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The Art of Disney
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23 octobre 2008

Qui veut la Peau de Roger Rabbit?

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Who Framed Roger Rabbit (Qui Veut la Peau de Roger Rabbit), sorti en 1988 remit au goût du jour la technique consistant à mélanger prises de vue réelles et animation. Ce procédé pourtant très attractif avait été mis de côté depuis l'échec de Peter et Elliott le Dragon sorti en 1977... Avant la production de ce film, Disney avait déjà une grande expérience dans cette technique, en effet cela faisait plus de cinquante ans qu'ils l'utilisaient en la faisant évoluer au fil des productions. Elle fut tout d'abord exploitée durant les années 20 dans les Alice Comedies, une série de cartoons où une véritable petite fille se mêlait à un monde animée. On la retrouve ensuite en 1943 dans Les Trois Caballeros où cette fois-ci ce sont des personnages animés qui se retrouvent dans le monde réel. Puis en 1946 dans Mélodie du Sud, en 1947 dans Coquin de Printemps et en 1949 dans Danny le Petit Mouton Noir. Quinze plus tard on la retrouve dans Mary Poppins, sous la direction de Ub Iwerks, le créateur de Mickey Mouse qui s'est reconverti dans les effets spéciaux! La technique fait une dernière apparition dans L'Apprentie Sorcière en 1971.

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Steven SpielbergSpielberg et Robert ZemeckisZemeckis - Une équipe d'animateur regarde un storyboardstoryboard animé - Maquette pour la scène finale

L'histoire de Qui Veut la Peau de Roger Rabbit est inspiré du roman de Gary K. Wolf, Who Censored Roger Rabbit édité en 1981. C'est au milieu des années 80 que Disney, Robert Zemeckis et Steven Spielberg s'associent pour en réaliser l'adaptation cinéma. Comme pour la trilogie Indiana Jones avec son acolyte George Lucas, Spielberg tient ici le rôle de producteur et Robert Zemeckis celui de réalisateur. Zemeckis n'était à cette époque qu'aux tout début de sa carrière cinématographique, c'est après le succès fulgurant du premier épisode Retour vers le Futur en 1985 qu'il fut choisi pour réaliser Qui Veut la Peau de Roger Rabbit.
Le tournage commença à Los Angeles au mois de décembre 1986 avec les scènes en extérieure. Les scènes en intérieure furent quant à elles tournée plusieurs mois après en Angleterre.
Les séquences animées ne furent pas réalisés aux studios Disney comme on aurait put le penser mais aux Cannon Elstree film studios situés en Angleterre. La raison de cet "exode" des parties animées est simple, le responsable de l'animation sur le film, Richard Williams refusait catégoriquement de travailler à Los Angeles! D'origine canadienne, Richard Williams est surtout connu pour son livre, The Animator's Survival Kit considéré comme une référence dans le domaine. Il est également le réalisateur du film inachevé et pourtant prometteur The Thief and the Cobbler produit à l'époque par Miramax (une filiale de Disney) et dont Disney s'inspirera d'ailleurs fortement pour Aladdin...

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L'acteur Bob Hoskins devait faire preuve de beaucoup d'imagination dans son rôle d'Eddie Valiant - L'artiste Walt Stanchfield dirigeant un cours d'études pour les différents personnages animés du film (ici Jessica Rabbit)

Plus de trois-cent artistes travaillèrent sur le séquences animés du film, parmis eux on retrouve de grands artistes Disney en devenir comme Andreas Deja (animateur de Jafar, Scar, Lilo, etc.), Hans Bacher (développeur visuel sur Aladdin et Le Roi Lion et directeur artisitique sur Mulan) ou bien encore Harald Siepermann (character designer sur Mulan, Tarzan et Frère des Ours).
Qui Veut la Peau de Roger Rabbit était un projet ambitieux au budget conséquent (70 millions de $) dut en grande partie à l'intégration d'animations dans des scènes live, procédé long et couteux à réaliser. La technique a d'ailleurs été grandement amélioré pour ce film. Tout d'abord de nombreux robots ont été crées afin de remplacer chaque personnage animé qui réalisait une action à l'écran (prendre un verre, casser des assiettes, tenir un plateau etc.). Ces robots étaient ensuite cachés par l'animation qui les recouvrait. D'autre part l'intégration des personnages animés a été peaufiné grâce à l'étroite collaboration des animateurs avec ILM, la société d'effets spéciaux de Georges Lucas qui s'est occupé de tout les effets visuels (ombres, reflets, scintillements de la robe de Jessica Rabbit). C'est la première fois que l'ordinateur était utilisé pour ce procédé d'intégration, et le résultat est encore aujourd'hui tout à fait bluffant!
Vous vous demandez peut-être pourquoi le film n'est pas sorti sous le label Walt Disney Pictures mais sous Touchstone Pictures (une filiale de Disney)? Tout simplement parce que les studios voisins ayant prêté leurs stars animées (Bugs Bunny, Daffy Duck, Betty Boop, etc.) ne voulaient pas les retrouver sous un label aussi reconnaissable que Walt Disney Pictures, Touchstone faisant plus "passe partout" auprès du grand public.

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Dessin de recherche pour l'affiche du film - Maquette d'un des plateaux - décors de la scène finale

Qui Veut la Peau de Roger Rabbit sorti le 22 juin 1988 aux Etats-Unis (le 18 octobre 1988 en France) et fut un énorme succés, le film engrangea 154 millions de dollars de recette rien qu'aux Etats-Unis et près de 195 millions de dollars dans le reste du monde. L'animation renouait enfin avec les succès d'entan après des dizaines d'années d'errance! L'acceuil du publique fut tels que le film connu de nombreuses déclinaisons commerciales tels qu'une série de BD, le film sous forme de roman, des jouets McDonalds (qui deviendront légions avec les futurs productions Disney), etc. Le film remporta trois Oscars® l'année suivante pour les Meilleurs effets spéciaux, les Meilleurs effets sonores et le Meilleur montage. Il fut également nominé pour le César® du Meilleur film étranger mais ne remporta pas le prix.
Disney décida de surfer sur le succès du film en lançant très vite la production d'un court métrage mettant en scène Roger Rabbit et Baby Hermann, Roller Coaster Rabbit qui sera diffusé en avant-programme de Dick Tracy sorti le 15 juin 1990. De nouveau le cartoon ne sortira pas sous le label Disney mais Touchstone et Amblin (la société de production de Steven Spielberg), bien que ce soit Disney qui le distribua (Buena Vista Pictures).
Une suite du nom de Roger Rabbit II: Toon Platoon a été pendant un moment planifié avant d'être abandonnée. Elle devait se dérouler en 1940 (sept ans avant le premier opus) et raconter comment Roger Rabbit avait sauvé Jessica Rabbit des griffes du patron de la radio pour laquelle elle travaillait et qui était en fait un espion nazi. Mais Spielberg qui reçut le script en 1992 alors qu'il travaillait sur La Liste de Schindler refusa que l'on fasse un film mettant en scène un nazi sous forme de cartoon. D'autres suites furent envisagé, tout d'abord en 1994 (Who Discovered Roger, qui se concentrait sur les origines de Roger Rabbit) puis en 1999 (projet de films en 3D) mais rien ne put se concrétiser. Aujourd'hui une suite est toujours envisagé mais personne ne sait encore si elle se fera ou pas...


 

Dessins d'Harald Siepermann :

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Recherches personnages :

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Chuck Jones dessine Donald Duck (séquence des canards au piano) :

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Recherches graphiques :

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20 juin 2009

Fantasia 2000 : L'Oiseau de Feu

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L'OISEAU DE FEU - VERSION 1919

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Dernier segment de Fantasia 2000, L'Oiseau de Feu d'Igor Stravinsky est le fruit d'une collaboration entre les studios d'animation de Burbank et de Montreuil. Créé par Gaëtan et Paul Brizzi dans les années 80, le studio d'animation de Montreuil débuta en réalisant l'animation d'Astérix et la Surprise de César. Racheté par Disney en septembre 1989 il fut renommé Walt Disney Television. Après avoir travaillé sur des séries comme La Bande à Picsou, Super Baloo, Myster Mask ou bien encore Dingo et Max, le studio fut intégré en 1994 à Walt Disney Feature Animation et devint alors Walt Disney Feature Animation France. C'est ainsi qu'ils travaillèrent sur la réalisation de Runaway Brain (le dernier court métrage de Mickey Mouse), Le Bossu de Notre Dame, Hercule, Tarzan, Fantasia 2000, One by One, Kuzco l'Empereur Mégalo, Lorenzo, Destino et Frère des Ours. WDFAF ferma ses portes en 2003 en même temps que le studio de Floride.

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L'Oiseau de Feu est réalisé par les frères fondateurs du studio, Gaëtan et Paul Brizzi. Né en 1951 à Paris, les jumeaux étudièrent à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris avant de créer leur propre studio. Il gagnèrent de nombreux prix tout au long de leur carrière, notamment le Grand Prix de Rome du Ministère de la Culture en 1976 ainsi que la distinction de Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en 1980. Ils travaillent aujourd'hui pour Dreamworks.
Sur L'Oiseau de Feu, Paul et Gaëtan s'occupèrent du scénario et réalisèrent entièrement le storyboard du film. Leur prouesses en dessin facilita grandement le travail de l'équipe artistique, ils définirent vraiment l'allure générale du film. Voici ce que disait Gaëtan sur cette expérience : "
Ce qui nous intéressait, c'était de montrer la nature. Ici, la nature n'est pas un arrière-plan. C'est le personnage principal. Et comme on a représenté la nature par trois personnages, la difficulté consistait à montrer que ces personnages n'étaient pas posés sur le fond, mais qu'ils bougeaient avec le fond."

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La séquence a certainement été la plus difficile du film pour l'équipe des effets spéciaux. Pour le personnage de l'oiseau par exemple, il a fallut créer de nombreuses couches d'animation pour lui donner un aspect réaliste : animation de l'oiseau, de la lave, de la croûte qui le recouvre, effets de flammes, de fumée et enfin animation des particules de poussières. Le tout fut entièrement animé à la main, un véritable défi pour l'équipe des effets spéciaux! L'elfe fut également très complexe à animer. La moitié de son animation est composé d'effets spéciaux. Il fallait que le personnage se fonde dans la nature car il était la nature, qu'il soit sur de l'herbe, de la roche, de l'eau ou des cendres. Le personnage était en plus en constante évolution. Alors qu'habituellement un personnage a une feuille de modèle avec différents angles de positions pour aider l'animateur, l'elfe n'en avait pas besoin car il était différent sur presque chaque plan. Il changeait de taille, de couleurs et de texture selon l'endroit où il se trouvait. Au final, le personnage est composé d'animation, d'effets spéciaux à la main et enfin d'effets spéciaux numériques pour les particules.

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L'élan était quant à lui vu comme un animal royal et majestueux, étant le roi de la forêt. Pour ses bois, l'équipe eu le même problème que Walt et son équipe sur Bambi. En effet, comment faire évoluer le dessin compliqué des bois d'un cerf dans l'espace? Mais ils disposaient d'un outil que leurs prédécesseurs ne connaissaient pas : l'ordinateur. Les bois ont ainsi été crées en images de synthèse et intégrés à l'animation traditionnelle de l'élan.
L'Oiseau de Feu est une parfaite collaboration entre artistes américains et français, mais aussi animateur de personnages, d'effets spéciaux et images de synthèse. Une symbiose qui permit de faire naître un nouveau chef-d'oeuvre de l'animation.

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Storyboards de Paul et Gaëtan Brizzi

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14 juin 2009

Luxo Jr.

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LUXO JR. (1986)

 

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Luxo Jr. est officiellement le premier court métrage d'animation des studios Pixar, son prédécesseur, Les Aventures d'André et Wally B. , ayant été réalisé avant le rachat de l'équipe de Lucasfilm par Steve Jobs. Considéré comme le Steamboat Willie de Pixar, Luxo Jr. a marqué son époque par bien des aspects, jusqu'à devenir l'emblème officiel des studios.

La production de Luxo Jr. débuta alors que Pixar faisait encore parti de la Lucasfilm Computer Divison, il fut présenté pour la première fois au SIGGRAPH de 1986, le rendez-vous des professionnels et des fanas d'informatique. L'histoire du court métrage est d'une simplicité enfantine, un papa lampe joue à la balle avec son fils lampe, mais celui-ci s'avère plus espiègle que prévu. Le rendu visuel est également très simple. Alors qu'à l'époque les informaticiens adoraient montrer les capacités de l'ordinateur en faisant des démos avec des effets en tout genre (rotation de caméras, logo chromé, réflexion et réfraction de surfaces, etc.), nous avons ici une simple caméra fixe, deux personnages, une balle et une texture de bois pour le sol, rien de plus! Mais ce design austère était aussi une nécessité plus qu'un choix artistique. A cette époque (en 1986), l'équipe créative de Pixar comptait seulement quatre personnes : John Lasseter, Bill Reeves, Eben Ostby et Sam Leffler, et deux fois moins d'ordinateurs. L'équipe devait même travailler la nuit pour pouvoir emprunter les ordinateurs des autres employés! Dans ces circonstances, l'équipe n'avait pas assez de puissance de calcul pour effectuer des rotations de caméras ou autres effets lourd en mémoire. Mais ces limitations jouèrent en faveur du récit et des personnages, qui étaient alors mis en valeur.

Le projet, malgré sa simplicité mit tout de même du temps à sortir de terre. Tout commença quand John Lasseter demanda à ce qu'on lui apprenne à modéliser un personnage sur ordinateur. La tâche fut très laborieuse car, à cette époque, il était nécessaire pour cela de taper des lignes de codes dans un logiciel de traitement de texte. John choisit le modéliser une lampe Luxo, tout simplement parce que cette dernière se trouvait sur son bureau. Plus tard il créa des tests d'animation utilisant la lampe et les présenta lors d'une conférence à un festival d'animation en Belgique. C'est là-bas qu'il rencontra l'animateur belge Raoul Servais, qui avait réalisé Harpya, un des courts métrages d'animation favoris de John. Raoul lui demanda quel était l'histoire autour de cette lampe de bureau, John rétorqua qu'il n'y en avait pas, qu'il s'agissait d'un simple test d'animation. Mais Servais lui répondit que toute animation se doit d'avoir une histoire, un début, un milieu et une fin. Cette entrevue convaincu John que sa lampe pourrait devenir l'héroïne d'un nouveau court métrage.

