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The Art of Disney
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7 juin 2008

John Lounsbery

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Si l'on en croit Frank Thomas et Ollie Johnston, John Lounsbery a sa propre perception des choses. Dans le livre Disney Animation: The Illusion of Life, on apprend que quelque soit la situation, et même quand elle ne peut pas être pire, John pouvait toujours faire "Quelques observations amusantes pour éclairer la situation". Bien que timide par nature, les personnages de John étaient quant à eux bien loin de ressembler à leur créateur. Pour ses pairs, les personnages créés étaient toujours amusant à regarder.
En fait, John Lounsbery a dit un jour que son personnage favori de tout ceux qu'il avait eu l'opportunité d'animer était le séducteur Ben Ali, l'alligator danseur que l'on peut voir dans la séquence La Danse des Heures de Fantasia. John Lonusbery s'est également occupé de l'animation d'autres personnages mémorables tel que Grand Coquin dans Pinocchio , Timothée la souris dans Dumbo, et le joyeux Tony dans La Belle et le Clochard.

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John Lousnbery durant la production de Coquin de Printemps (1947) - Society Dog Show (1939)  - The Practical Pig (1939)

John est né le 9 mars 1911 à Cincinnati dans l'Ohio. Il était le plus jeune des trois fils de la famille. Il a grandit dans le Colorado où il appréciait les joies du sport, le dessin mais aussi les randonnées d'été dans les montagnes. Il poursuivit des études à l'Art Institute de Denver, d'où il sorti diplômé en 1932. Il déménagea la même année à Los Angeles, pour travailler comme artiste publicitaire en freelance. Il continuait de suivre des cours à l'Art Center School of Design, où un de ses professeur découvrant son talent l'envoya vers les Walt Disney Studios qui étaient en train de recruter.

 

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Mickey et le Haricot Magique (1947)                           Peter Pan (1953)                          La Belle au Bois Dormant (1959)

Le 2 juillet 1935, John rejoint l'équipe d'animateur des studios Disney comme assistant animateur de Norm 'Fergy' Ferguson sur le film Blanche Neige et les Sept Nains. Il se spécialisa ensuite pendant plusieurs années dans les courts métrages de Pluto, il travailla ainsi sur Pluto's Playmate, Pluto at the Zoo ou Private Pluto. Il fut par la suite promut directeur de l'animation sur les films classiques tels que Dumbo, Mélodie du Sud  , Alice au Pays des Merveilles, Peter Pan, La Belle et le Clochard, La Belle au Bois Dormant, Le Livre de la Jungle, Les Aristochats et Robin des Bois.

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Il travailla aussi comme directeur de l'animation sur les différent moyens métrages de Winnie l'ourson comme Winnie the Pooh and the Honey Tree et Winnie the Pooh and the Blustery Day, qui gagnèrent un Academy Award dans la catégorie meilleur sujet de court métrage animé. Il dirigea aussi Winnie the Pooh and Tigger Too, qui fut nominé aux Oscars.
Lounsbery était surnommé affectueusement par ses collègues 'Louns' et était un incroyable esquisseur qui insipra de nombreux animateurs. Son dessin possédait un sentiment de tension rapide qui était unique.
John Lounsbery est mort le 13 février 1976. Il travaillait encore pour Disney comme directeur sur Les Aventures de Bernard et Bianca. En 1989, il est nommé Disney Legend aux côtés des autres "Nine Old Men".

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Filmographie :

- Snow White and the Seven Dwarfs (1937) (assistant animator)
- Society Dog Show (1939) (animator)
- The Practical Pig (1939) (animator)
- The Pointer (1939) (animator)
- Officer Duck (1939) (animator)
- Pinocchio (1940) (animator)
- Donald's Dog Laundry (1940) (animator)
- Bone Trouble (1940) (animator)
- Fantasia (1940) (animator) (segment "Dance of the Hours" : Ben Ali Gator)
- Pluto's Playmate (1941) (animator)
- Dumbo (1941) (animation director)
- Out of the Frying Pan Into the Firing Line (1942) (animator)
- Pluto at the Zoo (1942) (animator)
- Pluto and the Armadillo (1943) (animator)
- Private Pluto (1943) (animator)
- Victory Through Air Power (1943) (animator)
- Chicken Little (1943) (animator)
- Springtime for Pluto (1944) (animator)
- The Three Caballeros (1944) (animator)
- The Legend of Coyote Rock (1945) (animator)
- Canine Patrol (1945) (animator)
- Make Mine Music (1946) (animator) (segment Peter and the Wolf)
- Song of the South (1946) (directing animator)
- Fun & Fancy Free (1947) (directing animator)
- Melody Time (1948) (directing animator)
- So Dear to My Heart (1948) (animator)
- The Adventures of Ichabod and Mr. Toad (1949) (directing animator)
- Cinderella (1950) (directing animator)
- Alice in Wonderland (1951) (directing animator)
- Lambert the Sheepish Lion (1952) (animator)
- Peter Pan (1953) (directing animator : the father)
- Lady and the Tramp (1955) (directing animator : Tony, Joe and other dogs)
- The Legend of Sleepy Hollow (1958) (animator)
- Sleeping Beauty (1959) (directing animator : the kings)
- Goliath II (1960) (directing animator)
- One Hundred and One Dalmatians (1961) (directing animator)
- Aquamania (1961) (animator)
- "Disneyland" (animator) (7 episodes, 1955-1963)
    - The Truth About Mother Goose (1963) TV episode (animator)
    - The Coyote's Lament (1961) TV episode (animator)
    - The Fourth Anniversary Show (1957) TV episode (animator) (segment "Peter and the Wolf")
    - Tricks of Our Trade (1957) TV episode (animator)
    - Our Friend the Atom (1957) TV episode (animator)
      (2 more)
- The Sword in the Stone (1963) (directing animator)
- Mary Poppins (1964) (animator)
- The Jungle Book (1967/I) (directing animator :  elephants)
- Winnie the Pooh and the Blustery Day (1968) (animator)
- The AristoCats (1970) (animation director)
- Bedknobs and Broomsticks (1971) (animator)
- Robin Hood (1973) (directing animator)
- The Many Adventures of Winnie the Pooh (1977) (animator)

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Pencil test Le Livre de la Jungle

 

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3 août 2007

Croquis Tarzan

 

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Glen Keane est avec Andreas Deja le plus gand animateur 2D que Disney compte dans ses rangs. De l'ours dans Rox et Rouky à Jim Hawkens dans La Planète au Trésor en passant par d'innombrables autres personnages mythiques (Ariel, la Bête, Aladdin, Pocahontas, Tarzan, etc...) son talent unique ne peut que laisser béat d'admiration. Mais j'aurai l'occasion de vous reparler de son oeuvre plus tard (dans la catégorie des grands artistes Disney). En attendant la sortie de Rapunzel, son premier film d'animation en tant que réalisateur (sortie prévue pour 2010) voici une tripotée de croquis du maître qui fit encore des merveilles avec le personnage de Tarzan :

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L'artiste en action :

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8 avril 2008

Dinosaure

 

Dinosaure

 

Malgré son flop commercial à sa sortie au cinéma en 2000, Dinosaure reste un film particulièrement intéressant du point de vue artistique et technique. Pour la première fois dans un film d'animation on pouvait découvrir des personnages 3D se déplacant dans des environnements réels. Le carton de Jurassic Park en 1993 y est évidemment pour quelque chose dans le développement de cet ambitieux projet. La plus grande difficulté des artistes sur ce film fut de transformer le visage des différents dinosaures à la sauce Disney, tâche ardue étant donné le manque d'expression de ces créatures préhistoriques. Le rendu 3D des dinos est d'ailleurs la plus belle réussite du film ainsi que leur intégration parfaite dans les décors filmés. Malheureusement le scénario lui ne suit pas et l'on a du mal à vraiment s'attacher aux différents personnages, dommage... Ci-dessous quelques recherches dont une bonne partie réalisé par un petit frenchie, Christophe Vacher.

  

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4 décembre 2007

Recherches personnages Il Etait une Fois

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enchanted__20076179_02Mercredi dernier est sorti sur nos écrans la toute dernière production des studios Disney, Il Etait une Fois. Ce film marque le grand retour de la 2D dans un Disney, technique qui avait disparu des écrans au profit de la 3D depuis La Ferme se Rebelle sorti en 2004. Après l'échec de ses premiers Grands Classiques 3D (Chicken Little en 2005 et plus récemment la mal aimé Bienvenue chez les Robinson), Disney décida de faire machine arrière et de faire renaitre la 2D de ses cendres pour notre plus grand plaisir! Il Etait une Fois n'est "malheureusement" qu'un avant-goût, en effet nous n'aurons droit qu'à une dizaine de minutes d'animation 2D en début de film avant de passer en live, mais c'est un bon début! Celle-ci s'avère plutôt jolie mais manque encore de raffinement (quelques textures en dégradé viennent entâcher le tout). Il faudra attendre 2009 pour revoir un film d'animation 2D Disney en entier avec La Princesse et la Grenouille. Contrairement à ce que l'on pourrait penser les scènes animés n'ont pas été réalisé au sein des studios Disney mais par un studio indépendant, le département animation 2D étant fermé à l'époque de sa réalisation. En plus du retour à la 2D on a également droit au grand come back des princesses de contes de fées! Et comme pour la 2D ce n'est qu'un début car deux autres longs métrages auront également droit à leur princesse très prochainement : La Princesse et la Grenouille (2009) et Rapunzel (2010). Plus d'infos sur le film sur le site officiel ainsi que sur le topic qui lui est dédié dans la section Grands Classique du forum Disney Central Plaza. Ci-dessous une gallerie de dessins d'Harald Siepermann qui a participé à la conception graphique des personnages d'Il Etait une Fois.

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Giselle :

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Prince Edward :

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Le Troll :

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30 octobre 2007

Concept art L'Etrange Noël de Monsieur Jack

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nightmare_before_christmas_ver6_xlgWelcome back Jack! A l'occasion de la ressortie au cinéma de L'Etrange Noël de Monsieur Jack en 3D, je vous propose ces quelques très beaux concept arts du film. Pour découvrir ou redécouvrir ce chef-d'oeuvre de Tim Burton au cinéma il vous suffit de vous rendre dans les cinq salles (oui je sais c'est très peu!) équipées de la technologie 3D permettant de voir le film en relief : Duplexe Cinémas (Roubaix), Publicis Cinémas (Paris), Le Paris (Forbach), Ciné Pole Sud (Basse Goulaine), Les Templiers (Montelimar).

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29 juin 2013

Critique Monstres Academy

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Mercredi 26 juin 2013 avait lieu l'avant-première française de Monstres Academy. C'est dans le cadre somptueux de la Sorbonne que j'ai eu le plaisir de découvrir le dernié né des studios Pixar, en présence des voix françaises : Jamel Debbouze, Catherine Deneuve, Malik Bentalha, Éric Métayer et Xavier Fagnon, ainsi que de nombreuses célébrités. Cadre somptueux certes mais pas idéal pour la découverte d'un film : bancs en bois extrêmement inconfortables et son très mauvais. Mais qu'importe, ce fut tout de même un plaisir de découvrir Monstres Academy dans un cadre aussi prestigieux. Surtout que le film ne déçoit pas... Ou presque.

