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The Art of Disney
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16 décembre 2009

Bill Tytla

 

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Vladimir (Bill) Peter Tytla est né le 25 octobre 1904 dans la banlieue de New York. Ses parents, des émigrés ukrainiens, conscients des aptitudes artistiques de leur fils, l'encouragent. En 1914, il découvre à Manhattan le spectacle dans lequel Winsor McCay présente son dessin animé Gertie le Dinosaure. Il n'oubliera jamais ce film, qui sera à l'origine de sa vocation.

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Tytla prend des cours du soir à l'école de design industriel de New York. En 1920, âgé seulement de 16 ans, il débute comme lettreur pour le département animation des studios Paramount. Il est ensuite engagé comme animateur pour la série Mutt et Jeff aux studios Raoul Barre, puis travaille aux studios de Paul Terry.
Il gagne très bien sa vie et décide de reprendre des études de dessin afin de devenir un artiste complet. Il étudie alors  à l'Art Students League et devient l'élève de Boardman Robinson, illustrateur et animateur de renom. En 1929, accompagné de quelques amis, il part pour Paris, où il étudie la sculpture avec Charles Despiau, lui-même ancien élève d'Auguste Rodin. Il découvre les musées et s'imprègne de la culture européenne.
Au début des années 30, Tytla retourne aux États-Unis avec l'ambition de devenir un grand animateur. Le dessin animé est en plein essor et Paul Terry l'engage à nouveau dans ses studios. Il y fait la connaissance d'Art Babbit, (voir la fiche  sur Dingo) qui devient son meilleur ami. Quelques mois plus tard, Babbitt rejoint les studios Disney sans Bill Tytla, qui ne souhaite pas quitter sa famille en cette période de grande dépression économique. Finalement, en 1934, Babbitt parvient à convaincre Tytla de le rejoindre à Hollywood. Engagé par les studios Disney, impressionné par la qualité des films, il accepte un salaire inférieur à celui qu'il touchait chez Paul Terry.

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Pendant l'année 1935, il travaille comme animateur sur Mickey's Fire Brigade, The Cookie Carnival et Cock o' the Walk. Walt Disney, impressionné par ses animations, le nomme ensuite directeur de l'animation sur Blanche Neige et les Sept Nains. Babbitt et Tytla deviennent deux des animateurs les mieux payés des studios. Tytla peut ainsi continuer d'aider sa famille, restée à New York. Toujours en quête de perfection, il devient un élève assidu des cours du soir d'animation de Don Graham. Fred Moore et Bill Tytla conçoivent ensemble les modèles de références des sept nains servant aux animateurs. Virtuose, Tytla anime de nombreux plans regroupant les nains et toutes les scènes de Grincheux.
Pour Pinocchio, Walt Disney confie l'animation de Geppetto à Art Babbitt et Bill Tytla. Ce dernier se voit par ailleurs confier la totalité de l'animation de Stromboli. Son sens inné du volume prend toute sa dimension dans la création de ce personnage haut en couleur. En 1938, il crée le géant du court métrage de Mickey Mouse Le Brave Petit Tailleur, puis le magicien de L'Apprenti Sorcier
dans Fantasia. Il anime également d'une main de maître le démon Chernabog dans la séquence Une Nuit sur le Mon Chauve. Aujourd'hui, son travail reste un exemple pour les jeunes générations d'animateurs, par la présence et la force qui se dégage de ses animations.
En 1940, il donne vie à Dumbo, sa dernière contribution à un dessin animé de long métrage. Lorsqu'une grève éclate aux studios au printemps 1941, par amitié, il reste solidaire de son ami Art Babbit, initiateur du mouvement. Quand le conflit prend fin, l'ambiance aux studios n'est plus la même. L'Amérique entre en guerre et les productions tournent au ralenti. Entre 1941 et 1943, il participe à l'animation de deux films de propagandes, Education for Death et Victory Through Air Power, puis anime le bébé avion et le perroquet brésilien de Saludos Amigos. Pensant que Walt Disney lui en veut toujours de sa participation à la grève, il décide de quitter les studios le 24 février 1943, décision qu'il regrettera toute sa vie.

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Au cours des années suivantes, il travaille pour différents studios de dessin animé. Il réalise plusieurs courts métrages de Popeye au Paramount/Famous Studio. Il y met en scène Little Lulu, puis Little Audrey. En 1954, de passage à Los Angeles, il rend visite à Walt Disney et à ses anciens collègues des studios. A la fin des années 1950, il crée sa propre maison de production et réalise de nombreux films publicitaires. En 1964, il devient directeur des séquences animées du film The Incredible Mr. Limpet, réalisé par Arthur Lubin. Il tombe malade avant la fin de la production et perd l'usage d'un oeil quelques mois plus tard.
Le 13 août 1967, il est invité à la soirée d'inauguration de l'Exposition universelle de Montréal, où est projeté Dumbo en hommage aux pionniers du cinéma d'animation. A la fin de la projection, il reçoit une ovation du public, et son ami l'historien John Culhane rapporte que cela a été l'un des plus beaux jours de sa vie.
Quelques mois avant sa mort, Tytla tente sans succès de revenir aux studios Disney. Dans une lettre datée du 28 août 1968, le vice-président de Disney, W. H. Anderson, lui explique : Nous avons à peine du travail pour occuper notre équipe. Un peu plus tard, en octobre, Wolfgang Reitherman répond par courrier à son idée de scénario intitulé Mousethusala, la plus vieille souris du monde : Je suis désolé de t'informer que ton idée de scénario n'entre pas dans notre programme actuel. Nous n'oublions pas que tu es impatient de revenir animer aux studios, mais pour l'instant nous arrivons à peine à occuper notre équipe d'animateurs, mais sache que tu as beaucoup d'amis ici qui te soutiennent.

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Bill Tytla s'éteint le 31 décembre 1968, dans sa ferme du Connecticut.

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Filmographie :

- The King's Daugther (1934) (animateur)
- The Cookie Carnival (1935)
(animateur)
- Mickey's Fire Brigade (1935) (animateur)
- Cock o' the Walk (1935) (animateur)
- Broken Toys (1935) (animateur)
- Blanche Neige et les Sept Nains (1937) (superviseur de l'animation de Grincheux)
- Brave Little Tailor (1938)
- Pinocchio (1940)
(superviseur de l'animation de Stromboli)
- Fantasia (1940) (superviseur de l'animation sur les séquences L'Apprentie Sorcier et Une Nuit sur le Mon Chauve/Ave Maria)
- Dumbo (1941) (superviseur de l'animation de Dumbo)
- Saludos Amigos (1942) (animateur)
- How to Play Baseball (1942)
(animateur)
- The Vanishing Private (1942) (animateur)
- Education for Death (1943) (animateur)
- Victory Through Air Power (1943) (animateur)
- Victory Vehicles (1943) (animateur)
- Mickey Mouse Meets Jekyll and Hyde Cat (1944) (animateur)
- The Sultan's Birthday (1944) (réalisateur)
- Snap Happy (1945) (réalisateur)
- Bored of Education (1946) (réalisateur)
- Service with a Guile (1946)
(réalisateur)
- Rocket to Mars (1946) (réalisateur)
- Sudden Fried Chicken (1946) (réalisateur)
- The Island Fling (1947) (réalisateur)
- A Scout with the Gout (1947) (réalisateur)
- The Wee Men (1947) (réalisateur)
- Super Lulu (1947) (réalisateur)
- We 're in the Honey (1948) (réalisateur)
- The Bored Cuckoo (1948) (réalisateur)
- Popeye Meets Hercules (1948) (réalisateur)
- The Mite Makes Right (1948)
(réalisateur)
- Hector's Hectic Life (1948) (réalisateur)
- The Lost Dream (1949) (réalisateur)
- Campus Capers (1949) (réalisateur)
- Tar with a Star (1949) (réalisateur)
- Leprechaun's Gold (1949) (réalisateur)
- Song of the Birds (1949) (réalisateur)
- Tarts and Flowers (1950) (réalisateur)
- Jitterbug Jive (1950) (réalisateur)
- Goofy Goofy Gander (1950) (réalisateur)
- Casper's Spree Under the Sea (1950) (réalisateur)
- Voice of the Turkey (1950) (réalisateur)
- The Deputy Dawg Show (1959) (réalisateur)
- Matty's Funday Funnies (1959) (réalisateur)
- First Flight Up (1962) (réalisateur et animateur)
- The Incredible Mr. Limpet (1964) (animateur)
- The Lone Ranger (1966) (réalisateur)
- Fantasia 2000 (2000) (animateur séquence L'Apprenti Sorcier)

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8 août 2008

Hercule

 

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142182_0235ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, Hercule fait parti des rares longs métrages de la compagnie à avoir été réalisé en partie chez nous, en France, aux studios de Montreuil (Walt Disney Feature Animation France). Créé par Gaëtan et Paul Brizzi dans les années 80, le studio débuta en réalisant l'animation d'Astérix et la Surprise de César. Racheté par Disney en septembre 1989 il fut renommé Walt Disney Television. Après avoir travaillé sur des séries comme La Bande à Picsou, Super Baloo, Myster Mask ou bien encore Dingo et Max, le studio fut intégré en 1994 à Walt Disney Feature Animation. C'est ainsi qu'ils travaillèrent sur la réalisation de Runaway Brain (le dernier court métrage de Mickey Mouse), Le Bossu de Notre Dame, Tarzan, One by One, Kuzco l'Empereur Mégalo, Lorenzo, Destino, Frère des Ours et bien sur Hercules. WDFAF ferma ses portes en 2003 en même temps que les studios de Floride.
L'animation du film fut donc réalisée sur deux continents différents, la grosse majorité aux studios de Burbank en Californie et l'autre à Montreuil. Parmis les personnages animés en France on trouve entre autres Hadès, le Cyclope et les Titans. Le design des personnages a été confié à Gerald Scarfe, célèbre caricaturiste anglais connu pour avoir travaillé avec le groupe Pink Floyd sur leur concept album/concert/film The Wall, dont il a fait les animations. Il fut également caricaturiste pour le Sunday Times et illustrateur pour le New Yorker. Son style contraste énormément avec le graphisme Disney habituel tout en rondeur, ici les personnages se font anguleux et prennent des formes plus osées et forcément originales.
Hercules est réalisé par le duo John Musker / Rohn Clements dont c'est le quatrième film après Basile Détective Privé, La Petite Sirène et Aladdin. Les deux artistes sont arrivés à la fin des années 70, début des années 80 aux studios Disney après une formation à CalArts. Après avoir été animateurs sur Rox et Rouky les deux compères devinrent scénaristes sur Taram et le Chaudron Magique avant de devenir tout les deux réalisateurs avec Basile détective Privé sorti en 1986. Après la réalisation d'Hercules, les deux artistes se retrouvèrent pour La Planète au Trésor sorti 2002 avant de mettre en chantier La Princesse et la Grenouille prévu pour fin 2009.
La musique et les chansons d'Hercules ont été crées par Alan Menken, célèbre compositeur des studios. Alan Menken est arrivé chez Disney par l'intermédiaire de son collègue et ami Howard Hasman avec qui il avait travaillé sur le film de Franck Oz, La Petite Boutique des Horreurs. Les deux hommes travaillèrent ensemble sur les chansons de La Petite Sirène, et La Belle et la Bête, Alan s'occupait de la musique et Howard des paroles. Après la tragique disparition de ce dernier emporté par le sida en 1991, c'est d'abord avec Tim Rice qu'il composa les musiques d'Aladdin en 1993 avant de continuer sa carrière chez Disney avec Stephen Schwartz sur la bande originale de Pocahontas et d'Il Etait une Fois en 2007. Entre deux, Alan composa seul la bande originale d'Hercules en 1997 et de La Ferme se Rebelle en 2004.
Hercules est un film qui marqua bon nombre pour son design moderne et ses musiques jazzy, il n'eut pas le succès escompté (seulement 99,046,791 M$ de recettes aux Etats-Unis) mais reste de grande qualité, même si très différents des autres longs  métrages d'animation Disney des années 90. Ci dessous une galerie de recherches réalisées par Gerald Scarfe.

 

 

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6 octobre 2007

Eyvind Earle

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Eyvind Earle est né le 26 avril 1916 à New York. Son père, Ferdinand Earle, peintre professionnel, avait étudié avec Adolphe William Bouguereau et James Abott McNeill Whistler. Conscient des aptitudes de son fils, il l'encourage dans sa vocation et lui enseigne son art. Lorsque les parents se séparent, Ferdinand enlève son fils. Tous deux séjournent à Hollywood, puis à Mexico, à Cuba et dans plusieurs pays européens. Eyvind n'a que 14 ans lorsqu'il expose ses premières peintures à Ascain, dans le sud de la France. Quelques mois plus tard, il quitte son père et retourne en Amérique pour rejoindre sa mère en Californie. Il obtient un travail d'assistant dessinateur aux studios United Artist, puis étudie un temps à l'Art Center School of Design de Los Angeles, où son père enseigne. En 1935, avec l'aide financière d'amis, il part un an à Mexico pour se consacrer à la peinture. Il revient et expose avec succès ses oeuvres à Hollywood.
En 1936, il décide d'entreprende un voyage à bicyclette d'Hollywood à New York. Il réalise une aquarelle chacun des 42 jours que compte son périple. Moins d'un an plus tard, ses peintures sont exposées à New York, lors de l'ouverture de la galerie Charles Morgan. Son travail est reconnu et deux ans plus tard le Metropolitan Museum of Art achète l'une de ses aquarelle. En 1940, Eyvind Earle fonde sa propre entreprise de cartes de Noël, qu'il fabrique lui-même en utilisant la technique de la sérigraphie. En 1943, il est contraint de faire son service militaire dans la marine. Il revient deux ans plus tard et reprend son commerce de cartes de voeux, peint des portraits et travaille dans la publicité. En 1947, Earle rejoint la société American Artist Group, pour laquelle il créera en un quart de siècle 580 cartes de Noël qui se vendront à plus de 300 millions d'exemplaires.
Ses illustrations retiennent l'attention de John Hench, responsable artistique aux studios Disney. En 1951, il est engagé comme décorateur et débute sur le courtmétrage The Little House (1952), mis en scène par Wilfred Jackson, puis réalise une centaine de décors pour Peter Pan. Walt Disney apprécie sont style graphique moderne et lui confie la direction artistique du court métrage en trois dimensions Melody, réalisé par Charles Nichols et Ward Kimball. Eyvind Earle expérimente ensuite le nouveau format Cinémascope pour
Toot, Whistle, Plunk and Boom!, toujours mis en scène par Kimball, et couronné de l'oscar du meilleur dessin animé. Il supervise les décors de plusieurs autres courts métrages, dont Working for Peanuts (1953) de Jack Hannah, For Whom the Bulls Toil (1953) de Jack Kinney, Pigs is Pigs (1954) de Jack Kinney et Paul Bunyan (1958) de Les Clark.
En 1954, lors de la réalisation de La Belle et le Clochard, il brosse l'ensemble des fonds de la romance nocturne dans le parc, où son style singulier - une palette de couleur limitée et des formes simples - fait merveille.
Les artistes comme Albert Hurter,
Gustaf Tenggren et Mary Blair avaient influencé les dessins animés précédents, mais jamais aucun d'eux n'avait été à la fois le créateur du style graphique du film et le superviseur des décors. Disney choisit Eyvind Earle comme directeur artistique de La Belle au Bois Dormant. Entre 1954 et 1958, Earle réalise des centaines d'études préliminaires et décors panoramiques à la gouache, sa technique de prédilection. Il expliquait son travail et ses influences :"Lorsque je suis entré chez Disney en 1951, c'était la première fois de ma vie qu'on m'engageait pour peindre. Auparavant je pratiquais cette le week-end, pendant les vacances et le soir. Voilà que du jour au lendemain on me versait un salaire pour peindre jour et nuit, six jours sur sept, en somme pour faire ce dont j'avais toujours rêvé. Pour moi c'était le plus beau travail au monde. Bien entendu j'ai fait beaucoup de progrés. La réalisation de La Belle au Bois Dormant a pris beaucoup plus de temps qu'une réalisation normale si bien que j'ai put dessiner moi-même la majorité des fonds. Mais pour la forêt, j'ai été secondé par une kyrielle d'assistants auxquels j'ai dû apprendre ma technique. J'ai réalisé une grande planche sur laquelle figuraient une douzaine d'étapes de l'élaboration d'un décor. Ainsi, on était sûr que tout le monde peindrait les fonds de la même manière que moi. J'ai commencé par étudier les peintures françaises, allemandes, flamandes et italiennes d'avant la Renaissance. Dürer, Van Eyck, Breughel m'ont beaucoup inspiré et, plus encore, Boticelli. Partant de là, je me suis orienté vers les artistes persans et japonais. Ils avaient su noter les détails des feuilles, des fleurs et des arbres mieux que quiconque." Il quitte les studios Disney en mars 1958 et fonde deux ans plus tard son propre studio de dessin animé. En 1963, il produit, réalise et peint les décors du dessin animé The Story of Christmas, d'une durée de 18 minutes, pour la chaîne de télévision NBC. Il de sonsacre ensuite à sa passion pour la peinture, jusqu'à sa disparition, le 20 Juillet 2000.

 

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Working for Peanuts (1953)

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La Belle et le Clochard (1955)

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The Truth About Mother Goose (1957)

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Paul Bunyan (1958)

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La Belle au Bois Dormant (1959)

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25 juin 2008

Donald Duck

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La création de Donald Duck doit beaucoup à l'évolution de la carrière de Clarence Nash, alors « vendeur de lait » (présentateur de publicité) pour l'Adohr Milk Company. Il avait réalisé les bruitages de chevaux tirant le wagon de lait dans une publicité. En 1933, il décide de déposer ce film publicitaire aux Studios de Disney comme CV. Il auditionne ensuite pour des sons d'animaux. Lors d'une prise de son pour un chevreau dans Marie a un petit agneau, Walt Disney aurait trouvé la voix pour son « canard parlant ».
En décembre 1933, Clarence Nash signe un contrat avec les studios Disney pour faire la voix d'un personnage alors à créer. Nash a donné sa voix en version originale au canard de 1934 à 1983, ce qui l'a fait surnommer Ducky Nash ; mais il a aussi participé à la définition de son caractère, le processus de production des films Disney intégrant les dialogues dès les premières phases de création.
La première apparition officielle de Donald a lieu dans le Silly Symphonie Une Petite Poule Avisée le 9 juin 1934, dans lequel il tient le rôle d'un canard paresseux qu'une mère poule va mettre sur le chemin du travail. Loin d'avoir le premier rôle, il était plutôt le comparse infortuné de la saga d'origine. Dès cette aventure, il est habillé en costume de marin : pour Disney, le canard rappelle l'eau, donc la marine. Graphiquement parlant, Donald Duck est né d'après Flora O'Brien sous les crayons d'Art Babbitt, Dick Huemer et Dick Lundy, les animateurs d'Une petite poule avisée mais c'est ce dernier qui le reprend et le développe dans Le Gala des Orphelins sorti 11 août 1934 où Donald perd ses couleurs pour revenir au noir et blanc, (la couleur étant alors exclusivement réservée aux Silly Symphonies). Dans ce court, l'animateur Dick Lundy donne à Donald des traits plus anguleux (par exemple le bec), un corps plus grossier, des pieds plus grands et surtout des bras  anthropomorphes, non plus des ailes.
Donald apparaît ensuite dans plusieurs dessins animés, comme second rôle râleur aux côtés de Mickey Mouse ainsi que dans quelques courts métrages en compagnie de Mickey et Dingo qui débute en 1935 avec Mickey's Service Station. Ce trio sera présent dans la plupart des courts-métrages réalisés par Ben Sharpsteen entre 1935 et 1938.
Parallèlement, Donald débute sa carrière solo aux côtés de Pluto dans Donald et Pluto sorti en 1936. Mais son nom et la fameuse tête qui ornera tout les génériques n'apparaissent pas au début du cartoon, la production ayant préféré placer la tête et le nom de Mickey alors que ce dernier n'apparaît même pas dans le court métrage! L'avenir s'annonce alors radieux pour le petit canard, alors qu'à côté, Mickey perd de son aura et ne fera plus qu'une dizaine d'apparition avant de totalement disparaître du grand écran en 1953... Donald devient alors petit à petite la star numéro 1 des studios, allant même jusqu'à dépasser la popularité de Mickey dans certain pays comme l'Italie ou les pays scandinaves.
Contrairement au héros au grandes oreilles, Donald est loin d'être un saint, il râle à longueur de temps et s'énerve pour un rien, de plus sa voix, reconnaissable entre toutes le rend encore plus hilarant mais également très attachant. Fort de la popularité de leur petit canard, les studios Disney exploiteront le filon à fond. La série de Cartoon du personnage deviendra la plus importante avec pas moins de 128 court métrages réalisés entre 1934 et 1961! C'est avec The Litterburg que Donald quitte définitivement le format du court métrage en 1961 après 30 ans d'une très belle carrière. Depuis on a put le voir dans quelques productions maison (ciné, vidéo et TV) tels que Le Noël de Mickey (1983), la série TV La Bande à Picsou (1987), Qui veut la Peau de Roger Rabbit (1988), Le Prince et le Pauvre (1991), Couac en Vrac (1996), Il Était une Fois Noël (1999), Fantasia 2000 (2000), Disney's Tous en Boîte (2001), Mickey et les Trois Mousquetaires (2004) ainsi que Mickey, Il Etait Deux Fois Noël (2004) où l'on découvre pour la première fois un Donald en 3D. C'est sous cette nouvelle apparence qu'on le retrouve depuis 2006 dans la série TV La Maison de Mickey, destinée aux jeunes enfants.