L'inspiration pour le court vint du jeune fils de Tom Porter, directeur technique chez Pixar. Lasseter fut amusé par les proportions comiques de l'enfant par rapport à un adulte (une grosse tête et des petits membres), ce qui lui donna l'idée de modéliser un bébé lampe. Contrairement à la norme pour un film d'animation, Lasseter n'avait pas clairement d'histoire en débutant l'animation du court. Tout ce qu'il savait que son histoire comporterait un papa lampe, un bébé lampe et une balle. C'est certainement aussi ce mode de fonctionnement qui donna à Luxo Jr. toute cette fraîcheur et cette vitalité.

Techniquement le film est faussement simpliste. En effet, deux techniques extrêmement complexes ont été crée pour Luxo Jr. La première concerne la lumière. Dans le film, les deux lampes sont leur propre sources de lumière. Etant en perpétuelle mouvement, cela donne un nombre conséquent de sources de lumières, d'ombres et de contre jour. Pour parvenir à créer une lumière réaliste, Bill Reeves, David Salesin et Rob Cook créèrent un algorithme d'auto-ombrage, qui calcul et met au net toute les ombres. Ce nouvel outil permit d'avoir un rendu des ombres ultra réalistes, chaque objet projetant une ombre sur l'objet d'à côté, et ainsi de suite. Le résultat à l'écran semble très naturel et donne encore plus de crédibilité aux personnages. Pour Lasseter il s'agissait d'une "parfaite union entre la technologie et l'objet".
La deuxième technique novatrice fut crée par Eben Ostby, elle simplifia énormément le travail d'animation. Il s'agissait du premier logiciel permettant d'animer directement a l'écran, sans passer par un traitement de texte. Grâce à lui,
John Lasseter put animer ses personnages beaucoup plus rapidement. Pixar continura d'affiner son logiciel d'animation avec ses futurs courts métrages.

Luxo Jr. marqe la première collaboration du studio avec le sound designer Gary Rydstrom, qui allait vite devenir un des piliers créatifs du studio. Rydstrom travaillait auparavant au sein de Sprocket Systems, l'équipe Lucasfilm responsable des effets sonores. Pour Pixar, il décida que les effets sonores ne devraient pas être trop "cartoon". Il voulait que les sons soient drôles et exagérés, mais ancrés dans un semblant de réalité. «Je pensais que mon travail consistait à donner (aux lampes) la même chose que ce que faisait John avec l'animation, de leur donner vie et consistance", se rappel Rydstrom. Pour créer le célèbre son des lampes, Rydstrom combina les sons d'une vraie lampe de bureau et d'un son de plaque de métal se frottant contre une autre plaque de métal.

Luxo Jr. fut présenté pour la première fois au SIGGRAPH de 1986 avec deux autres tests d'animation de Pixar. Le film créa la surprise et l'admiration des six milles informations et techniciens présents sur le salon. Il reçut un tonnerre d'applaudissements pendant de longues minutes. Il gagna des dizaines de prix dans des festivals de cinéma ainsi qu'une nomination aux Oscars dans la catégorie du meilleur court métrage d'animation. C'était la première fois que l'académie des Oscars reconnaissait l'intérêt de cette nouvelle technologie pour le monde du cinéma.

Luxo Jr. dépassa ainsi toutes les attentes de Pixar. Le film devint même un parfait outil de recrutement pour le studio. De nombreux artistes ont rejoint les rangs de Pixar après avoir découvert le court : Pete Docter, Jan Pikava ou bien encore Bob Pauley, tous ont avoué que Luxo Jr. leur avait ouvert les yeux sur les possibilités de l'animation par ordinateur. La petite lampe de bureau devint finalement le nouveau logo du studio, parfaite représentation de son état d'esprit humaniste, novateur et créatif.

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8 mars 2009

Fantasia 2000 : Rhapsody in Blue

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Troisième segment de Fantasia 2000, Rhapsody in Blue est le résultat d'un mariage artistique de deux génies, l'un de la musique et l'autre du dessin. Composée en 1924 par George Gershwin, Rhapsody in Blue est une œuvre atypique. Crée en moins de quinze jours en raison d'un oubli de l'auteur, le morceau fut immédiatement un triomphe. Pour la première fois le public avait l'occasion d'écouter du jazz dans une salle de concert, ce qui était à l'époque quelque chose d'exceptionnel. Le morceau comportait des parties lentes, d'autres rapides, des parties drôles, des reprises, etc. Des éléments parfaits pour être retranscrit en animation.
Le projet fit son apparition aux studios Disney en 1995, lorsque que Eric Goldberg (animateur du Génie dans Aladdin et réalisateur de
Pocahontas, une Légende Indienne), arrivé chez Disney quelques années auparavant, présenta le projet aux dirigeants du studio. Son idée était d'allier le style graphique de l'illustrateur Al Hirschfeld avec le morceau  de Gershwin, le tout dans la ville de New York des années 20. Le projet n'emballa guère les pontes du studios et fut mis de côté... Il fallut attendre 1998 pour que la production du court métrage prenne enfin son envol et ce pour une raison peu glorieuse. En effet à cette période la production de Kuzco, l'Empereur Mégalo (alors encore nommé Kingdom of the Sun) avait pris du retard, ce qui eut pour fâcheuse conséquence de mettre les animateurs du studio au chômage technique. Pour éviter cela, la direction remit en marche le projet Rhapsody in Blue afin d'occuper les animateurs durant leurs six mois de trou! C'est aussi à ce moment qu'il fut décidé d'intégrer le court métrage à Fantasia 2000 alors qu'il n'en était nullement question à l'origine.

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Eric Goldberg (réalisateur)                   George Gershwin (compositeur)                  Donald Ernst (producteur)

En plus d'en être la principale inspiration, l'illustrateur américain Al Hirschfeld était aussi le consultant artistique sur la séquence. Le style graphique de Rhapsody in Blue est ainsi la parfaite retranscription animée du style d'Hirschfeld. L'équipe du film a eu la permission de l'artiste d'utiliser tout son travail déjà existant afin de s'en inspirer. Eric Goldberg, qui tenait le rôle de réalisateur sur Rhapsody in Blue a toujours été un grand admirateur d'Al Hirschfeld. Il trouvait que le style de l'artiste se prêtait vraiment bien à l'animation. La plupart des personnages crées par Al Hirschfiled qui inspirèrent la galerie de personnages du film ont été utilisé tels qu'il les avait dessiné à l'origine, tant son trait était fin et fluide. Il pouvait ainsi exprimer tout un panel d'émotions avec une simple ligne. La ligne a d'ailleurs une grande importance dans le travail d'Hirschfeld, et donc dans Rhapsody in Blue. Voici ce que disait l'artiste à ce propos : "La ligne domine. Elle exprime l'intention émotionnelle de l'artiste. Quand on trace une ligne, elle communique. Quand on déplace cette ligne, ça prend une autre dimension. Elle ne communique plus."
En animation la ligne sert surtout à délimiter les différentes zones de couleurs, sur Rhapsody in Blue elle avait en plus un rôle important dans la retranscription du caractère des personnages.

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Susan McKinsey Goldberg (art director)      Al Hirschfeld (consultant artistique)     Les décors ont été colorisés à l'ordinateur

La palette de couleurs de Rhapsody in Blue est logiquement basée sur la couleur bleue. Ce bleue fut ensuite détourné pour avoir des violets, des mauves, des verts, qui contiennent toujours beaucoup de bleu. L'équipe voulait conserver une palette très limitée, mais qui exprime un éventail de luminosités. De temps en temps, ils utilisaient une couleur chaude, pour faire remarquer un détail, comme la sacoche de Duke (l'ouvrier fan de jazz), ou la balle rouge de Rachel (la petite fille). Ca attire l'oeil car tout le reste est bleu. Cela permet au spectateur de remarquer certaines choses qui vont s'avérer intéressante dans l'histoire.
Avec Rhapsody in Blue, les artistes des studios Disney expérimentèrent une nouvelle technique aujourd'hui devenue courante. La totalité des décors de la séquence ont été peint numériquement. Ainsi les artistes n'était pas obligé de peindre les décors briques par brique, cela simplifia beaucoup la production. Le rendu finale est très plat, mais c'était l'effet voulu. Hirschfeld lui-même peignait des fonds unis en arrière-plan de ses dessins.
Rhapsody in Blue est une des séquences les plus réussies de Fantasia 2000, et la première introduction de musique dite "populaire" dans un Fantasia. Al Hirschfeld fut enchanté du résultat final, et George Gershwin aurait certainement été du même avis!

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Dessins d'Al Hirschfeld :

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Color keys :

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Conception des personnages :

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25 avril 2008

Marc Davis

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Animateur, artiste, imaginieur, Marc Davis a utilisé son génie à aider Walt Disney à réaliser ses rêves, des dessins animés au premier parc à thème mondial: Disneyland. Sur ses années à Disney, Marc a dit " j'ai rarement été juste confiné à l'animation. Je travaillais sur des idées, et j'aimais concevoir des personnages, qu'ils soient utilisés pour l'animation ou pour n'importe quel autre média."

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Recherches pour le personnage de Cruella d'Enfer dans Les 101 Dalmatiens

Marc est pourtant connu pour son travail sur les femmes animées comme la terrible Cruella d'Enfer dans Les 101 Dalmatiens, ou Maléfice dans La Belle au Bois Dormant ou encore Clochette dans Peter Pan. Quand on demandait à Marc quelle était l'héroïne qui lui plaisait le plus, il répliquait "chaque personnage féminin que j'ai crée a son propre style unique, je les aime toutes, mais chacune à sa façon".
Marc est né le 30 mars 1913 à Bakersfield en Californie, où son père été engagé sur les terrains pétrolifères. Cela a conduit Marc à suivre ses parents et à suivre aussi des cours dans plus d'une vingtaine d'écoles pendant sa jeunesse. Après le lycée, il s'inscrivit au Kansas City Art Institute, puis ensuite au California School of Fine Arts à San Francisco et enfin au Otis Art Institute à Los Angeles. Pendant ses études, Marc passait des heures au zoo à dessiner des animaux, ce qui devint une de ses spécialités. L'histoire dessinée pour Bambi, est toujours considérée comme une étude des personnage la plus fine jamais réalisée aux Walt Disney Studios.

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Marc Davis et Mary Craig travaillant sur La Belle au Bois Dormant

Marc a rejoint la société Disney en 1935 comme apprenti animateur sur Blanche Neige et les Sept Nains puis fut déplacé sur les dessins préparatoires et le design des personnages de Bambi puis de Victory Through Air Power. Il anima aussi des personnages dans Mélodie du Sud, Cendrillon, Alice au Pays des Merveilles ou bien des courts métrages comme African Diary, Duck Pimples ou Toot, Whistle, Plunk, and Boom.

Il fut transféré plus tard au département du développement de l'organisation et du design Disney connu aujourd'hui comme la Walt Disney Imagineering. Il fut l'un des premiers imaginieurs et il contribua grandement aux histoires et aux personnages des concepts qui formèrent les attractions "Enchanted Tiki Room", "It's a small world", "Pirates of the Caribbean", "The haunted Mansion" ou "Jungle cruise".

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Dessins d'études pour l'attraction Pirates des Caraïbes (plus de dessins sur Disney and More)

 

Après 43 ans de travail aux studios, Marc prit sa retraite en 1978, mais continua à donner son point de vue d'expert sur les développements d'EPCOT et de Tokyo Disneyland. Sa femme Alice a dessiné les costumes pour les audios animatroniques de Pirates des Caraïbes ou It's a small world, et a longtemps été avec son mari, une supporter du California Institute of the Arts qui avait été fondé par Walt Disney. Marc Davis est décédé le 12 janvier 2000 à Glendale en Californie.

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Filmographie (en tant qu'animateur) :

- Snow White and the Seven Dwarfs (1937) (assistant animator)
- Bambi (1942) (animator)
- African Diary (1945) (animator)
- Song of the South (1946) (directing animator)
- Fun & Fancy Free (1947) (character animator)
- The Wind in the Willows (1949) (character animator)
- The Adventures of Ichabod and Mr. Toad (1949) (character animator)
- Cinderella (1950) (directing animator)
- Alice in Wonderland (1951) (directing animator)
- The Little House (1952) (animator)
- Peter Pan (1953) (directing animator)
- Adventures in Music: Melody (1953) (animator)
- Adventures in Music: Toot Whistle Plunk and Boom (1953) (animator)
- "Disneyland" (animator) (2 episodes, 1955-1957)
    - All About Magic (1957) TV episode (animator)
    - The Story of the Silly Symphony (1955) TV episode (animator)
- Sleeping Beauty (1959) (directing animator)
- One Hundred and One Dalmatians (1961) (directing animator)
- The Madcap Adventures of Mr. Toad (1975) (animator)

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Disney Family Album : partie 01 - partie 02 - partie 03

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24 avril 2008

L'Apprentie Sorcière

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1971_a10Prévu comme une roue de secours à Mary Poppins (au cas où l'auteur du livre n'autoriserai pas sa sortie), L'Apprentie Sorcière possède de nombreuses similitudes avec ce dernier : même réalisateur (Robert Stevenson), même producteur (Bill Walsh), même chef décorateur (Peter Hellenshaw), tout deux possèdent des scènes mélangeant acteurs réels et monde animé, la présence de l'acteur David Tomlinson, enfin le personnage principal fait de la magie et est suivie par des enfants, etc. La liste est encore longue!
Techniquement le film peut se targuer d'avoir surpassé Mary Poppins, l'intégration des acteurs dans l'univers animé est quasi parfaite! Les nombreux effets spéciaux sont également de très bonnes factures pour l'époque, la plupart étant réalisé en animation.
Par contre, le film en lui-même est loin du chef-d'oeuvre qu'était son aîné! Long, beaucoup de scènes inutiles et on a du mal à s'accrocher à l'histoire. Malgré cela les acteurs sont excellents, les chansons sont magnifiques et l'animation est de bonne facture. L'Apprentie Sorcière vaut donc tout de même le détour malgré son côté "fausse suite" de Mary Poppins et quelques longueurs. Ci-dessous de jolies dessins d'études de la partie animée ainsi que quelques décors.

