Lasseter autorise Bud Luckey a réaliser son propre court métrage. Ce fut une des décisions les plus faciles qu'il ait prise. Luckey avait une place importante au sein du studio, c'était le cinquième animateur à avoir été recruté par Pixar. Son expérience et son talent dans le monde de l'animation n'était plus à prouver. Il n'avait pas beaucoup d'expérience en animation par ordinateur, mais Luckey était fasciné par les possibilités de ce média. Il choisi de traiter d'un thème qu'il forgea lui-même au fil du temps : la vie peut vous abattre, mais vous pouvez toujours rebondir. Il a toujours dit que la chose la plus triste qu'il ai jamais vu lorsque qu'il était enfant dans le Montana était la tonte des moutons sous la pluie. Ce fut l'image clé qui servit de fil conducteur au film. Il dit également qu'en tant qu'animateur il avait toujours adoré faire sauter ses personnages, il décida donc que ce serait la première particularité du personnage principal.

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Bien que travaillant désormais pour un studio à la pointe de la technologie, l'approche artistique de Bud Luckey avait toujours ce côté charmant de la "vieille école". En plus de ce contraste technologique il y avait également un fossé générationnel entre Luckey et la grande majorité de son équipe. Beaucoup avaient grandi en regardant ses épisodes animés de l'émission Sesame Street. Ils s'estimaient chanceux de pouvoir travailler avec un tel artiste. Qui plus est, Luckey était un le genre de réalisateur dont tout le monde rêve, très enthousiaste et ne demandant pas aux animateurs de recommencer dix fois la même scène, tous le monde a été ravi de travailler sous sa direction.

La chanson du court métrage a été composé par Bud Luckey à l'aide d'un banjo. Ce n'est pas lui que l'on entend jouer dans le film mais par contre sa voix fut utilisé pour la narration. Ce n'était en fait pas prévu, plusieurs chanteurs accomplis étaient presque engagés pour le rôle. Le premier de la liste était Hoyt Axton, chanteur de country très populaire. Malheureusement celui-ci décéda en 1999... Le choix de Luckey se porta alors sur John Hartford. Mais il décéda également en 2001. John Lasseter a alors déclaré que Luckey pouvait très bien faire cette voix. Heureusement ce dernier mis fin à la malédiction, et eu de plus la chance d'enregistrer la chanson à Memphis dans le Tennessee.

Boundin' fut projeté en avant-programme de Les Indestructibles lors de sa sortie en salle en 2004. Court métrage après court métrage, les artistes des studios Pixar se montrent de plus en plus éclectique. Des stratagèmes métaphysiques de Le Joueur d'Echecs à la sagesse délurée de Saute-Mouton, il semblerait que Pixar sache désormais maîtriser tous les styles, avec cette classe qui leur est propre.

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13 novembre 2009

Drôles d'Oiseaux sur une Ligne à Haute Tension

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DRÔLES D'OISEAUX SUR UNE LIGNE À HAUTE TENSION (2000)

 

Edgar Allan Poe, en décrivant sa théorie de ce qui fait un bon poème, a identifié quelques traits essentiels: la concision, la beauté, la logique. Quand l'artiste des studios Pixar Ralph Eggleston a voulu aborder la poésie dans le court métrage d'animation, il a proposé trois éléments essentiels: la concision, la clarté et la sincérité. Drôles d'Oiseaux sur une Ligne à Haute Tension, réalisé par Eggleston, se révèle un cas d'école de ces trois éléments. Considéré comme l'un des meilleurs courts métrages des studios Pixar, Drôles d'Oiseaux sur une Ligne à Haute Tension en est également un des plus courts. Sa grande qualité est de réussir à faire rire en seulement pas plus de trois minutes. Il n'est ainsi pas surprenant d'entendre Ralph Eggleston citer DumboGrand Classique au rythme rapide et au fort potentiel comique comme son long métrage d'animation préféré. 