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Réaliser une suite à un film devenu classique n'est pas simple. Les studios Pixar nous ont prouvé que dans ce domaine ils étaient capable du meilleur (Toy Story 2 et Toy Story 3) comme du pire (Cars 2). Mais Monstres Academy n'est pas une suite à proprement parlé mais une préquelle, car l'action se déroule avant le film original. On y retrouve donc Bob et Sulli quelques années auparavant, lors de leurs études à l'académie des monstres, section terreur (la section d'élite où tout monstre rêve d'entrer). C'est à peu près le seul lien qu'il y aura entre ce nouveau film et le premier opus. Personnellement je m'attendais à plus de clins d'oeil à Monstres & Cie, avec notamment la présence de plus de personnages déjà connus. Mais apparemment les scénaristes ont décidé de faire table rase et de ne garder du premier film que le strict minimum (Bob, Sulli et l'entreprise Monstres & Cie). On se retrouve alors devant tout un panel de nouveau personnages, certain très réussis (Art et Squishy), mais la plupart ne sont malheureusement pas à la hauteur des personnages originaux... Je pense notamment à la Doyenne Hardscrabble qui manque de consistance malgré un physique original. C'est également le cas des personnages des différentes fraternités qui ne brillent pas par leur originalité. Bien que Bob et Sulli soient présents dans Monstres Academy, ils n'ont plus du tout le même caractère que dans Monstres & Cie. Bob, qui était le moteur comique du film original, est devenu un étudiant plein d'espoir et d'ambition qui ne rêve que d'une chose : devenir une terreur d'élite. Il est par la même occasion devenu ennuyeux mais surtout beaucoup moins drôle. Quant à Sulli, qui était la grosse boule de poil au grand coeur, on le retrouve en fils à papa qui n'en glande pas une mais que tout le monde adore. Le duo fonctionne toujours mais est moins touchant.

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L'histoire en elle-même est finalement assez classique. On se retrouve devant un "teen movie" à la sauce monstre avec une morale assez mièvre : crois en toi et tu pourra réaliser tout tes rêves. Mouais, difficile de faire moins original ! Cependant on ne s'ennuie pas une seconde, le rythme est soutenu, les personnages nombreux et l'action omniprésente. Je regrette juste de ne plus retrouver l'humour du premier film, les mini gag et le jeux de mots qui étaient la marque de fabrique des premiers longs métrages des studios Pixar. Même si l'humour est bien présent dans Monstres Academy, le film n'a pas le même charme que le premier opus. Toute la poésie a également disparu, sans aucun doute en raison du choix d'en faire un "teen movie". Tous les ingrédients de ce genre de film sont ainsi présents : l'université, les fraternités, les fêtes, les rivalités entre groupes (les sportifs, les losers, etc.). Tout sauf l'alcool et les filles bien évidemment (on reste chez Disney tout de même). Tout cela me fait regretter l'absence de Pete Docter à la réalisation, je suis persuadé que Monstres Academy aurait été meilleur avec le créateur du premier film aux commandes... Je me demande d'ailleurs pourquoi avoir choisi Dan Scanlon pour réaliser cette préquelle. Alors que le choix de Lee Unkrich pour réaliser Toy Story 3 était évident (il avait travaillé sur les deux premiers volets et avait co-réalisé plusieurs films), celui de Dan Scanlon, qui n'a même pas participé à la réalisation de Monstres & Cie, ne me semble vraiment pas justifié. Je ne suis pas contre donner leur chance à de nouveau réalisateurs, mais quand il s'agit d'une suite autant reprendre quelqu'un de l'équipe originale.

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Techniquement, Monstres Academy est tout simplement magnifique. Autant on peut reprocher à Pixar de nous pondre des scénarios un peu moins aboutis ces dernières années, autant graphiquement ils restent numéro un. La gestion de la lumière a tout particulièrement fait un énorme bon en avant grâce à un nouveau processus d'éclairage nommé Global Illumination. En plus de prendre en compte les sources lumières directes, ce processus permet de mieux gérer toutes les lumières indirectes provenant de la réflexion de la lumière sur l'environnement. Cet éclairage plus abouti rend le monde des monstres plus crédible que jamais, et donc un peu moins cartoon que dans le film original. On aime ou on aime pas, personnellement je trouve que Pixar a trouvé le juste milieu entre monde imaginaire et rendu réaliste.
Douze ans après Monstres & Cie, la technologie a énormément évolué, on retrouve ainsi beaucoup plus d'environnements, de personnages et de rendus gourmand en mémoire. Par exemple, alors que Sulli était un des seuls personnages poilu du premier film (à cause du temps de calcul de la fourrure qui était interminable), ici on se retrouve avec des dizaines de personnages à poils plus ou moins longs, dont le délirant Art, un de mes coups de coeur du film avec ses grande jambes, ses petits bras et son passé mystérieux.

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Malgré ses quelques défauts et son éloignement par rapport au film original, Monstres Academy reste un bon Pixar, bien au dessus de leurs deux dernières productions (Rebelle et Cars 2). Mais qu'on se le dise, le film ne surpasse en rien Monstres & Cie, il apporte simplement une profondeur supplémentaire au film original qui était déjà parfait. De là à dire que Monstres Academy ne sert à rien... À nous divertir, c'est déjà pas mal ?

 

Monstres Academy sortira au cinéma le 10 juillet en 3D dans les salles équipées. 

16 avril 2009

Fantasia 2000 : Le Carnaval des Animaux

 

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LE CARNAVAL DES ANIMAUX

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Cinquième séquence de Fantasia 2000, Le Carnaval des Animaux était à l'origine une idée de Joe Grant. Artiste chez Disney entre 1932 et 1949, il revint travailler aux studios dans les années 90 en tant que consultant, alors qu'il avait déjà plus de 80 ans! Bouillonnant d'idées malgré son âge avancé, il proposa une séquence pour Fantasia 2000 avec comme personnage principal une autruche de la séquence La Danse des Heures, du Fantasia original, s'amusant avec un yoyo. L'idée fut retenue mais l'autruche fut finalement remplacé par un flamant rose.

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Eric Goldberg, le réalisateur de la séquence nous parle de cette expérience : "Pour concevoir Le Carnaval des Animaux, j'ai commencé par faire des recherches auprès de mon collaborateur, Mark Gabriel, qui, en travaillant sur Pocahontas, jouait sans arrêt au yoyo. Je l'ai alors filmé en train de jouer au yoyo, ce qui nous servit de référence pour la suite de notre travail. Après cela il a fallut se demander pourquoi un flamant rose jouerait-il avec un yoyo? Et on s'est dit : "il a un yoyo parce que c'est l'excentrique." Lui il veut jouer, alors que les autres veulent se mettre en ligne. La séquence ressemble beaucoup à un passage de La Danse des Heures, quand les autruches se disputent une grappe de raisin, on peut voir ça comme une sorte de clin d'œil En étudiant des flamants dans des zoos californiens, on a appris qu'ils ont tendance à avoir des comportements de groupe. Si l'un lève la tête, ils le font tous. Si l'un va à gauche, ils le font tous. C'est comme un troupeau de moutons! Et on a pensé que ce serait sympa que le héros soit l'original. Celui qui ne veut pas faire comme les autres."

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Techniquement, la séquence se démarque du reste du film par l'utilisation de l'aquarelle pour les personnages. Alors qu'il était devenu habituel de scanner et peindre les cellos sur ordinateur, il fut décidé ici de tout coloriser à la main avec la technique de l'aquarelle, donnant ainsi encore plus de vie aux personnages animés. L'impression de peinture vivante était également accru. Côté animation, les Six Snobs (les flamant roses poursuivant le héros) ont été animé par le réalisateur Eric Goldberg. Il se chargea en fait d'en animer un seul, puis son animation fut démultiplié pour donner l'illusion d'un groupe d'oiseaux parfaitement synchrone.

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Recherches graphiques :

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Dessins de Joe Grant :

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23 février 2009

Fantasia 2000 : Les Pins de Rome

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LES PINS DE ROME

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Seconde séquence de Fantasia 2000, Les Pins de Rome est le résultat d'un savant mélange d'animation 2D et 3D. Composé en 1924 par Ottorino Respighi, Les Pins de Rome était  à l'origine inspiré par les paysages de la Rome Antique. Les artistes des studios Disney en ont fait un sublime ballet aérien de baleines en Antarctique. Réalisé en 1994-95, Les Pins de Rome est une des premières réalisations des studios alliant images de synthèse et animation traditionnelle. La technique fut d'abord expérimenté dans un court métrage sorti et 1992 peu connu du grand public, Off his Rockers, où l'on suivait les mésaventures d'un cheval de bois délaissé par un enfant préférant jouer à un jeu vidéo. Le thème de ce cartoon où un jouet prend vie n'est pas sans rappeler Tin Toy, court métrage des studios Pixar où des jouets étaient martyrisé par un bébé (court qui inspirea par la suite Toy Story). Ce fut certainement une des raisons de l'impopularité d'Off his Rockers, pas assez original pour réellement exister aux yeux des studios Disney.

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      Roy E. Disney (producteur exécutif)                                                                   Hendel Butoy (superviseur de l'animation)

Le style graphique de Les Pins de Rome n'a rien de très original. L'équipe a décidé de rester très réaliste dans les rendus, que ce soit pour le graphisme, les textures ou les décors. Voici les explications de Roy E. Disney (producteur exécutif) sur ce choix visuel : En animation tout peut arriver. Et si une baleine pouvait voler? Il m'a semblé que la seule chose à faire pour qu'on y croit, c'était de faire ça dans un style réaliste. Les faire ressembler à de vraies baleines, pour qu'on voie le volume énorme et le poids de ces animaux. Et qu'on puisse croire qu'elles sont capable de voler. Si c'est une baleine imaginaire c'est facile : on peut la dessiner en train de voler. Mais si elle est réaliste... Ca permet de conserver ce mélange de réalité et d'imaginaire de façon harmonieuse.
Le seul personnage un peu fantaisiste est le baleineau, le personnage principal de la séquence. Ses mouvements sont éxagérés, il est plus joueur, il a plus de personnalité que les autres baleines. Ce choix n'est pas anodin, il fallait que le personnage se démarque du groupe, qu'on le remarque dès le début. Les couleurs sont également un peu plus imaginaires, elle sont saturées et flamboyantes. Le résultat est un parfait mélange de réalisme et d'imaginaire.

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Craig Thayer (supervieur artistique des imageries numériques)

Mélanger 2D et 3D était un véritable défi pour l'époque, la technique en étant encore à ses balbutiements. Les studios durent créer des logiciels spéciaux pour mettre à bien le projet. Plusieurs problèmes difficiles n'avaient pas été résolus avant la réalisation de la séquence. Il y avait des rides sur le peau des baleines dont il fallait se débarasser pour que la peau soit lisse. il a donc fallut créer un logiciel sur mesure pour supprimer les rides. Il fallait aussi que l'eau bouge en fonction des mouvements des baleines. Un système de particules à vaguelettes fut alors crée pour que l'eau ondule au passage des baleines et se propage par la suite. Mais malgré tout leurs efforts, il y a un éléments qui ne fonctionnait pas en images de synthèse. L'équipe ne parvenait pas à rendre les yeux des baleines assez expressifs. Il fut donc décidé de faire les yeux en animation 2D et de les ajouter aux baleines en 3D. Le baleineau est ainsi le tout premier personnage Disney réalisé en animation 2D et 3D. La technique ne sera plus très souvent utilisé par la suite car trop compliqué à mettre en oeuvre. L'exemple le plus réussi de cet union reste le personnage de John Silver dans La Planète au Trésor, dont le bras cybernétique est entièrement réalisé en 3D. 