 


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8 juillet 2008

Tarzan

 

Tarzan

 

1999_t10_0237ème long métrage des Walt Disney Animation Studios, Tarzan fait parti des rares longs métrages de la compagnie à avoir été réalisé en partie chez nous, en France, aux studios de Montreuil (Walt Disney Feature Animation France). Créé par Gaëtan et Paul Brizzi dans les années 80, le studio débuta en réalisant l'animation d'Astérix et la Surprise de César. Racheté par Disney en septembre 1989 il fut renommé Walt Disney Television. Après avoir travaillé sur des séries comme La Bande à Picsou, Super Baloo, Myster Mask ou bien encore Dingo et Max, le studio fut intégré en 1994 à Walt Disney Feature Animation. C'est ainsi qu'ils travaillèrent sur la réalisation de Runaway Brain (le dernier court métrage de Mickey Mouse), Le Bossu de Notre Dame, Hercule, One by One, Kuzco l'Empereur Mégalo, Lorenzo, Destino, Frère des Ours et bien sur Tarzan. WDFAF ferma ses portes en 2003 en même temps que celui de Floride.

L'animation du film fut donc réalisée sur deux continents différents, la grosse majorité aux studios de Burbank en Californie et l'autre à Paris, principalement concentré sur le personnage de Tarzan. Son animation fut confié à Glen Keane. C'est l'animateur en personne qui décida que Tarzan devait être animé à Paris. Glen Keane parti donc plusieurs mois en France. C'est ainsi qu'il découvrit les magnifiques statues de l'Opéra, du Pont Neuf et du Musée d'Orsay, ce qui l'inspira fortement pour l'anatomie et le style du personnage. Voilà ce que le maître dit de son expérience parisienne : "Une fois aux studios de Montreuil, j'ai trouvé un groupe incroyable d'artistes qui avait été formés dans le dessin classique et dont l'expérience en anatomie était nécessaire à l'animation de Tarzan. On apporte chacun notre point fort. Le personnage fut plus riche car ils se donnèrent tous au maximum. Une confiance s'était instaurée entre nous, même si j'étais américain et eux français, ça n'avait pas d'importance, on était tous Tarzan". L'autre inspiration du personnage viendrait du fils de Glen, alors amateur de skate et de snowboard. En voyant son fils sur sa planche, l'animateur eut l'idée de l'animation la plus célèbre du film : Tarzan en train de "surfer" sur les branches d'un arbre. Tarzan aura donc l'attitude et le look d'un surfeur, quoi de mieux pour moderniser le personnage! La technique de l'animation permit également de faire se déplacer le personnage comme jamais il ne le fut dans les films live. Ici Tarzan peut faire d'énormes sauts, prendre des lianes avec ses pieds, se mouvoir de manière ultra dynamique, etc.

Un nouveau procédé graphique fut utilisé pour les décors du film : le deep canvas. Les réalisateurs voulaient créer des décors qui soient aussi cools que leur personnage principal. Étant donné le dynamisme de son animation, les décors se devaient d'être en 3D pour accompagner le mieux possible la gestuelle de Tarzan. Mais en même temps il fallait qu'ils se rapprochent le plus possible des décors 2D afin de ne pas trop contraster avec l'animation. C'est alors que le procédé deep canvas entre en scène. Ce logiciel permet de se déplacer dans les décors, de suivre le personnage dans ses déplacements. Il s'agit en fait de décors 3D qui sont littéralement peint à la main sur ordinateur à l'aide d'une palette graphique. Le rendu est alors ultra crédible, on a vraiment l'impression de se déplacer dans des peintures!

Les chansons du film furent confiés au célèbre chanteur Phil Collins, c'est la première fois dans l'histoire des studios qu'une star de la musique s'occupe de l'intégralité des chansons d'un long métrage. En plus de les composer, Phil Collins les a également interprétées. Et pas seulement en anglais, l'artiste s'est occupé de faire la version anglaise, française, espagnole, italienne et allemande alors qu'il n'avait jamais chanté en langue étrangère! La participation de Phil Collins n'est pas anodine, Tarzan est un film se passant en Afrique, lieu où la rythmique en musique est très importante, Phil étant l'ancien (excellent) batteur du groupe Genesis il était le parfait candidat pour ce travail.

La version Disney de Tarzan redonna un coup de fraîcheur à la licence vieillissante de l'homme singe et le fit rentrer de plein pied dans le XXIème siècle. Son dynamisme, sa modernité et sa fraîcheur en font un des meilleurs longs métrages d'animation de la firme des ces dix dernières années.

 

Recherches de John Watkiss :

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Recherches de Paul Felix :

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Recherches d'Harlad Siepermann :

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Dessins et layouts de Cent Alantar :

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Recherches de Glen Keane :

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L'artiste en action :

 

18 mai 2008

Dumbo

 

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1941_d10_02Quatrième long métrage des Walt Disney Animation Studios, Dumbo est sorti le 23 octobre 1941 aux États-Unis et seulement en 1947 en France à cause de la guerre. Le film fit l'ouverture de la seconde édition du festival de Cannes puis sorti dans les salles de cinéma le 25 octobre 1947. Dumbo se détache fortement des autres longs métrages d'animation de l'époque, misant sur la simplicité et l'émotion. Malgré la qualité indéniable de ses films, Walt Disney se rendit compte qu'il devait restreindre ses ambitions. Fantasia sorti une année plus tôt fut un échec, le public n'en attendait peut-être pas autant d'un producteur de cartoons !

La réalisation de Dumbo débuta donc en 1939, peu après le début de la Seconde Guerre Mondiale en Europe. Plus préoccupé par la production de Bambi qui était en chantier depuis la sortie de Blanche Neige et les Sept Nains, Walt Disney ne s'investit guère dans la production de Dumbo, croyant plus au succès de Bambi. De plus, les studios étaient en pleine production de cartoons de propagande et une partie de l'équipe s'apprêtait à partir en Amérique du Sud pour le compte du gouvernement américain afin de renforcer les liens avec ces pays (voyage qui donnera naissance à deux films, Saludos Amigos en 1943 et Les Trois Caballeros en 1945). Un voyage qui arriva à point nommé le studios traversant une grave crise en raison de la grève de la plupart des employés.
Dumbo est tiré du livre du même nom écrit par de Helen Aberson et Harold Pearl, son adaptation fut confié à Joe Grant et Dick Huemer. Le but était alors de rester dans la simplicité, le film ne dépassant guère 65 minutes. Et c'est d'ailleurs ça qui fera sa force, son récit simple et émouvant fut adopté immédiatement par le public et la critique !

Le budget du film étant trois fois moins important que pour un long métrage d'animation habituel, les décors sont également d'une simplicité tout à fait charmante. L'animation quant à elle reste de grande qualité, Dumbo étant un personnage muet il fallait que toutes ses émotions passent par sa gestuelle et ses expressions, ce qui, on peut le dire est plutôt réussi ! Son style graphique se rapproche alors plus des cartoons du studio que de ses précédents films. On doit l'animation du personnage de Dumbo à Bill Tytla qui anima également le démon dans la séquence de Fantasia "Une Nuit sur le Mont Chauve". Timothée la souris fut confié à Woolie Reitherman, encore alors jeune animateur plein d'ambitions (il finira réalisateur des films d'animation Disney des années 60 et 70). Enfin les corbeaux furent magnifiquement animé par Ward Kimball, le spécialiste des personnages loufoques.

Malgré sa sortie en salle deux semaines avant l'attaque de Pearl Harbor, Dumbo fut un succès et permis de remplir de nouveaux les caisses du studio. On a donc bien  affaire à un chef-d'oeuvre, sous ses allures très simples, l'histoire de Dumbo fait avant tout passer de l'émotion et c'est bien tout ce qui compte pour passer un agréable moment ! Retrouvez ci-dessous de magnifiques dessins de storyboards, quelques concept arts et les dessins préparatoires de la fameuse scène des éléphants roses !

 


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Recherches personnage Dumbo :

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19 août 2007

Rox et Rouky

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Avec Rox et Rouky, la nouvelle génération d'artistes du studio allait enfin pouvoir faire ses preuves! En effet, Rox et Rouky est le dernier long métrage d'animation sur lequel ont travaillé les derniers des Nine Old Mens (les "neuf vieux monsieurs" étaient les neufs grand artistes du studio qui eurent beaucoup d'influence sur les films d'animation après que Walt Disney ne s'en soit éloigné pour s'occuper de Disneyland, mais je vous reparlerai d'eux plus en détail très bientôt). Ces derniers résistants de la première heure étaient Wolfgang Reitherman, Frank Thomas et Ollie Johnston. Contraints et forcés de partir à la retraite en pleine milieu de la production de Rox et Rouky, la jeune génération dut alors prendre le relais. Parmi ces jeunes artistes prometteurs on pouvait trouver Glen Keane, John Musker et Ron Clements (réalisateurs de Basil, Détective Privé, La Petite Sirène, Aladdin et Hercule), John Lasseter ou bien encore Tim Burton. Parmis l'ancienne génération un homme a également énormément influencé la production de Rox et Rouky : Mel Shaw. Ce grand artiste est un habitué des studios, il fut engagé en 1937 et participa à la production de nombreux films (Fantasia, Bambi, Le Crapaud et le Maître d'Ecole, Les Aventures de Bernard et Bianca, Rox et Rouky, Basil, Détective Privé, La Belle et la Bête, Le Roi Lion, etc...). Il devint d'ailleurs Disney Legend en 2004, prix décerné par la société pour récompenser ses plus grands artistes. Voici donc quelques un de ces magnifiques pastels pour la production de Rox et Rouky :

 

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30 janvier 2011

Critique Tron l'Héritage

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tron_legacy_final_poster_hi_res_01_0229 ans après le film original, Kevin Flynn (Jeff Bridges) et le monde numérique de Tron sont de retour au cinéma le 9 février 2011 dans Tron : l'Héritage. C'est désormais son fils, Sam Flynn (Garett Hedlund), 27 ans, expert en technologie qui tient le haut de l'affiche. Cherchant à percer le mystère de la disparition de son père, il se retrouve aspiré dans ce même monde de programmes redoutables et de jeux mortels où vit son père depuis 25 ans. Avec Quorra (Olivia Wilde), la fidèle confidente de Kevin, père et fils s'engagent dans un voyage où la mort guette, à travers un cyber univers époustouflant visuellement, devenu plus avancé technologiquement et plus dangereux que jamais...

L'idée de réaliser une suite à Tron ne date pas d'hier, celle-ci trottait dans la tête des dirigeants des studios Disney depuis de nombreuses années. En effet, des rumeurs sur la réalisation de ce second opus pullulaient sur le net depuis plus de dix ans. Le projet s'est enfin concrétisé en 2008, par le biais d'une annonce officielle lors du Comic Con  où une bande annonce teaser fut dévoilée. Depuis, les fans du premier film trépignaient d'impatience de découvrir la suite des aventures de Kevin Flynn. Alors, Tron : l'Héritage est-il à la hauteur de leurs espérances, a-t'il réussi à gommer les défauts du premier film tout en le modernisant? C'est ce que nous allons voir tout de suite!

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Tron : l'Héritage est avant tout une réussite sur le plan visuel et musical. Oubliez les combinaisons kitchs et les visages en noir et blanc du Tron original, nous avons désormais droit à de superbes costumes noirs (à 60 000 dollars l'unité!), parés de lumières et de casques futuriste. Il en va de même pour les décors, le monde de Tron a bien changé depuis les années 80. Nous nous retrouvons dans un univers futuriste, à la fois sombre et lumineux, parsemé de building au design épuré et de plaines numériques sans fin. Les véhicules ont également eu droit à leur cure de jouvence, notamment les fameux motocycles lumineux de toute beauté. On retrouve aussi une version liftée du voilier solaire et des vaisseaux de transport du premier film. Petite nouveauté, nous trouvons désormais un véhicule type tout terrain qui aidera Flynn à s'enfuir de l'arène de combat lors d'une des meilleures scènes d'action du film. Le design de cet univers fabuleux a été crée par de multiples designers automobile et architectes du monde entier. La plupart n'avaient jamais travaillé pour le cinéma, mais étaient tous fans du premier film. C'est par exemple Daniel Simon, ex- designer chez Bugatti, qui s'est chargé de recréer les motocyles lumineux en se basant sur les dessins originaux de Syd Mead (concepteur des fameuses machines sur le premier Tron).

Du côté des musiques nous sommes également gâtés! Et cocorico, il s'agit du duo électro français Daft Punk qui s'est chargé de la bande originale! Je suis personnellement un fan des premiers albums du groupe et je dois dire que j'attendais avec une grande impatience de voir ce qu'ils allaient faire pour leur première participation à la musique d'un film (qui plus est un Disney, que demandez de plus!). Et bien je n'ai pas été déçu, le rendu est tout bonnement fabuleux. Les bits électro des frenchies vont à ravir avec l'univers du film! Et d'ailleurs ont aurait put s'attendre à ce qu'il n'y ait que des morceaux électroniques, mais pas du tout, certain sont joué de manière plus traditionnelle avec de vrais instruments. Le duo a ainsi élaboré une véritable symphonie, interprétée par une centaine de musiciens prestigieux, et enregistrée à Londres, aux Air Lyndhurst Studios. Une bien belle réussite donc, et je ne peux que vous conseiller de vous procurer cette bande originale au plus vite!