 

Une Petite Poule Avisée (1934) 

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Mickey pompier (1935)

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Model sheet (vers 1936)

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Don Donald (1937)

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Inventions Modernes (1937)

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Les Neveux de Donald (1938)

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Trappeurs Arctiques (1938)

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Scouts Marins (1939)

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L'Entreprenant Mr Duck (1940)

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Donald fait du Camping (1940)

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Donald Capitaine de Pompier (1940)

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Donald Bûcheron (1941)

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Donald Fermier (1941)

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Donald Forgeron (1942)

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Der Fuehrer's Face (1943)

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Gauche... Droite (1943)

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Saludos Amigos (1943)

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Inventions Nouvelles (1944)

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Les Trois Caballeros (1945)

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Donald dans le Grand Nord (1946)

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Coquin de Printemps (1947)

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Straight Shooters (1947)

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Dodo Donald (1947)

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Le Dilemme de Donald (1947)

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Déboire sans boire (1947)

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Pépé le Grillon (1947)

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Donald et les Grands Espaces (1947)

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Donald chez les Ecureuils (1947)

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Donald Inventeur (1948)

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Papa Canard (1948)

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Voix de Rêve (1948)

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Le Procès de Donald (1948)

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Donald Décorateur (1948)

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A la Soupe (1948)

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Le Petit Déjeuner est Servi (1948)

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Donald et les Fourmis (1948)

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Pile ou Farces (1949)

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Sea Salts (1949)

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Donald Forestier (1949)

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Le Miel de Donald (1949)

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Donald fait son Beurre (1949)

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Jardin Paradisiaque (1949)

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Slide, Donald, Slide (1949)

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Donald et son Arbre de Noël (1949)

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Attention au Lion (1950)

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Donald Amoureux (1950)

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La Roulotte de Donald (1950)

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Donald Pêcheur (1950)

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Donald à la Plage (1950)

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Donald Blagueur (1950)

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19 mars 2013

Zoom sur Pixar

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Du 14 au 17 mars 2013 se déroulait à Lille et Tourcoing la 9ème édition de la Fête de l'Anim'. Cultivant un positionnement original avec une programmation qui conjugue projections, salon et espaces professionnels, la Fête de l'Anim est devenu au fils des années un rendez-vous incontournable pour tous les passionnés et les professionnels de l'animation. Cette année, les studios Pixar étaient mis à l'honneur avec la projection de plusieurs de leurs films (Là-HautWALL•E, Monstres & Cie, Toy Story et Rebelle) mais surtout la présence de l'animateur Erick Oh qui livra une masterclass de qualité au Fresnoy.

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Erick Oh est un réalisateur et animateur indépendant d’origine coréenne, qui vit et travaille en Californie. Diplômé du département des Beaux-Arts de l'université de Séoul et du département Film de l'université de Los Angeles en 2010, Erick Oh a rapidement fait ses preuves dans le monde de l'animation : ses travaux personnels (les courts métrages The BagHuboWay HomeSymphony et Heart) ont reçu de nombreux prix, notamment au festival d'Annecy, de Zagreb, d'Hiroshima ou encore au célèbre festival Autrichien Ars Electronica. Par ailleurs, il est depuis 2008 animateur aux studios Pixar, où il a notamment travaillé sur Cars 2, Rebelle et Monstres Academy.
Au cours de son intervention, Erick Oh partagea son expérience en tant qu'animateur au sein de Pixar. Il fut question de mettre en lumière les caractéristiques des films du studio ainsi que les différents processus de création, du storyboard au final cut, le tout illustré par des images, clips et animatiques issues de la production de Là-Haut et Rebelle

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Bien que n'étant pas un grand habitué de ce genre de prestation, Eric Oh s'en est très bien sorti, expliquant de façon très détaillé les différentes étapes de production des films. Il s'est bien évidemment surtout attardé sur la partie animation, étant à ce poste au sein de Pixar. Il est d'ailleurs amusant de voir qu'Erick Oh a été embauché sans même savoir animer en 3D. Animateur 2D de formation, il passa une année entière chez Pixar par le biais d'un programme étudiant, à apprendre le métier d'animateur 3D. En réalité, comme il l'a si bien dit, les métiers d'animateur 2D et 3D sont très similaires, seuls les outils changent. La qualité indispensable à ces deux métiers est de savoir incarner le personnage que l'on anime, avoir un bon jeu d'acteur est ainsi indispensable. Malgré cela, ce n'est pas toujours suffisant pour être embauché chez Pixar. Sur les 80 étudiants en formation en même temps que lui, seul  cinq ou six furent embauché. Tous talentueux, c'est surtout la chance qui a joué en leur faveur. En effet, tous les employés étant en CDI, les places sont rares !

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Après sa présentation, Erick Oh se livra très cordialement au jeux des questions/réponses avec le public. J'en profita pour lui poser une question qui me trottais dans la tête depuis un moment : est-ce que oui ou non les studios Pixar et les Walt Disney Animation Studios s'échangent leurs secrets de fabrication, leurs logiciels ? Il répondit que non, les studios Pixar, malgré leur rachat par la Walt Disney Company en 2006, ont gardé cet esprit indépendant qui les animent depuis leur création. Cependant vous aurez sans doute remarqué que la qualité technique des films 3D des Walt Disney Animation Studios a grandement progressé depuis ce rachat. Pour ma part je pense qu'il y a tout de même un échange entre les deux studios, soit par l'intermédiaire de consultants, soit par le débauchage d'artistes et techniciens Pixar partant pour les Walt Disney Animation Studios.
Le reste des questions fut plus ou moins intéressantes : comment fait-on pour entrer chez Pixar, touchez-vous des bonus lorsqu'un film a beaucoup de succès, avez-vous des conseils sur la manière d'animer un serpent géant (?), etc. Les réponses furent d'ailleurs un peu trop convenu, dommage...

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Pour conclure je voudrais simplement remercier les organisateurs du Festival de l'Anim' de nous offrir l'opportunité de pouvoir rencontrer des artistes tels qu'Erick Oh, chose assez rare en dehors de Paris et Annecy ! Seul regret, l'artiste français Maël François, chef éclairagiste chez Pixar, qui devait tenir une masterclass juste après celle d'Erick Oh, n'a pas pu venir suite à un décalage dans le planning de production de Monstres Academy... Ce n'est que partie remise !

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9 décembre 2009

Dingo

Dingo

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Dingo est apparu pour la première fois à l'écran le 25 mai 1932 dans le court métrage de Mickey Mouse, Mickey's Revue. Il est encore loin de son apparence définitive, (il porte des lunettes et ressemble à un vieillard) ne s'appelle pas Goofy mais Dippy Dawg (surnom donné par les artistes du studio) et joue un rôle mineur. En effet, Dingo est ici au centre d'un gag récurrent : tout au long du cartoon, il fait bruyamment craquer des coquilles de cacahuètes avant de les avaler et rie de manière grossière, dérangeant au passage ses voisins de l'auditoire. Pinto Colvig, qui deviendra la voix officielle du personnage pendant plus de trente ans répond déjà présent dès cette première apparition. Né le 11 septembre 1892 à Jacksonville dans l'Orégon, Pinto Colvig débute sa carrière d'artiste en 1928 comme intervalliste pour les studios de Charles Mintz. Il animera ainsi quelques cartoons d'Oswald the Lucky Rabbit, quelques mois seulement après que Mintz ait volé le personnage à Walt Disney! Doté d'une aisance scénique et d'une voix hors paire, Pinto Colvig est engagé par Disney au début des années 30 en tant qu'acteur vocal pour ses cartoons. Outre son célèbre doublage de Dingo, il fut également la voix de Pluto, Grincheux et Dormeur dans Blanche Neige et les Sept Nains, ainsi que de nombreux animaux ou insectes. Il quitta les studios en 1937 pour continuer sa carrière en tant qu'indépendant, puis reviendra en 1944 jusqu'en 1965 pour continuer à doubler son plus célèbre personnage. Pendant son absence, Dingo sera doublé par  Stuart Buchanan et George Johnson entre 1939 et 1943. Pinto Colvig décéda en 1967, il reçut le titre de Disney Legend en 1993.

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Après Mickey's Revue, Dingo (toujours surnommé Dippy Dawg) fera quelques autres apparitions remarqué dans différents cartoons de Mickey Mouse. Il apparait ainsi pour la seconde fois dans The Whoopee Party, sorti le 17 septembre 1932, perdant par la même occasion ses lunettes et quelques années, le rapprochant de son apparence classique. Il n'a par contre toujours pas de pantalon... Son rôle est ici un peu plus important, il aide ainsi à la préparation des hors-d'oeuvres pour les invités, aux côtés de Mickey et Horace. Dippy Dawg fera encore cinq apparitions entre 1932 et 1933 avant de prendre le nom définitif de Goofy dans le cartoon Orphan's Benefit sorti le 11 août 1934. Il devient par la même occasion un membre récurrent de la bande à Mickey, au même titre que Clara et Donald Duck.
Entre 1934 et 1938, Dingo formera avec Donald et Mickey un trio de choc à l'écran. Mickey's Service Station, sorti le 16 mars 1935 sera le premier cartoon d'une longue série mettant en scènes les trois personnages. Parmi ces derniers on retiendra notamment deux cartoons devenus cultes, Clock Cleaners sorti le 15 octobre 1937 et Lonesome Gohsts sorti le 24 décembre de la même année. En 1939, le succès grandissant de Dingo amène les studios Disney à lui confier sa propre série de cartoons. Goofy and Wilbur, sorti le 17 mars 1939, met ainsi en scène le chien maladroit aux côtés de Wilbur, un Grillon qui l'aidera à pêcher.

Mais qui se cache derrière la création de Dingo? Il semblerait que l'on doit sa première forme visuelle à Frank Webb. Mais c'est surtout Art Babbit qui s'occupa de l'évolution du personnage dans les années 30, lui donnant sa forme classique connue de tous. Né le 8 octobre 1907 à Omaha dans le Nebraska, Arthur Harold Babitsky, plus connu sous le nom d'Art Babbit, débuta sa carrière d'animateur aux studios Terrytoons à New York en 1929. Il y fit la rencontre de Bill Tytla qui deviendra vite un des ses plus fidèles amis. En 1931, Babitt s'envole pour la Californie pour aller travailler aux Walt Disney Animation Studios où il sera rejoint par Tytla trois ans plus tard. Son embauche aux studios sera des plus originales. En effet, l'artiste propose à Walt Disney de travailler pour lui pendant trois mois gratuitement avant de, soit de le licencier, soit de l'engager et lui payer ce qu'il mérite! Les trois mois passés, il fut engagé et débuta sa carrière chez Disney sur le cartoon Babes in the Woods, puis sur Les Trois Petits Cochons avant de s'attaquer au personnage de Dingo auquel il  donna son caractère et son apparence finale. Il travailla par la suite sur plusieurs longs métrages tels que Blanche Neige et les Sept Nains (animation de la Reine/Sorcière), Pinocchio (Gepetto), Fantasia (les champignons) et enfin Dumbo (la cigogne). Art Babbit fut licencié le 26 mai 1941 pour ses activités syndicales, seulement quelques jours avant la grande grève des studios qui n'avait alors aucun syndicat. Après avoir servi dans les Marines durant la Seconde Guerre mondiale, Babbit revient au studio Disney vers 1947 et participe à quelques productions (Bootle Beetle, Coquin de Printemps, Foul Hunting et Alice au Pays des Merveilles) avant de définitivement quitter les studios en 1948. En 1949, il est approché par ses anciens collègues de Disney, licenciés après la grève de 1941 et qui ont fondé le studio United Productions of America (UPA). En 1952, alors animateur au studio Tempo Productions, Babbit est mis à l'écart en raison de ses engagements syndicaux et politiques dans cette période soumise au Maccarthisme de même que le studio UPA. Il reprend sa carrière d'animateur en 1958 mais de façon assez disparate. Il participe ainsi à un film de John Hubley (ancien de UPA) et à un film des studios Warner Bros, The Incredible Mr. Limpet en 1964, aux côtés de Bill Tytla, son ami de toujours. A la fin de sa vie il participe à nouveau à un long métrage, The Princess and the Cobbler mais meurt quelques mois avant sa sortie, le 4 mars 1992 d'une insuffisance rénale.

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Revenons en à notre ami Dingo. Malgré le départ de sa voix et de son créateur principal, le personnage continue son petit bonhomme de chemin à l'écran. Selon Léonard Maltin, il semblerait tout de même que le départ de Pinto Colvig ait poussé les artistes du studio à créer la série des "How to...". C'est d'ailleurs sous cette forme que les cartoons de Dingo auront le plus de succès. Comme le personnage n'a plus de voix, l'idée était de le faire évoluer à l'écran de façon muette dans des situations d'apprentissage, secondé par une voix off indiquant la marche à suivre. La série débuta avec How to Ride a Horse, implanté au sein du long métrage Le Dragon Récalcitrant sorti le 20 juin 1941. Par la suite Dingo aura l'occasion de participer à d'autres longs métrages comme Saludos Amigos en 1943 et Coquin de Printemps en 1947.
Le début des années 50 voit débarquer un Dingo nouvelle génération. Fini la série des "How to..." (Pinto Colvig est de retour au studio), place à l'homme moderne! Dingo devient ainsi la caricature de l'homme des années 50, travaillant pour nourrir sa femme et ses enfants et habitant dans un pavillon de banlieue. Cette nouvelle apparence d'américain moyen arrive à point nommé pour relancer la carrière du personnage. Au début des années 60, Dingo se fait de plus en plus rare à l'écran avant de complétement disparaître après le non moins excellent Goofy's Freway Trouble.
Il faudra attendre 1983 pour le voir revenir sur le devant de la scène dans le moyen métrage Le Noël de Mickey, dans lequel il joue le fantôme de Jacob Marley, l'ex-associé de Scrooge, incarné à l'écran par Balthazar Picsou. Après une apparition dans Qui Veut la Peau de Roger Rabbit en 1988, Dingo revient au moyen métrage avec Le Prince et le Pauvre aux côtés des Mickey, Donald, Pluto et tous les autres personnages emblématiques des cartoons Disney en 1990. En 1995, c'est la consécration avec la sortie d'un long métrage qui lui est entièrement consacré, Dingo et Max. Ce film arrive à la suite d'une série animée dont il était le héros, La Bande à Dingo,
diffusée entre 1992 et 1993. Enfin plus récemment, Dingo participera au film sorti directement en vidéo Mickey, Donald, Dingo - Les Trois Mousquetaires, sorti en 2003. Il reviendra ensuite au format court métrage et à la série des "How to..." dans How to Hook up Your Home Theater sorti en 2007 et diffusé en France au cinéma avant le film live Disney Baby-Sittor.

Après plus de soixante ans de carrière au cinéma, à la télévision et en vidéo, Dingo restera à jamais gravé dans le coeur du public. Ses gaffes mémorables et sa voix délirante en on fait un des personnages Disney les plus populaires. Mais son histoire n'est pas fini pour autant! Alors qu'il est encore en ce moment présent à la télévision dans la série animée La Maison de Mickey, gageons que nous le retrouveront un de ces jours à nouveau au cinéma dans de nouvelles aventures... L'avenir nous le dira!

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Mickey's Amateur (1937)

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Clock Cleaners (1937)

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Goofy's Glider (1940)

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Baggage Buster (1941)

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How to Ride a Horse (1941)

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The Art of Skiing (1941)

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The Art of Self Defense (1941)

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How to Play Baseball (1942)

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The Olympic Champ (1942)

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How to Swim (1942)

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Hockey Homicide (1945)

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How to Hook up Your Home Theater (2007)

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22 juillet 2009

David Hall

 

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David Samuel Hall est né en Irlande en 1905. Sa famille émigre et s'installe à Los Angeles quelques années plus tard. Après des études artistiques, il débute comme dessinateur sur le film The Kings of Kings, réalisé par Cecil B. DeMille en 1927. Il contribue ensuite à la création artistique de nombreux films comme Hot for Paris de Raoul Walsh (1929), The Iron Mask d'Allan Dwan (1929), The Dancers de Chandler Sprague (1930), Woman of All Nations de Raoul Walsh (1931), Wee Willie Winkie de John Ford (1937), pour lequel il reçoit une nomination aux oscars dans la catégorie meilleur direction artistique, et Three Musketeers d'Allan Dwan (1939).
David Hall entre aux studios Disney le 1er mars 1939 comme concepteur graphique. Il crée en moins d'un an plusieurs centaines de dessins et d'aquarelles pour les projets d'adaptation de Bambi, Alice au Pays des Merveilles et Peter Pan. Dessinateur virtuose à l'imagination fertile, son style graphique rappel celui de l'illustrateur anglais Arthur Rackham. Les quatre cents dessins réalisés en seulement trois mois par David Hall pour Alice au Pays des Merveilles sont filmés au banc-titre et présenté à Walt Disney en novembre 1940. Cependant, malgré l'enthousiasme de Disney, le projet est reporté en raison des restrictions budgétaires imposées aux studios durant la Seconde Guerre Mondiale. David Hall quitte Disney le 6 janvier 1940, moins d'un an après son arrivée et devient producteur associé de la société Lester Cowan. Il poursuit sa carrière comme directeur artistique pour la Twentieh Century Fox et la Metro-Goldwyn-Mayer. Il participe à de nombreux films tels Ladies in Retirement de Charles Vidor (1941), Story of G.I. Joe de William A. Wellman (1944), National Velvet de Clarence Brown (1944), Quo Vadis de Mervyn LeRoy (1951), Raintree Country d'Edward Dmytryk (1958), Ben Hur de William Wyler (1959), Solomon and Shelba de King Vidor (1959), The Four Horsemen of the Apocalypse de Vincente Minnelli (1962) et The Greatest Story Ever Told de George Stevens (1965), pour lequel il reçoit une nomination aux oscars. Au début des années 1960, il contribue à la création du parc d'attractions Freedomland, situé à New York dans le quartier du Bronx. Il est victime d'un arrêt cardiaque le 1er juillet 1964.
En 1986, la maison d'édition Methuen Children's Books lui rend hommage en publiant une sélection de ses magnifiques dessins et aquarelles pour Alice au Pays des Merveilles. Vous pouvez commander ce livre à cette adresse.
David Hall ne sera pas resté très longtemps aux studios Disney, mais aura marqué de son style trois films majeurs des studios dans les années 40-50, aux côtés de Mary Blair.

 

Bambi (1942)

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Alice au Pays des Merveilles (1951)

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Peter Pan (1953)

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18 octobre 2013

Robin des Bois

 

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Affiche américaine (1973)

21ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, Robin Hood (Robin des Bois) remet au goût du jour l'utilisation d'animaux anthropomorphiques, déjà brièvement réapparus dans L'Apprentie Sorcière sorti deux ans plus tôt. Auparavant il faut remonter à 1951 et la sortie d'Alice au Pays des Merveilles pour retrouver ce genre de personnages mélangeant caréctéristiques humaines et animales. Et c'est donc Robin des Bois, célèbre héros de la culture anglo-saxonne volant les riches pour donner aux pauvres qui a été choisi pour ce nouveau film d'animation, le second réalisé après la mort de Walt Disney.