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Recherches graphiques :

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Conception des personnages :

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29 avril 2010

Atlantide, l'Empire Perdu

 

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poster_02Atlantis, the Lost Empire (Atlantide, l'Empire Perdu) est le 41ème long métrage des Walt Disney Animation Studios. Après Le succès de Le Bossu de Notre-Dame, toute l'équipe du film se remis presque immédiatement au travail sur un nouveau projet. En effet Kirk Wise et Gary Trousdale, les deux réalisateurs souhaitaient continuer à travailler avec ces artistes qui avaient fait leur preuves sur le Bossu. Dès le départ, Kirk et Gary voulaient réaliser quelques chose d'inédit chez Disney, loin des comédies musicales des dernières années. Leur choix se porta vite sur le film d'aventure, genre encore inexploré par les artistes du studio. "Moins de chansons, plus d'explosions", tel était  le maître mot du projet qui donnera bientôt vie au mythe de l'Atlantide.

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Kirk Wise est né à San Francisco en 1963. Enfant il se fait vite remarquer pour ses talents de dessinateur, il gagne ainsi sa première "paie" en tant qu'artiste à l'âge de sept ans en gagnant le Junior Art Champion, concours récompensant les jeunes artistes en devenir. Durant toute son enfance, Kirk se passionne pour le dessin et spécialement pour l'animation en image par image. Il développe ainsi des techniques d'animation en papier découpé, technique qu'il continuera d'expérimenter lors de ses études supérieures à CalArts. Kirk débute sa carrière en tant qu'animateur sur The Brave Little Toaster, puis anime un épisode de la série TV Histoires Fantastiques, Family Dog. Il entre chez Disney en 1985 où il débute comme assistant animateur sur Basil, Détective Privé. Il y retrouve son ancien camarade de classe de CalArts, Gary Trousdale. Après avoir travaillé comme artiste de storyboard sur Bernard et Bianca au Pays des Kangourous et Le Prince et le Pauvre, on lui confie la réalisation de La Belle et la Bête, aux côté de Gary Trousdale. Le film sera un énorme succès et permettra au duo de passer à un nouveau projet, Le Bossu de Notre-Dame, puis Atlantide, l'Empire Perdu.
Gary Trousdale est né le 18 juin 1960 à La Crescenta, en Californie. Contrairement à la plupart de ses anciens camarades de CalArts tels John Lasseter, Henry Selick ou bien encore Tim Burton, Gary ne rentre pas directement chez Disney après ses trois années d'étude. Il débute ainsi sa carrière aux sein des productions Carter/Mendez où il est animateur sur Stanley, the Ugly Duckling, un programme spécial pour la chaîne ABC. Gary accepte ensuite un travail d'illustrateur pour une chaîne de restaurant américaine. On retrouve ainsi les dessins du jeune homme sur les menus ou les serviettes de nombreux bars et restaurant du pays. Gary débute par la suite sa carrière à Disney au département effets spéciaux en tant qu'intervalliste sur Taram et le Chaudron Magique, puis en tant qu'assistant animateur sur le film live Les Aventuriers de la Quatrième Dimension. Par la suite, Gary attira l'attention en caricaturant ses collègues et en créant des gags, ce qui eu pour conséquence de le voir transférer au département scénario du studio. Il fut crédité pour la première fois au générique de La Petite Sirène en tant qu'artiste de storyboard, poste qu'il gardera sur Bernard et Bianca au Pays des Kangourous et Le Prince et le Pauvre avant de devenir réalisateur aux côtés de son ami Kirk Wise sur La Belle et la Bête. Après avoir co-réalisé Le Bossu de Notre-Dame
et Atlantide, l'Empire Perdu, Gary Trousdale "passe à l'ennemi" en postulant chez Dreamworks en tant qu'artiste de storyboard, poste qu'il occupe encore aujourd'hui.

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Le mythe de l'Atlantide était un sujet parfait pour un film d'animation. Les studios Disney avaient en effet pour habitude d'adapter des livres ou des contes de fée en animation, ce qui laissait peu de place à la création pure. Mais avec l'Atlantide tout leur était permis, étant donné qu'il n'existe aucune preuve de son existence, cela restait un concept assez flou. Les artistes purent ainsi s'en donner à coeur joie et recréer tout un monde sous-terrain! Pour cela l'équipe se mis à étudier beaucoup de livres et  de documents sur ce continent perdu afin de s'imprégner des fait et de récolter le maximum d'information. Toute ces recherches permirent de nourrir leur imagination.

En plus de traiter d'un sujet encore inédit en animation chez Disney, le style graphique d'Atlantide l'Empire Perdu se veut également très éloigné des standards du studio. L'idée première était de créer un film d'animation se rapprochant du comic book. Pour cela, le studio fit appel à des artistes freelance ayant plutôt l'habitude de travailler sur des films en live. Ces artistes qui n'avaient pas été "formaté" au style classique des films d'animation Disney permirent d'avoir une vision extérieure sur le projet. Quatre artistes en particulier ont été d'une aide précieuse : Matt Code (artiste concepteur sur Jurassic Park et Men in Black) qui s'occupa essentiellement du Leviatan et du sou-marin, Jim Martin qui s'occupa également du sous-marin mais aussi de nombreux véhicules, Ricardo Delgado (auteur de comic) s'est quant à lui attardé sur certains décors comme les grottes et le monde des atlantes, et pour finir celui qui a le plus influencé la ligne graphique du film, Mike Mignola. Grand dessinateur de comics, Mike Mignola est surtout connu pour avoir créé Hellboy. Les deux réalisateurs du film étaient de grands fans du style très contrasté de Mignola et se rendirent vite compte que son style était très proche de ce qu'ils recherchaient. Par chance, en plus d'un style très percutant, Mike était également un excellent scénariste! Celui-ci ne se contenta donc pas de réaliser quelques dessins pour le film, il participa également aux réunions sur l'histoire et proposa bon nombres d'idées qui se retrouvèrent dans le film, comme par exemple les véhicules volant en forme de poisson ou les géants de pierre que l'on voit à la fin du film.

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Atlantide, l'Empire Perdu sorti le 15 juin 2001 et fut un échec au box office américain. Avec un budget de 120 millions de dollars, le film en rapporta 84 millions... La barre symbolique des 100 millions de dollars (ce qui fait qu'un film est considéré comme un succès outre atlantique) était encore loin! Les recettes mondiales s'élevèrent tout de même à 111 millions de dollars, le film rapporta donc 230 millions de dollars en tout, ce qui est loin d'être mauvais. En France, le film fut également un succès avec  un peu plus de quatre millions de spectateurs. Malgré ce succès, le film fut considéré comme un échec, beaucoup lui reprochant son style graphique trop original et son genre très éloigné des films Disney classiques. Atlantide, l'Empire Perdu paya donc pour son originalité... Pour autant on peut saluer le courage qu'il a fallut à Disney pour s'aventurer dans un style qu'ils n'avaient jamais expérimenté en animation.

 

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18 décembre 2008

Mélodie du Sud

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1946_s10_02Sorti le 12 novembre 1946 aux États-Unis, Song of the South (Mélodie du Sud) est le second film des studios à sortir après-guerre (le premier étant La Boîte à Musique) et le premier film mettant en scène de véritables acteurs (Le Dragon Récalcitrant et Victoires des les Airs étant plus considérés comme des documentaires). Durant près de quatre années, les studios Disney avaient été réquisitionné par l'armée américaine afin de créer des films d'animation de propagande ainsi que divers cartoons et longs métrages parlant de l'amitié entre les Etats-Unis et l'Amérique latine (Saludos Amigos, Les Trois Caballeros), le patriotisme était donc de mise! Ces différents films permirent aux studios de continuer ses activités durant la guerre mais n'engendrèrent que très peu de bénéfices, le marché européen étant totalement fermé et les américains ayant d'autre priorités que de se rendre au cinéma. La solution fut donc de réaliser des films à coût réduit (Pinocchio, Fantasia ou encore Bambi avaient coûté une véritable fortune). La première idée fut de réaliser des films dit "packages", composés de divers courts ou moyens métrages. La seconde moitié des années 40 fut ainsi envahit par ces productions : La Boîte à Musique (1946), Coquin de Printemps (1947), Mélodie Cocktail (1948) et enfin Le Crapaud et le Maître d'Ecole (1949). Mais une autre solution fut également de mélanger des séquences live avec des séquences animées, le prix d'une minute de film étant bien moins coûteuse qu'une minute d'animation. Deux longs métrages furent ainsi mis en chantier : Danny le Petit Mouton Noir et Mélodie du Sud.

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Mélodie du Sud est inspiré des récits de l'Oncle Remus de Joel Chandlet Harris, parus entre 1880 et 1905 et très prisés par Walt depuis l'enfance. Voici ce que le maître disait à propos des raisons de la réalisation de ce premier film live : Je devais absolument me diversifier. Je n'ignorais pas que la diversification de mon travail en représenterait la sauvegarde. J'avais déjà tenté cette expérience avant, car je ne voulais pas me restreindre avec Mickey Mouse. Voilà pourquoi j'avais élaboré les Silly Symphonies, qui résolurent le problème. Et ces Silly Symphonies aboutirent aux longs métrages. Sans les recherches effectuées sur les Silly Symphonies, je n'aurais jamais put aborder Blanche Neige et les Sept Nains. En outre, nombre d'investigations menées dans les Silly Symphonies contenaient déjà en substance les grande lignes de Fantasia. J'y ai traité avec soin des éléments que je ne pouvais réutiliser autrement. A présent je souhaite dépasser ce stade. Je veux aller au delà du dessin animé, dans la mesure où cette discipline s'est sclérosée dans ses propres limites. J'ai tout essayé : en faire indifféremment du sept-huit minutes ou du quatre-vingt minutes; les assembler, en aligner cinq ou six à la suite pour constituer un long métrage. A présent je dois aller plus loin dans la diversité et ceci signifie ni plus ni moins l'action réelle.
Mélodie du Sud comportait 70% d'actions réelles et 30% d'animation dont quelques scènes mélangeant les deux procédés. Ce n'est pas la première fois que les studios Disney utilisaient cette technique qui fut exploitée dès les premières années de vie des studios avec la série des Alice Comedies (1923 -1927). On la retrouve ensuite dans Les Trois Caballeros où elle est utilisée pour la première fois en technicolor.