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Mais venons en aux points un peu moins glorieux du film. Tout d'abord le scénario, très classique dans son architecture, nous suivons le personnages principal dans sa découverte du monde numérique, sans réel surprise. Nous sommes ainsi transporté par la musique et l'image, mais dès que l'histoire se met en place, on a comme une impression de déjà vu. Le scénario se repose ainsi totalement sur le paraître et n'arrive pas à nous émouvoir. Peut-être que l'univers sombre et froid du film y est pour beaucoup, mais également le fait que les acteurs ont la plupart du temps joué sur fond bleu.

Ce qui m'en vient à vous parler du second point faible du film, le jeu des acteurs. Malgré un casting de premier choix (Jeff Bridges, Michael Sheen, Olivia Wild), ont a du mal à y croire. Certainement car les acteurs eux-mêmes n'y croient guère. Le tournage a d'ailleurs été assez rapide (un peu plus de deux mois), pour laisser ensuite place à 68 semaines de post-production. Ce qui montre bien aussi le peu de considération envers les acteurs au profit des effets spéciaux... Joseph Kosinski (le réalisateur) a donc encore beaucoup de travail avant de savoir réellement diriger des acteurs. Mais il n'en reste pas moins talentueux, notamment dans la conception des scènes d'action. L'autre problème vient du personnage principal, interprété par un outsider, Garett Hedlund. Sans réel talent particulier (hormis son corps d'athlète), ce jeune acteur à la carrière balbutiante n'est guère très convaincant dans le rôle du fils de Kevin Flynn. Il en est de même pour Jeff Bridges qui a perdu tout la fougue et l'humour de son personnage dans le premier film. Il est ainsi devenu une sorte de vieux sage, passant son temps à méditer, mouais...

Pour finir je voudrais toucher un mot sur la projection 3-D du film. Si vous avez la chance d'avoir une salle IMAX près de chez vous, sachez que le film sera également projeté dans ce format. Tron : l'Héritage est un VRAI film 3-D, contrairement a beaucoup de film concurrents. Ainsi, toute la première partie du film qui se déroule dans le monde réel n'est pas en 3-D, celle-ci n'apparaissant qu'une fois arrivé dans le monde virtuel. Une manière intelligente d'utiliser la 3-D plutôt appréciable. De plus les effets de relief et de profondeur sont de qualité et nous permettent de vraiment nous immergé dans ce monde fascinant.

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Tron : l'Héritage remplit très bien sa part du contrat en nous transportant dans univers virtuel somptueux, accompagné de musiques grandioses et de scènes d'action terriblement efficaces. De quoi nous faire oublier un scénario un peu léger et des dialogues peu inspirés. Un film fait pour les salles de cinéma, assurément!

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10 août 2013

Preview La Reine des Neiges

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Le 4 juillet dernier j'ai eu la chance d'assister à une projection spéciale au cinéma Publicis des Champs Elysées pour la presse et les sites Disney français où nous avons pu découvrir de nombreux extraits de La Reine des Neiges, le prochain film des Walt Disney Animation Studios. Peter Del Vecho, le producteur du film avait fait pour l'occasion le déplacement de Los Angeles afin de nous présenter son nouveau bébé. Il a également répondu aux questions de l'auditoire en fin de séance, le tout ponctué de projections de superbes recherches graphiques inédites. De quoi me combler, vous vous en doutez !

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Résumé des extraits présentés (attentions aux spoilers) : le premier extrait diffusé nous permet de faire la connaissance d'Anna, une des héroïnes principales du film, lors de sa rencontre avec un prince du nom de Hans au bord d'un lac dont elle va tomber éperdument amoureuse. Nous passons ensuite à la scène où Annna annonce à sa soeur Elsa (qui vient d'être couronnée reine du royaume) qu'elle va se marier alors qu'elle connaît son futur mari que depuis deux jours. Folle furieuse du comportement puérile de sa soeur, Elsa révèle alors ses pouvoirs cachés depuis son enfance. En effet, Elsa est vicitime d'une sombre malédiction qui lui permet de transformer tout ce qu'elle touche en glace. Elle a depuis protégé ses mains de gants et n'a parlé de ce secret à personne. Son pouvoir révélé, elle sera chassée par les habitants du royaume, ne voulant pas d'une sorcière comme reine.
Nous passons alors à la scène de la fuite d'Elsa dans les montagnes et découvrons une première chanson du film à la sauce broadway où Elsa dévoile son humeur du moment. Tout en dansant dans les montagnes elle prend conscience de la puissance de ses pouvoirs et construit alors son propre château de glace au milieu de montagnes. Elle crée par la même occasion Olaf le bonhomme de neige (sans trop le savoir apparemment).
Nous découvrons ensuite la rencontre entre Kristoff et Anna qui a besoin d'un guide pour partir à la recherche de sa soeur. Ce dernier est accompagné de Sven le renne avec qui il a une relation très proche. Chose amusante, Sven n'étant pas un animal qui parle, c'est Kristoff qui s'occupe de répondre à sa place, créeant ainsi des dialogues vraiment amusants.
Nous passons ensuite à la scène de la rencontre de Kristoff et Anna avec Olaf. Très drôle, le personnage est également touchant avec son envie plutôt originale pour un bonhomme de neige : Olaf rêve de voir à quoi ressemble l'été ! Nous découvrons alors une seconde chanson interprété par Olaf où il nous parle de son rêve dans des scènes au style cartoon plus poussé. Encore une fois on sent le côté comédie musicale de Broadway dans ce morceau.
Nous découvrons ensuite la scène des retrouvailles entre Anna et sa soeur dans son château de glace. Mais l'accueil s'avère glacial (ahaha) et Kristoff et Anna sont chassé du château par un énorme monstre de glace créé par Elsa. Enfin, nous découvrons une scène se déroulant vers la fin du film, lorsque les garde du royaume arrivent au château de glace pour en chasser Elsa.

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Les chansons et les personnages : la chanson d'Elsa est dans le plus pure style comédie musicale, bien plus que celle qui introduisait Raiponce qui sonnait Pop. Disney revient ainsi ici à un style musical plus classique certes, mais qui accroche tout de suite l'oreille. La chanson d'Olaf est très drôle avec des décors plus cartoon. Le côté candide du personnage qui rêve de vivre en été alors que c'est un bonhomme de neige est touchant. J'avais un peu peur qu'il soit le side-kick bien lourd mais cela n'a pas l'air d'être le cas, il s'avère bien plus intéressant, drôle et naïf, un personnage qui semble vraiment profond.
Le personnage d'Anna rappelle beaucoup Raiponce mais en moins ados. Le design est réussi mais encore une fois Raiponce n'est pas loin. Kristoff rappelle également Flynn mais en blond. Il refuse d'abord d'accompagner Anna dans les montagnes avant d'accepter. Kristoff tombe amoureux d'Anna mais cela ne semble pas réciproque. Sven le renne est très drôle, mais a tout sauf le comportement d'un renne. Il s'agit plus d'une version renne de Maximus (le cheval de Raiponce) avec un comportement "canin" encore plus prononcé. Son design est toutefois fort réussi et le personnage est extrêmement bien animé.

Alor que le défi technique de Raiponce était de créer des humains crédibles et donner à la princesse une chevelure réaliste, le défi principal de La Reine des Neiges a été de donner encore plus de subtilité aux expressions faciales mais aussi de développer l'animation dans des paysages enneigés. Pour la production du film une partie de l'équipe est parti en voyage d'étude en Norvège afin d'y étudier les paysages mais aussi l'architecture dont ils se sont fortement inspirés pour le film. Ils ont également visité un hôtel de glace au Canada afin d'étudier de plus près les effets de transparences de la matière que l'on retrouve énormément dans La Reine des Neiges. Pour Sven, la production a fait venir aux studios des rennes pour que les animateurs étudient au plus près leur anatomie et leur façon de se mouvoir. Enfin, l'équipe de production a testé la marche dans la neige en pleine montagne avec de grandes robes (les hommes également) afin d'étudier la façon dont les mouvements des personnages et de leurs vêtements fonctionnent dans ces conditions. Une majeure partie du film se passant dans les montagnes, il était important pour l'équipe de se rendre compte des difficultés auquel pourraient être confronté les personnages.

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La Reine des Neiges s'annonce très prometteur. L'aperçu des chansons du film nous poussent à croire qu'il s'agira d'une véritable comédie musicale à la manière de La Belle et la Bête (pas étonnant vu que le compositeur est également compositeur de comédie musicale). La relation entre Anna et sa soeur Elsa est pour le coup assez inédite dans un Disney, cela promet de belles scènes. Les différents personnages sont tous très attachants, notamment le bonhomme de neige Olaf qui s'avèrent bien plus profond qu'il n'en avait l'air au premier abbord. Enfin techniquement le film impressionne, notamment grâce à des décors de glace et de neige somptueux, un peu moins dans le design des personnages qui rappellent définitivement un peu trop ceux de Raiponce (hormis Olaf).

Rendez-vous le 4 décembre 2013 au cinéma pour découvrir cette nouvelle grande aventure qui s'annonce épique et magnifique !

 

30 mars 2011

Brave

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Premier projet inédit des studios Pixar depuis Là-Haut sorti en 2009, Brave se dévoile un peu plus cette semaine avec la diffusion de quatre premières recherches graphiques! Nous pouvons y découvrir le visage de l'héroïne, la princesse Mérida (première princesse Pixar) qui nous entraînera dans un voyage extraordinaire au cœur des terres sauvages et mystérieuses des Highlands, en Écosse. Le 13e long métrage d’animation des studios Pixar est réalisé par Mark Andrews et Brenda Chapman (réalisatrice du Prince d'Egypte), et produit par Katherine Sarafian.

Le réalisateur Mark Andrews confie : « Brave est une grande aventure pleine d’action, d’humour et de sentiment. Pour ce conte d’une grande force, on ne pouvait pas rêver meilleur décor que les paysages sombres et sauvages des Highlands d’Ecosse. Imaginez : la magie, le mystère et le danger, au cœur d’une terre aussi mythique que fascinante. Ce film ne ressemblera à rien de ce que l’on a pu voir auparavant chez Pixar ! »

Kelly Macdonald prête sa voix à Merida, experte en tir à l’arc, fille du roi Fergus (voix de Billy Connolly) et de la reine Elinor (Voix d’Emma Thompson). Bien décidée à suivre son propre chemin dans la vie, Merida défie une tradition millénaire sacrée aux yeux de trois seigneurs hauts en couleur : l’impressionnant Lord MacGuffin (voix de Kevin McKidd), Lord Macintosh, désagréable au plus haut point (voix de Craig Ferguson) et l’irascible Lord Dingwall (voix de Robbie Coltrane). Sans l’avoir voulu, Merida va déchaîner le chaos dans le royaume, et lorsqu’elle se tourne vers une vieille femme excentrique réputée pour sa sagesse pour trouver de l’aide (voix de Julie Walters), elle va voir se réaliser un vœu bien malheureux… Le danger va forcer Merida à découvrir le vrai sens du mot bravoure afin de déjouer la terrible malédiction qui se profile...

Brave sortira sur les écrans français le 1er août 2012 en Disney Digital 3D et en IMAX® 3D dans les salles équipées.

 

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Recherche graphique dévoilée lors de la présenation du projet en 2008 :

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3 septembre 2013

Critique Planes

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Réalisé par Klay Hall (La Fée Clochette et la Pierre de Lune), Planes est le premier film d'une toute nouvelle franchise des DisneyToon Studios. Dusty Crophopper est un jeune avion épandeur rêvant de devenir un jet de compétition. Il se met ainsi dans l'idée de participer au Grand Rally du Tour du Ciel, la course la plus prestigieuse au monde. Avec l’aide de ses amis et d’un vétéran de la Seconde Guerre Mondiale qui a de la sagesse à revendre, il va décoller pour l’aventure de sa vie, se mesurant aux plus grands, dépassant ses limites et volant à des altitudes qu’il n’aurait jamais cru atteindre…

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Planes n'est pas à proprement parlé une nouveauté, il s'agit en réalité d'un spin-off de Cars - Quatre Roues. Depuis la sortie du film en 2006, Disney (sous la houlette de John Lasseter) n'a cessé d'exploiter l'univers du film qui est rapidement devenu une des franchises les plus rentables des studios. Ainsi, Pixar mit tout d'abord en chantier la réalisation des Cars Toons, une série de courts métrages mettant en scène Martin dans des aventures rocambolesques. Parallèlement à cela, Brad Lewis commence à travailler sur le scénario de Cars 2, il sera rejoint plus tard par John Lasseter à la réalisation. Sorti en 2011, le film fut très mal accueilli par le public et la presse, ternissant alors pour la première fois l'image jusqu'ici impeccable des studios Pixar... La branche parc n'est pas en reste : en 2007 ouvre au parc Walt Disney Studios Cars - Quatre Roues Rally, une attraction aux couleurs du film, alors qu'est mis en chantier en Californie, Cars Land, une nouvelle zone du parc Disney California Adventure entièrement consacrée à l'univers de Cars inauguré en juin 2012.  Entre temps, les DisneyToon Studios annoncent en 2010 la mise en chantier de Planes. Tout comme Cars 2, l'objectif est somme toute évident : lancer une nouvelle franchise permettant une vente massive de merchandising. Et quoi de mieux que les avions pour attirer les petits garçons ? Un nouveau film "produit" est né. Pour autant, cela ne l'empêche pas de briller dans sa catégorie.

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Les DisneyToon Studios nous ont déjà prouvé avec les films de la Fée Clochette qu'ils étaient capables de réaliser de bons films. Il faut dire qu'ils revenaient de loin... C'est en 1994 que commence le cauchemar avec la sortie du Retour de Jafar directement en vidéo. Il s'agissait de la première suite d'un film des Walt Disney Animation Studios réalisée par un autre studio (à l'époque Disney Television Animation). Le carton commercial est au rendez-vous malgré une absence totale d'intérêt artistique. Les années passent et les suites se succèdent désespérément, jusqu'en 2006 et l'arrivée de John Lasseter à la tête des différents studios d'animation de l'entreprise. On aurait pu s'attendre à ce que ce dernier ferme les DisneyToon Studios, devenu au fils du temps un véritable fardeau artistique. Au lieu de cela il décida d'en faire un studios centré sur la réalisation de films d'animation dit "franchisés", produits en étroite collaboration avec la branche Disney Consumer Product. C'est ainsi qu'en 2008 sort le film La Fée Clochette, premier opus d'une nouvelle franchise destinée à booster les ventes des produits de la gamme Disney Fairies. Le succès est au rendez-vous, la qualité également (toutes proportions gardées). Visant un public exclusivement féminin, il fallait trouver une nouvelle franchise qui plairait également aux petits garçons (mais un peu moins au porte-monnaie des parents). C'est ainsi que John Lasseter introduit l'idée de Planes.