Le comté de Nottingham a comme emblème le célèbre voleur  Statue de Robin des Bois près du château de Nottingham  Robin des Bois et ses Joyeux Compagnons (1952)

Le nom de Robin Hood (littéralement "Robin la Capuche" et non Robin des Bois) est apparu pour la première fois dans un document judiciaire anglais de 1228. Il y est écrit qu'un certain Robinhood a été mis en prison pour le paiement d'une dette ou d'une amende. D'autres références à un Rabunhod apparaissent elles entre 1261 et 1300. Dès le début du XIVème siècle et tout au long du XVème siècle, des ballades populaires célèbrent les aventures du personnage. La légende est en marche. Mais Robin des Bois n'est pas encore le voleur au grand coeur que l'on connaît, il est décrit comme un paysan cruel, n'hésitant pas à faire appel à la violence pour arriver à ses fins. Le personnage est mentionné pour la première fois par écrit dans Pierre le Laboureur de William Langland en 1377. Au fil des ballades, la mythologie autour du personnage se met en place. Il est ainsi parfois accompagné de Petit Jean ou de Frère Tuck. Son ennemi juré devient le shérif de Nottingham et surtout le vil Prince Jean. Avec le développement de l'imprimerie, de nombreux ouvrages sur les aventures du personnages sont édités tout au long du XVIème siècle, accroissant sa popularité mais aussi édulcorant petit à petit le personnage le transformant en véritable gentleman et lui inventant une histoire d'amour avec Dame Marianne. Le personnage est également déplacé définitivement de la ville de Barnsdale à celle de Nottingham et sa célèbre forêt de Sherwood.
Par la suite, Robin des Bois eut droit à de multiples adaptations théâtrales, puis cinématographiques à partir du début du XXème siècle. Les plus mémorables restant celles de 1922 et 1938, sans oublier le film de 1991 avec Kevin Costner dans le rôle de Robin. Les studios Disney ne sont pas en reste, une première adaptation filmée des aventures du voleur au grand coeur sort en 1952, avec Richard Tood dans le rôle titre. Il s'agissait du second film live des studios Disney (alors produits exclusivement en Angleterre), mais certainement pas le plus mémorable. L'adaptation animée de 1973 aura vite fait de faire oublier cette première incursion dans la forêt de Sherwood.

Woolie Reitherman, Milt Kahl, Ken Anderson, Dave Michener, Frank Thomas, Ollie Johnston et Larry Clemmons  Ken Anderson a grandement participé au style graphique de Robin des Bois  Frank Thomas

L'adpatation animée des aventures de Robin des Bois doit son existence à... Une partie de pêche ! C'est en effet lors d'une sortie en bateau que l'artiste Ken Anderson et le PDG des studios Disney de l'époque Card Walker se remémorent les magnifiques scènes animées du film Mélodie du Sud. Bien que volontairement tombé dans l'oubli en raison de son contexte historique sensible, les deux hommes avaient été profondément marqué par la qualité d'animation des différents personnages du film. Il en était de même pour les animateurs du studio qui avaient pris énormément de plaisir à animer ces personnages à l'époque. À la fin des années 60 les studios Disney souhaitaient réaliser une adaptation animée de Robin des Bois. Tout d'abord prévu avec des personnages humains, il fut finalement décidé d'exploiter des animaux anthropomorphiques à la plus grande joie de Ken Anderson et des animateurs vétérans !
Né à Seattle en 1909, Ken Anderson intégra les studios Disney en 1934 après une formation d'architecte débutée en France et terminée à Washington. "Forcé" de se reconvertir dans l'animation à cause de la dépression, il y pris finalement goût et continua sa carrière aux studios Disney pendant plus de quarante ans. Tout d'abord animateur sur plusieurs Silly Symphonies, il devient ensuite artiste layout sur Blanche Neige et les Sept Nains, puis directeur artistique sur Pinocchio et enfin scénariste sur de nombreux projets durant les années 40. Grâce à sa formation d'architecte, il rejoint WED Entreprise au début des années 50 et participe à la conception de Disneyland. Il revient à l'animation au début des années 60 en tant que directeur artistique sur Les 101 Dalmatiens. C'est à lui que l'on doit la décision d'utiliser le fameux procédé de xérographie mis au point par 
Ub Iwerks. Il redevient par la suite animateur sur Le Livre de la Jungle en supervisant l'animation de Shere Khan, tout en créant le design de nombreux personnages et en participant grandement à l'écriture du scénario. Il est par la suite l'initiateur du projet d'adaptation animée de Robin des Bois où il s'occupera du storyboard et du design des personnages. Il est enfin le créateur d'Elliott sur Peter et Elliott le Dragon. Ken Anderson partit à la retraite en 1978, il reçut le titre de Disney Legend en 1991, deux ans avant son décès survenu le 13 décembre 1993.

Ollie Johnston s'aide d'un mirroir pour trouver la bonne expression de son personnage  Milt Kahl montre des dessins du coq Adam de la Halle à Roger Miller, la voix originale du personnage  Le peintre Al Dempster termine un des 500 décors réalisés pour Robin des Bois

Wolfgang Reitherman fut choisi pour réaliser le film. Animateur mais aussi leader dans l'âme, Woolie pris la place qu'occupait Walt Disney lorsqu'il était encore impliqué dans la production des long métrages d'animation. Il avait ainsi déjà réalisé Merlin l'Enchanteur en 1963, le court métrage Winnie l'Ourson et l'Arbre à Miel en 1966 et Le Livre de la Jungle en 1967. Mais l'ancien animateur avait aussi une vision bien différente du maître. Adepte des productions à budget réduit (également imposé par la direction des studios), Wolfgang Reitherman n'hésitait pas à récupérer des séquences entières d'animation issus d'anciennes productions des studios afin de gagner du temps et de l'argent. Le processus était alors grandement facilité grâce à la xérographie qui permettait de dupliquer très facilement n'impore quel dessin. Et Robin des Bois ne dérogea pas à la règle, c'est peu de le dire ! L'exemple le plus flagrant est certainement la danse de Dame Marianne dans la forêt, calqué au geste près sur l'animation de Blanche Neige dansant lors de la fête dans la chaumière des nains. Ce genre de "tricherie" étaient très mal vu des artistes, alors que les dirigeants appréciaient l'inventivité de Woolie pour réaliser des économies, au dériment de l'originalité.
Pour autant, l'animation de Robin des Bois reste de haut niveau grâce à une équipe d'animateurs talentueux et expérimentés. Nous retrouvons ainsi quelques Nine Old Men dont certains pour la dernière fois en tant qu'animateur. C'est le cas d'Eric Larson, redevnu simple animateur après La Belle au Bois Dormant, qui s"occupa de quelques scènes de Petit Jean. Eric laissa ensuite définitivement de côté sa table d'animateur pour se consacrer à la formation des étudiants en animation de CalArts. Frank Thomas fut responsable de l'animation de plusieurs personnages : Robin, Dame Marianne, Toby, les lapins et quelques scènes du Shérif de Nottingham. Son acolyte de toujours, Ollie Johnston, supervisa l'animation du Prince Jean et de Triste Sir, tandis que Milt Kahl supervisa l'animaton de Robin, Petit Jean et du Shérif de Nottingham. Milt travailla également sur le design des personnages. Enfin John Lousnbery supervisa quelques scènes du Shérif de Nottingham. Marc Davis et Ward Kimball n'ont quant à eux pas participé à la production du film, le premier travaillant pour Walt Disney Imagineering, et le second ayant démissioné.

Cherie Miller peint un celluloïd de Dame Marianne  Des techniciennes nettoient les dessins photocopiés sur celluloïd avant leur mise en couleurs  James McDonald enregistre des bruitages pour le film

Du côté du casting vocal original, Robin des Bois a été putôt gâté. Brian Bedford, célèbre acteur shakespearien, double Robin. Phil Harris, qui avait déjà prêté sa voix à Baloo dans Le Livre de la Jungle et Thomas O'Malley dans Les Aristochats, reprend le rôle d'un ours au grand coeur en doublant Peit Jean. En 1989, l'acteur reprendra son rôle de Baloo pour la série animée Super Baloo. L'actrice anglaise Monica Evans prête quant à elle sa voix à Dame Marianne. Il s'agira de son dernier rôle avant de mettre fin à sa carrière d'actrice. Elle avait également doublé Abigail, une des oies britanniques dans Les Aristochats. Le coq Adam de la Halle est doublé par le chanteur de country Roger Miller. Andy Devine termine sa longue carrière d'acteur comique avec le doublage de Frère Tuck. L'acteur anglais Peter Ustinov, lauréat de deux Oscars, double le Prince Jean en compagnie du déluré Terry-Thomas qui prête sa voix à Triste Sire.
La bande originale de Robin des Bois a été composé par George Bruns. Embauché par Disney en 1953, le compositeur commença sa carrière au sein des studios en créant la musique du film Davy Crockett Roi des Trappeurs (1955). Il travailla ensuite sur la célèbre émission Mickey Mouse Club et sur divers courts métrages des Walt Disney Animation Studios : Jack and Old Mac (1956), In the Bag (1956), A Cow Boy Needs a Horse (1956), The Truth About Mother Goose (1957), Paul Bunyan (1958), Noah's Ark (1959), Goliath II (1960) et enfin The Saga of Windwagon Smith (1961). George Bruns composa ensuite la musique de Les 101 Dalmatiens, sa première bande originale de film d'animation. Devenu le compositeur phare des studios Disney, George Bruns composa la musique d'une grande partie des productions des années 60 (cartoons, films live et séries TV) mais aussi celles des différents films des Walt Disney Animation Studios : Merlin l'Enchanteur,  Le Livre de la Jungle et Les Aristochats. C'est donc tout naturellement qu'on lui proposa de composer les musiques de Robin des Bois. Il s'agira de son avant-dernière composition pour Disney avant de prendre une retraite bien méritée.

Il est temps de synchroniser le son et les musiques avec le film  Peter Ustinov, la voix originale du Prince Jean  Phil Harris, la voix originale de Petit Jean et Andy Devine, la voix originale de Frère Tuck

Robin des Bois est sorti le 8 novembre 1973 aux États-Unis où il fut accueilli tièdement par la critique. La plupart reprochait au film son manque d'ambition dans son scénario, malgré une animation de qualité et des personnages attachants. Le public quant à lui fut plus chaleureux et s'attacha bien vite à Robin et sa bande. Le film reçut une nomination aux Oscars dans la catégorie Meilleure Chanson, mais ne gagna pas la précieuse statuette. De l'avis des experts, Robin des Bois est considéré comme un des films d'animation les moins aboutis des studios. Malgré ce statut peu enviable, le public n'oublia pas le film et fut enchanté de retrouver ses héros favoris lors de la ressortie du film au cinéma en 1982. Par la suite, Robin des Bois continua de charmer des générations d'enfants grâce à sa sortie en VHS, DVD et Blu-ray. Houdelali !

 

 

Recherches graphiques de Ken Anderson :

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Recherches graphiques de Milt Kahl :

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27 juillet 2010

Visite exclusive de Toy Story Playland

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tsplayland_02Comme annoncé sur la page facebook, nous allons aujourd'hui faire une petite entorse à la ligne éditoriale du site pour nous intéresser de plus près à Toy Story Playland, le tout nouveau land des Walt Disney Studios qui ouvrira le 17 août prochain. Alors pourquoi vous parler de ce land dans ces pages normalement consacrées aux productions live et animées des studios Disney? Et bien tout simplement car j'ai eu le privilège de visiter en avant-première cette nouvelle zone encore en chantier en compagnie de Dominic Hammond, coordinateur du projet et d'autres blogeurs/webmasteurs de sites Disney Je sais également que bon nombres des lecteurs qui viennent ici sont aussi des passionnés des parcs Disney et que cet article devrait forcément les intéresser. Pour commencer je tiens à clarifier quelques points : nous avons visité le land mais n'avons pas put faire les attractions encore en test en ce moment, je ne donnerai donc mon avis que sur l'aspect visuel du land. De nombreuses photos ont été prise mais un embargo nous empêche de les diffuser avant l'ouverture officielle du land, le dossier sera donc certainement mis à jour vers le 17 août avec une tripotées de clichés. Pour finir, n'étant qu'un simple amateur des parcs Disney et non un fan pointilleux, je n'utiliserai pas de thermes techniques chers aux plus passionnés d'entre vous.

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Cette visite de Toy Story Playland commence ce 26 juillet en milieu d'après-midi par une présentation du land dans une salle du Castle Club au Disneyland Hotel par les deux ambassadeurs 2009/2010 de Disneyland Paris, Julien Lothier et Prisca Vigana. Très détendues, les deux cast members (nom donnés aux employés de Disney) nous ont brièvement présenté l'historique du land et ses attractions. Brièvement car juste après nous attendait un des responsables du projet Toy Story Playland qui nous fit pénétrer dans les coulisses des Walt Disney Studios par un petit chemin sur la gauche de l'attraction Studio Tram Tour. Une grande première pour moi qui n'avait jamais vu à quoi ressemblait l'envers du décor des parcs Disney. Nous passons devant quelques éléments de décors pour Toy Story Playland qui n'ont pas encore été monté avant de pénétrer dans une petite pièce en préfabriqué où nous découvrons en live la superbe maquette du land. Notre guide nous fait alors le descriptif complet de la nouvelle zone nous expliquant dans les moindres détails chaque élément. Après une photo  souvenir du groupe devant la maquette vient le moment le plus attendu de l'après-midi, la visite du chantier!
Je fais parti du premier groupe de dix personnes à pénétrer sur le chantier, il s'agissait donc vraiment d'une visite très intimiste. Equipé de casque, de bottes en caoutchouc et de casque sans fils pour écouter les commentaires de notre guide équipé d'un micro, nous partons vers l'entrée du land, la fameuse statue de Buzz l'Eclair. Mais avant cela nous passons à  côté de la seconde entrée du land, une grande arche de huit mètres de haut décorée d'un côté par une moitié de baril de singes (les  fameux ouistitis rouge des films) et de l'autre  par une superbe reproduction d'un pont parisien avec la tête d'un certain Gusteau sculptée au milieu... Ironiquement nommé Edouard Balladur par notre guide!  L'humour, mais aussi la langue de bois étaient donc de mise. Les alentours extérieurs du land étaient  quant à eux parés de bancs et de lampadaires dans le même style, avec de nombreuses références à Ratatouille, preuve évidente de la future construction de la zone du même nom juste à côté de Toy Story Playland!

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Nous arrivons à l'entrée principale du land, la statue de Buzz est impressionnante du haut de ses quatre mètres. Petits détail amusant, Buzz parlera lorsque les visiteurs passeront sous ses jambes avec des phrases en français et en anglais. Autre détail sympathique, la lumière rouge de son laser devrait également s'illuminer. Comme pour chaque détails du land, le Buzz géant n'est pas là sans raison. Selon notre guide, il est placé à l'entrée du land pour scruter le retour d'Andy. Pour finir, ce dernier nous informe que la statue a été sculpté à partir du modèle numérique de Buzz crée par les studios Pixar, d'où une grande fidélité avec le personnage des films d'animation. A côté de Buzz, une sorte de totem constitué de pièces de jouets et d'un yoyo à son sommet paré du logo du land. Ce totem devrait également s'illuminer la nuit. Nous faisons notre entrée dans le land, première grosse surprise, sa taille, bien plus grande que je ne pensais! Seconde belle surprise, sa végétation luxuriante, les Walt Disney Studios ont enfin droit à un peu de verdure, ça fait plaisir. En fait c'est simple, on a pas l'impression d'être aux studios tellement le contraste avec le reste du parc est fort! Les abords des chemins sont décorés de grandes plantes exotiques rappelant le gazon du jardin d'Andy, il y a également des haies de bambous séparant le land des attractions environnantes. On peut aussi observer des pas de dix mètres de long qu'Andy a laissé en déposant tout ses jouets dans le jardin. Ils ne sont pas évidents à voir car pas vraiment creusés dans le sol (pour des raisons de sécurité j'imagine) mais plutôt un peu plus foncé que le reste du chemin. Il semblerait que le but est plutôt de les voir du haut de Mission Parachute que de les apercevoir du sol. Autre surprise, le land n'est pas plat, il y a un dénivelé entre Le Zig Zag Tour et RC Racer - Vitesse Maximale! Il y a d'ailleurs un joli escalier à la sortie de Le Zig Zag Tour pour  rejoindre le fond du land, ça apporte un peu d'originalité à cette partie du land. Dans le fond du land se trouve le seul et unique point de vente de la zone, un petit kiosque installé dans le couvercle du baril de singe. L'idée est sympa mais l'ensemble paraît vraiment petit et il sembelrait qu'il ne soit pas dédié à la vente de produits Pixar... C'était pourtant l'endroit idéal! Pour finir, non loin de là on trouve une splendide statut de Rex, haut d'environ trois mètres. Ce dernier pourra également parler en français et en anglais comme Buzz mais de façon automatique.

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Nous arrivons devant la première attraction du land, Toy Story Mission Parachute, alors en pleine phase de test par plusieurs cast members. Ces tests consistent  à placer des sacs de sables sur les différents sièges de l'attraction pour faire les derniers réglages de vitesse et voir si tout fonctionne parfaitement. Nous somme accueilli à l'entrée par un soldat vert au volant d'un grand avion de chasse sous lequel est écrit le nom de l'attraction. L'attraction en elle-même est assez impressionnante vue de dessous, haute de 27 mètres, la tour est constituée de six nacelles de six places chacune surmontée d'un parachute  qui monteront et descendront jusqu'à 25 mètres de haut. La montée et la descente en parachute sera accompagné d'un bruit d'avion en plein vol et de la voix du sergent chef qui nous donnera les différentes instructions. L'ambiance des Army Men est donc plutôt réussi. Notre guide nous montre ensuite la file d'attente de l'attraction, dans le plus pur style des Army Men. Ainsi nous pouvons apercevoir quelques soldats en plastique vert mesurant environ 1,70m de haut éparpillés aux quatre coins de la file d'attente. Un de ces soldats est en train de soulever une jeep avec un crique, un autre est en position de combat à l'entrée de la file d'attente, etc. Il y également un mirador juste à côté de l'attraction du haut de laquelle un soldat observe les alentours avec ses jumelles. Une grosse partie de la fille d'attente est couverte, la partie la plus sympathique étant celle sous un abris en tôle ondulée ou de nombreux objets militaires sont entreposé. Il y a également une photo location où les visiteurs peuvent se prendre en photo en dessous d'un parachute en plein vol. L'attraction était quasi finie, il ne manquait plus que quelques peintures au sol comme par exemple les étoiles présente en dessous de chaque nacelles. La durée du tour sera de 90 secondes, pour une capacité de 36 personnes. La vitesse de montée et de descente m'a parut plus rapide que ce à quoi je m'attendais, mais ce n'est pas non plus très violent, l'attraction se voulant avant tout familiale. Même s'il s'agit de l'attraction qui m'attire le moins pour le moment, j'ai été dans l'ensemble agréablement surpris.

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Nous passons à Slinky Dog Zig Zag Speed (Le Zig Zag Tour), l'attraction inspirée des chenilles de fête foraines aux couleurs du chien Zig Zag. Nous n'avons pas put parcourir la file d'attente, encore en plein travaux, mais nous avons put observer de loin ce qu'elle pouvait donner. Elle est constituée d'une partie non couverte construite à partir de pièces en plastique dans le style des jouets de ferme. Cette file extérieure est bien évidemment en zig zag, référence grossière au personnage qui a inspiré l'attraction... La seconde partie de la file d'attente est la plus réussie, il s'agit d'une reconstitution géante de la boîte originale du chien Zig Zag. Vous avez surement déjà vu l'extérieur de cette file fort bien décorée, mais attendez de voir l'intérieur parée de superbes fresques peintes à la main! L'attraction en elle-même est fort joli, il s'agit d'une reproduction géante de Zig Zag, tournant en rond. Pour info la chenille est 16 000 fois plus grande que le Zig Zag original et est constitué de 34 anneaux, soit deux fois plus que l'original.  On retrouve au milieu une sorte de montagne d'os réalisée en mousse, histoire de ne pas blesser les petits malins qui s'amuseraient à mettre leurs mains dessus. La durée de l'attraction sera soit de 75 secondes, soit 90 secondes, selon le nombres plus ou moins élevés de visiteurs. Le principal intérêt de cette attraction résidera dans l'immersion qu'elle procure et non les sensations. Nous ne l'avons pas vu tourné mai il semblerait que cela soit assez doux.