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Cette entrée dans les productions live va également permettre à de jeunes acteurs de se faire un nom dans le milieu du cinéma hollywoodien. Outre James Baskett qui incarne un Oncle Rémus des plus sympathiques, les deux rôles principaux sont attribués à Bobby Driscoll et Luana Patten, respectivement 8 et 7 ans à l'époque du tournage des séquences lives. Les deux enfants deviendront vite les premières stars Disney. Bobby Driscoll jouera ainsi dans divers productions des studios tels que Mélodie Cocktail, Danny le Petit Mouton Noir, L'Ile au Trésor et prêtera également sa voix à Peter dans Peter Pan. Quant à Luana Patten on la retrouvera dans Coquin de Printemps, Mélodie Cocktail et Johnny Tremain, un film Disney de 1957. Mais le destin des enfants stars s'avère parfois tragique... Après des années de galère, de rôles médiocres et de toxicomanie, Bobby Driscoll décèdera en mars 1968 à l'âge de 31 ans. Luana Patten décède elle à l'âge de 57 ans d'insuffisance respiratoire en mai 1996.
La première de Mélodie du Sud eut lieu à Atlanta, où on vénérait Joel Chandler Harris. Le film reçut un acceuil presque aussi chaleureux qu'Autant en Emporte le Vent. Zip-A-Deeh-Dooh-Dah, la chanson phare du film reçu l'Oscar® de la meilleure chanson en 1947, et James Baskett obtint un prix spécial pour son rôle d'Oncle Remus. Mais les recettes de Mélodie du Sud ne furent guère mirobolantes (226 000 $), inaptes à compenser le prix de revient élevés du film (2 125 000 $). Les critiques reprochaient au film de faire l'apologie de l'esclavage, en donnant une vision trop positive de cette période. Le public suivit les critiques et bouda le film à sa sortie.

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Première mondiale du film à Atlanta

Mélodie du Sud eut tout de même droit à quelques ressorties au cinéma outre-atlantique (en 1956, 1973, 1980 et 1986) mais ne fut jamais proposé en vidéo aux Etats-Unis. En France le film est sorti en VHS en 1991 et 1996 mais n'a jamais été édité en DVD. Le film fait pourtant parti de la collection numérotée mais la maison mère interdit toute publication en raison de la trame de fond du film (l'esclavage). Mélodie du Sud a ainsi sombré dans l'oubli au fil des années et reste aujourd'hui méconnu du grand public....

Pour terminer je vous invite à découvrir ci-dessous une galerie de recherches graphiques réalisées par la grande Mary Blair.

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1 avril 2011

Critique Winnie l'Ourson

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winnie11_02Voilà déjà six ans que notre cher petit ourson et toute sa bande n'avaient pas montrer leurs  petites frimousses sur grand écran. Dernier film en date, Winnie l'Ourson et l'Efélant, sorti en 2005, réalisé par le défunt studio Walt Disney Television Animation Japan (comme la plupart des longs métrages de la franchise). En ce qui concerne les Walt Disney Animation Studios, cela faisait plus de 28 ans qu'un Winnie l'Ourson n'était pas sorti de leurs cartons. Petit rappel des faits pour les moins avertis d'entres-vous : en 1966 sort au cinéma le premier moyen métrage de Winnie l'Ourson sous le titre Winnie l'Ourson et l'Arbre à Miel. Il s'agira d'un des derniers projets mis en chantier du vivant de Walt Disney. Le succès est immédiat, il fut alors décidé de réaliser d'autres moyens métrages des aventures du petit ourson. Sort ainsi en 1968 Winnie l'Ourson dans le Vent, puis Winnie l'Ourson et le Tigre Fou en 1974. Les trois moyens métrages sont réuni en un long métrage  sorti en 1977 sous le titre Les Aventures de Winnie l'Ourson. Enfin, en 1982 sort Winnie l'Ourson et une Sacrée Journée pour Bourriquet, dernier moyen métrage réalisé par les Walt Disney Animation Studios. Dans les années 90, avec le succès grandissant des suites sorties directement en vidéo, sort Winnie l'Ourson 2 : Le Grand Voyage, premier long métrage réalisé par Walt Disney Television Animation. Ce même studio s'occupera de quatre autres films de la franchise : Les Aventures de Tigrou (2000), Les Aventures de Porcinet (2003), Les Aventures de Petit Gourou (2004) et enfin Winnie l'Ourson et l'Efélant (2005).

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Ce qui nous amène à ce nouvel épisode de la franchise, sobrement et habilement nommé Winnie l'Ourson. Car il s'agit bel et bien d'un retour aux sources pour le petit ourson! Les Walt Disney Animation Studios ayant (enfin) repris la main sur leur bébé, nous étions en droit de retrouver Winnie et ses amis sous leurs plus beaux jours. Retour aux sources également pour l'histoire qui, comme pour les premiers moyens métrages, s'inspire directement de trois histoires des livres originaux de Alan Alexander Milne sorti en 1926 et 1928 : In Wich Eeyore Loses His Tale, In Wich Rabbit Has a Busy Day et In Wich Christopher Robin Leads an Expotition to the North Pole. Il est d'ailleurs amusant de voir dans le film de nombreuses interactions entre le narrateur, le texte des pages et les personnages, tout comme c'était le cas dans les moyens métrages des années 60-70.
Voici le synopsis officiel du film : un nouveau jour se lève dans la Forêt des rêves bleus. Comme à l'habitude, Winnie l'ourson se réveille avec une faim de loup et s'aperçoit qu'il n'a plus de miel. Il part en chercher, mais cela va s'avérer plus compliqué que prévu. Il commence par être interrompu en cours de route par un concours pour trouver une nouvelle queue à Bourriquet. Poursuivant son chemin, Winnie trouve ensuite un mot de Jean-Christophe où il est écrit : "Je suis sorti. Des choses à faire. Je reviens bientôt". Mais Maître Hibou interprète mal le message et raconte à tous que le jeune garçon a été enlevé par une créature mystérieuse. Winnie et ses amis se lancent alors dans une folle équipée pour le sortir des griffes d'un ravisseur imaginaire. Pour le petit ours qui ne rêvait que d'un peu de miel, cette journée va se révéler pleine de surprises.

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L'histoire est donc un mix entre trois récits originaux de Alan Alexander Milne. N'ayant pas lu ses ouvrages, je ne m'attarderai pas sur la finesse de l'adaptation à l'écran. Le plus important étant le résultat final, tout simplement charmant. Nous retrouvons nos héros dans des histoires simples mais efficaces, comme à leurs habitudes. Winnie est évidemment à la recherche de miel, bourriquet a perdu sa queue, et Jean Christophe a mystérieusement disparu... Ces trois histoires auraient put être traitées séparemment, mais il fut décidé de les mélanger, donnant un côté plus dynamique au récit. C'est donc le premier véritable long métrage Winnie l'Ourson des Walt Disney Animation Studios (encore une justification du titre)!
Le film débute sur la traditionnelle scène d'ouverture, avec une séquence live où l'on retrouve la chambre de Jean Christophe superbement reconstituée. Autre passage obligé, l'ouverture du livre où nous retrouvons nos héros sur la carte de la Forêt des Rêves Bleus. Tout est là pour nous rappeler les moyens métrages des années 60 et 70. Dans la même logique, Lumpy le petit éfélant apparut dans Winnie l'Ourson et l'Efélant, n'est pas présent dans cette nouvelle aventure, étant un personnage absent des livres originaux. Tous les autres personnages sont au rendez-vous, et auront tous leur moment de gloire à un moment du récit. Fait le plus marquant du film, l'humour, que j'ai trouvé bien plus présent que dans les longs métrages précédents. Une scène en particulier est une perle de drôlerie, il s'agit du moment de l'histoire où nos héros sont bloqués dans un trou et où Porcinet tente de les faire sortir, sur les conseils de Coco Lapin. Personnage de peu de cervelle, Porcinet va enchaîner bourde sur bourde, un grand moment d'humour!

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Techniquement, Winnie l'Ourson est irréprochable. Malgré le passage au tout numérique (personnages comme décors), les artistes des Walt Disney Animation Studios ont réussi à donner un rendu très old school au film. Nous retrouvons ainsi cette patte graphique si particulièe propre à l'univers de Winnie l'Ourson, faite de décors aux traits marqués et aux couleurs douces avec un superbe rendu "livre illustré". Il en est de même pour les personnages, qui malgré des couleurs peut-être un peu trop synthétiques, ont des traits travaillés, sur lesquels on peut apercevoir de ci de là quelques traits de constuction. Un rendu au final très proche des animations des premiers moyens métrages, qui utilisaient la technique de la xérographie (photocopie des dessins sur celluloïd, sans passer par la case encrage).
Du côté de l'animation c'est également un sans faute. Et pour cause, les meilleurs animateurs 2D des studios de ces vingt dernières années ont presque tous travaillé sur le film! Nous retrouvons ainsi Mark Henn (animateur d'Ariel, Jasmine, Mulan et plus récemment Tiana) qui s'est occupé de Winnie et de Jean Christophe, Andreas Deja (animateur de Jafar, Scar, Lilo et Mama Odie) qui anima Tigrou, Eric Goldberg (animateur du Génie, Phil dans Hercule, Louis dans La Princesse et la Grenouille) qui anima Coco Lapin, Randy Haycock (animateur de Simba, Clayton dans Tarzan, Princesse Kida dans Atlantide, l'Empire Perdu) qui anima Bourriquet, ou bien encore Bruce W. Smith (animateur de Kerchak dans
Tarzan, Pacha dans Kuzco, l'Empereur Mégalo, Dr Facilier dans La Princesse et la Grenouille) qui anima Maman Gourou, Petit Gourou et Porcinet. Autant dire que du lourd! Il en ressort une animation parfaite, très fidèles aux modèles orignaux des années 60. Décors somptueux et animation de grande qualité font de ce Winnie l'Ourson le plus réussi techniquement parlant de toute la saga!

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Côté casting vocal, certain seront surement déçus de ne pas retrouver l'excellent Roger Carel,  qui faisait les voix de Winnie et Coco Lapin (mais aussi Porcinet dans les premiers films), celui-ci étant malade lors de l'enregistrement des voix... C'est Jean Claude Donda qui le remplace pour la voix de Winnie. Doubleur talentueux, Jean Claude Donda n'en est pas à sa première incursion dans l'univers de Disney. Par le passé, il a été la voix de Prof dans Blanche Neige et les Sept Nains (version 2001), Lampie dans Peter et Elliott le Dragon (version 2003), Maître Hibou dans Bambi 2, et la voix off des actualités cinématographiques dans Là-Haut. Sa version de Winnie est assez éloignée de celle de Roger Carel, mais c'est pour mieux se rapprocher de la voix originale de Sterling Holloway (aujourd'hui remplacé par Jim Cumming), les puristes apprécieront. Pour ce qui est de Coco Lapin (interprété par Michel Mella) par contre le résultat est bien moins plaisant à l'oreille, mais comme il n'a pas beaucoup de répliques dans le film ce n'était pas vraiment gênant. Michel Mella n'en est pas non plus à son premier doublage pour Disney, il était déjà la voix de Rocaille dans Le Bossu de Notre-Dame et celle du milles-pattes dans James et la Pêche Géante. Pour Tigrou, nous retrouvons avec bonhneur la voix inimitable de Patrick Préjean, fidèle à la peluche tigrée depuis de nombreuses années. En dehors de Winnie l'Ourson, il est également la voix française du cochon Bayonne de la saga Toy Story. Jean Christophe s'est trouvé une nouvelle voix avec le jeune Tom Trouffier, qui s'est fait connaître en prêtant sa voix au personnage de Russell dans Là-Haut.

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Ce nouveau Winnie l'Ourson tient donc toutes ses promesses! En retournant aux sources de la saga, les équipes des Walt Disney Animation Studios nous offrent un long métrage rempli de douceur et de charme, à l'animation et aux décors sublimes, sans oublier un humour bien pronnoncé, qui en fait le Winnie l'Ourson le plus drôle jamais réalisé! Alors n'hésitez pas à aller découvrir cette petite pépite 2D au cinéma, le film idéal pour recharger votre jauge de bonne humeur!