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Avec un budget de 50 millions de dollars, il est difficile de comparer Planes avec les autres films d'animation maison dont les budgets sont en moyenne trois fois plus importants. Il faut donc prendre le film tels qu'il est : une production à budget réduit sans grande prétention. Une fois cela à l'esprit, on prend un réel plaisir à découvrir les aventures de Dusty et ses amis. Certes on pourrait reprocher à Planes son scénario sans surprise et très inspiré par Cars - Quatre Roues ou bien encore son manque d'ambition artistique, mais l'intérêt du film n'est pas là. Contrairement à Cars 2 qui avait été une grosse déception pour beaucoup de monde, Planes a le mérite de remplir son contrat en nous offrant un divertissement honnête, de qualité et maîtrisé de bout en bout. Les personnages, bien que très classiques, sont attachants et ont l'avantage de ne pas nous taper sur les nerfs comme un certain Martin dans Cars 2.  Techniquement parlant le film ne casse pas trois pattes à un canard, l'animation des personnages est minimaliste, les décors bien que soignés sont parfois assez vides, jouant sur la répétitions pour donner l'illusion d'immensité. Enfin la musique du film ne m'a pas vraiment marqué, vite entendu vite oublié, tout comme la 3D stéréoscopique totalement inutile.

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Exclusivement destiné au jeune public (n'allez pas le voir si vous avez plus de dix ans, vous allez vous ennuyer), Planes est une belle réussite pour les DisneyToon Studios qui ont réussi avec brio à mettre une nouvelle franchise sur les rails. Une suite est dores et déjà prévue pour l'été 2014 : Planes - Fire and Rescue. Vous n'avez pas fini d'entendre parler de Dusty et sa bande !

 

Planes sortira au cinéma le 9 octobre en 3D dans les salles équipées. 

 

 

Voici en bonus une galerie de recherches graphiques tirée de la production du film : 

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21 novembre 2012

Lutins d'Élite : Mission Noël

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Prep and Landing (Lutins d'Élite : Mission Noël) est un court métrage des Walt Disney Animation Studios, réalisé tout spécialement pour la télévision. En 2006, lorsque John Lasseter arrive à la tête des Walt Disney Animation Studios, il prend alors la décision de rouvrir le département court métrage et met en route plusieurs projets. Cette réouverture n'est bien sur pas anodine. Elle permet aux artistes du studio de s'occuper entre deux grosses productions mais aussi de "tester" de nouveaux réalisateurs, en vu de leur confier plus tard la réalisation d'un long métrage. Par la suite ils seront aussi un bon moyen de faire revivre les héros de longs métrages à moindre coût (Le Mariage de Raiponce). En fait, John Lasseter reprend simplement un concept ayant déjà fait ses preuves aux studios Pixar. Ainsi plusieurs projets sont mis en chantier : un nouveau cartoon remettant Dingo sur le devant de la scène (How to Hook Up Your Home Theater), Glaguo's Guest (un court métrage diffusé de manière confidentielle dans quelques salles et festivals) et enfin Lutins d'Élite : Mission Noël. Les deux derniers sont deux idées originales de Chris Williams, jeune story artist de talent. John Lasseter, très emballé par les idées du jeune homme, lui confie alors la réalisation de Glaguo's GuestPour Lutin d'Élite : Mission Noël, Chris Williams se devra de laisser sa place à Kevin Deters et Stevie Wermers-Skelton, étant déjà à la tâche au même poste sur Volt, Star Malgré Lui.

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Dave Foley (voix originale de Wayne) et Sarah Chalke (voix originale de Maggy)

Prévu pour n'être qu'un "simple" court métrage de moins de dix minutes, Lutins d'Élite : Mission Noël aura finalement droit à un tout autre destin. Lorsqu'il était enfant, John Lasseter était un grand amateur des programmes spéciaux de Noël à la télévision. Il décide alors de faire de Lutins d'Élite : Mission Noël un programme spécial pour la chaîne ABC (appartenant à Disney) pour les fêtes de fin d'année. En 2007 déjà, la chaîne avait programmé un court métrage spécial Noël, mais réalisé par la concurrence directe (Dreamworks) qui avait très bien marché. John Lasseter n'eu donc pas beaucoup de mal à convaincre les dirigeant de la chaîne de diffuser un nouveau programme spécial Noël.
Lutins d'Élite : Mission Noël a été diffusé pour la première fois à la TV sur la chaîne ABC le 8 décembre 2009, et fit de très bonnes audiences. D'excellente qualité, le court métrage fut par la suite récompensé de quatre Emmy Awards (les Oscars de la TV américaine), dont celui du meilleur programme animé. De ce fait, les Walt Disney Animation Studios se virent logiquement invités à réaliser une suite! Mais ceci est une autre histoire...

 

Recherches de Jeff Turley :

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Recherches de Bill Schwab :

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Recherches de Brigitte Barrager :

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11 août 2009

Tin Toy

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TIN TOY (1988)

 

Durant la production de Red's Dream, au printemps de 1987, le groupe d'animateur de chez Pixar commençait à se rendre compte des points faibles de leur logiciel d'animation, Motion Doctor. L'outil était désormais dépassé. L'animation du clown organique a porté le système à un quasi statu quo. "L'interaction entre le logiciel et l'animation était extrêmement lente, j'ai cru me tuer», se rappela John Lasseter. Il compara ce logiciel à l'écriture sur un traitement de texte dans lequel chaque lettre tapée sur le clavier mettait cinq minutes à apparaître à l'écran. Il fallait faire quelque chose.

Dès 1986, l'équipe d'animation de Pixar a reconnu la nécessité de développer un logiciel d'animation plus puissant. Un week-end à l'automne 1986, une grande partie de l'équipe partit en caravane sur la côte californienne, à Stillwater Cove. Ils avaient organisé une retraite de quelques jours durant laquelle ils pourraient réfléchir ensemble dans un endroit serein. Parmi les personnes présentss on retrouvait Bill Reeves, Eben Ostby, Rob Cook, Loren Carpenter, Sam Leffler, David Salesin, et John Lasseter. Le livre blanc, où ils écrivirent collectivement leurs idées devint le fondement du nouveau logiciel de modélisation et d'animation qu'ils inaugurèrent avec Tin Toy: MENV (modeling evironment).

Le logiciel d'animation Motion Doctor a été conçu avant l'arrivée de John Lasseter à Lucasfilm et n'était donc pas adapté à sa formation artistique. MENV a quand à lui été conçu à la base pour accueillir le fruit du travail d'un animateur formé traditionnellement comme Lasseter. L'idée fondamentale derrière MENV était de créer un programme d'animation qui sépare les différentes étapes de l'animation par ordinateur (modélisation, animation, éclairage) dans des modules de chargement rapides. Le programme devait également être personnalisable et extensible, de sorte qu'il puisse se développer au fil du temps pour répondre aux demandes de plus en plus sophistiquées du studio en animation de personnage.
 

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Selon Bill Reeves, la production de Tin Toy  fut la plus difficile sur laquelle il a travaillé. Plusieurs nouveaux outils technologiques ont été intégrés durant la production. En plus du logiciel MENV, ce fut également les débuts de Renderman, le logiciel phare des studios Pixar responsable des rendus 3-D. C'est dans cet environnement de production difficile que John Lasseter décida de placer la barre encore plus haute qu'auparavant. L'équipe de Pixar allait tenter un des plus grands défis en matière d'animation: créer un personnage humain. Même les animateurs de Disney à leurs débuts, eurent du mal à animer de façon convaincante un homme ou une femme. Qu'en est-il aujourd'hui avec l'ordinateur comme outil?

L'animation par ordinateur, qui n'en était encore qu'à ses balbutiements, voulait s'attaquer à l'animation d'un bébé. L'idée a été suggérée par Bill Reeves, qui a eu son premier enfant, Julia, en 1986. Lasseter aima l'idée d'un bébé, mais n'avait pas d'histoire pour aller avec. Par la suite il regarda une vidéo de son neveu, Timmy. Dans cette vidéo, Timmy est assis sur une couverture et joue avec ses jouets, comme le font tous les enfants. Ce simple document fut déterminant pour Lasseter, qui l'étudia avec l'oeil d'un animateur aguerri. Il remarqua que tous les jouets que le bébé touchait allaient directement dans sa bouche. Lasseter pensa alors, "Wow, ce jouet doit imaginer que ce bébé est un monstre!" Ce fut l'étincelle nécessaire à Lasseter pour l'élaboration d'un nouveau court métrage. Il serait question d'un bébé et d'un jouet mais vu du point de vu du jouet.

L'histoire fut assez facile à trouver, mais l'animation du bébé par ordinateur le sera beaucoup moins. Malgré l'expérience aquise avec l'animation du visage du clown dans Red's Dream, animer un bébé présenta une nouvelle série de défis. La plupart des animations sont réussis car on ne sait pas vraiment comment, par exemple, Woody Woodpecker pourrait marcher ou comment un coyote pourrait chuter d'un falaise. Mais un bébé humain est quelque chose de très familier pour le public. Un seul faux mouvement et l'illusion est brisée.


Le premier défi pour Lasseter et Reeves, qui s'occupait de la partie technique sur le bébé, était de comprendre comment les muscles du visage fonctionnaient. Ils s'aidèrent pour cela des recherches de Paul Ekman et Wallace V. Friesen, qui, à la fin des années 1970, avaient développé le Facial Action Coding System (FACS). Ce système permettait d'identifier chaque muscle du visage et d'analyser la manière dont ils se contractaient selon les expressions et les émotions.

Pour appliquer ces résultats à leur bébé, Lasseter et Reeves achetèrent une poupée à Toy "R" Us, et firent une grille sur son visage, afin de le numériser. Après avoir modélisé le visage du bébé dans une position neutre, Reeves créa un logiciel qui permit à la structure musculaire de se placer sur la grille. Pour réaliser les expressions du visage complexe comme un sourire ou un froncement de sourcils, Reeves créa des macro-muscles. Lasseter compara ce processus à la "sculpture des expressions du visage." La gamme de mouvements mis en
œuvre par Reeves dans le système permis des expressions asymétriques du visage, l'une des clés de la création d'un personnage humain convaincant. Le résultat peut paraître assez effrayant aujourd'hui mais pour l'époque c'était une véritable prouesse. De plus le bébé devait-être considéré comme un montre par le jouet, donc son visage servait finalement plutôt bien l'histoire.

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La création de Tinny, le jouet miniature en fer blanc, fut une évidence pour Lasseter. Ce dernier était un passionné de jouets et avait commencé à en collectionner lorsqu'il travaillait encore pour les Walt Disney Animation Studios. Il avait ainsi amassé une collection assez importante, dont des jouets miniatures en fer blanc. Il fut aussi inspiré par un voyage au Japon en 1987, durant lequel il visita le Kitahara Tin Toy Museum de Yokohama. Lasseter conçu ce personnage comme un homme orchestre. Cette caractéristique lui donna une richesse sonore que Gary Rydstrom, sound designer, dut sublimer."Le gros travail sonore sur Tin Toy a été de synchroniser le son avec l'animation", se rappela Rydstrom. "John n'avait pas animé les cymbales et les tambours de son personnage avec l'idée d'une musique particulière en tête. C'était juste une sorte de modèle."

Alors que Luxo Jr. et Red's Dream, peuvent passer pour des films expérimentaux, Tin Toy se veut quant à lui plus cinématographique. Certains plans sont plus recherchés, comme le point de vue à travers le plastique translucide de la boîte à jouets: nous voyons une image déformée de l'enfant avec une tête étrange. Le film permit également à Pixar de faire un nouveau bond technologique qui les rapprocha un peu plus de leur rêve : la réalisation d'un long métrage d'animation par ordinateur.

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25 juin 2009

Là-Haut : color script de Lou Romano

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Il y a quelques jours, Lou Romano, directeur artistique chez Pixar, a publié sur son blog une galerie de scripts chromatiques (sorte de storyboard pour les couleurs) qu'il a réalisé pour Là-Haut entre 2005 et 2008. Retrouvez ci-dessous l'intégralité de cette superbe galerie. Attention, ces images comportent de nombreux spoilers. Pour rappel, vous pouvez retrouver une grande partie des recherches graphiques du film dans le livre The Art of Up aux éditions Chronicle Books!

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8 juillet 2009

Monstres & Cie.

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Blu_ray__dition_fran_aise_02Bob, Sully et Boo sont de retour en vidéo à partir d'aujourd'ui! Pas de ressortie en DVD cette fois-ci pour Monstres & Cie, mais une première édition Blu-ray de toute beauté! Pour en savoir plus sur cette édition je vous conseil de lire le test réalisé par le site Planète HD. A l'occasion de cette sortie exceptionnelle retrouvez aujourd'hui une nouvelle galerie de recherches graphiques du film!

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6 avril 2009

Toy Story

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37850381_pL'aventure de Toy Story débute officiellement en mai 1991, lorsque Disney signe un contrat avec les studios Pixar pour la réalisation d'un long métrage d'animation en images de synthèse. A l'origine, Pixar avait proposé à Disney un programme télévisuel de trente minutes pour Noël inspiré du court métrage Tin Toy sorti en 1988. Mais Disney, impressionné par le parcours du petit studio californien depuis sa création en 1979 au sein d'ILM, leur donna en échange le feu vert pour un long métrage! John Lasseter, le leader créatif des studios Pixar n'en revenait pas, dix ans après son licenciement de chez Disney, voilà qu'ils avaient à nouveau grand besoin de lui. Et vice et versa, autant Pixar avait de l'imagination et de l'enthousiasme à revendre, autant Disney leur permettrai un financement et une campagne marketing de premier choix.