La naissance de Drôles d'Oiseaux sur une Ligne à Haute Tension remonte au début des années 80, lorsque que Ralph Eggleston réalisa une série de dessins avec un flamant rose et une bande de petits oiseaux pour le cours  de Bob Winquist à CalArts. C'est Ken Bruce, un de ses camarades de classe qui suggéra à Eggleston de faire un film avec ses esquisses. «J'ai effectivement abordé une projet de court métrage à CalArts,» se souvient Eggleston, «mais je n'ai pas pu le finir parce que je paniquais à l'idée d'avoir à dessiner autant de petits oiseaux.» De plus il n'avait pas trouvé de fin satisfaisante à son histoire, il décida alors de mettre ce travail de côté.
Bien qu'il soit surtout connu pour son travail de directeur artistique sur des films tels que Le Monde de Nemo ou WALL•E, Ralph Eggleston débuta sa carrière chez Pixar en 1993 comme animateur. Il dira plus tard qu'il
«est tombé dans l'art de la réalisation par accident», et qu'il se voit moins comme un artiste qu'un cinéaste qui «essaie de toujours penser aux personnages, à l''histoire et à comment assembler le tout".

Après Le Joueur d'Échecs, les studios Pixar décidèrent de continuer à produire de nouveaux courts métrages. C'est ainsi qu'une sorte d'appel d'offre fut lancé aux studios pour trouver un nouveau sujet à exploiter. C'était l'occasion rêvée pour Ralph Eggleston de sortir de ses cartons son projet de court métrage inachevé à CalArts. Il opéra néanmoins quelques changements, le flamant rose fut par exemple remplacé par un oiseau quelconque, mais plus déluré. Au cours de la présentation de son projet aux pontes du studio, Eggleston utilisa un klaxon de voiture ancienne pour le bruitage de l'oiseau loufoque, ce qui fit beaucoup rire John Lasseter. Ces effets sonores colorés seront plus tard réenregistrés à l'identique pour le film. Pour créer les sons des petits oiseaux, Eggleston utilisa des jouets sifflants de la collection de l'artiste de storyboard Jeff Pidgeon.

L'esprit économe d'Eggleston (sa maîtrise des limites enseigné par Bob Winquist) est évidente tout au long du film, en particulier dans sa décision d'utiliser un modèle unique pour l'ensemble des petits oiseaux. Cette uniformité accentue le contraste flagrant entre le groupe d'oiseaux et le grand oiseau loufoque. À un moment donné de la production, Eggleston commença à craindre que la conception des petits oiseaux soit peut être trop simple. Il  étudia donc l'anatomie et la structure osseuse de petits oiseaux réels. Quand il présenta une version révisée des ses personnages à
John Lasseter, «John vint littéralement m'embrasser et me dit: "Arrêtes toi là! Retourne maintenant au storyboard!"» dit Eggleston. Le réalisateur s'est rendu compte que le modèle antérieur était plus proche de son intention initiale de rendu "cartoon" mais ne regretta pas ce changement.

Ralph Eggleston passa deux ans sur la réalisation de Drôles d'Oiseaux sur une Ligne à Haute Tension. Deux années éprouvantes et pleine de défis en tout genre. La fin du court métrage en particulier lui donna beaucoup de fils à retordre. «J'ai dû redessiner la fin du storyboard une vingtaine, voire une trentaine de fois simplement parce qu'elle n'était pas drôle», se souvient Eggleston. D'autres artistes, notamment Jeff Pidgeon et Joe Ranft, firent des suggestions pour la fin du court métrage. Joe Ranft imagina une fin au cours de laquelle une bande de belettes enragés bondissaint hors des buissons et mangeaient tous les oiseaux. Dans une autre fin non utilisée, les oiseaux étaient électrocutés par le fil sur lequel ils étaient posé et se transformaient en poulet frit.

For the Birds fut diffusé au cinéma en avant-programme du film Monstres & Cie sorti en 2001. Il gagna l'Oscar du Meilleur court métrage d'animation la même année. Pour Eggleston, une telle reconnaissance était très gratifiante mais hors sujet. Tout ce qu'il voulait c'était divertir le public avec son film:
«Il ne s'agit pas d'essayer de résoudre les problèmes du monde mais juste de tenter de faire rire quelqu'un.» conclut l'artiste. 