4 août 2009

Volt, Star Malgré Lui

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25352437611_02Volt, Star Malgré Lui est désormais disponible en DVD et Blu-ray! Une excellente occasion de revoir le dernier Grand Classique Disney qui redore enfin quelque peu le blason des Walt Disney Animation Studios. Retrouvez à cette occasion une nouvelle galerie de recherches graphiques consacrée aux colors keys et aux recherches de Volt, Mitaine et Rhino. Cette sortie marque également le début de Disney Studios Privilèges, une nouvelle offre récompensant les fidèles acheteurs de vidéos Disney. Le principe est simple : vous gagnez des points à chaque achats de DVD ou Blu-ray Disney. Grâce à un code inscrit à l'intérieur du boîtier vous avez accés à une multitude de cadeaux sur le site officiel de Disney Studios Privilèges, dont principalement des DVD et Blu-ray. Une bonne initiative de la part de Disney France, même si on aurait aimé pouvoir gagner plus de contenus inédits (films rares) comme c'est déjà le cas chez nos amis américains.

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5 janvier 2009

Fantasia : Ave Maria

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Ave Maria fut composé par Franz Schubert de manière spontanée, comme inspiré par un besoin irrésistible. Dans le même état d'esprit, les artistes de Disney avaient à l'origine prévu que la procession des pèlerins encapuchonnés devait entrer dans une église mais, Walt choisit une mise en scène plus primitive. Joe Grant, le responsable du scénario puisa sons inspiration dans son propre jardin : "Mes arbres avaient un style gothique ce qui m'a donné l'idée de l'allure de la cathédrale." Disney ajouta:  "Avec de la belle musique, nous produisons de belles choses. C'est un travail expérimental et j'ai bien l'intention de faire des expériences."
Le design de la séquence fut une nouvelle fois le fruit du travail de l'illustrateur Kay Nielsen. Pour l'éclatant final de Ave Maria, les départements des décors et de prise de vue créèrent une version horizontale de la caméra multiplane afin de photographier, avec le plus de relief possible, le plus long plan séquence de l'histoire de l'animation. La séquence faisait plus de douze mètres de long, il a fallut cinq jours pour tourner ce plan. Une fois terminée l'équipe responsable de la photographie se rendit compte qu'ils s'étaient trompé d'objectif sur la caméra, ce qui fait que l'on voyait les décors mais aussi toute l'équipe courir autour! Il a donc fallut tout recommencer depuis le début mais trois jours plus tard un tremblement de terre gâcha une nouvelle fois le plan alors que l'avant-première du film devait avoir lieu six jours plus tard! Le plan fut heureusement fini à temps, seulement quelques heures avant la projection.

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6 mars 2010

Walt Disney Feature Animation France

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Lorsque l’on parle du cinéma d’animation, on pense immédiatement aux artistes et aux grands studios de production américains. Pourtant l’art des studios Disney se nourrit de la créativité d’artistes issus de tous les pays du globe et de la culture de chacun. De 1989 à 2003, la France a eu le privilège d’accueillir l’un des studios de production de la célèbre maison et a offert la chance à des artistes français de vivre un véritable rêve éveillé. Retour sur cette période remarquable…

Avant de rejoindre Disney, le studio de Montreuil était une petite structure de production cinématographique créée par les célèbres frères Brizzi. Passionnés depuis leur plus jeune âge par la peinture et le dessin, et suite à la rencontre décisive avec Paul Grimault (un des pères fondateurs du cinéma d’animation français et réalisateur du (Le) Roi et l’Oiseau), les frères Brizzi tombent amoureux du cinéma d’animation. C’est pour eux la possibilité de donner vie à la peinture. Créatifs et indépendants, Paul et Gaëtan Brizzi veulent vivre de leur passion et se donner les moyens de leur ambition. Pour se faire, ils créent Brizzi Films en 1986. D’abord situé à Gentilly, le studio déménage très vite à Montreuil-sous-Bois pour intégrer des locaux plus grands et ainsi accueillir plus d’artistes. Brizzi Films vit pendants plusieurs années de la production de publicités, de séries animées pour la télévision (Le Piaf), de la création de personnages, etc. Ceci tout en essayant de développer en parallèle des projets plus originaux de courts et longs métrages animés.

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Paul et Gaëtan Brizzi (directeurs créatif des studios de Montreuil) accompagné de Roy E. Disney

C’est en 1989 que la Walt Disney Company leur offre l’opportunité de travailler sur des projets plus enrichissants en les intégrant au sein de la filiale télévision. Disney arrivait à point nommé au moment où le studio connaissait quelques difficultés financières et où l’envie de travailler sur de nouvelles productions se faisait sentir. L’objectif pour Disney était d’élargir ses possibilités de production et c’est après un tour d’Europe de tous les studios d’animation que Disney a jeté son dévolu sur le petit studio, comme le racontent les frères Brizzi : « Ils ont trouvé au sein de Brizzi Films, la main d’œuvre qualifiée pour subvenir à leur besoin. On a été très honorés parce que pour nous, Gaëtan et moi mais aussi tous les membres de l’équipe, le nom de Disney est venu éclairer le studio. C’était une référence de qualité, de prestige. C’était flatteur pour nous. Disney ne prenait pas d’engagement à la légère. Ils étaient venus, ils avaient envoyé leurs experts pour voir si notre société était sérieusement gérée, si elle était capable de répondre techniquement, artistiquement et créativement aux besoins qu’ils avaient. Et ils nous ont déclaré que dans leur tour d’Europe, on venait largement en tête et que c’était avec nous qu’ils avaient envie de travailler. Ils sentaient que leurs productions seraient entre de bonnes mains. On nous assuré que nous prendrions en charge la production de longs métrages, donc cela nous a fait prendre la décision de vendre Brizzi Films à Disney. Et de diriger la société Disney Animation France en tant que directeurs généraux.» Tous le monde au studio sauta de joie en apprenant cette grande nouvelle, le rêve éveillé commence pour les petits français…   

Chacun s’attèle alors à sa tâche et intègre les méthodes de travail à la Disney : on exacerbe la spécialité et le talent particulier de chaque artiste pour en faire son cœur de métier. On parle d’hyper spécialisation. Une technique de travail à la fois enrichissante car elle permet à chacun d’arriver à un niveau élevé de son art mais aussi contraignante car elle réduit la polyvalence et rend les artistes dépendant les uns des autres.
D’abord intégré dans la filiale télévision, les studios de Montreuil œuvrent sur des séries animées. Ils auront notamment la chance de travailler sur un épisode spécial Noël des Aventures de Winnie l'Ourson, Winnie l'Ourson : Noël à l'Unisson, Super Baloo, La Bande à Dingo, ou encore Bonkers. Le studio produit également deux longs métrage tirés de séries TV : La Bande à Picsou : le Trésor de la Lampe Perdue et Dingo et Max. En 1994, Disney souhaite renforcer ses équipes de production pour les longs métrages, il est alors temps de réaliser la promesse faite aux Brizzi. Le studio passe alors dans la filiale film et est renommé Walt Disney Feature animation France. C'est la consécration pour le studio qui rejoint le cercle très fermé des studios étrangers travaillant sur les Grands Classiques Disney adulés par des millions d’enfants et d’adultes.

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Layout de La Bande à Picsou : Le Film et propositions d'affiches pour Dingo et Max par Jean Duval

A partir de 1994, les studios de Montreuil travaillent sur des projets de plus grande envergure, les Brizzi racontent : « Le travail est devenu beaucoup plus intéressant, plus gratifiant. Chacun pouvait travailler à un rythme plus modéré. Il y avait plus d’argent. Pour les employés c’était beaucoup mieux. Gaëtan et moi restions frustrés car au niveau de la créativité, ce n’était toujours pas mieux. Disney nous a alors proposé de faire un essai sur Le Bossu de Notre Dame en venant à Los Angeles et en étant nommés directeurs de séquence. […] Los Angeles devenait une possibilité de réaliser les paris qu’on s’était fixés ». Les Brizzi restent neuf mois aux Etats-Unis et réussissent à convaincre Disney de leur laisser la production de larges séquences du (Le) Bossu de Notre Dame : « Après avoir fait les storyboards du Bossu, on nous a renvoyé à Paris pour les diriger au sein  de nos équipes. On a fait notre travail de réalisateur et ça a été un an formidable pour réaliser ces passages. […} Ils nous ont confié les séquences les plus importantes, on a repensé complètement le prologue, on leur a proposé de commencer le film de manière très dramatique et spectaculaire avec la poursuite de la mère de Quasimodo par Frollo. […] On nous a vraiment donné carte blanche. Paul et moi avons pu nous exprimer entièrement, pleinement.» Après la production du bossu, les frères Brizzi quittent Montreuil pour s’installer définitivement à Los Angeles et travailler notamment sur la séquence de L'Oiseau de Feu de Fantasia 2000. Les studios continuent ensuite leur travail et participent à de nombreuses productions tels que Hercule, Tarzan, Kuzco, l'Empereur mégalo et Frère des Ours. Cette période sous l’égide de Walt Disney Feature Animation fut particulièrement riche et passionnante. L’émulation est à son comble et tout est mis en œuvre pour stimuler la créativité des artistes. Jean-Luc Ballester, qui a travaillé à l’animation durant 14 ans au sein du studio se rappelle des ateliers dispensés par des animateurs réputés comme Glen Keane lors de la réalisation de Tarzan et des cours sur des sujets précis comme les personnages, le décor, le mouvement, mais aussi des leçons d’acting. Il s’agit de théâtre corporel où l’objectif est d’étudier la gestuelle et les expressions. Ceci est essentiel pour créer un personnage qui plaira et parlera aux spectateurs. A travers les mouvements du corps du personnage, on doit pouvoir ressentir sa personnalité, sa psychologie, ses sentiments et ses émotions. Comme un acteur, l’animateur mime le personnage pour le comprendre et entrer dans sa peau.

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Storyboards pour la série TV Super Baloo et Winnie l'Ourson : Noël à l'Unisson par Jean Duval

La phase de préparation est un moment important dans la réalisation d’un long métrage : les artistes doivent s’imprégner des ambiances, des atmosphères, d’un lieu, d’une odeur, etc. pour réussir à les retranscrire dans leurs dessins. Des visites sont donc organisées comme au musée de Cluny et à Notre Dame de Paris pour Le Bossu de Notre Dame, au zoo de Vincennes et de la Palmyre pour Tarzan. On fait venir des artistes des Etats-Unis tandis que des français partent là bas, pour partager les connaissances, les techniques,  la créativité, les idées... Tout ceci dans la bonne humeur et la joie de travailler pour une maison réputée comme Disney. Certains artistes ont également la chance de travailler sur des séquences de Lilo & Stitch, Le Livre de la Jungle 2, Atlantide, l'Empire Perdu ou encore Fantasia 2000.
Choisis pour leur haut niveau d’exigence, leur créativité et la maîtrise de leur art, les artistes du studio continuent d’améliorer leurs compétences aux côtés des artistes américains et d’intégrer des techniques de production rigoureuses. Le travail avec la maison mère est plutôt contingenté. Les storyboards sont envoyés avec les instructions de production. Les artistes français réalisent les séquences demandées et les envoient ensuite aux Etats-Unis. Pendant que la France dort, les américains travaillent et envoient leurs remarques aux français en retour. Le décalage horaire joue en la faveur des studios.