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La réalisation d'un long métrage d'animation en images de synthèse était le but premier des studios Pixar depuis leur création. Au départ Pixar n'était qu'une petite entité d'ILM concentré sur l'animation et les effets spéciaux assistés par ordinateur. Après un premier court métrage, The Adventures of André & Wally B., en 1984, l'équipe se pencha sur les effets spéciaux d'une scène du film Le Secret de la Pyramide, qui sera alors le premier film avec effets spéciaux numériques. Après le rachat du studio par Steve Jobs en 1986 (Lucas Film ayant fait la grosse erreur de se séparer d'eux) et la sortie du court métrage Luxo Jr., Pixar commençait à être de plus en plus reconnu dans le monde de l'animation. En plus d'avancées technologiques impressionnantes, les artistes de Pixar (en particulier John Lasseter), avaient insufflé de la vie à leurs personnages, ce qui rendait cette 3D encore balbutiante beaucoup moins froide qu'auparavant. Après divers courts métrages (Red's Dream, Tin Toy, Knick Knack) et la réalisation de plusieurs publicités, les studios allaient enfin pouvoir réaliser leur rêve de long métrage grâce à Disney, qui financera leur projet. La tâche va s'avérer ardu, pratiquement personne chez Pixar n'avait déjà travaillé sur un long métrage, ils auraient énormément de choses à apprendre. De plus leur film allait être le tout premier film d'animation entièrement réalisé en images de synthèse, c'était un grand pas vers l'inconnu et un sacré défi. Mais ce n'est pas ça qui les auraient découragé, bien au contraire.

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La ligne de conduite pour ce long métrage était la suivante : pas de conte de fée, pas de personnages qui chante, en gros Pixar ne voulait pas faire un film Disney traditionnel, mais trouver leur propre style. De ce côté Disney leur avait laissé carte blanche, et cette liberté angoissait quelque peu les artistes des studios Pixar. John Lasseter voulait un film dans la continuité de Tin Toy, une histoire de jouets. Au départ Toy Story (nom provisoire du film qui sera finalement le titre définitif) devait être l'histoire de Tinny (le personnage principal de Tin Toy) qui part en vacances avec son propriétaire. Celui-ci l'oubli sur une aire d'autoroute, il est alors trouvé par un chineur qui le jette dans son camion. Il y fait la rencontre d'une marionnette ventriloque et ils décident de s'entraider. A la fin les deux compères finissaient dans une sorte de paradis des jouets (une école maternelle) où ils ne seraient plus jamais perdus, ni délaissés. Puis le scénario fut modifié et on déplaça l'histoire dans une chambre d'enfant. Un jeune garçon reçoit un nouveau jouet à son anniversaire qui rejoint ses vieux jouets. Mais ça paraissait étrange qu'un vieux jouet démodé comme Tinny devienne le jouet préféré d'un petit garçon. Il fut alors décidé de créer des jouets de toutes pièces. Tinny fut remplacé par Lunar Larry (qui sera par la suite renommé Buzz Lightyear) et la marionnette ventriloque échangea son chapeau haut de forme contre un costume de cow-boy.

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Un première version du film sous forme de storyboards fut présenté aux dirigeants des studios Disney en décembre 1993. Même si les scénaristes de Pixar avaient de grandes libertés sur leur film, l'accord des dirigeants était indispensable pour lancer la production. Et ce fut un désastre. Rien ne fonctionnait, ce n'était ni drôle, ni émouvant et le récit manquait cruellement de rythme. Les personnages ne fonctionnaient pas. Woody était le personnage le plus énervant jamais vu à l'écran. En fait, à force de se plier à toutes les rectifications que voulait apporter Disney au film, Toy Story ne ressemblait plus à ce que John Lasseter avait imaginé. Disney voulut alors stopper la production et demanda à Pixar de faire des coupes dans le budget en licenciant une partie de leurs employés, ce qu'ils refusèrent de faire. A la place ils se remirent immédiatement au travail et réécrivirent le scénario. Tout le monde était extrêmement motivé, ils savaient que c'était leur dernière chance de prouver de quoi ils étaient capables et il ne fallait pas la laisser passer. En seulement trois semaines l'équipe du film avait réalisé un nouveau storyboard! Il fut présenté à Disney qui l'approuva, ce n'était pas parfait mais cela prouvait que le film avait un potentiel. La production de Toy Story pouvait enfin commencer.

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Thom Hanks et Tim Allen furent choisit pour interpréter Woody et Buzz. Contrairement à beaucoup de films d'animation, les acteurs eurent ici une grande influence sur la conception des personnages. Tim Allen par exemple insuffla beaucoup de douceur à Buzz, qui était à la base un simple héros venu de l'espace, fier et arrogant. Il en fit une sorte de policier intergalactique égocentrique, rempli d'humour et de naïveté. Tom Hanks accepta quant à lui très vite le rôle de Woody, et ce grâce à un test d'animation du personnage avec sa voix tiré d'un de ses précédents films. Il trouva cela génial et accepta sur le champs de participer au projet. Sa voix chalereuse permit de rendre Woody un peu plus enthousiaste et sympathique.
Les musiques de Toy Story furent confié à Randy Newman. Tout d'abord musicien, Randy devint compositeur en 1965 avec la réalisation de la bande originale du film Peyton Place. Il se fit surtout connaitre dans ce domaine à partir de 1981 avec la musique de Ragtime puis Maverick en 1994. Toy Story était son premier projet de musique de film d'animation, ce qui était parfait pour l'équipe qui désirait une musique tout aussi différente que le scénario. En plus de la musique, Randy Newman écrivit plusieurs chansons pour le film dont You've Got A Friend In Me, qui devint très vite populaire lors de la sortie du film. Son style et ses sonorités mélangeant jazz et country étaient parfaites pour le film, le résultat final était tout a fait celui recherché.

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Toy Story sorti le 22 novembre 1995 aux Etats-Unis et fut un véritable triomphe dès les premiers jours d'exploitations. Malgré un budget très serré, le film engrangea plus de 350 millions de dollars de recettes dans le monde et ouvrit la voie à une toute nouvelle génération de films d'animation. Sorte de Blanche Neige et les Sept Nains des temps modernes, Toy Story reste, des années après sa sortie toujours aussi bon, malgré une 3D dépassée depuis longtemps. Le secret du film est bien entendu un scénario en béton et des personnages charismatiques et attachants, la technologie 3D n'étant au final qu'un "banal" outil. Voilà pourquoi Toy Story restera un film inoubliable, qui fait désormais parti de l'histoire.

 

Recherches décors :

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Recherches personnages :

Woody

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Buzz Lightyear

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10 août 2007

Concept art Kuzco, l'Empereur Mégalo

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Il est assez rare de trouver le nom des nombreux artistes qui travaillent sur la production d'un film d'animation. Des centaines de dessins sont ainsi présentés sans que le nom de leur auteur soit dévoilé. Travailler pour Disney est donc souvent synonyme de travailler dans un quasi anonymat (toute les oeuvres étant regroupées sous le "label" Disney). Pour une fois que ces noms sont en ma possession pour ces superbes concept art de Kuzco, l'Empereur Mégalo, je ne vais pas me faire prier pour vous les divulguer car ces artistes le méritent bien!

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Loïc Rastout

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Paul Felix

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Tom Cardone

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Robh Ruppel

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13 mars 2013

Critique Le Monde Fantastique d'Oz

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Oz_The_Great_and_Powerful_All4MainCS_drop_02Après un retour réussi à l'horreur avec Jusqu'en Enfer sorti en 2009, le réalisateur américain Sam Raimi, devenu mondialement connu pour avoir réalisé la première trilogie Spider-Man (et dans un tout autre registre la trilogie Evil Dead), nous revient en 2013 avec cette préquelle au classique de 1939, Le Magicien d'Oz. Et de magicien il en sera justement question dans ce nouveau film qui revient sur les débuts d'Oscar Diggs (alias Oz), le magicien charlatan du premier film. Vu par le peuple d'Oz comme le grand magicien dont parlait la prophétie, Oscar Diggs va sans vraiment le vouloir se retrouver au milieu d'une aventure extraordinaire.

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La première chose qui saute aux yeux en découvrant Le Monde Fantastique d'Oz, c'est sa ressemblance avec Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton dans son style visuel. Logique vous me direz, c'est le succès de ce dernier qui a déclenché sa mise en production. Par ailleurs on retrouve sur les deux films bon nombre des mêmes techniciens et artistes (dont le talentueux Michael Kutsche qui s'est occupé du design et des costumes des personages), ainsi que le même producteur, Joe Roth. Mais là ou le premier pêchait par une surdose de décors numériques, Le Monde Fantastique d'Oz a réussi à trouver le bon équilibre entre décors réels et décors générés par ordinateur. Le Monde d'Oz s'avère ainis bien plus consistant et réaliste (toute proportions gardées) que le Pays des Merveilles. Le stylge graphique est parfaitement maîtrisé, mélangeant habilement les célèbres décors du film original (la route de briques jaune, la cité d'émeraudes, etc.) et de nombreux lieux inédits s'imbriquant parfaitement dans l'univers connu de tous. Les personnages numériques comme le singe Finley ou la petit poupée de porcelaine sont également de belles réussites techniques et graphiques. Je dois bien avouer que ce film me rassure quant à l'utilisation des effets spéciaux numériques de nos jours, la preuve que même si on est capable de tout réaliser en 3D, le tout numérique n'est pas toujours la meilleur solution.

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Au niveau du scénario, Le Monde Fantastique d'Oz reste dans le classique pur et dur. Peut-être pour ne pas trop dénoter avec le film original? Cependant, on ne s'ennuie pas une seule seconde, le rythme est soutenu, l'humour est bien présent, tout comme l'épouvante (dans une bien moindre mesure). La réalisation est très soignée mais peut-être un peu trop impersonnelle (blockbuster oblige), on ne reconnaît pas vraiment la patte de Sam Raimi, hormis sur quelques plans loufoques lorsque la montgolfière entre dans la tornade. Néanmoins, le réalisateur nous offre de splendide scènes d'aventures admirablement filmées, jouant habilement avec la 3D, la couleur et le format de prise de vue entre le monde réel et le monde d'Oz. Le personnage principal, incarné par l'excellent James Franco, n'est pas dénué d'intérêt. Tout d'abord très sur de lui et égoïste, on a plaisir à le voir évoluer tout au long du film, passant d'un magicien peu inspiré à un véritable héros. Les sidekicks ne sont pas en reste, avec au premier plan Finley, le singe trouillard (doublé par Zach Braff en VO) qui accompagnera le magicien durant une bonne partie de son aventure. Oscar Diggs sera également accompagné d'une petite poupée de porcelaine, dernière survivante de son village a qui il redonnera espoir et qui n'est pas aussi fragile qu'elle veut le faire croire.

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Le casting féminin est également fort bien fourni. Michelle Williams qui incarne Glinda est sans aucun doute ma préférée. Son jeu allie parfaitement la grâce et la bonté, sans partir dans le mièvrerie extrême. On est bien loin de Dawson! Mila Kunis est un peu moins convaincante dans le rôle de la sorcière Theodora, malgré les gros changements par lesquels le personnage passera. Les fans de la comédie musicale Wicked seront d'ailleurs surement un peu déçus de voir que les origines du personnage ont  été modifié pour le film. Enfin Rachel Weisz, qui incarne la sorcière Evanora, la soeur de Theodora ne m'a pas vraiment impressionné, j'en attendais plus d'une actrice de cet acabit... Dans l'ensemble on peut donc dire que le jeu des acteurs n'est pas des plus extraordinaires. Est-ce du à une direction d'acteurs trop laxiste ou bien (et je pencherai plus pour cette théorie) est-ce le syndrome du fond vert qui a encore frappé? Dans tous les cas, et malgré une bonne dose d'humour principalement apporté par les personnages numériques, il manque une certaine fantaisie au jeu des acteurs. Dommage car c'est principalement eux qui doivent nous faire croire à l'existence de ce monde imaginaire.

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Le Monde Fantastique d'Oz est donc surtout une belle réussite graphique et un vibrant hommage au film original de 1939. Cependant, en raison de son trop grand classicisme dans son scénario et son manque de surprise, le film loupe la marche qui l'aurait mené vers une oeuvre inoubiable. Enfin, le casting a beau être de qualité, on aurait aimé voir les acteurs nous offrir un peu plus de fantaisie. Mais ne boudons pas notre plaisir, on passe tout de même un très bon moment devant cette nouvelle production Disney au charme à la fois désuet et extrêmement moderne. Retour à Oz réussi!

 

Le Monde Fantastique d'Oz est sorti le 13 mars 2013 au cinéma, en 3D dans les salles équipées ! 

24 décembre 2010

Danny le Petit Mouton Noir

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204862_1020_A_02So Dear to my Heart (Danny, le Petit Mouton Noir) est un long métrage sorti en 1949 mêlant prises de vue réelles et séquences d'animation. Après Mélodie du Sud, sorti trois ans plus tôt, Walt Disney continue sur sa lancée des films live, se séparant petit à petit du monde de l'animation, avant de complétement le laisser de côté en 1950 avec L'Ile au Trésor, premier film du studio sans aucune séquence d'animation.

C'est en 1946 que le projet voit le jour, lorsque Walt Disney décide d'adapter le livre de Sterling North, Midnight and Jeremiah, publié en 1943. Le récit de North lui a beaucoup plut, lui rappelant son enfance à Marceline, dans la ferme familiale. C'est d'ailleurs ce détail qui fera de Danny, le Petit Mouton Noir l'un des films favoris de Walt Disney. Baigné de nostalgie, l'histoire se passe au début du XXème siècle dans une petite ville américaine et met en vedette un jeune garçon prénommé Jeremiah qui rêve d'élever un cheval de course. Mais sa famille est pauvre et il sait bien que ce rêve est irréalisable. Pour autant, il ne baisse pas les bras et porte alors son dévolu sur un jeune mouton noir, alors rejeté par sa mère, qu'il désire présenter aux concours animalier locaux. Grâce aux conseils avisés de personnages animés tiré de ses livres de collage, Jeremiah apprendra de nombreuses vertus tel que la patience, le dépassement de soi et le dévouement, ce qui lui permettra de réaliser ses rêves.