 

 

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Storyboards de Ralph Eggleston :

 

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1 octobre 2009

Pirates des Caraïbes : Le Secret du Coffre Maudit

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potc2_groupPoster_02Second volet de la saga Pirates des Caraïbes, Dead Man's Chest (Le Secret du Coffre Maudit) a été mis en chantier en 2003, juste après la sortie du premier film, en même temps que le troisième opus, At Worlds End (Jusqu'au Bout du Monde). Ces deux films qui forment en fait une seule et même histoire sont de nouveau produit par Jerry Bruckheimer et réalisé par Gore Verbinski. La collaboration entre le grand  producteur hollywoodien et Disney ne date pas d'hier, bon nombre de ses succès ont été réalisé en collaboration avec la compagnie aux grandes oreilles. Outre le premier volet de la saga Pirates des Caraïbes sorti en 2003 le producteur compte à son effectif pas moins de dix-sep films crées avec Disney : USS Alabama et Rock (sous le le label Hollywood Pictures), Les Ailes de l'Enfer, Ennemi d'État, Armageddon, Coyote Girls, 60 Secondes Chrono, Pearl Harbor, Bad Company, Le Roi Arthur et Déjà Vu  (sous le label Touchstone Pictures), Le Plus Beau des Combats, Benjamin Gates et le Trésor des Templiers, Benjamin Gates et le Livre des Secrets, Mission-G, Prince of Persia : Les Sables du Temps et L'Apprenti Sorcier (sous le label Walt Disney Pictures).

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Après le succès fulgurant du premier Pirates des Caraïbes, le défi était de taille pour réaliser une suite qui soit à la hauteur des attentes du public, surtout quand celle-ci est constitué de deux films qui sortiront à dix mois d'intervalle. La première difficulté de ce nouveau projet fut de transformer un histoire qui n'était pas censé avoir de suite en une trilogie, permettant d'approfondir les relations entre chaque personnage, ainsi que leur caractère et leur histoire. L'autre grosse difficulté était que les deux futurs films seraient réalisé l'un à la suite de l'autre. Les raisons de ce choix sont évidentes, cela permet de faire de grosses économies,  de ne pas monter, démonter puis remonter les décors, mais aussi de garder au chaud tous les acteurs principaux (qui ont souvent des agendas surchargés) pendant plusieurs mois d'affilé. Cela demanda de nombreux mois d'intenses préparations, des repérages sur de nombreuses îles des Caraïbes, la préparation des cascadeurs, la construction du Black Pearl et des nombreux accessoires, jusqu'au script qui ne fut terminé que quelques jours seulement avant le début du tournage! Ce tournage fut d'ailleurs souvent mis en péril à cause d'un budget jugé trop lourd qu'il fallait alléger en faisant des économies sur de nombreux points, sous peine de voir le film purement et simplement annulé.

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Contrairement au premier film tournée en grande majorité à Los Angeles, les deux nouveaux opus seront réalisé en Californie mais aussi aux quatre coins des Caraïbes et des Antilles. Les premières scènes de Dead Man's Chest furent tournée aux Walt Disney Studios et à Palos Verdes, en Californie, en février 2004. Il s'agissait de scènes de rue et de la plupart des intérieurs, tout une partie de la ville ayant été reconstitué  pour l'occasion. L'équipe parti ensuite à Saint Vincent filmer le reste des scènes se passant à Port Royal. Ces décors avaient été construit pour le premier film et étaient depuis resté intacte sur place, une aubaine pour la production! Puis direction Dominique pour les scènes dans la jungle. Ce fut certainement les jours les plus difficiles pour l'équipe qui se retrouva sur une île presque à l'état sauvage, sans infrastructures assez importantes pour le déplacement d'une aussi grande équipe de tournage. Direction enfin les Bahamas pour filmer le combat à trois sur la plage de sable blanc et les scènes navales. Pour se faire, la production avait loué un énorme bassin sur la côte,  permettant d'être à l'abri des intempérie de la haute mer souvent imprévisible tout en faisant croire au public que la flotte était au milieu de l'océan. Cela n'empêcha pas le bassin d'être sévèrement touché par une tempête tropicale qui détruit en parti les bateaux et retarda de plusieurs jours le reste du tournage. Ce dernier s'étala pour finir sur plus de 230 jours (le troisième film compris)!

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Le tournage terminé, il ne restait plus qu'à s'occuper que du montage mais surtout des nombreux effets spéciaux numériques présents dans le film. Et c'est à Industrial Light and Magic qu'on les doit, le célèbre studio d'effets spéciaux de Georges Lucas.  Une nouvelle technique de motion capture fut inventée spécialement pour le film, iMocap. Cette dernière permettait de filmer directement les acteurs dans les décors au lieu de les faire évoluer sur des plateaux uniquement constitués de points de repères. Cette technique permit d'avoir un jeu d'acteur plus naturel et d'intégrer encore mieux les  personnages en 3-D dans un environnement réel. Le pirate Davy Jones, dont le visage était constitué de dizaine de tentacules fut le plus gros défi de l'équipe des effets spéciaux, son rendu final sera une des plus belles réussites du film.