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Nous arrivons à la troisième et dernière attraction de Toy Story Playland : RC Racer (RC Racer - Vitesse Maximale). Il s'agit sans aucun doute de l'attraction la plus attendue par les fans car la plus intense. Commençons par la file d'attente  extérieure très bien détaillée. Il s'agit d'un circuit de voiture géant formant de multiples virages. Il s'est avéré extrêmement long, les nombreux virages faussant quelque peu le temps d'attente qui est pour le moment estimé à 120 minutes, il faudra donc prendre votre mal en patience! Cette file d'attente est magnifiée par les nombreux grands arbres qui l'entoure, protégeant les visiteurs de la pluie et du soleil. Avant d'entrer dans la file d'attente intérieur nous passons devant une reproduction d'une station service de Dinoco, joli clin d'oeil à une scène du premier Toy Story. La façade de la station était pour le moment  encore toute blanche, mais notre guide nous a assuré qu'elle serait par la suite d'écoré d'une superbe fresque. Nous entrons dans le bâtiment principal décorant comme un garage de voiture en plastique. Nous retrouvons ainsi sur les murs des kits de constructions avec des pièces de voiture détachables. Pas beaucoup d'autres décorations pour le moment, mais il y en aura peut-être plus par la suite. Nous arrivons ensuite devant le fameux véhicule télécommandé géant. Il est la parfaite reproduction de la voiture RC du film, à la différence qu'il faut y placer vingt personnes! Il y a ainsi cinq rangées de quatre sièges mis à la disposition des visiteurs. Ces sièges sont de couleurs noire et prune (même si pour moi tout paraissait noir) et ont l'air bien confortables. Le visiteur aura la tête calée par un appui tête en mousse et sera arnaché de toute part! Et c'est vrai que quand on voit de plus prêt ce qu'il l'attend on le comprends tout à fait. La voiture fera ainsi des allers retours sur le circuit en plastique  orange (enfin en impression plastique, tout est bien en métal je vous rassure!) en forme de U qui se finit de chaque côté par une pente légèrement inversée, sensations garanties! Il manquait encore deux pièces de chaque côté du circuit qui camoufleront complètement le ride vue de l'extérieur. Car de l'intérieur le rail est bel et bien visible. Pour le côté un peu technique il s'agit d'un ride doté d'une poussée magnétique, il n'y a aucune chaîne tractant le véhicule.

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Nous terminons notre visite du land par une photo de groupe devant la statue de Rex, certainement la première photo de visiteurs devant le personnage! Je ne suis pas un grand fan des parcs mais j'adore y retrouver l'ambiance de mes films favoris, et c'est exactement ce que j'ai retrouvé dans Toy Story Playland, un parfait hommage à la saga Toy Story jusque dans les moindres détails. De plus la végétation luxuriante et tous les objets géants nous font vraiment voyager dans une autre monde, ce qui est une grande première pour les Wat Disney Studios! Je suis donc ressorti conquis de cette visite n'ayant qu'une hâte, y retourner le plus vite possible!

29 mai 2008

Il Etait une Fois

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_dition_fran_aise_collector_02Depuis hier vous pouvez retrouver dans les rayons le dvd d'Il Etait une Fois en édition simple et collector mais également en dvd Blu-ray. A cette occasion je vous invite à découvrir le travail de Christophe Vacher, un français ayant travaillé sur le film. Cet artiste n'en est pas à ses débuts aux seins des studios Disney puisqu'il a déjà travaillé sur Le Bossu de Notre Dame, Tarzan, Fantasia 2000, Dinosaure ou bien encore La Planète au Trésor. Son travail est centré principalement sur les décors de la partie animée du film, mais également sur les ambiances colorimétriques (color keys).

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30 janvier 2009

WALL•E

 

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493dca2fdc5a6_02WAAAAAALLL-E! A l'occasion de la sortie aujourd'hui de WALL•E en DVD édition simple et collector et Blu-ray deux disques, retrouvez une nouvelle galerie de recherches graphiques du film évènement de l'année 2008! Le dernier né des studios Pixar est actuellement en course pour l'Oscar® du meilleur film d'animation aux côtés de quatorze autres productions tels que Volt, Star Malgré Lui (le premier film d'animation Disney nominé depuis Frère des Ours), Kung Fu Panda ou bien encore Madagascar 2.
Retrouvez d'autres recherches graphiques de  WALL•E dans l'excellent livre The Art of  WALL•E aux éditions Chronicle Books!

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Dessins digitaux de Ralph Eggleston :

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Dessins digitaux de John Lee :

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Dessins de Noah Klocek :

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Shade paint de Laura Phillips :

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Ernesto Nemesio :

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Shaun Taun :

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Victor Navone :

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17 janvier 2009

Oliver & Compagnie

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220913Inspiré du célèbre roman Oliver Twist de Charles Dickens, Oliver & Compagnie est le 27ème long métrage des Walt Disney Animation Studios. Tout d'abord intitulé Oliver and the Dodger (Oliver et le Roublard), le film aurait dut-être une suite directe du film Les Aventures de Bernard et Bianca . Nous aurions alors retrouvé Penny (dont Jenny l'héroïne finale d'Oliver & Compagnie est très proche) accompagnée de son chat Rufus dans sa nouvelle famille adoptive à New York. Mais le projet fut finalement retardé et modifié en raison d'un scénario jugé peu convaincant par les producteurs. Les nombreux chamboulements au sein des studios au début des années 80 sont également en partie responsables de ce report. La nouvelle génération d'artiste est en passe de prendre la relève, les derniers vétérans étant partis en retraite durant la production de Rox et Rouky. Après une période de doutes et de questionnements, le studio renoue enfin avec le succès grâce Basil Détective Privé sorti en 1986. Oliver & Compagnie, sorti deux ans plus tard confirmera la tendance.

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Trois superviseurs de l'animation : Glen Keane (Sikes), Hendel Butoy et Ruben Aquino (Francis).

Qui dit nouvelle génération dit également nouvelles techniques de travail. L'ordinateur, déjà utilisé pour l'animation d'une séquence de Basil Détective Privé tient ici un rôle bien plus important. Alors que dans ce dernier il n'avait été utilisé que pour animer les écrous d'une horloge, l'ordinateur sert cette fois-ci à l'animation de nombreux véhicules (voitures, camions, scooters). Et pour cause, les éléments mécaniques ont toujours été difficiles à animer à la main en raison de leurs formes trop géométriques. Par chance en animation assistée par ordinateur c'est tout le contraire, c'est ce qu'il y a de plus "simple" à réaliser!
Oliver & Compagnie a également servi de banc d'essai grandeur nature à Disney afin de voir si le genre de la comédie musicale serait intéressant à réexploiter. Absent des productions des studios depuis
Rox et Rouky mais sous exploité depuis la mort de Walt Disney, le genre fait un retour remarqué dans ce nouveau film, un an avant la déferlante de La Petite Sirène. Des morceaux comme Why Should I Worry? (Mais Pourquoi m'en Faire?) nominé au Golden Globe de la meilleure chanson originale ou Perfect Isn't Easy  (Le Perfection c'est Moi) ont ainsi eu leur petit succès et ont permis de rassurer les dirigeants sur l'intérêt du public pour ce genre trop longtemps mis à l'écart.

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Mike Cedeno (artiste numérique), le réalisateur George Scribner et Cheech Marin la voix américaine de Tito

Bien qu'il soit sorti en même temps que le grand film de Don Bluth, Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles, Oliver & Compagnie fit un carton à sa sortie au cinéma le 19 novembre 1988 et engrangea plus de 53 millions de dollars de recette (le film de Don Bluth fit 48 millions de dollars de recette). Les studios d'animation Disney renouaient enfin avec le succés pour leur plus grand soulagement mais également le nôtre!

 

Recherches de personnages par Glen Keane :

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Recherches de Fagin (artiste inconnu) :

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Recherches graphiques :

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Pencil test de Glen Keane :

29 juillet 2009

Là-Haut

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Affiche_am_ricaine_02Up (Là-Haut) est le 10ème long métrage des Pixar Animation Studios, et le premier à sortir en Disney Digital 3-D. C'est la seconde réalisation de Pete Docter après Monstres & Cie sorti en 2001, assisté ici par Bob Peterson. Comme à son habitude, Pixar innove avec Là-Haut en choisissant comme personnage principal, un vieil homme de 78 ans, Carl Fredricksen, ancien vendeur de ballon dans un zoo, et Russel un jeune scout de 8 ans d'origine asiatique un brin enrobé. Un duo atypique qui permet au film de se démarquer une nouvelle fois de la concurrence omnibulée par les folies animalières en tout genre.

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Pete Docter et une partie de son équipe en voyage d'étude au Venezuela       Bob Peterson (corélaisateur et scénariste)

Les origines du projet remontent à 2004, lorsque Pete Docter et Bob Peterson décidèrent de travailler ensemble sur un nouveau projet de long métrage. Pete est arrivé chez Pixar en 1990, après avoir étudié l'animation à CalArts. Il commença par animer et réaliser des films publicitaires pour les jus de fruits Tropicana, les emballages recyclables Tetra-Pak et Lifesavers. Il développa par la suite l'histoire de Toy Story, avec John Lasseter et Andrew Stanton (le réalisateur de Le Monde de Nemo et WALL•E) puis celle de 1001 Pattes (a bug's life) en tant que storyboardeur et enfin Toy Story 2. Il fit ses débuts en tant que réalisateur avec Monstres & Cie qui fut nommé à l'Oscar® du meilleur film d'animation. En tant qu'un des créateurs clé de Pixar, il a également contribué au développement de l'histoire originale de WALL•E, pour lequel il fut nommé à l'Oscar® du meilleur scénario original.
Bob Peterson est un autre pilier des studios. C'est en préparant sa maîtrise en ingénierie à la Purdue University, qu'il travailla pour la première fois dans un laboratoire d'infographie. Après avoir obtenu son diplôme il part s'installer en californie où il travaille chez Wavefront Technologies, créateur du logiciel Maya. Il travaille ensuite pour une société de production située à Hollywood, Rezn8 Productions, avant d'entrer chez Pixar en 1994. Au sein du studio il réalise plusieurs spots publicitaires au sein du département court métrage, puis est artiste layout et animateur sur Toy Story. Il est ensuite storyboardeur sur 1001 Pattes (a bug's life), superviseur du storyboard sur Monstres & Cie et enfin scénariste sur Le Monde de Nemo. Bob prête également sa voix à plusieurs personnages de fims Pixar : le vieux joueur d'echecs dans Geri's Game, Germaine dans Monstres & Cie , Monsieur Raie dans Le Monde de Nemo et enfin Doug dans Là-Haut.

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Posters promotionnels d'Eric Tan

Les deux compères s'entendaient à merveille et il paraissait évident qu'ils pourraient faire quelque chose de vraiment extraordinaire ensemble. Ils réflèchirent alors à de nouveaux concepts quand ils se sont aperçu qu'ils partagaient parfois une drôle d'envie à la fin d'une journée un peu chargée : celle de rêver qu'ils pourraient tout à coup être transportés sur une magnifique île déserte perdue au milieu de l'océan. Le duo commença à s'amuser avec cette idée et rapidement, une image, emblématique, frappante, s'imposa comme l'incontournable point de départ de toute l'aventure : une maison emportée dans les airs par des milliers de ballons. Cette image, aussi forte soit-elle, ne pouvait constituer que l'un des éléments de l'intrigue, mais c'est à partir d'elle que les créateurs du projet ont bâti l'histoire et décidé de centrer l'action sur le personnage d'un vieil homme, d'un jeune aventurier de 8 ans, et de toute une bande de personnages originaux.
Alors que l'histoire progressait, Pete Docter et Bob Peterson furent rejoint par le producteur Jonas Rivera. Les trois hommes avaient en commun l'approche visuelle et stylistique du film, mais le plus important encore, ils étaient d'accord sur l'émotion et l'esprit qu'il devait dégager. Jonas Rivera explique : Nous voulions retrouver le charme de films comme Dumbo, que ce soit en termes de design, de niveau de langue, de structure d'image. Ces films se définissent par une certaine puretée, une simplicité qui rend le propos limpide et lumineux. Nous avons tous travaillé sur Là-Haut avec le mot "simplexité" à l'esprit. La seule idée d'une maison accrochée à des ballons impliquait les notions de voyage et d'aventure au plus haut niveau, mais la définition des personnages y associait des notions d'affection, d'émotion et un formidable potentiel de situations comiques.

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Pete Docter étudie une sculpture de Kevin - Pete et Jordan Nagai, la voix de Russel - Michael Giacchino et Pete Docter

Malgré l'imagination débordante des créateurs du film, il est un des éléments clés du film qui a directement été inspiré par notre monde. Pour les mythiques chutes du Paradis d'Amérique du Sud, Pete Docter s'est inspiré des magnifiques Angel Falls et du plateau d'altitude de Tepuis situé au Venezuela. Bien que les les Angels Falls soient déjà les plus hautes du monde avec plus de 978 mètres, les cinéastes n'ont pas hésité à élever encore celles du film à l'altitude vertigineuse de presque 3000 mètres. Pour retranscrire au mieux ce paysage fantastique, une partie de l'équipe parti plusieurs jours au fin fond du Venezuela pour étudier de près les chutes et son environnement qui deviendront plus tard le décor principal du film. Le but était de faire le plus de croquis et de photos possible afin de capturer l'atmosphère de ce lieu unique. Il leur fallut trois jours pour arriver dans cet endroit loin de tout.
Les musiques de Là-Haut ont été composé par Michael Giacchino. Ce dernier est un habitué des productions Pixar puisqu'on lui doit déjà la bande originale de Les Indestructibles, Ratatouille et des courts métrages One Man Band et Lifted. Il est également le compositeur du dernier cartoon en date de Dingo, How to Hook Up Your Home Theater datant de 2007. Jouant sur la nostalgie et l'émotion, la musique de Là-Haut est bien différente de celle des anciennes productions, suivant ainsi l'évolution artistique et créative du studio.

0514AR_3564GD47451578_02  DSC3213_02  86549313LS036_Cannes_Film_F_02  86549312LS006_Cannes_Film_F_02  Affiche_Cannes_02

Là-Haut fut projeté le 13 mai 2009 en avant-première mondiale lors du 62ème festival de cannes (dont vous pouvez lire mon compte-rendu ici). C'était la première fois depuis Dumbo en 1946, qu'un film d'animation ouvrait le festival, preuve en est de l'évolution des mentalités vis à vis du monde de l'animation. Le film reçut un accueil très chaleureux et fut acclamé par les critiques du monde entier. Là-haut sorti dans les salles amércaines le 29 mai 2009 et fut sans surprise un véritable triomphe. Avec plus de 286 millions de dollars de recettes au box office, Là-haut se place sur la deuxième marche du podium des films Pixar les plus rentables, entre Le Monde de Nemo (339M$) et Les Indestructibles (261M$).

 

Recherches de Daniel Arriaga :

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Recherches de Don Shank :

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Recherches de Sandeep Menon :

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Sculptures de Greg Dykstra :

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Concept art (auteur inconnu) : 

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Color scripts de Lou Romano :

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Recherches personnages :

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13 avril 2008

Merlin l'Enchanteur

Merlin l'Enchanteur logo18ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, The Sword in the Stone (Merlin l'Enchanteur) reste dans la veine de son prédécesseur (Les 101 Dalmatiens), c'est à dire un film sans prétention, avec un budget réduit dût à l'échec commercial de La Belle au Bois Dormant quelques années plus tôt, mais avec une histoire riche en rebondissements et des personnages très attachants. Techniquement on retrouve le même style inauguré avec Les 101 Dalmatiens, des animations aux traits apparents grâce à la technologie Xerox ainsi que des décors relevés à l'encre. Walt Disney n'aimait pas vraiment cette nouvelle technique, bien qu'elle faisait économiser beaucoup d'argent. C'est pour cette raison que dans le prochain film, Le Livre de la Jungle, les traits seront beaucoup moins apparents et les décors auront perdus leurs touches d'encre.

 

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Storyboard du duel par Bill Peet :

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21 mai 2008

La Belle au Bois Dormant

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poster1959_02Sleeping Beauty (La Belle au Bois Dormant), sorti en 1959, est considéré comme le dernier Grand Classique du second âge d'or des studios Disney qui avait débuté avec Cendrillon en 1950 (bien que ceux venant après sont tout aussi bons mais très différents). D'un budget de six millions de dollars, c'était à l'époque le film d'animation le plus cher jamais réalisé. Le film est encore plus ambitieux que n'importe quel autre film d'animation du studio, il permettra à l'animation d'atteindre des sommets, de devenir un art à part entière.
Inspiré d'un conte de Perrault publié en 1697 (réécrit par les frère Grimm en 1812), le scénario de La Belle au Bois Dormant fut adapté par Ed Penner et Joe Rinladi qui s'inspirèrent des deux versions précédentes pour écrire leur propre version. Une première mouture du story board fut soumise à Walt Disney en juin 1952. Il la refusa. Elle présentait trop de similitudes avec Blanche Neige et les Sept Nains et Cendrillon. Accaparé par l'ouverture de Disneyland, la production de documentaires, de films de fiction et d'émissions de télévision, il délégua Ken Peterson, Don Da Gradi et Ken Anderson pour produire La Belle au Bois Dormant. Cependant il assistait souvent aux réunions de scénarios.
Le dessin animé se voulant réaliste, un film live fut tourné sous la direction de Clyde Geronimi et d'Eric Larson afin d'aider les animateurs dans leur travail. Jamais un dessin animé de Walt Disney n'avait bénéficié d'un travail préparatoire aussi poussé. La production du fil dura cinq ans au lieu de trois habituellement en raison de l'utilisation du format Technirama 70 mm (les décors étant bien plus larges, il fallut plus de temps pour les réaliser). Deux caméras multiplanes furent employées : l'une verticale pour les scènes de forêt et l'autre horizontale lorsque l'on pénètre à l'intérieur du château.
Les artistes comme Albert Hurter, Gustaf Tenggren et Mary Blair avaient influencé les dessins animés précédents, mais jamais l'un d'eux n'avait été à la fois le créateur du style graphique du film et le superviseur des décors. Disney choisit Eyvind Earle comme directeur artistique de La Belle au Bois Dormant. Il réalisa entre 1954 et 1959 des centaines d'études péliminaires et décors panoramiques à la gouache, sa technique de prédilection.
Pour la bande originale du film, le choix fut fait d'adapter la musique composée par Tchaïkovsky pour le Ballet du même nom en 1890. Walt Disney demanda à un jeune musicien, George Bruns, de s'occuper de l'adaptation. Bruns composa de nouvelles mélodies dans l'esprit du grand compositeur pour répondre aux exigences narratives du dessin animé.
Le première du film eut lieu le 29 janvier 1959. Malgré un véritable succès d'estime, le budget pharamineux ne fut remboursé que plusieurs décennies plus tard. La Belle au Bois Dormant demeure aujourd'hui l'un des dessins animés préférés des artistes du studio Disney.

 

Recherches d'Eyvind Earle :

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Autres recherches graphiques :

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Recherche graphiques de Flora, Pâquerette et Pimprenelle :

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Dessins de Kay Nielsen :

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Décors HD :

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28 novembre 2010

Critique Ratatouille

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Affiche_am_ricaine_02(critique rédigée en juillet 2007) Nous y voilà, je l'ai enfin vu! Inutile de faire un résumé du film, la majorité des personnes parcourant ces lignes étant comme moi plutôt au courant sur le sujet! Rentrons donc tout de suite dans le vif du sujet. Alors qu'en est-t'il de ce Ratatouille, le dernier né des studios d'animation Pixar? Le niveau a t'il été revu à la hausse après le moyen Cars - Quatre Roues, sorti l'année dernière? Le film est-il à la hauteur de nos espérances? Le rat des cuisines a-t'il réussi à nous en mettre plein la vue et les papilles? C'est ce que nous allons voir tout de suite!

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Assurément oui!!! Les mots me manquent pour définir l'admiration que j'ai pour les concepteurs de ce film! Je les remercie à genoux de faire monter aussi haut l'art de l'animation, de prouver au monde entier que l'on peut faire autre chose que des films en images de synthèse avec des pinguins qui chantent ou des monstres verts qui pètent et rotent. Ici on joue dans la cour des grands, les grands maîtres de chez Pixar, la référence, la crème de la crème de l'animation 3D. Comme la cuisine du film, Ratatouille est un met délicat, qui se déguste bouchée par bouchée, le genre de film dont on ne peut se lasser même après des dizaines de diffusion (j'irai d'ailleurs certainement le revoir dès sa sortie le 1er août!). Oubliez les voitures sympatoches mais parfois gnan gnan de Cars - Quatre Roues et faites place à Rémy, le rat de goût! Que dire de ce "petit chef", il est trop trop mignon! Ses mimiques sont craquantes, il est là avec ses grands yeux à se frotter ses petites pattes, j'adore! Ses acolytes rongeurs sont tout aussi réussis, son frère Emile est tout rond tout mignon malgré ses habitudes alimentaires plutôt répugnantes, son père, vieillard grincheux et borné et toute le reste de la famille sont également très sympathiques. Linguini le commis est quant à lui très attachant comme personnage, maladroit mais passionné, sensible et drôle il n'est pas le héros classique (Pixar nous y a habitué : Tilt dans 1001 Pattes (a bug's life) ou Marlin dans Le Monde de Nemo). Colette (doublée par la charmante chanteuse Camille qui signe également un morceau de la BO) est une femme déterminé, forte (il faut l'être quand on est la seule femme de l'équipe) mais également très douce quand elle le veut et tout aussi attachante que Linguini. Skinner, le méchant du film est génial, petit grincheux, ses expressions sont hilarantes, on se délecte de le voir essayer de dévoiler le secret de Linguini sans jamais y arriver. Enfin Ego le critique gastronomique (autre "méchant" du film) est tout bonnement parfait, ses proportions très allongées et ses couleurs pâles et sombres pourraient nous faire penser qu''il sort d'un film de Tim Burton! Sa gestuelle est superbe, à travers elle on ressent tout le cynisme et le mépris de ce personnage, superbe!