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Walt Disney confie la réalisation des séquences live à Harold D. Schuster. Walt avait vu son dernier film, Mon amie Flicka chez lui, avec sa femme et ses deux filles, toute la famille ayant beaucoup apprécié le film. Ce serait une des raisons qui ont poussé Disney à choisir Schuster. Le tournage de Danny, le Petit Mouton Noir débute en avril 1946 dans le Parc national de Sequoia, avant de se déplacer aux studios Disney à Burbank. A cette époque, les studios Disney n'avaient qu'un seul plateau de tournage, le stage 1 construit en 1940 en même temps que le studio, qui faisait à peine 1000 m2. Il faudra attendre 1949 pour voir apparaître le stage 2, construit pour le développement de programmes TV. Ainsi, de nombreuses scènes en intérieur furent reconstitué directement sur les lieux de tournage en extérieur. La boutique de l'épicier Pete Grundy a été reconstituée sur site grâce à une vieille boutique similaire de Porterville depuis longtemps fermée qui a été rachetée par le studio et déplacée. La ferme et la maison de Grand-mère Kincaid sont des créations des décorateurs, mais la station de train était préexistante ainsi que les rails. La locomotive et ses wagons ont été loués au studio Paramount. L'implication de Walt Disney dans le film est d'après les souvenirs de Schuster marquée par ses venues sur le tournage en extérieur le week-end qui donnaient lieu à des repas et des discussions détendus. Toutefois, la méthode de travail de Walt a dû changer pour le cinéma en prises de vue réelles, sa participation devait se faire plus durant la pré et la post-production pour ne pas empiéter sur le travail du réalisateur.

Le rôle principal de Danny le Petit Mouton Noir, le jeune Jeremiah, est interprété par Bobby Driscoll, déjà connu pour son rôle dans Mélodie du Sud. Tout comme la petite Luana Patten qui tourne pour la seconde fois avec le jeune acteur. Les deux enfants deviendront vite les premières stars Disney. Bobby Driscoll jouera ainsi dans divers productions des studios tels que Mélodie Cocktail, L'Ile au Trésor et prêtera également sa voix à Peter dans Peter Pan. Quant à Luana Patten on la retrouvera dans Coquin de Printemps, Mélodie Cocktail et Johnny Tremain, un film Disney de 1957. Mais le destin des enfants stars s'avère parfois tragique... Après des années de galère, de rôles médiocres et de toxicomanie, Bobby Driscoll décèdera en mars 1968 à l'âge de 31 ans. Luana Patten décède elle à l'âge de 57 ans d'insuffisance respiratoire en mai 1996.

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Le 24 juin 1946, Disney signe un contrat de distribution avec RKO pour quatre films, dont Danny, le Petit Mouton Noir. Le contrat stipule que ces films doivent comporter de l'animation. En effet, RKO ne semble pas encore convaincu du pouvoir d'attraction d'un Disney sans animation. Walt Disney rajoute ainsi  à contre-cœur quinze minutes d'animation au film, qui seront terminé en août 1948. Le film sort sur les écrans américains le 19 janvier 1949. Les critiques sont plutôt séduites par le film, en particulier par ses séquences live (les scènes animées sont jugé inutiles) qu'elles trouvent  remarquables. Le public par contre ne suit pas, le film sera un échec commercial... Danny, le Petit Mouton Noir aura tout de même droit à une nomination aux Oscars dans la catégorie Meilleure Chanson pour Lavender Blue. Malgré son impopularité, le film ressortira au cinéma en 1964.

 

Recherches graphiques de Mary Blair :

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22 mai 2009

Fantasia 2000 : Pomp and Circumstance

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Septième séquence de Fantasia 2000, Pomp and Circumstance, composé par Sir Edward Edgar entre 1901 et 1907, remet Donald Duck sous les projecteurs après plusieurs années d'absence. En effet le petit canard n'était pas réapparu à l'écran depuis le moyen métrage Le Prince et le Pauvre, diffusé avant Les Aventures de Bernard et Bianca au Pays des Kangourous sorti en 1990.

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Plusieurs idées furent développées pour mettre Donald en scène, dont une avec un Donald-Icare sur La Chevauchée des Valkyries (un des morceaux prévu pour la suite avortée de Fantasia dans les années 40). Mais cela ne fonctionnait pas et tout fut repris à zéro. La Chevauchée des Valkyries fut remplacée par Pomp and Circumstance et Donald fut transposé au XVIème siècle où il était entouré de princes et de princesses. L'équipe alla ainsi très loin dans les recherches avant de trouver la bonne histoire. Depuis longtemps déjà il avait été évoqué de faire une histoire sur l'arche de Noé. Cette idée vint de Francis Glebas, le réalisateur de la séquence. Il s'est dit qu'il serait amusant si les animaux refusait de monter dans l'arche. Au départ ce devait être une colombe qui jouait le rôle de l'assistant de Noé. Cette dernière ressemblait beaucoup à notre cher canard, hormis qu'elle ne souhaitait pas retrouver sa bien aimée mais seulement se reposer dans son hamac. Ce n'est que plus tard qu'il fut décidé de la remplacer par Donald.

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C'est Peter Schickele qui s'occupa de l'arrangement du morceau. On lui doit notamment la musique de la série TV Sesame Street ou bien encore la B.O. d'une demi douzaine de films : The Crazy-Quilt (1966), Funnyman (1967), Silent Running (1972), Oh! Calcutta! (1972) et Abduction of Figaro (1984). Pour la séquence, il fut décidé de n'utiliser que les marches 1,2,3 et 4, le tout dans l'ordre chronologique pour donner un sentiment de progression, de mouvement, avec des moments forts et de la diversité.
Au niveau graphique, il fut décidé de rendre les animaux de l'arche semi réalistes. Il fallait en effet qu'il s'allient parfaitement avec le monde qui les entoure mais aussi avec le design de Donald Duck, bien plus loufoque. On retrouve d'ailleurs de nombreuses références au canard dans la séquence : les flaques sont en forme de canard, ainsi que l'arrière de l'arche, la maison de Donald est la caricature d'un œuf
posé sur un nid.  

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Pomp and Circumstance est au final un bien bel hommage au canard le plus célèbre du monde, sorte de réponse à L'Apprenti Sorcier dans lequel son confrère Mickey Mouse avait la vedette.

 

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Recherches de Francis Glebas :

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22 mars 2013

Critique Alice au Pays des Merveilles

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17 ans après L'Étrange Noël de Monsieur Jack, Tim Burton fait son grand retour chez Disney avec sa version live d'Alice au Pays des Merveilles. Mais ne vous attendez pas à voir une simple conversion du film d'animation des Walt Disney Animation Studios de 1951, il s'agit bien d'une toute nouvelle histoire. Tim Burton nous livre en réalité une suite aux deux romans originaux, qui voit Alice retourner au Pays des Merveilles une dizaines d'années après son dernier voyage, le tout dans le plus pure style du réalisateur. Malheureusement le résultat n'est pas à la hauteur de mes espérances... 

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Mia Wasikowska est quoiqu'on en dise une excellente Alice, rêveuse, douce et un peu marginale. Elle a fait du bon boulot, malheureusement gâché par des dialogues insipides. La fin du film par exemple (attention spoilers) est d'un ridicule sans nom. Elle sort du terrier et dit ses quatre vérités à tout le monde, ce n'était vraiment pas utile. Elle aurait très bien put juste dire non au lord et s'en aller. Et tout le film est comme ça, plein de longueurs et de dialogues sans grand intérêt. Seule Helena Bonham Carter et Paul Whitehouse (le lièvre de Mars) sortent du lot. Johnny Depp ne m'a pas du tout convaincu en Chapelier soit disant fou alors qu'il ne l'est pas vraiment. Certes il est excentrique mais je n'ai pas retrouvé le grain de folie nécessaire au personnage. Le Chat du Sheshire est quant lui très réussi même s'il ressemble un peu trop au chat bus de Mon Voisin Totoro !

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C'est visuellement que le film tire son épingle du jeu. On retrouve la patte du réalisateur avec un pays des merveilles d'une extrême richesse. Les images de synthèses sont de grande qualité, les fonds verts se faisant très discrets, hormis sur quelques plans (lorsque Alice chevauche le jaberwookie). Les décors sont variés et surprenants. Alors que la version de Disney de 1951 se contentait de faire du pays des merveilles une sorte de grand jardin, on retrouve ici toute sorte de paysages plus ou moins féeriques. Mon préféré reste la forêt qu'Alice parcours lors de son arrivée, très colorée, fantaisiste et exotique. Le château de la Reine Rouge est également somptueux. Le seul reproche que je pourrais faire c'est que le tout semble parfois un peu trop synthétique, manquant cruellement de consistance. Il aurait été judicieux de construire une partie des décors en dur, et le reste en numérique. En dehors de cela c'est très réussi.

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La 3-D est exploitée de manière correcte, mais sans plus. Il est vrai qu'après avoir découvert le fabuleux travail de James Cameron sur Avatar, les autres films en 3-D semblent bien moins réussis! Seules certains plans du film vous rappel que vous regardez un film en relief. Mais dans l'ensemble je trouve que cette technique n'a pas été assez exploitée. La végétation du pays des merveilles semble ainsi bien moins réelle que la jungle de Pandora où l'on sentait une véritable profondeur. Enfin, je pense que cette technique n'en est encore qu'à ses débuts et que l'on doit encore laisser du temps aux studios pour la maîtriser complètement. 
Les musiques de Danny Elfmann ne sont par contre pas des plus mémorables. Seul le thème d'Alice m'a vraiment envoûté, mais il est tellement répété dans le film que cela en devient lassant. Tout comme le scénario je trouve qu'il manque à la musique un petit grain de folie.

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Bref Alice au Pays des Merveilles m'a déçu, je m'attendais à un film culte mais je me suis retrouvé devant un simple divertissement (plutôt bon je l'avoue) qui ne marquera ni les esprits, ni la carrière de son réalisateur.

 

Alice au Pays des Merveilles est sorti au cinema le 24 mars 2010, en 3-D dans les salles équipées. 

29 mai 2009

Ub Iwerks

 

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Ub Iwerks est né le 24 mars 1901 à Kansas City, Missouri. Fils unique d'immigrés allemands et néerlandais, Ubbe Ert Iwwerks fut élevé dans la pauvreté. Sa mère, Laura May Wagner, avait 26 ans à sa naissance. Son père Eert Ubbe Iwwerks, inventeur amateur, avait 57 ans. Les inventions de systèmes phonographiques et d'enregistrement de son père marquèrent sans doute le jeune Ub. Eert introduisit son fils au monde fascinant du cinéma. Durant son adolescence, Ub était alors fasciné par l'idée d'animer une image  fixe. L'animation n'en était qu'à ses balbutiements mais Ub trouvait déjà ce nouveau média passionnant. Mais un évènement marquant survint au jeune Ub alors âgé de 14 ans. En rentrant un jour chez lui il réalisa que son père était parti. Il devint soudain le seul gagne-pain pour sa mère. Jamais plus il ne parla de son père ou le revit. Ub dut alors quitter l'école pour faire de petits boulots. Il se forgea sa propre éducation en lisant des livres après le travail. Pour échapper à l'ennui, le dessin et l'illustration s'avérèrent de parfaits exutoires. A 18 ans, Ub entra en première année à l'institut des beaux-arts de Kansas City. Il réalisa alors que gagner sa croûte ne lui suffisait pas, il voulait faire un travail qui lui plaisait. L'Art serait le moyen d'y arriver.

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La maison de son enfance à Kansas City          Ub au studio Pesman-Ruben           Walt Disney au studio Pesman-Ruben

Son premier travail en tant qu'artiste fut un poste d'illustrateur au studio d'art publicitaire Pesman-Ruben. Louis Pesman, le patron, réalisa rapidement que Ub possédait un talent unique en dessin, un talent inégalé. Un mois après l'arrivée de Ub, un autre jeune homme fut engagé. Son nom était Walter Elias Disney. Rapidement Ub et Walt devinrent amis. Ils avaient en commun leur passé de lutte pour la vie familiale et un manque de soutien autour d'eux lorsqu'il s'agissait de poursuivre une carrière dans l'Art. Leur passion sans retenue pour le dessin les rapprocha. Les deux jeunes gens de 18 ans décidèrent de monter leur propre firme. Ils créèrent ensemble les bureaux Iwwerks-Disney Commercial Artists. Ce fut un premier pas dans la réalité. Cette aventure ne dura qu'un mois mais permis aux deux jeunes hommes de se  forger une première expérience intéressante.
De nouveaux au chômage, il repérèrent rapidement une annonce dans le journal de Kansas City pour des artistes recherchés pour une compagnie de publicité locale. Ils sautèrent sur l'opportunité. A la Kansas City Slide Company, Ub et Walt furent amenés à jeter un œil
en coulisses sur la production de films d'animation. Cette technique fut une révélation pour Walt, et une redécouverte pour Ub. Intrigués par ce média en pleine évolution, Walt convainquit son chef de lui prêter une caméra pour que lui et Ub puissent créer un court métrage publicitaire comique pour le cinéma local, le Newman Theatre. Bientôt il fut engagé pour une série intitulée Newman Laugh-O-Grams, des dessins animés basés sur des contes et réinterprétés à l'âge du jazz. Au sein de leur nouvelle entreprise, Laugh-O-Grahms, Incorporated, Walt embaucha de nombreux amis artiste ainsi que Ub qui était le principal animateur.