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L'avant-première mondiale de Pirates of Caribbean : Dead Man's Chest eut lieu le 26 juin 2006 à Disneyland en Californie. A cette occasion un immense tapis rouge fut installé sur Main Street ou défilèrent toute l'équipe du film face à des fans survoltés. La projection, qui eu lieu dans fantasyland fut précédé d'une impressionnante arrivée de l'équipe du film sur le Black Pearl, le célèbre bateau pirate de la trilogie.
Pirates of Caribbean : Dead Man's Chest sorti dans les salles américaines le 7 juillet 2006 est fut un énorme succès, le film rapporta près de 425 millions de dollars! Ce fut également le cas partout dans le monde où il récolta en tout plus d'1 milliard de dollars de recettes! En France le film attira 6,5 millions de spectateurs dans les salles obscures, ce qui en fit le deuxième plus gros succès cinématographique de l'année 2006 derrière Les Bronzés 3 - Amis pour la Vie.

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23 juillet 2008

20,000 Lieux Sous les Mers

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twenty_thousand_leagues_under_the_sea_ver2_0220,000 Leagues Under the Sea (20,000 Lieux Sous les Mers) est sorti le 23 décembre 1954, c'est le septième film live Disney. Après le succès de ses films d'animation et de ses documentaires (les True Life Adventures), Disney décida de se diversifier en produisant des productions 100% live. Certains de ses films comportaient déjà des séquences filmées (Fantasia, Saludos Amigos, Mélodie du Sud, etc.) mais c'est en 1950 avec L'Ile au Trésor qu'apparut le premier film 100% live Disney. Ces films sont réalisés en Angleterre, où Disney possédaient des fonds bloqués datant de la Seconde Guerre Mondiale. Comme il n'avait pas d'animateurs dans ce pays il fut décidé de réaliser des films live!
20,000 Lieux Sous les Mers est inspiré du célèbre livre du même nom écrit par Jules Verne et sorti en 1869. C'est le premier film de la firme à sortir au format cinémascope, Disney fit appel à Richard Fleischer pour le réaliser, respectivement fils et neveu de Max Fleischer et Dave Fleischer, autrement connus comme étant les grands rivaux de Disney. Betty Boop et Popeye comptent parmi leurs créations les plus célèbres. Avant d'accepter de travailler pour Disney, Richard Fleischer demanda l'approbation de son père qui lui accorda en lui demandant de dire à Disney qu'il avait très bon goût en matière de réalisateur.
Walt Disney a toujours été passionné par l'univers littéraire de Jules Verne et cela faisait très longtemps qu'il désirait réaliser l'adaptation d'un de ses livres. 20,000 Lieux Sous les Mers s'y prêtait admirablement avec sont côté épique et exotique. De plus le monde sous-marin n'était pas un thème très exploité au cinéma, cette oeuvre était donc la plus à même de surprendre le public.
Les effets spéciaux ont été confiés à John Ench, très réalistes pour l'époque ils participèrent grandement au succés du film, ils furent d'ailleurs récompensé par un Oscar grandement mérité. 
Le casting est à la hauteur du film c'est à dire grandiose! On y retrouve un Kirk Douglas au meilleur de sa forme, son rôle de Ned Land restera d'ailleurs parmis les plus intéressants de toute sa carrière. James Mason, autre ponte d'Hollywood resort également du lot, son interprétation du Capitaine Nemo est en tout point remarquable!
20,000 Lieux Sous les Mers ne pouvait être qu'une réussite, bénéficiant des meilleurs artistes à tout les niveau (Jules Verne pour le livre, Walt Disney pour l'adaptation, John Ench pour les effets spéciaux, Kirk Douglas et James Mason pour l'interprétation) il remporta un énorme succés à l'époque avec près de 8 millions de dollars de recette (le film a coûté 5 millions). Le film remporta deux Oscars, un pour ses effets spéciaux et l'autre pour sa direction artistique.