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L'histoire en elle-même sort évidemment de l'ordinaire, c'est un film Pixar, ne l'oublions pas. Nous suivons durant tout le film le parcours gastronomique et initiatique de Rémy, sa rencontre avec le monde des humains et de la grande cuisine. Ce sera pour lui une véritable révélation qui changera sa vie à jamais, et celle des autres également (je vous laisse découvrir tout ça dans le film ^^). Tout le monde le sait, ce qui fait le succès d'un film d'animation (et d'un film tout court aussi d'ailleurs) ce n'est pas sa qualité technique mais bien son scénario. Ici pas d'inquiétude à se faire, avec Brad Bird (réalisateur de Les Indestructibles et du Géant de Fer) aux commandes on ne pouvait s'attendre qu'à du caviar. Le début du film est assez surprenant, ça ne commence pas comme on pourrait s'en douter, et il en va de même pendant toute la durée du film. A chaque fois que l'on pensait que tout allait bien, que tout se déroulait comme dans toute histoire classique, un élément perturbateur fait son apparition et refait tomber les personnages dans la dure réalité de la vie (Rémy et sont statut de rat répugnant, Linguini et sa tendance à s'emporter trop vite). Pixar bouscule donc certaines habitudes scénaristiques et ne tombe jamais dans les clichés ou le déjà-vu. D'ailleurs la morale de l'histoire se fait beaucoup plus discrète que dans Cars - Quatre Roues et passe au finale très bien (ne pas se fier aux apparences, croire en soi et à ses rêves). On suit donc les aventures de Rémy avec grand intérêt, sans jamais s'ennuyer tant l'action et les rebondissements sont nombreux.

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Techniquement Pixar démontre une nouvelle fois sa maîtrise parfaite de l'outil 3D. Quand j'ai dit que le studio était la référence en matière de film d'animation 3D je ne parlais pas que des histoires mais aussi de la qualité technique! Avec Ratatouille, Pixar  repousse une nouvelle fois les frontières de l'animation assistée par ordinateur et nous offre tout bonnement le plus beau film en images de synthèse jamais sorti. Comme dans chacun des films de la firme, l'équipe technique de Ratatouille   s'est ici concentré sur un rendu en particulier, celui de la nourriture! Celle-ci est bluffante de réalisme, on en mangerait presque! Que ce soit le pain, le fromage, les différents plats et soupe, tout paraît succulent. Les différents éclairages et ambiances sont également splendides, Paris est ici représentée non pas de manière réaliste mais utopique et devient donc encore plus belle! Ceci me permet d'ailleurs d'énoncer mon seul regret du film : celui de na pas voir un peu plus notre capitale! Car en dehors du restaurant, des quais de Seine et de quelques rues on ne voit quasiment rien de la cité, dommage... Mais c'est tout à fait pardonnable quand on voit le souci du détail et la beauté de tout les décors du film, mon préféré restant celui de la cuisine du restaurant, tout bonnement parfait, avec ses centaines d'ustensiles cuivrées brillants de milles feux et ses fourneaux noires et dorées, c'est vraiment la classe! Enfin l'ambiance générale qui se dégage du film est somme toute assez française, même si on tombe parfois dans les clichés (le béret, les sempiternelles deux chevaux et DS qui sont pratiquement les seules voitures que l'on croise, le mime, etc...), heureusement ils ne nous ont pas fait le coup de l'accordéon! Mais ne faisons pas la fine bouche les spectateurs des autres pays n'y verront que du feu! Au final on s'émerveille devant tant de beauté, car oui, tout est beau dans Ratatouille, du trognon de pomme au fond d'une poubelle aux couverts en argent du restaurant de Gusteau, rien est à jeter! Pour finir le graphisme des humains est encore plus réussi que dans Les Indestructibles! Tous ont des proportions très différentes, changeant selon leur caractère mais au final chacun fonctionne très bien une fois avec les autres. Le style de ces humains (celui qu'a adopté Pixar depuis Les Indestructibles ) a d'ailleurs été repris dans de nombreux films de concurrents, certainement en manque d'inspiration...

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La musique, composée par Micheal Giacchino   est aussi une belle réussite! Etant fan de ce compositeur depuis belle lurette (depuis sa participation à la BO du jeu vidéo Medal of Honor, de la série TV Lost ou bien encore de Les Indestructibles), c'est donc sans surprise que je suis tombé sous le charme de la musique de Ratatouille! On y retrouve tout le style et le talent du compositeur, sa manière de mettre en valeur certains instruments, partant souvent dans des envolées de cuivres fort appréciables. La guitare fait ici son apparition donnant à certain morceaux une sonorité plus hispanique que française! Mais qu'importe, la musique est très belle dans l'ensemble! Le style est parfois assez proche de la BO de Les Indestructibles , avec ce côté très 60's, jazzy. Les thèmes sont quant à eux de toute beauté, celui de Rémy restant mon favoris avec ses violons dansants et ses touches de flûtes traversières lui donnant cet aspect à la fois léger, harmonieux et dynamique. En plus des musiques de Micheal Giacchino on retrouve la chanteuse Camille, petite bout de femme bien de chez nous qui composa un morceau tout spécialement pour le film, Le Festin. Quel bonheur donc de retrouver cette artiste talentueuse dans la BO d'un studio tout aussi talentueux! Ce choix est tout à fait en rapport avec le film et la politique du studio : faire parler le talent plus que l'argent. J'aurai en effet été fort déçu si Pixar avait choisi à la place de Camille, M Pokora, Yannick Noah ou bien encore Diams pour représenter la chanson française!

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Ratatouille est donc bien à la hauteur de la réputation du studio, beau, grand, puissant, drôle, fin, merveilleux, parfait, etc... Un nouveau chef-d'oeuvre signé Brad Bird! Avec ce film Pixar innove encore et toujours, se réinventant comme à chaque nouveau film. Les autres studios ne peuvent que s'incliner (que dis-je, se prosterner!) devant un tel film, tant la différence de qualité est énorme entre eux (en effet comment comparer Shrek 3 à Ratatouille)! Il me tarde déjà de le revoir!

30 juin 2009

Le Bossu de Notre-Dame

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poster_BossuDeNotreDame_usa_01_02The Hunchback of Notre-Dame (Le Bossu de Notre-Dame) est le 34ème long métrage des Walt Disney Animation Studios. Le film est une libre adaptation du roman de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, paru en 1831. Ce nouveau long métrage n'est pas la première adaptation à l'écran du célèbre livre de l'écrivain français, en effet pas moins de cinq versions différentes ont déjà été réalisé : Notre Dame de Paris d'Albert Capellani (1911), Notre Dame de Paris de Wallace Worsley (1923), Notre Dame de Paris de Jean Epstein (1931), Quasimodo de William Dieterle (1939) et Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy (1956). Il était désormais temps pour Disney de faire découvrir cette fabuleuse histoire aux nouvelles générations, mais le défi était de taille. C'est la première fois que Notre Dame de Paris est adapté en animation, il faudra effectuer de nombreux changements par rapport au livre.  De plus Le Roi Lion, sorti deux ans plus tôt a placé la barre très haute au niveau qualitatif et surtout économiques, Le Bossu de Notre-Dame doit donc absolument être un grand succés. Un nouveau défi à relever l'équipe d'artistes des studios Disney!

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     Gary Trousdale et Kirk Wise - Toute l'équipe du film de Burbank - (il fallait oser) la poupée Quasimodo

Le projet naquit en 1993, lorsque David Staiton, cadre chargé du développement chez Disney eut l'idée d'adapter le roman de Victor Hugo en long métrage d'animation. Il en avait lu une version en bande dessinée lorsqu'il était enfant, et se souvint de l'émotion qui se dégageait de l'œuvre. L'histoire palpitante pleine de rebondissements et les personnages charismatiques étaient parfaits pour un nouveau Grand Classique Disney. Walt Disney lui-même avait déjà été intéressé par Notre-Dame de Paris dans les années 30, le livre faisait d'ailleurs parti des nombreux autres ouvrages qu'il emporta après son tour d'Europe en 1935. Il fallut attendre près de soixante ans pour que le film soit enfin mis en chantier.
La réalisation du film fut confié à Kirk Wise et Gary Trousdale, les coréalisateurs de La Belle et la Bête. Fort du succès retentissant de leur premier film, les deux compères étaient à la recherche d'un nouveau projet de réalisation à la hauteur de leurs ambitions. Alors qu'il étaient en train de développer deux nouveaux projets, David Staiton vint leur proposer de réaliser Le Bossu de Notre Dame, proposition qu'ils acceptèrent sur le champs! L'aventure débuta par un voyage en France, sur les traces de Quasimodo. Un groupe d'une dizaine d'artistes parcourut les quatres coins de la capitale française, et en particulier autour et à l'intérieur de la cathédrale Notre-Dame.

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Avant-première française                             Spectacle musical au Disney's Hollywood Studios (1996-2002)

Le film fut produit dans trois studios d'animation différents : Burbank, Orlando et enfin Paris. Après le succès de Runaway Brain (le dernier court métrage de Mickey Mouse), Walt Disney Feature Animation France avait l'opportunité de travailler sur son premier Grand Classique! La localisation aidant, l'équipe de Montreuil a eu un rôle important sur la production du film, apportant son savoir faire mais aussi sa culture.
Techniquement Le Bossu de Notre Dame dépasse de loin ses prédécesseurs. Grâce au développement de l'informatique, de nombreux effets visuels sont désormais possibles, comme animer une foule en images de synthèse par exemple. L'effet avait déjà été utilisé dans Le Roi Lion avec la charge des gnous, mais il est ici encore plus développé. Les animateurs peuvent désormais modifier les vêtements des personnages, leur faire changer d'expressions etc. L'ordinateur se charge ensuite de "redistribuer" les personnages pour former une foule homogène. De nombreux plans en 3D jalonnent également le film, en particulier lors des escapades de Quasimodo sur la façade de la cathédrale. Les progrès depuis la salle de bal dans
La Belle et la Bête ont été fulgurant, et l'équipe en charge du projet en a bien profité.
Le Bossu de Notre-Dame sorti dans les salles américaines le 21 juin 1996 et fut un succès à demi-teinte pour les studios Disney. Les recettes furent décevantes : seulement 100 millions de dollars, bien loin des 173 millions du (Le) Roi Lion ou même des 141 millions de Pocahontas, une Légende Indienne. Le film fut nommé pour l'Oscar
® de la meilleure musique (composée par Alan Menken et Stephen Schwartz) mais ne remporta pas le prix. Néanmoins, le film reçu un bon accueil de la part du public, et en particulier en France où il fini sa carrière avec près de sept millions de spectateurs au compteur.

 

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Dessins de Vance Gerry :

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2 octobre 2012

Le Roi Lion

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affich10_02The Lion King (Le Roi Lion) est le 32ème film d'animation des Walt Disney Animation Studios. Il reste à ce jour leur plus gros succès au box office mondial (suivi de près par Raiponce). Qui aurait put se douter qu'il était, à l'époque de sa production, honteusement mis de côté par une majorité des dirigeants et des artistes du studio, préférant se concentrer sur l'autre film d'animation en production à ce moment là, Pocahontas, futur succès annoncé. Pour autant, Le Roi Lion n'avait pas à rougir face à la jeune indienne, tant le potentiel scénaristique pour un grand film était là. Attention, chef-d'œuvre !

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L’idée du Roi Lion naquit à la fin des années 80, au département scénario des Walt Disney Animation Studios. Contrairement aux adaptations de contes de fées et de romans qui l’ont précédé, Le Roi Lion repose sur un scénario original, développé intra muros. Comme la plupart des projets des Walt Disney Animation Studios, sa conception s’étendit sur plusieurs années, durant lesquelles l'histoire prit des formes différentes et subit de nombreuses modifications. La présence de deux réalisateurs possédant une formation théâtrale, une expérience de la direction d’acteurs et un solide sens narratif, fut un atout important pour le film. Selon le réalisateur Roger Allers, qui commença à travailler sur le film en octobre 1991, “ Le ressort émotionnel du Roi Lion est la relation père-fils. A un moment, le lionceau Simba suit les traces de son père Mufasa, et l’on voit très symboliquement sa petite patte se poser sur l’empreinte géante de celui-ci. Lorsque Mufasa disparaît, Simba se sent démuni et incapable d’affronter la vie. Plus tard, le fantôme de son père lui apparaît pour lui expliquer que son esprit a survécu en lui. C’est sans doute le passage que je préfère dans le film ”. Rob Minkoff, le coréalisateur du film, confie : “ Nous avons essayé d’innover par rapport à des films comme Aladdin , La Belle et la Bête ou La Petite Sirène, qui étaient essentiellement des histoires d’amour. Le rapport père-fils est un thème aussi intéressant, mais qui s’écarte nettement de la tradition Disney ”.

Brenda Chapman (future coréalisatrice de Rebelle), qui supervisa l’écriture du sujet, trouva ce processus aussi stimulant que difficile: “ Il est beaucoup plus délicat d’écrire un sujet original. On ne peut s’appuyer sur aucune structure prédéfinie, et l’on met parfois un certain temps avant de s’apercevoir qu’on s’est fourvoyé. C’est ainsi que la ligne générale du Roi Lion évolua de manière significative depuis sa première mouture, où Simba gardait sa fierté après la mort de Mufasa. Il nous incombait de rendre Simba aimable et sympathique, et son entourage intéressant. Or dans la vie, les lions ne font rien de particulier, à part dormir et manger. Elle poursuit : « Mon voyage au Kenya en 1991 fut une révélation. Il a redoublé mon intérêt pour le projet, et m’a permis de l’aborder avec une connaissance concrète de la faune et de l’environnement africains. C’est également au cours de ce voyage que j’ai appris l’expression populaire “ Hakuna Matata ” et entendu un guide chanter la ritournelle “ Asante sana, squash banana ”, qui devait inspirer la chanson de Rafiki ”.
En avril 1992, après que Rob Minkoff eut intégré l’équipe, Don Hahn présida plusieurs séances de travail, auxquelles participèrent notamment Allers, Brenda Chapman et les réalisateurs de La Belle et la Bête , Kirk Wise et Gary Trousdale. Ces deux jours d’intenses discussions amenèrent des changements radicaux dans la conception de Simba ainsi que dans la deuxième partie du film. Cet été-là, la scénariste Irene Mecchi rallia à son tour l’équipe pour contribuer au développement des personnages. Quelques mois plus tard, Jonathan Roberts se joignit à elle pour résoudre certains problèmes de script et ajouter de nombreuses touches humoristiques au tandem Pumbaa-Timon ainsi qu’au trio d’hyènes.

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L’équipe artistique du Roi Lion n’avait pas attendu la fin du scénario pour commencer son propre travail. Objectif : élaborer les décors africains et les styliser de façon à ce qu’ils servent au mieux l’histoire, tout en restant authentiques. Grâce à leur voyage en Afrique, Allers, Chapman et le chef décorateur Chris Sanders (le papa de Lilo & Stitch) avaient acquis une vision nouvelle, plus riche et plus précise, du continent noir et de son milieu naturel. Il fallait maintenant tenter d’incorporer ces éléments dans la texture du film. Le directeur artistique Andy Gaskill a joué à cet égard un rôle clé, en fournissant de nombreux dessins et croquis, accompagnés de multiples suggestions sur les personnages, la mise au net, les effets spéciaux… Sa conception graphique de la séquence d’ouverture “Le Cercle de la vie” (“Circle of Life”), les idées de cadrage et de mise en scène qu’il développa pour celle-ci, fixèrent d’emblée la tonalité réaliste et dramatique du film.

Le superviseur des décors Doug Ball et les 20 artistes regroupés sous sa direction enrichirent les décors en captant subtilement ces jeux d’ombres et de lumières. Le superviseur des effets spéciaux Scott Santoto et son équipe se distinguèrent en restituant minutieusement de nombreux éléments naturels. Randy Fullmer coordonna et harmonisa l’apport de ces diverses équipes. Andy Gaskill et le superviseur du layout Dan St. Pierre cherchèrent ensemble le meilleur moyen de représenter les vastes plaines africaines.

Dans un film comme Aladdin, l’architecture, les vêtements des personnages et quantité d’accessoires fournissent des repères visuels et vous aident à définir l’échelle”, confesse Dan St. Pierre. “Ici, vous n’avez que l’herbe, les arbres et les rochers. C’est seulement en recourant à des plans subjectifs que vous pouvez représenter l’environnement d’un lionceau de 60 centimètres de long.” Les séquences les plus fantaisistes du film, telles “Je voudrais déjà être roi” (I Just can’t Wait to be King) et “Hakuna Matata” doivent beaucoup à l’imagination débridée du chef décorateur Chris Sanders, que l'on retrouvera ensuite en tant que réalisateur sur Lilo & Stitch et Dragons chez Dreamworks.

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Recréer les gestes et attitudes des quadrupèdes posa bien des problèmes aux animateurs. Andreas Deja, directeur de l’animation de Scar, décrit ainsi son approche: “Au départ, je me demandais comment j’arriverais à humaniser ce personnage qui ne possède pas de mains. En effet, la main est un moyen de communication et d’expression émotionnelle privilégié, et l’absence de ce membre ô combien essentiel me posait problème. Finalement, j’ai appris à me concentrer sur le corps de Scar, ses postures, l’inclinaison de sa tête, ses mimiques... Il arrive qu’on trahisse ses pensées les plus secrètes par un simple froncement de sourcils. Un animateur peut obtenir des résultats intéressants même à partir d’un très petit nombre d’éléments, pour peu qu’il ait bien compris la scène et ait su la faire “jouer”.” Il poursuit : ”Dans le cas de Scar, j’ai choisi d’exprimer son caractère dissimulateur à travers sa démarche rampante et sournoise, bien différente de celle, noble, puissante, d’un lion ordinaire. Mais ma source première d’inspiration fut le jeu de Jeremy Irons (la voix originale de Scar). La richesse de son interprétation, l’étendue de son registre vocal lui ont permis de tirer le maximum de son rôle. Il joue avec les mots, les savoure, leur ajoute des nuances sarcastiques qui vous réjouissent et vous surprennent à tout instant. Sitôt qu’il avait fini l’une des séances d’enregistrement, je n’avais rien de plus pressé que de regagner mon bureau pour travailler à Scar.” Et d’enchaîner : “Je me suis aussi inspiré de certaines caractéristiques physiques de Jeremy Irons. J’ai toujours été intrigué par son regard sombre et mystérieux, sa coiffure. J’avais envie de m’approprier cela et c’est pourquoi j’ai dessiné des cernes sous les yeux de Scar et lui ai fait cette ample et élégante crinière. 

L’animation des duettistes comiques Timon et Pumbaa fut confiée à Mike Surrey et Tony Bancroft, deux amis qui possédaient le profil idéal pour cette tache et qui avaient déjà travaillé ensemble sur Aladdin (le perroquet Iago) et La Belle et la Bête (Lumière et Big Ben). Pour Mike Surrey, “Le phacochère ne ferait qu’une bouchée du suricate dans la vie. Partant de là, nous n’avons pas hésité à forcer le trait, en concentrant nos efforts sur la personnalité de Pumbaa et Timon”. Un avis partagé par Tony Bancroft qui ajoute : “C’était généralement moi qui démarrais l’animation parce que mon personnage, Pumbaa, sert de tréteau ambulant à cet histrion de Timon, qui fait le pitre juché sur sa tête ou sur son nez. Mais je commençais par discuter la scène avec Mike de façon à partir sur des bases communes. Nos deux héros se renvoient constamment la balle, et c’était un vrai plaisir de travailler sur eux”. L’animation de l’oiseau Zazu, secrétaire particulier et bouffon du roi Mufasa, fut supervisée par Ellen Woodbury, qui à ,l’époque, n’était que la deuxième femme, dans l’histoire des Studios à exercer cette, fonction. Elle visionna, comme ses collègues, des dizaines de documentaires, puis étudia le squelette et le système musculaire des oiseaux, visita la volière de Palm Desert et eut un fructueux “tête-à-tête” avec un calao que lui amena Jim Fowler. Elle confie : “A force d’observer les oiseaux, d’étudier leurs mouvements d’ailes, j’avais l’impression de pouvoir voler. J’en étais arrivée à m’identifier pleinement à Zazu...”