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   la Kansas Slide Company                      Ub Iwerks et Walt Disney (1923)                 Les bureaux des Laugh-O-Grahms

Ses talents furent vite remarqué par Disney et il devint très vite l'employé le plus important de la compagnie. Le succès fut au rendez-vous mais de courte durée. En effet, Walt se rendit très vite compte que son client faisait faillite et qu'il n'avait aucunement l'intention de lui régler ses films. Après avoir sauvé l'entreprise grâce à leurs fonts personnels, une nouvelle série fut crée, ALice in Wonderland. La technique que Ub et Walt créèrent pour les Alice Comedies était fortement basé sur l'expérimentation et l'improvisation. Mais la capacité croissante de Ub à voir les choses en termes techniques fit que ce dessins animé fut leur meilleure réalisation jusqu'alors. Mais malgré la qualité de ces cartoons, l'argent vint encore à manquer au bout de quelques mois. Ub, cherchant un emploi fixe repartit travailler quelques temps pour son ancien employeur où il devint très vite responsable du département artistique. Pendant ce temps Walt était parti rejoindre son frère Roy en Californie où ils créèrent les Disney Brothers Studio en octobre 1923. Mais la qualité des cartoons avaient diminué depuis le départ de Ub et Walt lui demanda de revenir. Voici un extrait de la lettre qu'il lui envoya : "Cher ami Ub. Ta Place est ici. Ici, tu pourras travailler et t'amuser comme un fou. Je ne plaisante pas. Ne réfléchis pas plus longtemps. Souviens-toi du vieil Horace Greeley : "A l'Ouest, jeune homme, à l'Ouest!" Pour rien au monde je ne reviendrais à Kansas City, je t'assure! Vive Hollywood." Ub mit alors ses doutes de côté et rejoignit  Walt en Californie au mois de juillet 1924.
Dès son arrivée au DisneyBrothers Studio, Ub devint l'animateur principal et le membre de l'équipe le mieux payé. Il put y développer son style qui ne se basait ni sur des feuilles de modèles, ni sur des repères. La structure allait faire place à un élan fluide et personnel, guidé par l'émotion. Personne ne lui arrivait à la cheville au studio, que ce soit au niveau artistique ou technique. Il avait également une productivité impressionnante et pouvait  réaliser deux à trois fois plus de dessins par jour qu'un autre animateur.

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Image d'intro des Laugh-O-Grams                            Deux personnages des Alice Comedies animés par Ub Iwerks 

A la fin de l'année 1926, Charles Mintz pris en charge la distribution des cartoons Disney chez Universal et demanda à Walt et Ub de créer un nouveau personnage de cartoons. Oswald the Lucky Rabbit vit ainsi le jour. Un an plus tard, Walt perdit les droits de son personnage ainsi que toute son équipe d'artistes, débauchés par Universal, hormis Ub Iwerks. C'est avec ce dernier qu'il créa en une nuit le personnage de cartoon le plus populaire du monde : Mickey Mouse. Voici un extrait d'une interview de Ub Iwerks datant de 1956 parlant de cette naissance : "Walt revint découragé de Hollywood - après son entretien avec Charles Mintz à New-York -. Nous passâmes en revue les possibilités d'un nouveau personnage. Nous esquissâmes des chats, des chiens, mais il y avait déjà trop de chats. Je feuilletai des tonnes de magazines, comme Life ou Judge. En tombant sur des bandes dessinées, nous eûmes l'idée d'une souris. Elles étaient encore rares  à l'époque".

Cette fameuse souris devint très vite un immense succès et Ub ne regretta pas d'être resté auprès de son fidèle ami. Mais derrière la façade naissait de nouvelles tensions. Avec la demande du public et une équipe en constante expansion, Walt se mit à se mêler de la direction artistique de la compagnie d'une manière inattendue pour Ub. Ce dernier avait toujours l'habitude de montrer son travail terminé à Walt. Mais depuis peu, Walt mettait son nez dans ses affaires et réécrivait toute les feuilles d'exposition de Ub, changeant ainsi le timing des animations de Ub à sa convenance. Le timing est quelque chose de sacré pour un animateur et Ub n'apprécia guère ces modifications trop régulières. De plus la popularité de Walt allait grandissante avec celle de Mickey Mouse, tandis que lui restait dans l'ombre.

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Animation de Mickey Mouse pour Steamboat Willie dessinée par Ub Iwerks(1928)

En 1930, Pat Powers, le nouveau distributeur pour le son des studios Disney se rapprocha de Ub pour lui proposer de créer son propre studio d'animation. Selon lui, Ub était la clé du succès des studios Disney. L'offre était tentante mais l'idée de quitter Walt était difficile. Les tentions entre Walt et Ub devinrent insupportable et Ub finit par accepter l'offre de Pat Powers. Walt fut dévasté lorsque Ub quitta la compagnie car il était un animateur accompli. Il était vraiment le père de touts les animateurs des studios Disney. Mais en dépis de touts ces différents, Walt et Ub gardèrent un respect mutuel.
Ub ouvrit alors des bureaux à Hollywood où il créa une nouvelle série de cartoons pour MGM, Flip the Frog. Avec de nombreux artistes venus de New York, Ub commença à enseigner ses techniques d'animation. De nombreux grands animateurs en devenir passèrent par son studio, dont Chuck Jones, l'un des créateurs des Looney Toons. A 31 ans, avec sa femme Mildred, son premier fils Don et une nouvelle maison, Ub avait un grand succès. Mais la prospérité de son studio ne dura qu'un temps. En 1934, un nouveau code éthique réduisit la liberté des cinéastes afin de ne diffuser dans leur film que les valeurs supportées par le gouvernement. Le public suivit et ne voulait plus voir de cartoons loufoques ou quelques peu osés. C'est ainsi que tout les gags s'adressant aux adultes furent boudés, les cartoons étaient désormais fait pour les enfants. Les cartoons du studios de Ub Iwerks étaient également le reflet d'une société en crise (la grande dépression battait son plein) et les gens ne voulaient plus payer pour voir la réalité mais bien pour s'évader. Ses cartoons ne gagnèrent ainsi jamais l'affection du public, contrairement aux dessins animés Disney. Le contrat de la MGM prit fin en 1934 et la société de Ub se retrouvait alors seul pour distribuer ses films. Les profits chutèrent ainsi que le nombre d'entrées. Bientôt Ub fut forcé de voir la réalité en face, il ferma son studio en 1938. Par la même occasion cette fermeture mit fin à sa carrière d'animateur.

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        Flip the Frog                          Les studios de Ub Iwerks à Hollywood                      Ub Iwerks vers 1935

Ses intérêts se portèrent alors sur autre chose, Ub désirait se consacrer aux aspects techniques du cinéma. Durant les dernières années, il développa quelques outils fort utile pour ses cartoons, comme un prototype de caméra multiplane qu'il employa dans certain Comicolors, sa dernière série en date. Il fut aussi le créateur de la  première caméra 3D. En 1940, lorsqu'un ami apprit qu'Ub était disponible, il suggéra à Walt de demander à Ub de  revenir au studio. Ce qu'il fit sur le champs! Mais beaucoup de choses avaient changé en 10 ans, Ub n'était plus associé dans la société comme par le passé. Mais il sentit qu'une nouvelle opportunité idéale de collaboration avec Walt se présentait. A cette époque le studio étaient entièrement dévoué à l'effort de guerre, la première production auquel participa Ub fut Victory Through Air Power. Le coût de productions des films se voyait fortement réduit au début des années 40, la survie du studio dépandant de la création de nouvelles technologies permettant de minimiser les coût d'animation. Une fois de plus, Walt compta sur Ub, qui se vouait désormais à sa passion.
Pendant plus de 20 ans, Ub Iwerks travailla sur de nombreux projets des studios Disney et permit à la compagnie de faire des bons technologies incroyables. On lui doit notamment le développement de l'intégration de personnages animés dans un environnement réel (Les Trois Caballeros), l'arrivée du procédé Xerox en 1960 qui permettait de passer directement du dessins animé au crayon à la couleur (Les 101 Dalmatiens) ou bien encore du développement du processus de cache mobile, ancêtre de nos caches numériques  actuels (Mary Poppins) qui lui valut un Oscar en 1965. Il  participa  aussi à l'élaboration de presque toute les attractions de Disneyland. C'est aussi à lui que l'on doit la technique de split screen continu, technique utilisée pour faire apparaître un acteur deux fois dans le même plan.

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   De gauche à droite : Ub et Walt aux studios Disney (1942) - Ub et Walt (1965) - Ub Iwerks vers 1970        

Par la suite, Alfred Hitchcock le contacta pour travailler sur son film Les Oiseaux, où il travailla sur l'intégration des volatiles à l'écran, ce qui lui valut une nomination aux Oscars. Ub Iwerks fut fortement marqué par la mort de Walt Disney en 1966, mais continua tout de même à pousser la branche toujours plus loin. Durant toute sa vie, il sembla toujours vouloir rattraper l'idée du lendemain. Une crise cardiaque stoppa sa course en juillet 1971. Je laisse les mots de la fin à John Lasseter :

"Ub contribua à ce que cette forme d'Art que nous aimons tant, l'animation, grandisse du stade de curiosité qu'on trouve aux fêtes foraines à la forme d'Art que nous connaissons. Il posa vraiment les bases de la plupart du travail que nous faisons aujourd'hui. Et pour cela je lui dis un grand merci."

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Filmographie :

- Cinderella (1923) (animateur)
- Alice's Wonderland (1922) (animateur)
- Alice's Day at Sea (1924) (animateur)
- Alice the Peacemaker (1924) (animateur)
- Alice Gets in Dutch (1924) (animateur)
- Alice Hunting in Africa (1924) (animateur)
- Alice and the Three Bears (1924) (animateur)
- Alice the Piper (1924) (animateur)
- Alice cans the Cannibals (1925) (animateur)
- Alice the Toreador (1925) (animateur)
- Alice Gest Stung (1925) (animateur)
- Alice solves the Puzzle (1925) (animateur)
- Alice's Egg Plant (1925) (animateur)
- Alice loses Out (1925) (animateur)
- Alice is Stage Struck (1925) (animateur)
- Alice wins the Derby (1925) (animateur)
- Alice picks the Champ (1925) (animateur)
- Alice's Tin Pony (1925) (animateur)
- Alice chops the Suey (1925) (animateur)
- Alice the Jail Bird (1925) (animateur)
- Alice plays Cupid (1925) (animateur)
- Alice Rattled by Rats (1925) (animateur)
- Alice in the Jungle (1925) (animateur)
- Alice on the Farm (1926) (animateur)
- Alice's Balloon Race (1926) (animateur)
- Alice's Little Parade (1926) (animateur)
- Alice Mysterious Mystery (1926 (animateur)
- Alice's Orphan (1926) (animateur)
- Alice charms the Fish (1926) (animateur)
- Alice's Monkey Business (1926) (animateur)
- Alice in the Wooly West (1926) (animateur)
- Alice the Fire Fighter (1926) (animateur)
- Alice cuts in the Ice (1926) (animateur)
- Alice helps the Romance (1926) (animateur)
- Alice's Spanish Guitar (1926) (animateur)
- Alice's Brown Derby (1926) (animateur)
- Alice the Lumberjack (1926) (animateur)
- Alice the Golf Bug (1927) (animateur)
- Alice foils the Pirates (1927) (animateur)
- Alice at the Carnival (1927) (animateur)
- Alice at the Rodeo (1927) (animateur)
- Alice the Collegiate (1927) (animateur)
- Alice in the Alps (1927) (animateur)
- Alice's Auto Race (1927) (animateur)
- Alice's Circus Daze (1927) (animateur)
- Alice's Three Bad Eggs (1927) (animateur)
- Alice's Knaughty Knight (1927) (animateur)
- Alice's Picnic (1927) (animateur)
- Alice's Channel Swim (1927) (animateur)
- Alice in the Klondike (1927) (animateur)
- Alice's Medicine Show (1927) (animateur)
- Alice the Whaler (1927) (animateur)
- Alice the Beach Nut (1927) (animateur)
- Alice in the Big League (1927) (animateur)
- All Wet (1927) (animateur)
- Africa Before Dark (1928) (animateur)
- Plane Crazy (1928) (animateur et réalisateur)
- Steamboat Willie (1928) (animateur)
- The Gallopin' Gaucho (1928) (animateur)
- The Barn Dance (1929) (animateur)
- Wild Waves (1929) (animateur)
- The Skeleton Dance (1929) (animateur)
- Le Dragon Récalcitrant (1941) (réalisateur de la séquence animée)
- Les Trois Caballeros (1944) (effets spéciaux séquences live)
- La Boîte à Musique (1946) (effets spéciaux)
- Mélodie du Sud (1946) (effets spéciaux)
- Coquin de Printemps (1947) (effets spéciaux)
- Mélodie Cocktail (1948) (effets spéciaux)
- Danny le Petit Mouton Noir (1949) (effets spéciaux)
- Le Crapaud et le Maître d'Ecole (1949) (effets spéciaux)
- Cendrillon (effets spéciaux)
- Beaver Valley (1950) (effets spéciaux)
- One Hour in Wonderland (TV) (1950) (effets spéciaux)
- Alice au Pays des Merveilles (1951) (effets spéciaux)
- Nature's Half Acre (1951) (effets spéciaux)
- The Olympic Elk (1952) (effets spéciaux)
- Water Birds (1952) (effets spéciaux)
- Bear Country (1953) (effets spéciaux)
- Peter Pan (1953) (processus)

30 décembre 2009

Dingo

Dingo

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2009 tire déjà sa révérence, retrouvez pour ce dernier article de l'année notre cher Dingo dans une nouvelle galerie de storyboards et de décors tirés du coffret DVD Walt Disney - Les Trésors : L'Intégrale de Dingo sorti le 8 décembre dernier. Je n'ai plus qu'à vous souhaiter de passer un excellent réveillon et à l'année prochaine pour une nouvelle année de dessins Disney!

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Goofy's Glider (1940)

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Baggage Buster (1941)

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The Art of Skiing (1941)

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The Art of Self Defense (1941)

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How to Play Baseball (1942)

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The Olympic Champ (1942)

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How to Swim (1942)

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