 

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18 mai 2009

Avant-première de Là-Haut à Cannes

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Affiche_Cannes_02(Critique rédigée en mai 2009) Me voilà revenu du Festival de Cannes les yeux remplis d'étoiles ! J'ai put en effet assister à la projection de Up (Là-Haut), le Pixar cru 2009, projeté mercredi soir en ouverture du festival. J'ai également eu la chance de rencontrer Pete Docter, le réalisateur du film, complètement par hasard en le croisant sur la Croisette! Ce dernier m'a fait un superbe autographe sur mon dossier de presse en dessinant la tête de Carl Fredericksen, merci Pete ! Voici donc un article spécial sur mes impressions ainsi qu'une galerie d'images prises par votre serviteur à Cannes.

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Il est 22h50 ce mercredi 13 mai 2009. Je me rend un peu en vitesse au Palais des Festivals avec mes amis du forum Disney Central Plaza, Grandmath, Kinoo et Dash. En effet nous venons tout juste de récupérer nos places auprès d'un contact travaillant chez Disney et présent à Cannes pour aller voir Up à la dernière projection de la journée ! Nous sommes en sueur après avoir couru, mais heureux de réaliser un rêve : monter les marches du Palais des Festivals, qui plus est pour voir un film Disney/Pixar en ouverture et en 3D relief. Après quelques photos pour immortaliser ce moment inoubliable, nous entrons dans le Palais, non sans une certaine impatience. L'intérieur de la salle des Frères Lumière n'est pas aussi belle que je l'imaginais (les côtés de la salles sont faits d'échafaudages noirs) mais qu'importe, nous sommes là pour voir le film, le reste n'est pas important. Il est 23h, tout le monde met ses lunettes spéciales, les rideaux de la scène s'ouvrent sur le logo Walt Disney Pictures, puis un tout nouveau logo Pixar apparaît, spécialement retouché pour les films en 3D. La salle applaudit copieusement avant que le film ne débute. Moteur, action...

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Après quelques rires, la salle se tait bien vite au vu des cinq premières minutes du film très émouvantes, certainement l'une des plus belles scènes d'introduction d'un Pixar. Tout est dit, Up sent déjà le chef-d'œuvre à plein nez! La suite s'avère plus légère avec de nombreux gags, mais l'émotion nous attend toujours au détour d'une scène. C'est sur ce point que Up fait très fort, il allie parfaitement tout les style abordés. On passe ainsi de manière très naturelle à une histoire d'amour, un drame, une comédie et enfin un film d'aventure. L'histoire de Carl Fredericksen nous touche en plein cœur, le film se détache alors fortement des anciennes production du studio en rendant ce récit très humain, voire réaliste. Le thème de la mort est par exemple abordé pour la première fois dans un Pixar, et bien sur avec une grande subtilité, sans jamais tomber dans la niaiserie. L'humour y est également très fin, loin des gags lourds de la concurrence. Techniquement on ne peut pas dire que Up soir révolutionnaire, Pixar ayant atteint un tel niveau de perfection dans son art. Au final la technique, aussi belle soit-elle n'est là que pour accompagner le récit. Il en est de même pour la 3D relief qui se fait discrète la plupart du temps, à part dans quelques scènes mémorables comme le décollage de la maison.

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Les différents personnages de Up sont tous plus charismatiques les uns que les autres. Contrairement à ce que laissait penser la bande-annonce, Carl Fredericksen est bien plus complexe qu'il n'y paraît. A la fois nostalgique, grincheux et tendre, il se reconnaît en Russell, le jeune scout venu frapper à sa porte pour gagner son dernier badge. Leur relation évoluera tout au long du film et reste d'un naturel assez fascinant pour un film d'animation. Charles Muntz, le méchant est quant à lui assez classique mais très efficace. Mon coup de cœur reste Dug et Kevin, les deux acolytes de nos héros. Dug est un chien un peu simple mais très gentil toujours prêt à servir son maître du mieux qu'il peut. Le fait de lui avoir donner la parole par le biais de son collier était une excellente idée, cela le rend vraiment attendrissant. Kevin est un oiseau de quatre mètres de haut que Russell a rencontré au milieu de la jungle. Il s'avère très affectueux et drôle, il sera d'ailleurs d'une grande aide pour nos deux héros. Graphiquement ces deux personnages sont les plus réussis du film, le pelage de dug ou les plumes de Kevin sont tout bonnement sublimes, idem pour leur animation. Ma seule déception du film reste l'aspect de la meute de chiens, collègues de Dug qui sert Charles Muntz. Leur animation paraît bien moins naturelle et leur design peu recherché.