Le vétéran Mark Henn, qui travaillait depuis 14 ans chez Disney, se chargea de superviser l’animation du jeune Simba: “Le Roi Lion m’a d’abord séduit par son contenu émotionnel. Le combat que livre Simba, ses revers et ses triomphes font de ce film une entreprise totalement originale. Comédiens ou animateurs, nous devions tous marcher dans les brisées de ce jeune lion, le suivre pas à pas dans ses épreuves. Pour que le film fonctionne, il fallait que le public s’éprenne de Simba, l’acclame, et parfois, pleure avec lui...

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Roger Allers et Bob Minkoff souhaitaient donner à la scène-clé du film, celle où Scar met à exécution son plan diabolique, une ampleur et une intensité particulières. Selon le scénario, des milliers de gnous affolés dévalant d’une falaise, s’engouffraient dans un ravin, poursuivant l’infortuné Simba avant de piétiner son père. L’effet digne des plus ambitieuses superproductions était inconcevable sans une technologie de pointe. Cinq animateurs et techniciens formés à cette discipline unirent donc leurs efforts pendant plus de deux ans pour réaliser cette séquence de 2mn30 qui constituait à l’époque un exploit sans précédent dans le domaine de l’animation.
Le studio avait déjà recouru à l’infographie pour la séquence du bal de La Belle et la Bête ou pour celle de la caverne d’Aladdin. Pour le superviseur infographique Scott Johnson, “Il arrive qu’un réalisateur désire un effet qui transcende les techniques traditionnelles. C’est là que l’ordinateur peut faire la différence. Il serait beaucoup trop laborieux de dessiner une scène de panique collective comme celle du Roi Lion à la main. En revanche, des animateurs travaillant sur ordinateur peuvent mettre au point le comportement d’un animal et le reproduire en plusieurs exemplaires. Ils peuvent aussi par son biais inventer tous les angles nécessaires à la scène et les conformer au décor”.

Partant d’un simple dessin et d’une animation classique, Ruben Aquino, Johnston et son équipe purent créer sur ordinateur des représentations tridimensionnelles des gnous. Une fois ces images au point, les angles de filmage pouvaient être multipliés à l’infini durant la scène. Pour coordonner le mouvement du troupeau, ils mirent au point un programme qui départageait au sein de chaque groupe les meneurs des suiveurs. Ils pouvaient ainsi personnaliser et différencier les réactions de chaque animal : les faire galoper plus ou moins vite, se cabrer, bondir, etc. En fin de processus, les animations manuelles de Simba et Mufasa furent intégrées aux images infographiques, ainsi qu’aux autres décors et effets, de manière à ce que le troupeau se fonde harmonieusement aux autres personnages de la scène. Cette technologie, intervenant également au stade de la post- production, a amélioré la qualité des plus récents longs métrages, qu’ils soient signés Disney ou d’autres studios. C’était l’ère d’avant Toy Story, qui allait révolutionner à son tour le monde de l’animation.

Aucun grand film d’animation Disney ne serait complet sans ces mémorables numéros chantés qui font progresser le récit, expriment une émotion ou divertissent le spectateur. Tim Rice, parolier des 3 numéros d’Aladdin, fut le premier membre de l’équipe musicale engagé sur Le Roi Lion. Il se souvient : “Le studio me demanda de lui suggérer un compositeur. Qui je voulais, je pouvais choisir le meilleur. Je répondis : “Elton John serait fantastique, mais vous ne l’aurez pas. Il a trop de travail et n’a pas écrit une partition de ce style depuis 25 ans.” Ils l’ont quand même appelé et à ma grande surprise, il leur a donné son accord.” Elton John confie : “J’ai tout de suite aimé l’histoire du Roi Lion et les gens du studio. Les films Disney s’adressent à tous les âges. Chacun, enfant ou adulte, y prend le même plaisir. Le Roi Lion était un projet d’autant plus stimulant qu’il m’amènerait à écrire dans un style complètement nouveau pour moi. J’étais heureux qu’il se déroule chez les animaux parce que Le Livre de la Jungle a toujours été l’un de mes films Disney favoris. Je pense que Le Roi Lion est ce que le studio a produit de plus drôle depuis ce temps, voire depuis sa création.

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Le Roi Lion sortit dans les salles de cinéma américaines le 15 juin 1994, et fut immédiatement encensé par la critique et le public. Il rapporta 312 millions de dollars sur le sol américain, et 471 millions de dollars dans le monde, soit en tout 783 millions de dollars de recettes, un record pour un film des Walt Disney Animation Studios encore inégalé aujourd'hui! Il reçut l'année suivante l'Oscar de la Meilleure Musique et de la Meilleure Chanson (pour Can You Felle the Love Tonight), mais pas la statuette tant convoitée du Meilleur Film... Il reçut néanmoins le Golden Globe du Meilleur Film pour une Comédie ou Film Musical, comme La Belle et la Bête deux ans plus tôt. En 1997, Le Roi Lion eut les honneurs d'une adaptation en comédie musicale, ce fut à nouveau un triomphe mais à Broadway cette fois ! Le spectacle devint vite le plus populaire jamais produit par Disney et fut adapté et joué un peu partout à travers le monde depuis 1997. Le Roi Lion eut droit à deux suites sorties directement en vidéo : Le Roi Lion 2 : L'Honneur de la Tribu (1998) et Le Roi Lion 3 : Hakuna Matata (2004), ainsi que deux ressorties ciné, la première en 2002 (en IMAX) et la seconde en 2011 avec l'ajout de la 3D.

Tout d'abord considéré comme un film mineur par Disney, Le Roi Lion réussit à créer la surprise et devint le film phare du nouvel âge d'or des Walt Disney Animation Studios (il en serait même le point culminant selon certain). Le talent des artistes Disney ont transformé ce projet boudé en une oeuvre grandiose, émouvante et épique. En un mot, inoubliable.

 

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23 janvier 2011

L'Homme Orchestre

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L'HOMME ORCHESTRE (2005)

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onemanband_02Sur la grande place d'un village, dans un pays imaginaire, se trouve un homme orchestre jouant timbale, cymbales et trompette. L'endroit est désert, excepté une petite fille. Elle tient une pièce d’or dans la main, brillante au soleil, et se prépare à la jeter dans une fontaine. Avec un regain d’énergie, le musicien séduit la jeune fille ; la voila tentée de laisser son trésor au troubadour. Mais un autre musicien au physique maigre, sec et anguleux, portant un chapeau de fou sur la tête fait son apparition. Il joue avec une série d’instruments à cordes, pour la plus grande joie de la petite fille. Elle hésite. Une bataille musicale s’ensuit.

Tel est le pitch de One Man Band (L’Homme Orchestre) premier court-métrage Pixar à être dirigé par deux réalisateurs. Mark Andrews et Andy Jimenez on déjà eu l'occasion de travailler ensemble par le passé, sur des films tels que Le Géant de Fer ou Spider-man. Ils arrivèrent à Pixar pour travailler avec Brad Bird sur  Les Indestructibles. Andrews était responsable de l’histoire; Jimenez était directeur de la photographie et l’artiste en charge de la construction digitale du storyboard.

Brad Bird, co-producteur exécutif du court métrage, explique la relation de travail du duo: “Mark est le cerveau qui trouve l’idée, et Andy est celui qui la transfert à l’écran… Ils s’adorent et se détestent, se rendent fou l’un l’autre mais ont toujours un profond respect l'un envers l'autre.” Jimenez décrit leur partenariat avec des termes plus imagés : "Mark est un fou armé d'une épée courant sur une colline, et je suis celui qui aiguise sa lame m'assurant que sa pointe est fiable."
Jimenez et Andrews ont tous les deux eux de mauvaises expériences dans d’autres studios, où ils ont du travailler en co-réalisation avec une personne avec qui ils n’ont jamais put s’entendre sur une vision cohérente du film. Alors quand Ed Catmull rapprocha les compères en leur proposant de réaliser un court métrage chez Pixar, ils réalisèrent qu’il leur fallait une idée crédible pour tous les deux. Andrews se rappelle du tout début de leur collaboration :  "le premier mois, nous travaillions Andy et moi sur ce que l’on aimait et nous avons identifié la zone « grise » où nos idées et nos goûts se mélangeaient le mieux."

Les deux futurs réalisateurs présentèrent trois idées lors d’une réunion de scénario au studio. La première était à propos de deux rois rivaux qui se battaient de plus en plus violemment pour le seul plaisir de leur bébé « pourri-gâté », la seconde parlait d’un père qui redécouvrait un parc d’attraction avec son fils et la troisième racontait l’histoire d’une bataille de musiciens. Ce fut la troisième idée que John Lasseter retenu instantanément. L'histoire de ce troisième projet était un parfait mixe entre l’énergie maniaque de Andrew et le coté sentimental de Jimenez. L'Homme Orchestre était né.

L'Homme Orchestre, comme tous les autres courts métrages Pixar, passa par une période de gestation afin que les réalisateurs comprennent complètement leurs personnages et leurs motivations. Dans des versions préliminaires, les troubadours duellistes (Treble et Bass) essayaient de gagner l’attention d’une grande foule. "Nous établissions l’enjeu" explique Andrews, "mais on ne savait toujours pas comment ressentir ce qu’il se passait car on ne pouvait s'identifier à aucun des personnages."
Dans les premiers storyboards, Andrews n’arrêtait pas de revenir sur le dessin d’une petite fille. Il trouva plus facile de comprendre la réaction d’un personnage plutôt que d’une foule. Il tenait cela d'une leçon de réalisation reçu par le réalisateur hollywoodien Frank Capra. Il devint vite évident pour les réalisateurs qu’ils devaient enlever la foule pour se concentrer sur l’interaction entre les musiciens et la petite fille. Malgré tout, les motivations restèrent assez floues. Lors d’une réunion d’histoire, Ed Catmull demanda, "Que fait la petite fille sur cette place?" Il répondit à sa propre question, suggérant qu’elle était là pour jeter une pièce dans la fontaine. "Il devint évident qu’ils allaient jouer pour l’argent de la fillette", dit Andrews, "lls passèrent ainsi d'adorable
à totalement détestable en un instant."

Avec l’histoire bien en place, Andrews et Jimenez créèrent une animatic (une première ébauche du film sous forme de storyboards filmés avec les voix et une ébauche de la musique). La projection test devant John Lasseter ne se passa pas bien. Les jeunes réalisateurs comprirent que leur animatic était plate, fade, car la musique était juste une série de musique aléatoire, en total décalage avec ce qui se passait à l'écran. Pour aller avec l’action montante des musiciens, les réalisateurs avaient besoin de travailler avec un compositeur. On appela alors Michael Giacchino, qui était à l'époque sur le point de composer la bande originale de Les Indestructibles. Il fut très intéressé par les possibilités de L'Homme Orchestre : "La plupart du temps, je ne compose pas pour un film tant qu’il n’est pas complètement terminé, ici j'avais l’opportunité de faire réellement parti de l’histoire." Pour le compositeur, cette opportunité était "le truc le plus cool de l’univers."

Une autre personnalité s’ajouta plus tard au projet, Ronnie Del Carmen, au poste de directeur artistique. Comme Andrews, Del Carmen était superviseur de l'histoire chez Pixar, mais son habilité comme designer et dessinateur lui permettait de changer de casquettes. Une de ses premières tâches fut de créer le village rustique du film. Les réalisateurs souhaitaient mettre en place leur histoire dans un monde imaginaire et perdu dans le temps, Del carmen incorpora donc quelques détails hétéroclites : pizzeria italienne, folklore mexicain (Southwestern terra-cotta) et de l’architecture tibétaine. La lumière de la place du village était inspirée d’une peinture de l’artiste allemand, inconventionnel et lunatique, Sowa. "C’est vraiment grâce au travail de Ronnie que fut créé une ville hors du temps et de l’espace, avec une fusion magnifique de différents styles," dit Jimenez. Il se remémora avec amusement qu’a chaque fois qu’il passait le film dans un festival français, allemand ou Italien, l’audience demandait au réalisateur si L'Homme Orchestre était inspiré d’une ville particulière de leur pays.
Une autre tâche pour Del Carmen était de créer la petite fille. Del Carmen la surnomma Tippy. Les instructions qu'il reçut étaient simples : "Tout ce que nous lui avions dit était que c'était une petite fille curieuse qui devait nous émouvoir," dit Jimenez. Vers la fin du film, quoi qu'il se passe, la mignonne petit bouille doit devenir dur. Quand la précieuse pièce est perdu dans les égouts, elle va tendre la main avec conviction vers les musicien décontenancés et leur demander un dédommagement. Del carmen développa cette scène avec une étude décomposée du personnage par dessin séquencé en une seule page. Quand Jimenez et Andrews virent ses dessins, ils surent qu’il tenait leur personnage.
 

A l’image des deux musiciens en compétition, Jimenez et Andrews ont eu nombreuses disputes, certaine sous la forme de grosses engueulades. Malgré tout, ils étaient en parfaite osmose pour poursuivre un but commun : faire un grand film. Del Carmen s'entendit très bien avec les réalisateurs grâce à leur habilité à prendre des décisions et à ne pas laisser l’équipe artistique en attente ou dans le doute, une expérience que Jimenez et Andrews avaient déjà connu avec d'autres réalisateurs et qu'ils ne voulaient surtout pas imiter. Del carmen admire les décisions de Andrews et Jimenez quand au style du film : "Les possibilités offertes par l’image de synthèse sont infinies ; nous voulions rendre honneur à toutes ces possibilités. Jimenez et Andrews travaillaient à l’instinct. Même dans l’incertitude, ils prenaient des décisions, puis en prenaient des différentes plus tard, le principal étant qu'ils fassent des choix."

Une fois le background établi, il restait encore beaucoup de travail pour les réalisateurs. Andrews était comme estomaqué par la myriade d’options possibles offertes pour un réalisateur : "Les différents départements comme l’ombrage, le modeling, la lumière, le rendu ou l’animation ont besoin des détails les plus précis pour travailler… Du rendu des plis sur un vêtement, du grain du bois du violon ou encore des reflets du chrome sur les basses ou les trompettes. La forme des nez des personnages était vraiment le plus fastidieux. On devait également décider si les cordes des instruments devaient vibrer ou pas. Comment vouliez vous que je le sache ! C’était un truc de fou."
Heureusement pour Andrews, le reste de l’équipe Pixar arrangea les choix infinis en un nombre gérable d’options. "Notre superviseur technique, Bill Polson, nous sauva de la galère plus d’une fois", admet Andrews. "Il calmait le jeu en faisant la part entre ce que nous voulions et jusqu’où nous pouvions aller, il remuait ciel et terre pour nous présenter cinq versions différentes de chaque élément. Il devint plus facile pour nous de choisir, comme un QCM".

Ainsi, malgré les difficultés durant le développement de l’histoire ou la montagne de choix possible pour leur toute première réalisation, Andrews et Jimenez jouèrent leur musiques ensemble, et L'Homme Orchestre fut terminé en huit mois, ce qui était un record pour la réalisation d'un court métrage contemporain.

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Texte traduit du livre The Art of Pixar Shorts Films par Guillaume Amiot, encore merci pour son aide précieuse.

26 septembre 2012

Cendrillon

Cendrillon

1950-c10Douzième long métrage des Walt Disney Animation Studios, Cinderella (Cendrillon) ouvre le bal à une nouvelle décennie qui s'avérera idyllique pour Disney. En 1945, la Seconde Guerre Mondiale touche à sa fin, les artistes des studios Disney peuvent reprendre une activité normale. Une majorité étaient resté aux studios durant ces années sombres pour faire leur devoir en travaillant sur des longs et courts métrages de propagande et d'informations, tandis que certain étaient appelés sur le front. La paix et les équipes étaient revenu, mais les caisses du studio étaient vides... Pire, il était endetté à près de 4 millions de dollars, une véritable fortune pour l'époque! Depuis plusieurs années, trois projets de long métrages progressaient lentement au studio : Peter Pan, Alice au Pays des Merveilles et enfin Cendrillon. Il était temps de se mettre sérieusement à leur réalisation, sous peine de devoir mettre la clé sous la porte. De nouveaux, les artistes des studios Disney travaillèrent avec une épée de Damoclès sur la tête, ce qui, on le verra, aura plutôt tendance à leur réussir...

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Ce n'est pas la première fois que Walt Disney s'intéressait à Cendrillon. Le conte de Perrault avait déjà inspiré un des épisodes de la série des Laugh-O-Grams, sorti en 1922. En 1933, un Silly Symphony inspiré du même conte avait été envisagé, avant d'être abandonné. Il faudra alors attendre 1946, pour voir réapparaître le conte et qu'il soit envisagé d'en réaliser un long métrage d'animation.
La production du film fut confiée au vétéran Ben Sharpsteen. Né à Tacoma, Washington, le 4 novembre 1895, Ben Sharpsteen grandit à Alameda, en Californie. Il étudia l'agriculture à l'Université de Californie de Davis avant de rejoindre en 1917 l'U.S. Marines pour se battre sur les fronts de la Première Guerre mondiale. Artiste de talent, il fut embauché après la guerre par le Hearst International Film Service, et travailla sur des séries de cartoons (média alors tout juste naissant) tels que Happy Hooligan. Il fut ensuite animateur au Paramount Studio, les Jefferson Films et enfin le Max Fleischer Studio à New York. C'est en 1929 que Ben Sharpsteen découvre pour la première fois les studios Disney. Un ami le recommanda à Walt, qui l'invita à visiter ses studios. Il fut impressionné par la qualité des cartoons Mickey Mouse alors en cours de réalisation, bien meilleurs que ceux sur lesquels il avait travaillé. Ben Sharpsteen fut embauché par Disney pour la coquette somme (pour l'époque) de 125$ par semaine. A titre de comparaison, c'est 50$ de plus que le salaire de Walt et 35$ de plus que Ub Iwerks, qui était pourtant alors l'animateur star du studio. Cela se justifait par la grande expérience qu'il avait acquise depuis plus de dix ans, ce qui en faisait déjà à cette époque un vétéran de l'animation. Durant les six prochaines années, Ben Sharpsteen fut animateur sur 97 cartoons Mickey Mouse, avant de passer réalisateur sur le cartoon Two Gun Mickey. Il en réalisera 21 en tout, sans compter la réalisation de séquences de Blanche Neige et le Sept Nains. En 1940, il passe producteur sur Fantasia. Il sera au même poste pour Cendrillon, et Alice au Pays des Merveilles. Dans les années 50, Ben Sharpsteen se tourne vers la production de documentaires animalier (True-Life Adventure). En 1954 il produit plusieurs épisodes de la série "Disneyland" pour la télévision, avant de prendre sa retraite en 1962. Ben Sharpsteen est décédé le 20 décembre 1980 à Calistoga, en Californie, où il avait crée le Sharpsteen Museum, dédié aux pionniers de la région.

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L'équipe de scénaristes chargée d'adapter Cendrillon se composait de Ken Anderson, Homer Brightman, Winston Hibler, Ed Penner, Harry Reeves, Joe Rinaldi et enfin le talentueux Bill Peet qui allait devenir le maître du storyboard au studio pendant près de quinze ans. Comme pour Blanche Neige et le Sept Nains, les scénaristes gardèrent ici ce qu'ils leur plaisaient du conte, et y ajoutèrent de nombreux éléments, comme des personnages supplémentaires (les souris, le duc, le roi et le sournois Lucifer n'existent pas dans le conte original). Le but étant de dynamiser l'histoire en suivant d'un côté les déboires des souris et de l'autre côté ceux des humains.
En cette fin de décennie 1940, Walt Disney commençait déjà à se désintéresser à l'animation pour se tourner vers la production de longs métrages en prise de vue réelle. C'est ainsi qu'il confia les rennes du département animation à neuf de ses meilleurs animateurs, qui formeront le mythique groupe des Nine Old Men. Durant la réalisation de Cendrillon, le groupe est déjà bien implanté, et chacun s'en tenait à sa spécialité. Wolfgang Reitherman, spécialiste des scènes d'action, s'occupa des scènes des souris les plus mouvementées (comme la scène où Jaq et Gus montent les escaliers pour aller donner la clé à Cendrillon), tandis que Ward Kimball anima les scènes comiques, ainsi que le personnage de Lucifer, sur lequel il pris énormément de plaisir. Marc Davis et Eric Larson étaient en charge d'animer Cendrillon. Les deux confrères avaient une vision bien différente de l'héroïne. Marc Davis lui donnait plus de raffinement tandis qu'Eric Larson optait pour un personnage plus simple. Milt Kahl, qui est le plus à l'aise dans l'animation de personnages réalistes, travailla sur le prince, mais aussi sur le duc, le roi et surtout la marraine de Cendrillon. Frank Thomas, habitué à animer des personnages mignons tels que Pinocchio ou Bambi fut surpris de se voir confié l'animation de la marâtre, défi qu'il releva de main de maître! Enfin, Ollie Johnston anima Anastasie et Javotte, deux personnages qui selon lui, étaient les plus grotesques sur lesquels il avait eu à travailler jusque là.