Malheureusement certains événements vont venir sortir le studio de son rêve éveillé. Le déficit de plusieurs parcs à thèmes, le succès mitigé des derniers longs métrages comme Dinosaure ou Atlantide, l'Empire Perdu ainsi que l’arrivée de Jay Rasulo à la tête de la compagnie, accompagnée d’un changement de stratégie plus tourné vers le business que la créativité vont amener Disney a fermer plusieurs de ses studios dont celui de Montreuil. C’est la douche froide pour tous  les employés! En 2002, on annonce la vente du studio à un repreneur : la société Iétis, créée par Jean-Pierre Quenet, l’ancien directeur du studio de Montreuil, associé à Philippe Grimond (réalisateur d’Astérix et le Coup du Menhir), qui souhaitent créer un studio de 3D. Disney engagerait 50% des frais de production et 50% doivent venir de l’extérieur. Malheureusement Jean-Pierre Quenet et Philippe Grimond ne réussiront pas à trouver les fonds nécessaires et la fermeture du studio est engagée en mai 2003 pour définitivement fermer ses portes en septembre. Les artistes orphelins se répartissent alors au sein de deux nouvelles structures : Néomis créé par Bruno Gaumetou et Welldone créé par Dominique Montferry (aujourd’hui fermé). Tandis que d’autres partent vers de nouveaux horizons en France et à l’étranger.
Passionnés par leur travail, forts du succès de leurs productions, chacun se sentait invincible et s’était senti pousser des ailes. Mais les enjeux économiques ont stoppé net le studio et laissent derrière eux un goût d’inachevé, de gâchis et de déception.

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L'équipe du studio de Montreuil au grand complet (1996)

Malgré cette fin prématurée, les studios de Montreuil auront eu la chance de faire partie de la grande famille de l’animation made in Disney. Cette quinzaine d’années aura permis à des centaines d’artistes de réaliser leur rêve d’enfant d’un jour dessiner des personnages Disney. Mais au-delà de l’accomplissement d’un rêve, c’est aussi un accomplissement professionnel avec la rencontre d’artistes renommés comme Glen Keane, Andreas Deja, Bolhem Bouchiba, Patrick Delage ou même quelques-uns des derniers « nine old men » vivants comme Marc Davis, Frank Thomas ou Eric Larson. Les français ont pu se frotter à des artistes américains plein de talent, acquérir des techniques de travail nouvelles, participer à des projets d’envergure avec des moyens matériels et financiers énormes pour le monde de l’animation. En résumé, Disney a permis de monter le niveau d’un cran et a fait grandir une nouvelle génération d’artistes talentueux.
Aucun ne regrette d’avoir participé à cette aventure captivante et unique en France. Chacun continue aujourd’hui à vivre sa passion, certains aux Etats-Unis chez Pixar, Dreamworks ou bien sur Disney et d’autres en France chez Néomis par exemple.
Pour conclure, ce qui rassemble Paul et Gaëtan Brizzi, Jean Duval et Jean Paul Ballester et sûrement de très nombreux artistes, c’est l’idée que pour faire un  film d’animation réussi, il faut une histoire, un scénario bien écrit, émouvant et qui transporte les téléspectateurs. Walt Disney lui-même défendait cette idée essentielle et aujourd’hui John Lasseter fait de ce principe le cœur du travail des studios Disney et Pixar. La technique ne se suffit pas à elle-même, qu’elle soit 2D ou 3D. Comme l’exprime bien les frères Brizzi, le film ne doit pas être un film « clin d’œil » où l’on passe un bon moment, mais véritablement une expérience inoubliable qui transporte le spectateur. Il doit avoir l’impression que ce qu’il a vu est réel et d’être entré dans un autre univers.

Pour en apprendre encore plus sur les studios de Montreuil, nous vous proposons d’écouter les interviews de Paul et Gaëtan Brizzi, Jean Duval et Jean-Luc Ballester. Bonne écoute!

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17 février 2010

Dumbo

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Sans_titre_1C'est la sortie évènement de ce début d'année, Dumbo est de retour en vidéo aujourd'hui et pour la première fois en haute définition! Annoncée il y a seulement quelques mois, cette nouvelle édition est en tout point exceptionnelle. John Lasseter est un grand fan du film et a voulu rendre ses lettres de noblesse à ce chef-d'œuvre qui n'avait pas encore eu droit à une édition digne de ce nom. C'est chose faite avec cette édition 70ème anniversaire où l'on retrouve le film entièrement restauré accompagné d'un long making-of, d'une grande galerie de dessins et de bien d'autres petites réjouissances. Pour en savoir un peu plus sur le contenu de cette nouvelle édition je vous invite à lire son test sur le site Planète HD. A l'occasion de cette sortie, retrouvez ci-dessous une nouvelle galerie de dessins se concentrant sur les storyboards et les model sheets des personnages.

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31 décembre 2012

Souvenirs de Gravity Falls

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Souvenirs de Gravity Falls est une série animée créée spécialement pour le réseau de chaînes Disney Channel. La série raconte les aventures de Dipper et Mabel Pines, un frère et une sœur jumeaux, envoyés chez leur grand-oncle Stan pour l’été dans la petite ville de Gravity Falls. Gravity Falls, dans l’Oregon, est une petite ville tranquille… en apparence. Dipper et Mabel vont vite se rendre compte que des choses peu ordinaires se passent autour d’eux… Les jumeaux intrigués vont tenter de percer les secrets de ce lieu étrange qui regorge de créatures en tout genre.

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Souvenirs de Gravity Falls a été crée par Alex Hirsch. Né le 18 juin 1985 à Piedmont en Californie, Alex Hirsch a fait ses études d'animation à CalArts dont il est sorti diplômé en 2007. Il débute sa carrière comme storyboard artist sur la série animée The Marvelous Misadventures of Flapjack, pour la chaîne Cartoon Network. C'est durant cette période qu'il reçoit un mail d'un responsable de l'animation chez Disney, Mike Moon, qui avait vu son film d'études à CalArts (Off the Wall) et qui souhaitait l'inviter au studio afin qu'il puisse lui proposer trois idées de séries animée. Une concernait une série animée sur le voyage dans le temps, une autre était plus tournée vers l'action et la troisième était Souvenirs de Gravity Falls.
La série raconte les aventures d'un frère et d'une soeur jumelle. Alex Hirsch s'est directement inspiré de sa relation avec sa propre soeur jumelle, comme il nous l'explique : "Lorsque nous étions plus jeunes, Ariel était clairement la plus marrante de nous deux, alors que j'avais tendance à me prendre un peu plus au sérieux. A cette époque, elle m'énervait, et je devais avoir le même effet sur elle ! Je me suis simplement dit que cela pouvait parler aux téléspectateurs. D'ailleurs je conseillerais à tous les scénaristes de regarder dans leur histoire personnelle pour y dénicher des idées ou de l'inspiration. Nous avons tous des membres de notre famille ou des amis qui peuvent servir de points de départ à des personnages. Parfois les meilleures histoires proviennent simplement de la "vraie" vie. Dans mon cas, à chaque fois que je me retrouvais dans une impasse dans l'écriture de Gravity Falls, je me demandais toujours "Que ferait ma soeur dans cette situation ?"

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Diiffusée pour la première fois aux US le 15 juin 2012 sur Disney Channel, en avant-programme du téléfilm Let-it Shine, Souvenirs de Gravity Falls retint très vite l'attention du public et de la presse. Avec son humour décalé (et surprenant pour une série Disney), ses personnages hilarants et sa réalisation soignée, Souvenir de Gravity Falls ravira tout fan d'animation!

 

Recherches de Ian Worrel :

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Recherches de Brigitte Barrager :

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5 juillet 2009

My Peoples

 

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mypeoplesposter_02My Peoples fait parti des derniers projets 2-D des Walt Disney Animation Studios avant la fermeture du département en 2004. Le film est à l'origine parti d'une idée de Barry Cook, coréalisateur de Mulan. Ce dernier voulait réaliser un film se passant sur le territoire américain, il imaginea ainsi une histoire d'amour se déroulant dans les Appalaches à la fin des annés 40. Old Man McGee, un vieux fermier, fait tout pour garder sa fille Rose loin d'Elgin Harper, à cause d'une ancienne querelle de famille. Les "Peoples", des figurines qu'Elgin crée à partir de matériaux de récupération, prennent alors vie pour tenter d'unir les deux jeunes amoureux.

"My Peoples était l'occasion de raconter une histoire qui se passe dans nôtre pays : il s'agissait d'une simple histoire d'amour avec le folklore américain comme toile de fond", explique Kendra Haaland, la productrice. "Barry Cook est du Tennessee, il a placé son histoire dans le Kentucky (région de la Virginie-Occidentale), ce qui donna de la crédibilité à son histoire car il connaît bien ce genre d'endroit".

My Peoples devait-être un savant mélange d'animation 2-D et 3-D, l'une ou l'autre technique aurait été utilisé selon le réalisme et l'anatomie de chaque personnage. Les humains auraient ainsi été animé en 2-D alors que les Peoples en images de synthèse. Andreas Deja nous en dit plus sur l'utilisation de la 3-D : "Nous voulions donner un aspect lisse aux personnages, l'utilisation de la 3-D permet de ne pas avoir de contour autour des personnages et les rend ainsi plus doux."

Les Peoples d'Elgin sont au nombre de sept : Abe Lincoln, Mme Spinster, Cherokee, Blues Man, Good O ', Crazy Ray et, présents dans certaines versions, Preacher Man. La clé de l'histoire est Angel, qu'Elgin crée  pour avouer son amour à Rose. Angel n'est pas disposé à accepter son rôle de Cupidon, et tente de s'enfuir. Les autres Peoples partiront à sa recherche et la ramenèront pour assurer une fin heureuse.

Comme dans Bambi, la nature est ici un personnage à part entière presque aussi important que les autres. Une équipe d'artiste des studios Disney parti en voyage au Kentucky, en Virginie-Occidentale, et en Californie du Nord, afin de prendre des photos, des notes et des croquis pour le film.

Kendra Haaland pense que My Peoples a été victime des changements au sein de Walt Disney Feature Animation. Un nouvel exécutif a proposé de remodeler l'histoire du film qui fut renommé A Few Good Ghosts. Les éléments surnaturels ne faisaient que compliquer l'histoire, et le film fut finalement abandonné. Quelques artistes espèrent encore aujourd'hui que My Peoples sera relancé un jour. En attendant, je vous invite à découvrir ci-dessous une galerie de recherches du film qui montrent bien que My Peoples était un projet très différent de ce que faisait les studios d'animation Disney habituellement.

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4 septembre 2009

Mary Poppins

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mary_poppins_1_02Mary Poppins est de retour en DVD pour fêter son 45ème aniversaire! Quoi de neuf dans cette nouvelle édition exclusive par rapport à l'édition collector de 2005? Sans surprise l'image et le son sont identiques à l'édition précédente, les bonus également (making-of, court métrage The Cat That Looked Like a King, galerie d'images, etc.), hormis un reportage fort intéressant sur les coulisses de la musical Mary Poppins de Broadway. Retrouvez à l'occasion de cette ressortie une nouvelle galerie de recherches graphiques du film.