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Du côté de la musique, Michael Giacchino fait encore des merveilles. Déjà auteur des musiques de The Incredibles et Ratatouille, il signe une nouvelle grande composition avec Up. Le thème principal du film est très joli, rappelant parfois celui de Ratatouille, avec ses violons très présents. Les autres morceaux sont tout aussi réussis, que ce soit pour les scènes d'action ou d'émotion.
C'est sans grande surprise que je vous annonce que Up est un nouveau chef-d'œuvre des studios Pixar. Je ne sais pas encore où le classer parmi les autres films du studio (il faudrait que je le revois encore pour me faire une idée fixe) mais en tout cas le film est une réussite totale et a d'ailleurs fait grande sensation à Cannes. Les premières critiques sont des plus élogieuses et promettent un avenir radieux en salle pour Carl et sa bande. Vivement le 29 juillet !

24 mars 2009

Fantasia 2000 : Concerto pour Piano n°2, Allegro, Opus 102

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CONCERTO POUR PIANO N°2, ALLEGRO, OPUS 102
(LE PETIT SOLDAT DE PLOMB)

 

Quatrième segment de Fantasia 2000, Le Petit Soldat de Plomb était un projet de longue date aux studios Disney. Inspiré du conte d'Hans Christian Andersen (l'auteur de La Petite Sirène et de La Petite Fille aux Allumettes), il devait déjà faire parti du premier Fantasia sorti en 1940. Ce fut alors Bianca Majolie qui en réalisa le storyboard. Malheureusement la fin du segment ne satisfaisait pas Walt Disney et l'histoire fut mise de côté. Il faudra attendre 1991 pour que le projet soit remis sur les rails sous l'impulsion de Roy E. Disney, le neveu de Walt, qui désirait réaliser une suite à Fantasia.

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Steve Goldberg (superviseur artistique)                       test d'animation                             Eamonn Butler (animateur)            

La nouvelle version de Le Petit Soldat de Plomb est très proche du storyboard original, seul la fin a été modifié. Dans la première version (très fidèle au conte d'Andersen) le soldat et la ballerine finissent dans le feu et fondent. Leurs deux corps fondus forment alors un cœur. Pour la nouvelle version, les scénaristes voulaient que la fin de l'histoire soit plus en accord avec le concerto de Dimitri Shostakovich, qui se termine sur une note positive. Il fut alors décidé que c'était le diable qui devait finir dans le feu et non les deux amants.
Lorsque la production de cette séquence débuta en 1991, l'ordinateur était déjà bien installé au sein des studios Disney. Il avait déjà servi à de nombreuses reprises sur divers productions animées (Basil, Détective Privé, Oliver & Compagnie, La Petite Sirène et La Belle et la Bête). Mais ce fut la première fois que l'outil informatique était utilisé pour animer des personnages principaux. L'idée était de dissimuler le plus possible le fait que ces personnages soient animés par ordinateur, de peur que leur rendu soit dépassé lors de la sortie du film (qui devait se faire en 1996 mais se fera finalement en 2000). Le reste de la séquence est animée et réalisée de façon plus traditionnelle, tout à la main.

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Le résultat final est un excellent mélange d'animation 2D et 3D, l'alliance parfaite du passé et du futur de l'animation.

 

 

Storyboards de Bianca Majolie (1938) :

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26 août 2008

Fantasia : Le Sacre du Printemps

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LE SACRE DU PRINTEMPS
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Le Sacre du Printemps fut composé par Igor Stravinsky en 1913. Ce segment de Fantasia fut un nouveau défi pour le département effets spéciaux des studios Disney. L'équipe fit appel aux meilleurs spécialistes des dinosaures afin que le rendu final de ces bêtes soit le plus proche possible de la réalité. Pendant que certain étudiaient l'anatomie des dinosaures, une autre partie de l'équipe s'intéressait quant à elle à la formation de bulles de boue afin de comprendre leur mécanisme de mouvement! Il pourrait alors ensuite transposer leurs observations afin de crée les nombreuses bulles de lave en fusion présentes dans le film. La scène la plus mémorable du (Le) Sacre du Printemps reste sans aucun doute le combat du T-Rex contre le stégosaure. Cette scène fut animée par Wolfgang Reitherman qui devint au fil des années le spécialistes des scènes d'action des studios.