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La direction artistique du film fut confiée à Mary Blair. Après guerre, Albert Hurter, Gustaf Tenggren et Tyrus Wong n'étaient plus là. Walt dénicha alors une jeune artiste qui l'avait séduit par son style moderne et son univers coloré. Il lui confia très vite la direction artistique de projets, ce qui l'amena à le suivre lors de son voyage en Amérique du Sud en 1941. C'est ainsi que Mary Blair s'occupa de la direction artistique de Saludos Amigos et Les Trois Cabelleros, avant de travailler sur différents courts métrages de films package comme La Boîte à Musique, Mélodie Cocktail et Le Crapaud et le Maître d'Ecole, ainsi que sur Mélodie du Sud et Danny le Petit Mouton Noir. Cendrillon était alors son premier projet de film dit "ambitieux". Pour ce film, elle créa des centaines d'études préliminaires à la gouache qui indiquaient précisément aux décorateurs les harmonies colorées des différentes séquences. On peut donc dire que Mary Blair a inventé les colors script. Ses peintures étaient très stylisées et théâtrales. Son influence sera encore plus évidente sur Alice au Pays des Merveilles et Peter Pan. Mary Blair quitta les studios Disney au milieu des années 50 pour s'occuper de sa carrière d'artiste florissante. Elle y revint quelques années plus tard pour participer à la création de l'attraction culte "its a small world".
Après le départ de Frank Churchill, Walt Disney confia la direction musicale des ses films à Oliver Wallace et Paul Smith. L'écriture des chansons fut quant à elles confiée à une nouvelle équipe composée de Jerry Livingston, Mack David et Al Hoffman. Plusieurs séquences musicales restent inoubliables, comme celle où les oiseaux avec les souris fabriquent la robe de Cendrillon et surtout la fameuse chanson de la marraine, Bibidi Bobidi Bou.

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Cendrillon sortit sur les écrans américains le 15 février 1950 et fut un triomphe. Le film, bien que très classique dans sa forme, était un vrai risque financier pour les studios. Il séduisa le public grâce à son histoire enchanteresse, ses personnages drôles et attachants et ses mélodies accrocheuses. Ce succès ouvrit la voie à une nouvelle vague de productions animées de grande qualité, qui feront des années 50, un nouvel âge d'or pour les studios Disney!

 

Recherches graphiques de Mary Blair :

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25 avril 2009

Les Aventures d'André et Wally B.

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LES AVENTURES D'ANDRÉ ET WALLY B. (1984)

 

Quelques jours après leur retour du SIGGRAPH 1983 qui se déroulait à Detroit, Alvy Ray Smith et Ed Catmull décidèrent que l'équipe infographie de Lucasfilm créerait une animation 3-D d'un personnage pour la prochaine édition du salon. Smith, qui était en charge de la division tracé et modélisation désirait réaliser une histoire simple avec ce personnage : un androïde se réveille au milieu de la forêt, baille, s'étire puis se lève avant d'admirer la beauté du paysage. Selon Smith, l'histoire symboliserait l'animation par ordinateur, qui se réveille en ce début des années 80 et s'ouvre au monde qui l'entoure. A l'époque l'histoire du court était seulement un prétexte pour montrer de quoi était capable l'équipe techniquement parlant.

Le but principal de ce court était ainsi de montrer une animation d'un personnage articulé, par opposition à la rigidité mécanique des images de synthèse qui dominait à l'époque. Ils voulaient également démontrer à Lucasfilm qu'ils étaient capable de constuire une histoire de bout en bout, qu'ils comprenaient les techniques cinématographiques et pourraient ainsi être chargé à l'avenir de travailler sur un long métrage. Leur dernière volonté était de mettre en application les technologies qu'ils avaient mis au point comme le flou de mouvement.

Pour réaliser Les Aventures d'André et Wally B., l'équipe infographie de Lucasfilm avait besoin d'un véritable animateur. A cette époque l'équipe n'était composé que de scientifiques passionnés par l'imagerie 3-D, il leur manquait encore un artiste. Plus tôt dans la même année, Ed Catmull et Alvy Ray Smith avaient rencontré John Lasseter, un jeune animateur de 26 ans travaillant chez Disney. Le jeune arriviste avait fait une grande impression aux deux scientifiques. Selon Smith, Lasseter "a été le premier animateur que l'on a rencontré qui n'avait pas peur de nous".

Lasseter, qui venait de se faire licencier de chez Disney, ne tarda pas à rejoindre l'équipe de Lucasfilm au Nord de San Fransisco. Smith, qui était alors le directeur du court, encouragea le nouveau venu à prendre des initiatives. Il avait également conseillé Lasseter sur la conception du personnage en lui disant d'utiliser uniquement des formes géométriques (ellipsoïdes, cylindres, sphères), seules formes réalisables en 3-D à cette époque. Lasseter fit de l'androïde original voulu par Smith un personnage bien plus cartoon. Pour se faire il s'inspira des premiers dessins de Mickey Mouse, qui était uniquement conçu avec des cercles. Il créa ainsi André (nom découlant du mot "androïde" et étant également un clin d'oeil au film de Louis Malle de 1981, My Dinner with André) mais aussi Wally B., une petite abeille qui viendra narguer André lors de son réveil. Pour l'animation d'André, Ed Catmull inventa la "larme", une forme flexible issu de l'union entre un cône et une sphère. Cette forme permis à Lasseter une plus grande fluidité dans les mouvements du personnage.

Lasseter décida également que, plutôt que d'essayer de s'approcher du niveau de compétence technique de ses collègues (ce qui serait pratiquement impossible étant tous doté d'un doctorat), ils travailleraient ensemble vers un objectif commun, lui s'occupant du côté artistique, et eux de la technique. Cet esprit de collaboration entre la technologie et l'Art deviendra l'une des pierres fondatrice de Pixar.   

Les ambitions de l'équipe infographie de Lucasfilm allait au-delà de la volonté de créer un personnage de cartoon expressif. Chaque aspect du projet a poussé les limites technologiques des ordinateurs de l'époque, comme par exemple l'utilisation du système de particules qui a été développé par Bill Reeves. En infographie, les systèmes particules sont généralement utilisés pour créer des objets de toute petite tailles ou qui n'ont pas de forme propre, comme le feu, la fumée ou l'eau. Reeves avait par le passé utilisé ce système pour créer les flammes du "Genesis Effect" dans Star Trek II: The Wrath of Khan. Pour Les Aventures d'André et Wally B., il utilisa ce système pour créer les millers d'arbres et de brins d'herbe formant la forêt dans laquelle André se réveille.

Les Aventures d'André et Wally B. fut terminé à temps pour le SIGGRAPH de 1984. Le public du salon fut impressionné par le court qui repoussait alors les limites de l'imagerie 3-D et l'intégrait pour la première fois dans un véritable récit. L'équipe de Lucasfilm était les pionniers du genre, ils ont réussi à traîner de force le domaine de l'infographie dans le monde du cinéma. En outre, au début des années 1980, on ne pouvait pas aller dans un magasin et acheter un logiciel pour réaliser un tel film, le groupe a ainsi dû inventer chaque outil utilisé, ce qui fut long et difficile. Ce film permit également à John Lasseter de faire ses premiers pas dans le monde de l'imagerie 3-D, technologie dont il tombera éperdument amoureux et qu'il ne cessera d'améliorer au fil des décennies.

 

Recherches graphiques de John Lasseter :

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2 novembre 2012

Critique Frankenweenie

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Troisième long métrage en stop motion de Tim BurtonFrankenweenie est un remake du court métrage éponyme de 1984. À l'époque, le tout jeune réalisateur, qui dirigeait alors de vrais acteurs pour la seconde fois seulement de sa vie, s'était vu offert un budget d'un million de dollars pour réaliser un court métrage de 30 minutes. Il dira plus tard que si on lui avait donné plus de temps (et d'argent) il en aurait fait un long métrage. 28 ans plus tard, les studios Disney donnent enfin à Tim Burton l'opportunité de démontrer une nouvelle fois tout son talent sur une version long métrage de Frankenweenie, mais cette foi-ci en image par image!

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Et quelle excellente idée d'être passer au stop motion! Nul doute qu'il s'agissait de la meilleure technique à employer pour raconter cette histoire à la fois poétique, drôle et macabre. On retrouve sur Frankenweenie une grande partie de l'équipe artistique qui avait travaillé sur Les Noces Funèbres. Autant dire qu'ils maîtrisent parfaitement la technique de l'image par image, sublimée ici par un choix très judicieux de filmer en noir et blanc. Le rendu graphique est tout bonnement parfait, à aucun moment on se dit que le film aurait été mieux avec de la couleur. Les éclairages souvent très contrastés mettent encore plus en valeur les différents personnages, leur volume et leurs textures. On se sens transporté dans cette petite ville de banlieue américaine. Et bien évidemment l'hommage aux vieux films d'horreur des années 30 est ainsi encore plus flagrant.

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Car c'est bien l'un des atouts majeur du film, rendre hommage aux classiques des films d'horreur tels que Frankenstein, Dracula, La Momie ou bien encore Godzilla. Ainsi, chaque camarades de classe de Victor, le héros principal, sont des clins d'oeil aux personnages célèbres du genre. Et que dire de Sparky, le chien revenu des morts, fabuleux hommage à la créature du Dr Frankenstein. En plus de ces nombreuses références, l'histoire est également très bien ficelée, sans aucun temps mort ni longueurs. On aurait put croire que faire le remake d'un court métrage de 30 minutes en le rallongeant d'une heure aurait put être un problème mais il n'en est rien. Les nouveaux personnages apportent réellement un plus à l'intrigue et sont, qui plus est, très drôles! Mention spéciale à la "weird girl" et son chat Mr Moustache, sans aucun doute les personnages les plus étranges et comiques du film!

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On retrouve dans Frankenweenie les "codes" chers à Tim Burton. Ainsi, comme dans Edward aux Mains d'Argent, l'histoire se déroule dans un quartier résidentiel de banlieue, perturbé par d'étranges évènements. Le thème de la mort, présent dans bon nombre de ses oeuvres (Beetlejuice, Sleepy Hollow, Les Noces Funèbres) est ici au centre de l'histoire. Le film n'en est pas sombre pour autant, il faut dire que Sparky, le chien de Victor, est extrêmement mignon et attachant. Les animateurs ont d'ailleurs fait un travail admirable, le personnage a tout du comportement d'un vrai chien. Victor son maître, est bien moins charismatique, mais on ne lui en demandait pas tant. C'est sans aucun doute la fabuleuse galerie de personnages secondaires qui apportent au film tout son charme.
Seul petit bémol, la musique de Danny Elfman n'est pour une fois pas vraiment mémorable... Dommage quand on connaît le parcours de l'artiste et ses compositions magistrales. Il est d'ailleurs amusant de reconnaître quelques notes de ses anciennes compositions dans Frankenweenie.

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Frankenweenie est un film d'animation qui tient toutes ses promesses. Drôle, intelligent et parfaitement mis en scène, il ravira à la fois les fans de Tim Burton, qui y retrouveront tout ce qu'il fait de mieux, et les fans de films d'horreur, tant les hommages sont légions. Les enfants ne seront pas en reste, même si je ne le conseil pas non plus au très jeune public (on parle quand-même de la mort et de cadavres...). Il ne s'agit donc pas d'une simple actualisation du court métrage de 1984, mais d'une oeuvre à part entière. Alors certes, ce n'est pas d'une grande originalité, mais tout est si bien maîtrisé de bout en bout que l'on ne peut qu'être admiratif et ravi de voir que Tim Burton est encore capable de nous pondre des oeuvres poétiques et inoubliables.

 

Frankenweenie est sorti au cinéma le 31 octobre 2012 en 3D dans les salles équipées. 

31 octobre 2012

Frankenweenie

Frankenweenie

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Troisième long métrage en stop motion de Tim Burton, Frankenweenie est un remake du court métrage éponyme de 1984. À l'époque, le tout jeune réalisateur, qui dirigeait alors de vrais acteurs pour la seconde fois seulement de sa vie, s'était vu offert un budget d'un million de dollars pour réaliser un court métrage de 30 minutes. Il dira plus tard que si on lui avait donné plus de temps (et d'argent) il en aurait fait un long métrage. 28 ans plus tard, les studios Disney donnent enfin à Tim Burton l'opportunité de démontrer une nouvelle fois tout son talent sur une version long métrage de Frankenweenie, mais cette foi-ci en image par image!

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L'idée de Frankenweenie germa dans l'esprit de Tim Burton au début des années 80. Grand fan des films d'horreur des années 30, Tim Burton a voulu avec ce film leur rendre un vibrant hommage. Frankenweenie se veut ainsi une "parodie" éloignée du Frankenstein de James Whale, avec Boris Karloff. On retrouve également bon nombre des titres de films d'horreur célèbres dans les noms de familles des différents protagoniste du film (Victor Frankenstein, Elsa Van Helsing, Edgar “E” Gore et M. Burgemeister). L'origine du projet vient aussi de la relation qu'a eu Tim Burton avec son propre chien étant petit, très forte et affective. La vie des petits canidés étant bien plus courte que la nôtre, nous devons tous un jour ou l'autre faire face à leur disparition.  De ce thème, combiné à sa passion pour les films d'horreur des années 30, naquit Frankenweenie. Prévu pour accompagner Pinocchio, lors de sa nouvelle sortie en salle, Frankenweenie fut mis au placard par Disney lorsqu'il écopa de la classification PG (interdit au moins de 12 ans non accompagnés). Le film connu tout de même une brève carrière en Angleterre, en avant-programme du film Touchstone Baby : le Secret de la Légende Oubliée, et sera finalement disponible en vidéo dès 1992.
Le projet de réaliser une version long métrage de Frankeweenie remonterait à novembre 2005, lorsque Josann McGibbon et Sara Parriott écrivirent une première version du script. Ce n'est qu'en 2006, lorsque Tim Burton signa un contrat avec Disney pour la réalisation de deux films en Disney Digital 3D (Alice au Pays des Merveilles et Frankenweenie) que le projet fut officiellement lancé. Il faudra encore attendre 2009, et la réécriture du scénario par John August, pour que la production de Frankenweenie soit réellement sur les rails. Contrairement au court métrage, la version longue de Frankenweenie fut réalisé en stop motion. Grand amateur de cette technique d'animation, Tim Burton s'y était déjà essayé avec succès sur L'Étrange Noël de Monsieur Jack et plus récemment sur Les Noces Funèbres. Il recruta d'ailleurs une bonne partie de l'équipe de ce dernier film pour réaliser FrankenweenieTim Burton voulait déjà utiliser le stop motion pour son court métrage de 1984, mais sa demande fut rejetée par les dirigeant des studios Disney, jugeant la technique peu accessible par le grand public.

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Le tournage de Frankenweenie débuta au mois de juillet 2010 aux Three Mills Studios basés à Londres. 33 animateurs ont travaillé sur le film et la plupart ont oeuvré seuls durant les deux années qu’il a fallu pour créer le film. La semaine typique d’un animateur commençait lorsqu’on lui confiait un plan – un seul animateur étant responsable de tous les personnages impliqués dans ce plan. Après avoir examiné le travail à faire, l’animateur faisait un survol global, une répétition générale avec le directeur d’animation. Ce processus contribuait à définir les mouvements de caméra, l’éclairage et l’emplacement des accessoires. Le lendemain, l’animateur prenait le temps d’effectuer une répétition, complète, plus poussée, où il pouvait se pencher sur les spécificités du jeu d’acteur et le rythme du plan. Tim Burton et le directeur d’animation Trey Thomas étaient très précis dans ce qu’ils désiraient et dans les moyens de faire passer l’émotion et l’humour. L’animateur se consacrait également au réglage de la tension de la marionnette. Cette étape impliquait de régler les vis des membres et des articulations afin de déterminer ce qui fonctionnait le mieux. Certains animateurs cherchent une précision absolue ; ils règlent alors la tension au maximum, alors que d’autres préfèrent une approche plus douce et donc une tension plus lâche.
Un animateur passe forcément plusieurs heures à travailler avec une marionnette pour obtenir tous les mouvements nécessaires, qu’il s’agisse pour elle de s’asseoir, de se tenir debout ou de boire une tasse de thé ou de n’importe quelle autre action. Le jour du tournage, l’animateur sait exactement quoi faire et peut alors commencer à filmer à 24 images par seconde. En tant que directeur d’animation, Trey Thomas s’est activement impliqué dans le processus. Chaque jour, il se rendait sur chacun des plateaux et aidait les animateurs en cas de difficulté. Il explique : “Chaque plan est comme une pièce d’un grand puzzle, il s’agit d’obtenir pour chaque image les expressions et les gestes qui entrent dans un jeu réaliste et crédible. Tim Burton cherchait un style crédible et il voulait que l’on respecte les lois de la physique. Tout devait avoir l’air vrai. Il désirait un film réaliste, authentique, sincère et c’est ce qu’ont cherché à obtenir tous les animateurs.”

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Plus de 200 marionnettes ont été créées pour le film, dont 18 Victor et 15 Sparky. Il fallait disposer de plusieurs exemplaires de chaque personnage puisque chaque animateur travaillait indépendamment sur des scènes différentes. Ils devaient également pouvoir recourir à des doubles si une marionnette avait besoin de réparations.
La première marionnette à avoir été conçue pour le film a été Sparky, et c’est elle qui a dicté les dimensions de chacun des éléments de la totalité du film. Tim Burton avait une vision très précise du personnage, il souhaitait qu’il agisse et bouge comme un vrai chien. L’armature de la marionnette étant très complexe, il était littéralement impossible de faire Sparky d’une taille inférieure à 10 centimètres si l’on voulait qu’il ait le comportement et la personnalité nécessaires. Une fois la taille de Sparky fixée, les maquettistes ont pu en déduire l’échelle du reste des personnages et des décors. Les marionnettes disposaient de différents degrés d’articulation. Victor était le personnage humain le plus complexe et le mécanisme de sa tête contenait non seulement des commandes pour les lèvres et les sourcils mais aussi un système complexe de clés Allen qui permettait à l’animateur de faire bouger ses joues et sa mâchoire de façon très progressive. Cela lui a donné des capacités d’acteur remarquablement subtiles et variées. D’autres marionnettes, comme Elsa Van Helsing et son oncle, M. Burgemeister, apparaissent moins souvent à l’écran et n’avaient pas besoin de toute la gamme d’émotions de Victor. Les animateurs ont pu obtenir ce dont ils avaient besoin uniquement par la manipulation des lèvres et des sourcils. Sparky était lui aussi une marionnette d’une formidable complexité. Son corps comporte plus de 300 articulations et en raison de la finesse de ses pattes, il fallait souvent le soutenir avec un dispositif spécial afin que les animateurs puissent le faire bouger comme un chien de façon plus réaliste. La productrice Allison Abbate explique : “Sparky ne reste jamais immobile et il aurait été impossible de le stabiliser sur ses petites pattes toutes fines. À présent que l’on est capable de supprimer de l’image les câbles et autres dispositifs au moment de la postproduction, les animateurs bénéficient d’une liberté complète pour le faire gambader et bondir partout comme un vrai petit chien.