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20 août 2009

The Tale of a Mouse

 

 

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The Tale of a Mouse est un projet des studios Disney datant des années 70. Il s'agissait d'une version longue du cartoon Cousin de Campagne, un Silly Symphony sorti en 1936. On y suivait une souris des champs venu rendre visite à son cousin des villes. Après la mort de Walt en 1966, la branche animation de l'empire Disney, comme toutes les autres branches de l'entreprise, s'est retrouvée orpheline. Le studio avait perdu son âme et la créativité ne fut plus de mise pendant un temps. N'osant pas (ou ne voulant pas) trop s'éloigner des productions antérieurs à la disparition de Walt, les studios ont, pendant un temps, repris les projets abordés ou abandonnés durant les années précèdentes. C'est ainsi que L'Apprentie Sorcière, Les Aventures de Bernard et Bianca ou bien encore Peter et Elliott le Dragon furent mis en chantier. C'est durant cette période trouble que The Tale of a Mouse fut développé. Le projet fut vite mis de côté en raison de la reprise du projet de film sur Bernard et Bianca. En effet, deux films avec des souris comme héros dans une période aussi proche, cela aurait été malvenu. De plus le projet en question était bien moins porteur que Les Aventures de Bernard et Bianca, qui lui était tiré d'une série de livres à succès et de plus déjà abordé avant la mort de Walt. La sécurité l'a emporté et The Tale of a Mouse ne fut jamais produit... Retrouvez ci-dessous une série de recherches graphiques du film au pastel signées Mel Shaw.

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18 novembre 2008

Mickey Mouse

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Nous sommes en février 1928. Walt Disney et sa femme Lillian font le voyage entre Los Angeles et New-York afin de discuter avec Charles B. Mintz (distributeur des cartoons Disney pour Universal) du renouvellement de leur contrat. A cette époque les studios Disney ne travaillaient que sur une seule et unique série de cartoons appelée Oswald the Lucky Rabbit. Le contrat les liant à Universal prenant fin au mois de juin de la même année, il était donc grand temps d'aller négocier son renouvellement. Malheureusement pour Walt Disney, Charles B. Mintz avait prévu tout autre-chose... Par l'intermédiaire de son beau-frère il avait débauché un à un tout les artistes des Walt Disney Studios dans le plus grand secret, hormis Ub Iwerks. De plus, alors que Disney s'attendait à recevoir une augmentation de 250 dollars par épisode, étant donné le succès grandissant de la série des Oswald, Mintz désirait au contraire diminuer d'un tiers le paiement des épisodes, passant de 2250 à 1800 dollars. Enfin, ce dernier lui proposait de venir s'intaller à New York avec son équipe et de travailler directement pour Universal. Sous le choc, se sentant trahis et par Mintz, et par ses employés, Walt Disney claqua la porte des studios Universal et repartit pour Los Angeles. C'est durant ce long voyage de trois jours en train que Walt, toujours prêt à rebondir, eu l'idée d'un nouveau personnage de cartoon. Selon ses dires il se serait inspiré d'une souris domestiquée qui gambadait autour de sa planche à dessin de Kansas City. Pour le nom de ce nouveau héros, Walt pensa tout d'abord à Mortimer Mouse, immédiatement rejeté par sa femme qui lui préférait Mickey Mouse.

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Oswald the Lucky Rabbit - Ub Iwerks a créé le design de Mickey - Walt Disney entouré des premières peluches Mickey

Nous sommes alors en mars 1928, les studios Disney doivent encore réaliser trois cartoons Oswald the Lucky Rabbit avant la fin du contrat les liant à Universal. Comme la majorité de ses artistes devaient partir au mois de juin rejoindre Charles B. Mintz, la création de Plane Crazy, le premier cartoon de Mickey Mouse se fit dans la plus grande discrétion. Walt travailla tard le soir avec Ub Iwerks, son fidèle ami et employé sur le court métrage, à l'abris de tout regard. L'histoire de Plane Crazy était inspiré du récent vol transatlantique de Charles Lindbergh effectué en 1927. Pour terminer le processus d'animation (trop visible pour être réalisé aux studios), Walt installa un atelier de fortune dans son garage sur Lyric Avenue et demanda à sa femme, sa sœur  Edna et sa belle-soeur Hazel de s'occuper de l'encrage et de la peinture des celluloïds. Le film achevé, il fut présenté en avant-première le 15 mai 1928 dans une salle de Sunset Blvd à Hollywood. L'accueil fut correct mais pas extraordinaire, juste assez pour encourager l'équipe à continuer la série. Par ailleurs Walt ne trouva aucun distributeurs. The Gallopin' Gaucho, le second cartoon de Mickey Mouse n'eut pas plus de succès auprès des distributeurs, malgré ses qualités indéniables... Il manquait quelque chose à ces cartoons pour se démarquer des créations des autres studios, quelque chose de novateur. A l'époque le cinéma vivait une révolution avec l'apparition du son dans The Jazz Singer sorti en 1927. Voilà ce qui pourrait faire les affaires de Walt Disney, créer le premier cartoon sonorisé!

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Plane Crazy (1928) - The Gallopin' Gaucho (1928) - Steamboat Willie (1928)

Pour ce troisième court métrage, Walt et Ub s'inspirèrent d'une comédie à succès de Buster Keaton : Steamboat Bill Jr. La réalisation du cartoon s'avéra bien plus compliqué que les deux précédents, le son compliquant d'avantage le travail d'animation. De plus Walt n'y connaissait pratiquement rien en musique. Avec l'aide d'un de ses artistes, Wilfred Jackson dont la mère était professeur de musique, Walt improvisa un moyen de régler la musique sur le flot des images avec une caméra de prise de vues sonore d'une fréquence de 24 images par seconde. Ainsi, il était alors plus facile aux musiciens et bruiteurs de synchroniser son et images. Mais autre chose préoccupait également Walt Disney : est-ce que le public allait suivre?
Après de nombreux tests, Walt parti à New-York (haut-lieu du cinéma sonore à l'époque) la bobine de Steamboat Willie sous le bras afin de trouver un système d'enregistrement efficace et un distributeur. Tout d'abord refusé par la Fox, puis accepté par RCA mais au dessus des moyens des studios, Walt accepta l'offre de Pat Powers qui désirait enregistrer son film avec son procédé Cinephone. La première séance d'enregistrement eu lieu le 15 septembre 1928 et fut un échec. Le chef d'orchestre ne s'était en fait pas du tout servis du procédé de synchronisation de Walt, préférant s'aligner sur les images du cartoon. Mais le rythme était bien trop rapide pour que les musiciens puissent le suivre. La seconde séance d'enregistrement fut la bonne, Walt réussit à convaincre le chef d'orchestre de réduire l'effectif des musiciens et de garder seulement deux experts en effets sonores. Walt s'occupait lui-même des différentes voix du cartoon.

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Après de nombreux refus de tout les distributeurs de New-York, Steamboat Willie fut accepté par Reichenbach, l'attaché de presse du Colony, une salle de cinéma de Broadway. Même si ce n'était pas un distributeur c'était l'occasion de montrer le film au public et aux journalistes de la ville. La première de Steamboat Willie eu lieu le 18 novembre 1928, en avant-programme du film parlant Gang War. Walt était là évidemment et fut étonné d'entendre les gens qui sortaient de la salle ne parler que de son cartoon et non du film! De nombreuses critiques apparurent dans la presse, la revue Variety écrivit : C'est une perle de synchronisation du début jusqu'à la fin, un travail limpide, pétillant et parfaitement adapté à la conjoncture... Parmi une majorité de dessins animés que l'on peut qualifier d'assommants, celui-ci s'impose par sa qualité et on peut lui rendre hommage... Recommandé sans réserve à toutes les familles branchées... Le succès fut fulgurant et il ne fallut pas attendre longtemps avant de voir les financiers s'intéresser à Mickey Mouse. La souris devient très vite très célèbre à travers tout le pays, elle aura très vite le même succès en Europe. Les studios Disney faisaient désormais payer les Mickey Mouse 3000 dollars pièce. L'année 1929 fut très prospère pour les studios Disney, enfin tout du moins en apparence. La récession permis à Mickey de devenir encore plus populaire, les gens ayant besoin d'oublier leur sombre quotidien. Mais malgré cela les studios Disney ne voyaient pas beaucoup d'argent rentrer. En effet, le contrat les liant à Pat Powers était des plus flous et au final l'homme amassait trois fois plus d'argent que les studios! Conscient de se faire duper, Walt quitta Powers pour rejoindre la Columbia (dont il se séparera en 1932 pour rejoindre United Artist, puis RKO en 1937 avant de s'auto distribuer sous le nom Buena Vista à partir de 1953) mais le résultat fut le même, les studios étaient criblé de dettes. Il en sera de même pendant encore de nombreuses années, chaque production mettant en danger les studios.

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Mickey Mouse connut son âge d'or entre 1928 et 1940, la période en noir et blanc restant la plus mémorable. En 1931, le Club Mickey Mouse comptait déjà plus d'un million de membre à travers tout le pays seulement un an après sa création. Les produits dérivés à l'effigie du petit rongeur firent leur apparition : montres, peluches, jeux, dinettes, voitures, etc. Walt Disney avait trouvé grâce aux produits dérivés une source de revenus non négligeable. En même temps Mickey Mouse commença une carrière en BD en janvier 1930 (sous le crayon de Ub Iwerks) qui connut également un énorme succès. Bref tout lui réussissait!
Il ne fait aucun doute que la première source d'inspiration pour le personnage de Mickey était Walt en personne. En plus de leurs mimiques et leur caractère proches, Walt Disney s'occupait également de la voix de la souris. Et ce sera le cas pendant plus de 20 ans.
En seulement quelques années Mickey Mouse passa du statut de héros de cartoon à celui d'icône, il symbolisait à lui tout seul l'esprit de l'Amérique et devint très vite son représentant  à travers le monde. Grâce à lui les studios Disney purent se développer très rapidement et mettre en route d'autre séries comme les Silly Symphonies en 1929. Malheureusement c'est également à cause de cette immense popularité que son caractère évolua de manière moins intéressante. Alors qu'au départ il était un personnage espiègle et drôle, il devint au fils des années plus gentil et posé car il ne fallait pas choquer le public avec des gags trop cruels ou discriminatoires.