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20 août 2008

Fantasia : L'Apprenti Sorcier

 

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L'APPRENTI SORCIER

 

L'Apprenti Sorcier est le passage le plus populaire de Fantasia. Et pour cause, en plus d'une musique déjà très connue à l'époque de la sortie du film, nous y retrouvons la souris la plus célèbre du monde: Mickey Mouse ! C'est sa première apparition dans un long métrage d'animation et sans aucun doute son plus grand rôle. Pour L'Apprenti Sorcier, Mickey retrouve son personnage de pantomime qu'il avait délaissé depuis tant d'années. Car même si les cartoons de Mickey Mouse ont toujours été sonorisés, dans un premier temps le personnage parlait très peu voire pas du tout. Ici tout passe par l'animation, ce qui va à ravir avec la personnalité du petit rongeur.
Le compositeur français Paul Dukas écrivit L'Apprenti Sorcier en 1897. Cette œuvre
fut interprétée pour la première fois le 18 mai de cette année lors d'un concert donné par la Société Nationale de Musique de Paris. Depuis, c'est devenu une des compositions les plus célèbres du répertoire des "poème symphoniques". L'Amérique l'entendit pour la première fois en janvier 1899, quand Théodore Thomas la dirigea à Chicago. L'œuvre est inspirée d'une ballade de Goethe (Der Zauberlehring) qui puise ses racines dans un conte vieux de 2000 ans écrit par le grec Lucien de Samosate.
Dukas
était un critique musical professionnel et était très dur envers lui-même. Il s'était fixé des standards si élevés qu'il détruisait la plupart de ses œuvres. Il écrivit des œuvre orchestrales (Polyeucte Overature), des ballets (La Peri) et un opéra à succès (Ariane et Barbe Bleue). Tout au long de sa vie, il enseigna au conservatoire de Paris, devint inspecteur de l'enseignement musical et fut élu à l'Académie des Beaux-Arts. Sa musique est reconnue pour sa maîtrise de la forme, l'élégance de son style et la raffinement de son expression. Il mourut en 1935 à l'âge de 69 ans.
Fort de sa popularité, L'Apprenti Sorcier fut incorporé à Fantasia 2000  sorti soixante ans plus tard, réalisant le souhait de Walt Disney de créer d'autres Fantasia reprenant les séquences les plus populaires des Fantasia précédents en y ajoutant des séquences inédites.

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3 décembre 2007

Les Aventures de Bernard et Bianca

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23ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, Les Aventures de Bernard et Bianca est sorti le le 22 juin 1977. Le film marque un changement de direction important par rapport aux autres productions postérieures à la mort de Walt Disney. En effet, ici le schéma scénaristique est bien différent, plus sombre, moins tout mignon tout gentil comme Walt l'aurait lui-même fait, le film aborde des sujets plus graves  comme l'orphelinat ou le kidnapping. Mais bien heureusement tout n'est pas noir, le comique tient également une grande place dans le récit grâce notamment au personnage de Bernard, petit concierge sans prétention qui se retrouve au coeur d'une aventure palpitante avec la belle Bianca dont il tombe évidemment amoureux. Les Aventures de Bernard et Bianca est également un des dernières réalisations de Woolie Reitherman, un des Nine Old Men, ainsi que pour bon nombre de ses confrères (Frank Thomas, Ollie Johnston, Milt Kahl) qui prendront leur retraite quelques années plus tard. Le film aura droit à une suite, Bernard et Bianca au Pays des Kangourous qui sortira treize ans plus tard au cinéma.

 