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Le processus complexe de fabrication des marionnettes comporte plusieurs étapes, chacune étant elle-même complète. Tim Burton commence par dessiner une esquisse du personnage. Le croquis est remis aux fabricants des marionnettes chez Mackinnon and Saunders en Angleterre, qui réalisent alors des sculptures en trois dimensions des dessins, appelées maquettes. Des discussions ont lieu au sujet de ces maquettes entre Tim Burton et les fabricants afin de donner au personnage la forme et l’apparence exactes que souhaite le réalisateur. Une fois que les dimensions et tous les autres critères sont définis, les artistes réalisent une sculpture définitive, distincte de la première maquette. Celle-ci présente une attitude neutre, bras le long du corps, tête droite, visage de face et pieds légèrement écartés. L’étape suivante consiste à fabriquer un moule de la maquette. À partir de ce moule, le fabricant de marionnettes peut réaliser des moulages qui servent à fabriquer une armature. À ce stade, il est important que le fabricant étudie le scénario et détermine ce que la marionnette devra être capable de faire. Le personnage va-t-il s’asseoir, manger, sauter ? Muni de ces informations, le fabricant peut réaliser le type de squelette qui convient précisément aux actions que devra accomplir la marionnette.
La fabrication des armatures doit être très précise car de nombreux éléments mobiles de très petite taille doivent s’insérer à des endroits précis dans le corps de la marionnette. Une fois que l’armature a été fabriquée, le fabricant de marionnettes commence à mouler les personnages. L’armature est placée dans le moule, dans lequel on coule ensuite de la silicone ou du latex. Souvent, la tête est fabriquée à part. Parallèlement, Tim Burton était occupé à travailler avec les artistes pour concevoir les costumes et choisir les tissus. Les costumiers commencent par réaliser des modèles des costumes afin de les faire approuver par Burton, comme par exemple les imperméables de M. et Mme Frankenstein. Ils doivent ensuite coudre à la main tous les costumes avec points de couture très petits pour respecter l’échelle. Ensuite vient le travail des perruquiers. Ceux-ci ont utilisé de vrais cheveux humains pour leurs marionnettes. Ils ont d’abord fait des essais avec des cheveux synthétiques, mais ceux-ci étaient trop brillants et avaient tendance à friser quand on les tirait un peu trop. Chacun de ces cheveux a été piqué individuellement dans la tête, puis ils ont été montés sur du fil de fer, afin de simuler le mouvement de la chevelure lorsque le personnage marche.

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Pour créer les décors représentant New Holland et la banlieue des années 70, les cinéastes ont fait appel au chef décorateur oscarisé Rick Heinrichs, qui avait déjà collaboré avec Tim Burton sur plusieurs films, dont le court métrage original Frankenweenie. Plusieurs éléments relatifs à l’aspect visuel ont été repris tels qu’ils existaient dans le court original : l’utilisation du noir et blanc, le style expressionniste, l’hommage aux vieux films d’horreur. Burton et Heinrichs ont travaillé ensemble pour créer une nouvelle version de ce qui comptait aux yeux de Burton dans sa création originale et déterminer ce qui nécessitait une approche résolument nouvelle en matière de conception.
Rick Heinrichs a commencé par faire des recherches pour définir une approche du concept visuel du film et de l’atmosphère générale. Contrairement à la plupart des films en prises de vues réelles, l’animation en volume exige de créer tout un monde à partir de zéro. En utilisant la période temporelle à laquelle se déroule l’histoire comme point de départ, Rick Heinrichs s’est documenté sur le style de l’époque, en gardant en permanence à l’esprit que l’intrigue et l’intensité dramatique devaient également être racontées au public de manière visuelle.
La création des décors a commencé en novembre 2009, au sein d’un département décors réduit à Los Angeles – au début, il ne comptait que quelques illustrateurs et un assistant pour les recherches. Rick Heinrichs et son équipe y ont travaillé trois mois avant que l’équipe de décoration ne s’installe à Three Mills Studios à Londres. Là, le directeur artistique Tim Browning a collaboré avec Heinrichs, continuant à développer les décors à l’aide de maquettes en volume, de dessins et d’échantillons. Tim Browning a coordonné le travail des départements artistique, maquettes, décoration et construction – les décors ont été construits sur de grandes tables et entièrement équipés et décorés. Ils sont fabriqués à une échelle bien inférieure à celle des décors d’un film en prises de vues réelles mais le travail qu’exige leur construction présente de très nombreux défis. Tous les éléments de décor doivent être à l’échelle des personnages – c’est Sparky, le plus petit des personnages principaux requérant une armature et des mécanismes complexes, qui a donné l’échelle de tout le reste. Très rares étaient les accessoires que l’on pouvait trouver déjà existants à la bonne échelle et il a donc fallu en fabriquer la majorité et tout peindre à la main. En tout, environ 200 décors ont été construits pour Frankenweenie.

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Frankenweenie a été tourné en noir et blanc. Il s’agit du premier film animé jamais réalisé en noir et blanc. La palette s’étendait du noir au blanc avec des centaines de nuances de gris entre les deux. Rick Heinrichs était ravi d’utiliser une palette monochromatique pour raconter cette histoire. Il commente : “Chaque fois que l’on peut, en tant que décorateur, restreindre l’étendue des outils à notre disposition pour mieux tirer parti des quelques-uns que l’on peut utiliser, le résultat est meilleur, plus dense. Ici, nous avons concentré notre attention sur les formes, les lumières et les ombres, les silhouettes et les textures. Je suis profondément convaincu que lorsqu’on limite certaines choses, on obtient pour résultat d’attirer l’attention des spectateurs sur les éléments restants.” 
Les décorateurs ont testé différentes teintes de gris et de couleurs pour trouver celles qui convenaient : il fallait que les objets comportent suffisamment de contrastes pour ressortir à l’image. Dans certains cas, la couleur d’origine a été conservée car son rendu était plus riche une fois traitée en noir et blanc. Par exemple, les rideaux rouge foncé rendaient mieux en noir et blanc que les gris. Les marionnettes ont été peintes en noir et blanc, tout comme la plupart des décors. Seuls, quelques objets, comme l’herbe et les fleurs qui ne rendaient pas bien en noir et blanc, ont conservé leurs couleurs naturelles.
Tim Burton a été inflexible : Frankenweenie serait tourné en noir et blanc, et ce pour de très bonnes raisons. Le réalisateur explique : “Le noir et blanc fait partie intégrante de l’histoire, de son identité et de son émotion et cela a toujours été très important. Le noir et blanc a quelque chose d’émouvant, un peu comme si c’était un personnage. Voir ce type d’animation en noir et blanc ajoute une certaine profondeur, et la manière dont les personnages et les objets entrent et sortent de l’ombre est très intéressante, elle contribue à raconter l’histoire.

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Frankenweenie sortit sur les écrans américains le 5 octobre 2012. Il fut moyennement accueilli par la critique qui lui reprochèrent son manque d'originalité. Les chiffres au box office ne furent guère plus positifs, le film fut à peine rentabilisé avec les recettes US (il a coûté 40M$). Néanmoins, Frankenweenie est tout de même une belle réussite technique et artistique dont le succès ne reflète guère la qualité.

  

Recherches graphiques de Tim Burton :

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Recherches graphiques de Tori Davis :

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Recherches graphiques d'Helen Chen :

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Recherches graphiques de Victor Georgiev :

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Autres recherches graphiques :

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Victor PJ Design

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storyboards de Christian de Vita :

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25 août 2012

Les Indestructibles

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The Incredibles (Les Indestructibles), réalisé par Brad Bird, est le sixième film d'animation des studios Pixar. L'aventure de la famille de super héros commença en l'an 2000, quelques mois après la sortie de Le Géant de Fer, premier film d'animation réalisé par Brad Bird. Ce dernier et une grande partie de son équipe firent leur entrée au sein des studios Pixar, sous l'impulsion de John Lasseter. John et Brad se connaissaient depuis des années, ils s'étaient rencontré lors de leurs études à CalArts, et firent leurs débuts ensemble aux Walt Disney Animation Studios sur Rox et Rouky. John se souvint que Brad semblait si passionné à cette époque, il était le "guerrier anti médiocrité". Par la suite leurs chemins se séparèrent, John parti chez Lucasfilm, tandis que Brad fut engagé chez Amblin Entertainment. Ce n'est que quinze ans plus tard qu'ils se retrouvèrent, lorsque John Lasseter demanda à Brad Bird de le rejoindre chez Pixar. Brad expliqua que John et son équipe avaient peur de reposer sur leurs lauriers, et avaient besoin de sang neuf. Avec sa folie et son énergie inépuisable, Brad Bird était l'homme de la situation, et n'allait pas tarder à le prouver!

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Phillip Bradley Bird, alias Brad Bird, est né le 24 septembre 1957 à Kalispell dans le Montana. Il est le petit dernier d'une famille de quatre enfants qu'ont eu Marjorie A. Cross et Philip Cullen Bird. D'origine irlandaise, son père travaillait dans le business du propane. Passionné par le dessin depuis toujours, c'est au cours d'une visite des Walt Disney Animation Studios à l'âge de 11 ans que le jeune Brad annonça qu'il voudrait devenir animateur. Il réalisa alors son premier court métrage d'animation, qu'il mit deux ans à terminer, Le Lièvre et la Tortue. Ce petit film lui valut d'être remarqué par Milt Kahl, animateur légendaire des Walt Disney Animation Studios qui devint son mentor. Néanmoins, Brad continua ses études et fut diplômé de la Corvallis High School, dans l'Oregon en 1975. Après trois années sabbatique, Brad entra à la California Institute of the Arts (CalArts), dans la première année du programme de formation des animateurs. C'est là-bas qu'il fait la connaissance de nombreux autres futurs talents tels que Tim Burton, John Lasseter, Glen Keane, John Musker ou Ron Clements.
Brad Bird débute sa carrière en tant qu'animateur aux Walt Disney Animation Studios sur Rox et Rouky. Il quittera les studios avant même la sortie du film. Brad travaille alors sur de nombreuses séries animées au département animation, ainsi que sur deux films, Animalympics (1980) et The Plague Dogs (1982). En 1987 il crée la série animée Family Dogs avant de rejoindre les rangs de la célèbre série animée Les Simpson en 1989 pour laquelle il sera réalisateur de plusieurs épisodes ainsi que consultant durant huit saisons. Il rejoint ensuite les studios Warner au milieu des années 90 pour réaliser son premier long métrage d'animation, Le Géant de Fer (1999). Beau succès critique mais quelque peu boudé par le public, ce film marquera un tournant dans sa carrière, lui permettant d'acquérir une véritable reconnaissance artistique. C'est alors que John Lasseter le convainc de rejoindre les studios Pixar pour réaliser un nouveau projet de long métrage. Après Les Indestructibles, Brad Bird récupérera la réalisation de Ratatouille avant de se tourner vers le film live avec le blockbuster Mission Impossible : Protocole Fantôme sorti en 2011.

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Brad Bird avait en projet de réaliser un film de super héros depuis de nombreuses années. Les premières ébauches des personnages ont été réalisé plus de dix ans avant le début de la production. Brad Bird et son équipe n'avaient jamais travaillé sur un film d'animation 3D avant de mettre les pieds aux studios Pixar. Il fallut donc mettre en place des outils adaptés à leur vision et leurs capacités. Ce qui avait attiré Brad Bird chez Pixar c'était qu'ils se moquaient bien de la technologie employée, seul l'histoire  et l'évolution des personnages comptaient.

Lou Romano et Ralph Eggleston se sont occupé de la direction artistique du film. Teddy Newton et Tony Fuclie se sont quant à eux occupé de la création des personnages. Ce sont ces quatre artistes qui ont donné au film son style graphique prononcé. Teddy Newton a travaillé très tôt sur le projet, tout le film porte son empreinte. Ses collages ont largement inspiré le reste de l'équipe. L'artiste a réalisé ses collages en mettant en avant les couleurs et les textures, tout en leur donnant des formes stylisées. Tony Fucile a quant à lui un style plus vivant, pensant ses dessins pour l'animation et le volume. Après avoir étudié les personnages sur le papier, il réalisa des sculptures des personnages, avec la participation de Greg Dykstra, afin d'aider les artiste 3D à appréhender les personnages.

Les Indestructibles était à sa sortie le film Pixar comportant le plus de décors. La maison de la famille, d'E, l'école, la ville, l'océan, la jungle, etc. Il y avait une grande variété d'environnements à créer. Le film se situe dans un univers parallèle, une sorte de monde moderne tel qu'il était imaginé dans les années 60. Les artistes se sont donc beaucoup inspiré de cette époque, tout en lui ajoutant quelques touches contemporaines. Au final les décors sont un savant mélange de réalisme et de fantastique, le tout uni par un même style graphique.

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Le plus gros défi du film fut l'animation des personnages. Les Indestructibles est le premier film Pixar dont les héros sont tous des humains. Les artistes s'étaient déjà essayé à la stylisation et l'animaton d'humains dans le court métrage Geri's Game, afin de mieux étudier les mouvements, les expressions ainsi que les vêtements. En plus de tout ces éléments, les artistes de Pixar se sont mis au défi de créer des chevelures réalistes pour les personnages des Indestructibles. Le personnage de Violette fut celui qui demanda le plus de travail, avec ses longs cheveux raides, la production stagna longtemps sur ce problème avant d'enfin réussir à les animer correctement.
En plus des cheveux, il fallait que l'on voit les muscles des personnages bouger, ce qui était une première pour un film d'animation. Bob étant un super héros musclé, il aurait été impensable de laisser son corps rigide. Brad Bird ne voulait pas que les personnages soient trop réalistes, mais qu'ils caricaturent la réalité. Les artistes caricaturèrent donc la musculature humaine, tout comme la peau. Tout les détails comme les pores, les poils et autres boutons ont ainsi été mis de côté, pour uniquement garder une peau légèrement translucide, qui renvoie la lumière, comme dans la réalité.

La bande originale du film a été confié à Michael Giacchino, compositeur de talent qui collabore pour la première fois avec les studios Pixar. Par la suite, il composera de nombreuses musiques pour le studio (Ratatouille, Là-haut, Cars 2, et les courts métrages L'Homme Orchestre, Exra-terrien, Passage Nuageux et La Luna). Tout comme les décors, la musique de Les Indestructibles s'inspire de la musique des films des années 60, avec des cuivres extrêment présents. C'est également pour cette raison qu'elle fut enregistrée à l'ancienne, sur cassette, et non en numérique.

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Les Indestructibles sortit le 5 novembre 2004 aux US et le 24 novembre en France. Salué par la critique et les spectateurs, le film fit une superbe carrière dans les salles de cinéma du monde entier. Avec un budget estimé à 94 millions de dollars, il remporta pas moins de 260 millions de dollars, uniquement sur le sol américain. En France, le film attira 5,4 millions de spectateurs dans les salles. Pari à nouveau réussi pour les studios Pixar qui effectuaient encore à l'époque un sans faute, que ce soit d'un point de vue technique, scénaristique ou artistique!

 

Recherches graphiques de Lou Romano :

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Color scripts de Lou Romano :

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Collages de Teddy Newton : 

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8 novembre 2012

Critique Les Mondes de Ralph

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52ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, Les Mondes de Ralph est la première réalisation de Rich Moore pour Disney. Ancien des Simpson et de Futurama, Rich Moore est arrivé en 2008 aux studios Disney pour reprendre le projet d'un film sur l'univers du jeu vidéo (alors encore nommé Joe Jump) vieux de plusieurs années. Il y amena sa créativité et son humour pour en faire Les Mondes de Ralph, qui sortira quatre ans plus tard. Après l'immense succès de Raiponce en 2010 et le passage inaperçu de Winnie l'Ourson en 2011, où en sont les Walt Disney Animation Studios en 2012 ? Découvrons le tout de suite !

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Après des années d'errance, les Walt Disney Animation Studios se reconstruisent petit à petit depuis 2006, sous l'impulsion de John Lasseter, devenu directeur créatif des studios et, par la même occasion, producteur exécutif de toutes les nouvelles productions. Raiponce, de par sa qualité et son succès, avait permis à Disney de retrouver son assurance d'entan. Et cela se confirme avec Les Mondes de Ralph ! Désormais totalement décomplexés, les artistes des studios Disney nous livrent un nouveau long métrage d'une fraîcheur et d'une originalité rarement vue chez le studio aux grandes oreilles ! Fraîcheur grâce à une histoire maîtrisée de bout en bout et une galerie de personnages délirants, mignons et attachants. Originalité de par son univers (les bornes d'arcade), mais aussi son style graphique extrêmement varié, grâce aux multiples mondes vidéoludique présents dans le film.
Je dois bien avouer que j'étais un peu sceptique en découvrant le premier visuel du film, dévoilé lors de la présentation officielle du projet. On y voyait une sorte d'ersatz de Mario (Félix Fixe) et une gamine qui avait l'air d'être un mix entre une héroïne de manga pour enfant et Charlotte aux Fraises (Vanellope Von Schweetz). Mais ces craintes furent vite effacées lors de la découverte de la première bande-annonce! Par ailleurs je suis du genre à en attendre énormément d'un nouveau film Disney, et je suis souvent "déçu" lors du premier visionnage (toute proportion gardée). Et bien ce ne fut pas le cas pour Les Mondes de Ralph ! Dès les premières minutes de film le constat est là : Les Mondes de Ralph tient toutes ses promesses! Une partie de la communication du film tournait autour des nombreux clins d'oeil aux jeux vidéo de notre enfance (Mario, Sonic, Street Fighter, Pac-Man, etc.), mais autant dire qu'il s'agit plus d'un "hameçon à geek" qu'autre chose. Oui car la véritable force du film se trouve plutôt du côté des  nombreux personnages et univers crées spécialement pour le film.

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Outre l'univers du jeu Fix-it Felix Jr. d'où provient notre héros Ralph-La-Casse et Félix Fixe, le film regorge d'autres mondes, un pour chaque jeux de la salle d'arcade. Mais pour ne pas trop spoiler je ne vais vous parler que des trois plus importants, déjà présents dans les différentes bandes-annonce. Tout d'abord le monde de Fix-it Felix Jr., jeu vieux de plus de 30 ans composé d'un simple immeuble dont les habitants sont sauvés des destructions de Ralph-La-Casse par Félix Fixe. Bourré de bonne idées faites de pixels et d'animations saccadées, les moments passés dans ce monde permettent de faire connaissance avec Ralph-La-Casse, le méchant qui ne veut plus être méchant. Rejeté par les habitants de son jeu, Ralph-La-Casse déboule un peu plus tard dans le jeu Hero's Duty, sorte de mix entre Halo et Gears of War (pour les connaisseurs). On y fait la connaissance du sergent Calhoun, grande blonde mais aussi grosse dure à cuir. Encore de très bonnes idées dans ce monde, comme la vue FPS (vue à la première personne) du joueur, assez surprenante et inventive. Mais c'est principalement dans le monde de Sugar Rush que l'action du film se passe. Et quel monde! Sorte de Mario Kart à la sauce sucrée, on y retrouve Vanellope Von Schweetz qui deviendra l'accolyte de Ralph-La-Casse durant une bonne partie du film. Mignonne à souhait, la petite Vanellope est sans aucun doute mon coup de coeur du film! Il y a encore beaucoup d'autres personnages tout aussi réussis dans le film, mais je vous laisse le plaisir de les découvrir par vous-même.
Du fait de ses mondes et personnages variés, on ne s'ennuie jamais dans Les Mondes de Ralph! Chaque scène est prétexte à références, humour et rebondissement surprenants! Encore une des forces du film, nous surprendre et nous émerveiller non stop durant 1h30.

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Techniquement, autant dire que ça envoie! On parlait encore il y a quelques années du retard technique des Walt Disney Animation Studios en comparaison à leurs collègues des Pixar Animation Studios. Et bien c'est désormais de l'histoire ancienne! Les Mondes de Ralph ne souffre d'aucune tare graphique et nous en met plein la vue. Le plus réussi et impressionnant étant le rendu du monde de Sugar Rush, fait de milliers de bonbons, gâteaux et sucreries en tout genre. La moindre texture a été minutieusement recrée, les couleurs sont chatoyantes et les divers effets parfaitement réalisés. 
L'animation des différents personnages est également extrêmement réussie. Ralph-La-Casse, malgré ses proportions gargantuesques, bouge d'une manière extrêmement naturelle et utilise ses gros bras à bon escient. Le contraste entre le gigantisme de Ralph et la petite taille de Vanellope est d'ailleurs une belle réussite, reflétant par la même occasion leurs différences de caractère. Au final, les deux personnages se complètent parfaitement et forme un duo qui s'avèrera à la fois drôle et émouvant. Le roi du royaume de Sugar Rush est également excellent et n'est pas sans rappeler le personnage du chapelier toqué d'Alice au Pays des Merveilles, avec sa grosse tête, son col remonté et son comportement loufoque.

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Drôle, émouvant, beau, moderne et bourré de bonne idées, Les Mondes de Ralph est une réussite sur toute la ligne ! Les artistes des Walt Disney Animation Studios démontrent avec ce nouveau film qu'ils sont bel et bien revenu dans la course, et qu'ils comptent bien reprendre leur place de meilleur studio d'animation du monde! Et quand on voit le petit coup de mou des studios Pixar ces derniers temps, on se dit qu'il l'ont peut-être déjà reprise. Le film est dores et déjà un énorme succès aux US (le meilleur démarrage d'un film des Walt Disney Animation Studios de tout les temps), nul doute qu'il en sera de même chez nous. C'est en tout cas tout ce qu'on lui souhaite !

 

Les Mondes de Ralph sortira au cinéma le 5 décembre en 3D dans les salles équipées. 

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