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Walt Disney entouré des Mousketeers du Mickey Mouse Club - Le Noël de Mickey (1983) - Runaway Brain (1995)

Avec son passage à la couleurs en 1935 dans The Band Concert, Mickey a déjà une belle carrière derrière lui avec pas moins de 75 cartoons à son actif. A partir de 1940 le personnage se fait de plus en plus rare, cantonné au rôle du gentil, il se fait voler la vedette par Donald Duck et Dingo, ses acolytes devenus les nouvelles stars des studios et ayant droits à leur propre série de cartoons. Pluto, son fidèle compagnon aura également droit à sa propre série en 1937. Avec L'Apprentie Sorcier, une des célèbres séquences de Fantasia, Mickey fait son entrée dans un long métrage et signe son plus grand rôle. On le retrouvera quelques années plus tard dans Coquin de Printemps aux côtés de Donald et Dingo. Après la Seconde Guerre Mondiale, Mickey Mouse a pratiquement disparu de la circulation, il ne fera plus que huit cartoons entre 1945 et 1953 où il apparaît pour la dernière fois dans The Simple Things. En 1955 Mickey donnera son nom à l'émission de Disney diffusée chaque semaine sur ABC : le Mickey Mouse Club. Il ne refera son apparition au cinéma qu'en 1983 dans Le Noël de Mickey. Il fait ensuite une apparition dans Qui Veut la Peau de Roger Rabbit avant d'avoir le double rôle principal dans le moyen métrage Le Prince et le Pauvre en 1990. En 1995 les studios de Montreuil signent Runaway Brain. Depuis la petite souris continue sa carrière en BD (jamais interrompue depuis 1930) et sur le petit écran dans la série animées Tous en Boîte et Mickey Mouse Clubhouse. Il est également à l'affiche de trois longs métrages sortis directement en vidéo : Mickey, Il Etait une Fois Noël (1999), Mickey, Donald, Dingo - Les Trois Mousquetaires (2004) et Mickey, Il Etait Deux Fois Noël (2004) où il apparaît pour la première fois en 3D. En 2013, la souris revient au cinéma avec le court métrage  Mickey à Cheval, présenté en avant-programme de La Reine des Neiges et reprenant le style graphique originel du personnage, mélangé à de l'animation 3-D. On le retrouve également dans la série animée Mickey Mouse où le personnage apparaît sous un nouvel aspect 2-D assez original. Bref, malgré ses 85 années au compteur, Mickey Mouse reste très présent, que ce soit au cinéma, à la télévision, la bande dessinée ou dans le cœur des gens où il sera à jamais associé à l'esprit de Walt Disney.

 

Plane Crazy (1928) :

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Steamboat Willie (1928):

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When the Cat’s Away (1929) :

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The Jazz Fool (1929) :

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The Chain Gang (1930) :

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The Picnic (1930) :

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Fishin’ Around (1931)

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The Beach Party (1931) :

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The Duck Hunt (1932)

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Barnyard Olympics (1932) :

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Mickey's Good Deed (1932) :

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Building a Building (1933)

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The Mad Doctor (1933) :

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The Mail Pilot (1933) :

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Puppy Love (1933) :

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The Pet Store (1933) :

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Playful Pluto (1934)

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Gulliver Mickey (1934) :

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Orphan's Benefit (1934) :

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Mickey’s Steam Roller (1934) :

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Two Gun Mickey (1934) :

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Mickey’s Man Friday (1935) :

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The Band Concert (1935) :

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Mickey's Service Station (1935) :

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Mickey's Garden (1935) :

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Mickey's Grand Opera (1936) :

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Mickey's Circus (1936) :

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The Worm Turns (1937) :

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Magician Mickey (1937) :

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Mickey's Trailer (1938) :

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Mickey's Parrot (1938) :

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Brave Little Tailor (1938) :

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Society Dog Show (1939) :

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The Pointer (1939) :

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L'Apprentie Sorcier (1940) :

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Tugboat Mickey (1940) :

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Little Whirlwind (1941) :

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Mickey et le Haricot Magique (1947) :

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Sources :
Walt Disney, un Américain Original de Bob Thomas (éditions Dremland) - Walt Disney - L'Age d'Or de Pierre Lambert (éditions DéMons et Merveilles) - Catalogue de l'exposition Il Etait une Fois Walt Disney - The Cowan Collection

9 février 2009

Fantasia 2000 : La Cinquième Symphonie

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LA CINQUIEME SYMPHONIE

 

La Cinquième Symphonie de Ludwig van Beethoven fut choisi pour la première séquence de Fantasia 2000. Ce fut le morceau sur lequel les artistes des studios Disney ont eu le plus de difficultés à trouver une idée de scénario. Il y eu quatre ou cinq histoires différentes mais, pour une raison ou une autre aucune ne fonctionnait correctement. Jusqu'à ce que Pixote Hunt arrive avec une idée géniale pour cette partition. L'artiste nous parle de sa vision du morceau : Pour moi cette séquence de la Cinquième Symphonie est un conflit entre deux types de formes : les gentilles formes multicolores et les méchantes formes sombres. Pour mettre fin à ce conflit, on utilise les quatre notes célèbre de la Cinquième Symphonie. Ce n'est pas une musique que l'on écoute en restant passif. On est réveillé, quelque chose va se produire, on le sent et on l'attend.

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Suite aux difficultés à mettre en route cette séquence, La Cinquième Symphonie fut le tout dernier morceau de Fantasia 2000 à être réalisé. Il ne restait plus beaucoup de temps pour finir le film, il était donc indispensable de trouver une technique simple et rapide pour terminer la séquence au plus vite. Pixote Hunt a toujours adoré le pastel, il décida donc d'utiliser cette technique pour sa séquence, il voulait que cela ressemble à un dessin au pastel animé. Avec le pastel on peut obtenir tout une gamme d'effets : un dessin lisse comme de la soie avec un degradé de couleurs comme en peinture, ou des textures crayeuses et grumeleuses. Les deux effets étaient parfaits pour La Cinquième Symphonie, tantôt violente, tantôt douce.
Les formes choisies étaient des sortes de papillons pour le bien et des chauves-souris pour le mal. L'équipe a alors étudié ces deux espèces en allant observer des papillons au zoo de San Diego et en étudiant des films de chauves-souris volant au ralenti. Le rendu final des formes ne devaient pas être trop reconnaissables, le tout devait rester assez abstrait.

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Pour tourner cette séquence, des problèmes épineux durent être résolu. Pour filmer des dessins avec une caméra il faut pauser une plaque sur chacun d'entre eux. Mais la technique du pastel ne le permettait pas : si on met un verre ou une plaque sur un dessin au pastel, le dessin reste collé au verre quand on le retire. Il fut donc décidé d'utiliser un logiciel informatique afin de scanner chaque dessin pour pouvoir les manipuler sur ordinateur en toute sécurité. Chaque couche des différents plans a ainsi été scanné séparement. C'est là que réside le grand intérêt de travailler sur ordinateur : aucun pastel n'en touche un autre, qu'il soit au-dessus ou en-dessous. Donc quoi qu'il arrive, malgré sa fragilité, le pastel restera parfait.
Pour les fonds, les artistes utilisèrent uniquement de la couleur, le noir était proscrit. Pour avoir un large éventail de couleurs, l'équipe est allé dans un magasin de bricolage pour acheter de la peinture domestique. Au départ plus de 130 couleurs différentes avaient été choisies, ils n'en retiendront que quinze.
Malgré sa durée minime (deux minutes trente), La Cinquième Symphonie en impose, et dix ans après la sortie du film, reste toujours aussi spectaculaire. Retrouvez ci-dessous les recherches aux pastels de cette séquence :

 

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29 novembre 2008

Fantasia : La Danse des Heures

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LA DANSE DES HEURES

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La Danse des Heures a été réalisé par Norman Ferguson (futur réalisateur des (Les) Trois Caballeros et animateur sur de nombreux films des studios) . Walt donna à John Hench la direction artistique de cette séquence. Ce dernier fut quelque peu déçu car il n'était pas un fervent amateur de danse classique et ne pensait donc pas être le mieux placé pour cette tâche. Mais Walt lui permis d'aller dans les coulisses du Ballet Russe afin d'étudier les mouvements des danseurs. Hench appris alors à respecter la performance physique de ces merveilleux artistes et se rendit compte que la danse était une forme d'art, comme l'animation, qui passe uniquement par le mouvement. Pour l'animation des éléphants  et des hippopotames les studios ont fait venir une femme bien enrobée prénommée Jattie Noel. Elle n'était pas danseuse, elle avait juste beaucoup de chair et aimait bouger. Quand elle bougeait, sa chair bougeait et les artistes en profitaient alors pour croquer ses mouvements. Le tout est évidemment très burlesque et fut par la suite merveilleusement retranscrit à l'écran.

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31 août 2008

Fantasia : La Symphonie Pastorale

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LA SYMPHONIE PASTORALE

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La Symphonie Pastorale (ou Symphonie n°6) fut composée par Ludwig Van Beethoven entre 1805 et 1808. Alors que la très grande majorité des œuvres de Beethoven relèvent de la musique pure, cette symphonie est écrite en référence explicite à des phénomènes du monde réel, et évoque en l'occurrence le thème de l'expérience de la nature, d'où son nom de « pastorale ». La vision de Disney est donc plutôt libre, même si le thème de la nature reste au centre de ce récit mythologique.

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18 août 2008

Fantasia : Toccata et fugue en ré mineur

 

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TOCCATA ET FUGUE EN RE MINEUR


A l'origine, Toccata et fugue en ré mineur fut composé pour orgue par Jean Sebastien Bach. Pour Fantasia,  le morceau fut arrangé pour un orchestre symphonique par Léopold Stokowski. Exemple parfait du type de musique que Deems Taylor décrit comme majeure (la musique en tant que telle), Toccata et fugue en ré mineur ne raconte pas d'histoire mais évoque simplement des images abstraites telles celles qui vous traversent l'esprit quand vous vous asseyez dans une salle de concert.
"Les abstractions créées pour Toccata et fugue n'étaient pas pas des idées improvisées" déclara Walt Disney plusieurs années après la sortie de Fantasia. "Au contraire, elles avaient gagné en maturité pendant des années mais nous n'avions jamais eu l'occasion de les porter à l'écran". L'envolée naturelle de Toccata et fugue en ré mineur de Bach fut pour l'équipe animation de Disney un choix idéal pour ouvrir leurs horizons vers l'expérimentation abstraite. "La musique de Bach est souvent considérée comme abstraite d'un certain point de vue" remarque Joe Grant. "C'était une approche somme toute logique de cette composition". Walt lui même déclara : "lorsque j'entendis cette musique, les images apparurent dans ma tête". Et dans le cas de Toccata et fugue en ré mineur, les "images" étaient constituées de formes et de lignes expressionnistes. Le réalisateur d'animation allemand Oskar Fischinger avait été un des premiers à animer des formes abstraites en symbiose avec la musique; Walt Disney l'engagea donc pour le segment Toccata et fugue en ré mineur de Fantasia. Des storyboards élaborés dessinés à la gouache furent conçus pour suivre les teintes en mutation permanente et développer la relation entre les formes et la musique.
Disney était tellement excité par ce segment abstrait qu'il décida de commencer Fantasia par Toccata et fugue en ré mineur en lieu et place de l'ouverture prévue initialement. Stokowski accepta et dit à Walt et à son équipe : "La Toccata débute avec trois phases qui sont comme le son d'énormes trompettes destinés à capter votre attention. Pour cette raison, cette composition est un choix merveilleux pour ouvrir votre film. Ensuite la musique se calme et enfle enfin dans un suspens extrême. La Toccata est une sorte de messe. Puis suit un contraste total : la fugue".
Plus que tout autre segment, Toccata et fugue en ré mineur est une preuve bien réelle que Fantasia fut une expérience révolutionnaire, ou comme le déclara si bien Disney : "notre aventure la plus excitante".

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30 mars 2008

Posters Les Indestructibles

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Après vous avoir présenté il y a quelques mois le magnifique travail d'Eric Tan sur les affiches de Ratatouille et Wall-E, voici que l'artiste s'est décidé à créer une nouvelle galerie d'affiches rétro mais cette fois en s'inspirant du merveilleux film de Brad Bird, Les Indestructibles. Mais contrairement aux deux films précédents, il créa ces nouvelles oeuvres juste pour son bon plaisir le bougre! Voici donc le résultat du travail acharné d'un passionné comme on les aime :

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bob

dash
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frozone
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helen
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jackjack
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omnidroid
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syndrome
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violet
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