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15 mai 2008

La Ferme se Rebelle

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home_on_the_range_xlg_0244ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, Home on the Range (La Ferme se Rebelle), sorti en 2004 est également le dernier Disney réalisé en 2D. Au vu du très grand succès des films d'animation en 3D (et particulièrement ceux de Pixar), Disney pris une décision aux conséquences bien malheureuses : fermer son département 2D. L'annonce de cette fermeture souleva un tolet de grogne dans la communauté de fans qui ne comprenaient pas pourquoi la firme désirait tant faire uniquement de la 3D alors que son support de prédilection a toujours été la 2D. Mais ce que Disney (et aussi certain fans) n'a pas compris en faisant cela c'est que ce n'est pas le support qui fait qu'un film est bon, c'est avant tout son histoire! Passer à la 3D n'y changea donc rien, ce fut même encore pire (Chicken Little et Bienvenue chez les Robinson font partie des plus grands flops du studio).
C'est donc avec La Ferme se rebelle que se tourne une page historique du studio, un film modeste certes mais non dénué de qualité. Il fait partie avec Kuzco l'Empereur Mégalo et Lilo & Stitch (deux très belles surprises) de ces films au budget réduit mais où les histoires et les personnages paraissent bizarrement bien mieux travaillées!
L'histoire de ces trois vaches du far west est vraiment agréable à suivre, et leur caractère bien trempé les rend hilarantes, en particulier Maggy la chef du trio, une vrai vache rebelle ! Le style graphique du film rappel fortement celui des cartoons des années 40 et 50, avec ses décors aux plaques de couleurs vives et ses personnages très anguleux, quel bonheur de retrouver un style si accrocheur! Mais vous vous en rendrez mieux compte avec les dessins postés en bas de cette article.
J'ai dit que c'était le dernier Disney en 2D... Eh bien non ! Depuis l'arrivée de John Lasseter à la tête du département animation de Disney les choses ont beaucoup bougé et une de ses premières décisions fut de rouvrir le département 2D ! De nouveaux projets 2D sont alors mis en chantier. Tout d'abord deux courts métrages : Comment Brancher son Home Cinema (qui fait revivre le mythique Dingo) et La Ballade de Nessie. Mais aussi deux longs métrages : La Princesse et la Grenouille sorti en 2009 et Winnie l'Ourson sorti en 2011.

 

 

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11 mai 2008

La Boîte à Musique

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1946_m10_02La Boîte à Musique est le huitième long métrage des Walt Disney Animation Studios. Sorti le 15 août 1946 aux États-Unis, c'est le premier film à sortir après-guerre. Durant près de quatre années, les studios Disney avaient été réquisitionné par l'armée américaine afin de créer des films d'animation de propagande ainsi que d'autres parlant de l'amitié entre les États-Unis et l'Amérique latine (Saludos Amigos, Les Trois Caballeros), la patriotisme était donc de mise! Ces différents films permirent aux studios de continuer ses activités durant la guerre mais n'engendrèrent que très peu de bénéfices, la marché européen étant totalement fermé. La solution fut donc prise de réaliser des films à coût réduit (Pinocchio, Fantasia ou encore Bambi avaient coûté une véritable fortune). C'est ainsi que pendant encore quelques années le studio ne sorti que des films dit "package". Les films package étaient en fait une suite de courts métrages réunis afin de créer un long métrage d'1h30. Inauguré en 1943 avec Saludos Amigos, ce style perdura jusqu'en 1949 avec Le Crapaud et le Maître d'Ecole.

La Boîte à Musique est lui constitué de onze courts métrages à la qualité assez inégale. Certain sont de véritable petits bijoux : The Martins and the Coys, All the Cats Join In, Casey at the Bat (qui aura droit à une suite en 1954, Casey Bats Again), Peter and the Wolf, Johnny Fedora and Alice Bluebonnet, The Whale Who Wanted to Sing at the Met. D'autre sont par contre ennuyeux et plutôt médiocres : Blue Bayou (réalisé à l'origine pour la suite de Fantasia), Without You, Two Silhouettes, After You've Gone. Les courts de qualité étant plus nombreux on peut tout de même dire que ce long métrage reste intéressant pour tout passioné d'animation.

La Boîte à Musique fait également parti des rares longs métrages d'animation Disney à ne pas être sorti en DVD (tout comme Mélodie du Sud). Un comble quand on sait que Disney France a mis en place une numérotation qui ne sera jamais complète (La Boîte à Musique est le numéro huit et Mélodie du Sud le numéro neuf). La raison de cette absence est apparemment un problème de droit sur la bande son française du film, bande son où l'on pouvait d'ailleurs retrouver la voix d'Edith Piaf sur le court métrage Johnny Fedora and Alice Bluebonnet. Les américains ont eu plus de chance que nous, le film est bien sortie chez eux mais cette fois tronqué d'un de ses courts métrages, The Martins and the Coys, jugé trop violent et faisant l'apologie des armes à feu!

Si par hasard vous souhaitiez vous procurer une version DVD du film (non censuré), Olikos, du forum Disney Central Plaza et webmaster du site lesgrandsclassique.fr a créer une très belle édition avec vf er vostfr et une magnifique jaquette réalisée par Scamp. Plus d'infos dans la rubrique DVD de fans de son site!

 

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